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25/02/2022

Salon Primevère à Lyon

Les 25-26-27 février 2022 à Lyon, Eurexpo.
Salon-rencontres de l’alter-écologie.
> EN SAVOIR PLUS.

02/02/2022

"Siné mensuel" de février est en kiosques

Tous aux abris !
« Les mèches sont allumées sous des bombes à retardement. La campagne présidentielle vérolée de propos d’extrême-droite qui pullulent comme des poux ; la santé en manque de lits et de médecins ; l’école tourneboulée par les injonctions ibizéennes ; l’inflation qui repointe salement son nez ; la pauvreté à la courbe inquiétante comme celle des contaminations à la Covid. Pour clore cette liste non exhaustive, la méga cata de l’EPR de Flamanville. Face à ce fiasco maousse costaud, les politiques (sauf les EELV) en rajoutent des tonnes dans une danse infernale : stop ou encore ? Encore ! Tout ce pognon, ils pourraient l’injecter ailleurs. C’est tellement dingue qu’on en rigole. »
(La Rédaction de Siné mensuel)
> En savoir plus.

29/01/2022

Autonomie et harmonie

Portrait de Bernard Bertrand, “aventurier de l'ordinaire” et grand amoureux du vivant.

A travers sa maison d'édition (Terran), Bernard Bertrand a écrit plus de 70 ouvrages. Chacun d'entre eux est le fruit d'un attachement profond à une plante, à une technique, à un geste précis. Au-delà des écrits, toute sa vie est basée sur l'observation de la "nature", de l'expérimentation et de la transmission. Aujourd'hui, ces multiples activités tournent toutes autour de cela à travers des conférences, des stages, de l'écriture de ses deux magazines, des visites de son lieu, etc. Il est habité par ce désir profond de renouer le lien qui s'est distendu entre la société dite "moderne" et le vivant. Il partage ce même objectif avec son grand ami, Kim Pasche (trappeur et archéologue expérimental), avec lequel il a noué une complicité de longue date.

(Si YouTube vous interdit de regarder cette vidéo sur notre blog, vous pouvez aller directement sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=6KM7lMD1GEc )

> Pour en savoir plus sur Bernard et les auteurs du doc : "Reporters Troubadours".
> Sa revue sur la vannerie.
> Sa revue "Abeilles en liberté".
> Sa chaîne YouTube (vannerie, cuisine sauvage. abeilles...).

08/01/2022

Une coop relance la production
de masques en Bretagne


Vu sur le site de La Coop des Masques. 

«  Dès 2018, la délocalisation de l’usine de masques de Plaintel (22), qui fonctionnait depuis 44 ans est un coup de massue pour les Bretons. Lors de la pénurie de masques en 2020, une idée émerge, pourquoi ne pas ouvrir une entreprise afin de produire des masques... » (France 3)

La SCIC La Coop des Masques, à Grâces (Côte-d'Armor, près de Guingamp), a pour vocation de produire, dans le domaine sanitaire, des équipements qui permettent de protéger tous les professionnels ou usagers, qui risqueraient d’être exposés (actuellement masques chirurgicaux et masques FFP2). La raison d’être de cette entreprise est de sécuriser cette production en territoire régional.

La SCIC La Coop des Masques s'inscrit dans le courant de l’économie sociale et solidaire, elle incarne des valeurs collectives et coopératives. Une SCIC est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Ce statut juridique permet d’associer collectivités, entreprises, associations, citoyens et salariés de la SCIC autour de notre projet d’intérêt collectif et de nos valeurs :
- le multi-sociétariat, c’est-à-dire tout type d’organisations et de personnes intéressées par notre projet et nos valeurs peut prendre des parts sociales et ainsi devenir sociétaire de l’entreprise.
- la démocratie selon le principe 1 personne = 1 voix. Chaque voix est nominative. Salariés, citoyens, clients, partenaires et collectivités décident ensemble sur un modèle démocratique, transparent.
- l’équité, la solidarité et le partage pour nos salariés

Des objectifs concrets
- Produire des matériels sanitaires permettant de protéger toutes les personnes exposées.
- Mobiliser l’ensemble des acteurs médicaux, médico-sociaux, sanitaires et sociaux de Bretagne, ainsi que tous les autres grands secteurs d’activités régionaux, qui le voudront, au sein de la coopérative, de sorte que cette unité de production, devienne leur unité industrielle de fourniture.
- Proposer un système de dons et de préachats ouvert à tous les acteurs et citoyens qui le désirent, et ainsi produire du matériel dont la vocation, sera de venir en aide aux publics socialement fragiles ici, ou dans des pays moins développés dans lesquels des populations sont exposées.

production france

> Le site de La Coop des Masques pour en savoir plus, les soutenir en achetant une (ou plusieurs) part(s) sociale(s) (50€) ou en leur commandant des masques chirurgicaux II ou masques FFP2. Masques pour particuliers (x50) ou pour professionnels (commandes en gros).

> Leur page Facebook.

> Lire l'article de France 3-régions.

NB: sur leur page FB, quelques clients se plaignent dans leurs commentaires de la lenteur de livraison des masques. Donc peut-être à éviter, pour le moment, s'il s'agit de commandes d'extrême urgence.

14/11/2021

Retour à la ferme


“Le grand guide de l’autosuffisance”, de John Seymour 

Présentation par l’éditeur : Ce best-seller de John Seymour, publié en 1976 et réédité en 2019, est un guide complet pour apprendre à vivre en harmonie avec la nature. Un livre utile, emblématique et parfait pour un retour à la vie à la campagne. Ce livre référence (700000 exemplaires vendus dans le monde) offre aux jardiniers et à toutes les personnes qui visent l'autosuffisance des principes clairs pour multiplier les rendements, récolter des fruits et légumes de qualité, élever des animaux, travailler la pierre et le bois, limiter sa consommation en énergie...
John Seymour était chef de file du mouvement d'autosuffisance dans les années 1970 en Grande-Bretagne. Très engagé contre la société de consommation, l'industrialisation, les OGM, il se faisait le porte-parole des valeurs d'autosuffisance, d'écologie, de jardinage...

Éditions Marabout, 408 pages, 29,90 euros.
Un livre joliment illustré, un peu daté 1970 (sujets et traitement), pour un premier éclairage sur l'autosuffisance. D'autres livres plus pointus permettront d'approfondir les sujets.

12/11/2021

Festival du livre et de la presse d'écologie


Les 13 et 14 novembre, au Ground Control,
81 rue du Charolais, Paris 12e.

> EN SAVOIR PLUS.

Au sommaire de “L’âge de faire” de novembre

age de faire Au sommaire du n°167 (novembre 2021)

• EDITO La paille dans l’œil du voisin non vacciné.
• La remontada des cabines téléphoniques.
• Dans l’Hérault, un écovillage solidaire.
• En Mandchourie, 2 millions de libertaires.
• Bouquin : la France arme des dictatures.
• Reportage avec un bûcheron-dessinateur.
• Bibliothécaires, pas auxiliaires de police.
• La fin du "quoi qu'il en coûte".
• Quand l’eau est réservée à l’agriculture déraisonnée.
• Les militants ont la patate.
• L'homo numericus est un c...
• Cuisiner sans gluten (couscous végétarien).
• Fiche pratique : Faire ses boutures.


• DOSSIER 4 pages : les zapatistes existent
(L’âge de faire les a vus !)
« Ils sont arrivés ! Les zapatistes ont quitté leurs communautés pour venir à la rencontre des peuples européens et nous faire partager les luttes qu’ils mènent contre toutes les formes de violences, de discriminations et d’atteinte à la terre mère… Résolument anticapitaliste, leur mode de gouvernance instauré dans 38 communes du Chiapas et basé sur l’autonomie collective est un exemple de longévité et de résistance. »
- Des communautés indigènes contre les grands projets
- De la lutte armée à l’autogouvernement
- La démocratie de l'escargot
- Diriger en obéissant
- La solidarité, moulue ou en grains (le café zapatiste)
- Les zapatistes à la conquête de l’Europe (double-page BD)

> EN SAVOIR PLUS.

“La démocratie de l'escargot”.
Visualiser le tableau récapitulatif (ci-dessous) du fonctionnement des 12 caracoles zapatistes et des conseils de bon gouvernement, disponible dans le n°167.

03/08/2021

Agir contre la réintoxication du monde

Vu sur le blog Agir17.

Il y a à peine un an, au sortir du premier confinement, une centaine de collectifs en lutte répondaient à un premier appel à agir « contre la réintoxication du monde ». Puis les 17 novembre et 17 avril, malgré les restrictions sanitaires, cette constellation d’habitant-e-s, de paysan-ne-s, d’activistes persévéraient et renouvelaient leurs actions aux quatre coins du pays. Par leurs blocages, leurs rassemblements, leurs occupations, leurs irruptions dans l’espace public, en un mot leur résistance, ils et elles dessinaient une voie vers un monde s’émancipant des logiques marchandes et industrielles mortifères.

Aujourd’hui, alors que la crise du Covid semble s’atténuer mais que la méga-machine repart de plus belle, nous appelons une nouvelle fois à agir, le 17 SEPTEMBRE, partout sur le territoire contre les sites et projets destructeurs du vivant et des solidarités sociales. Car tandis que la crise du sanitaire s’atténue, avec elle disparaissent aussi les promesses d’un « Monde d’Après », s’extirpant de l’impasse de celui d’avant. Que ce soit par des plans de relance industrielle sans aucune remise en question, ou la nécessité fumeuse de rembourser une dette fictive, la classe dirigeante mondiale est unanime : il faut que la sacro-sainte économie reparte, vite et fort.

L’impératif de s’y soumettre coûte que coûte s’accompagne d’un zèle renouvelé à réprimer tout ce qui y ferait obstacle. On a vu, malgré les oppositions populaires, l’apparition d’un nouvel arsenal « légal » qui piétine allègrement la liberté de manifester, celle de la presse et ouvre à la possibilité d’expulser sans procédure toute occupation de logements vacants et de zones menacées. Le sentiment d’impunité policière est dorénavant encouragé au plus haut niveau de l’État. Après une année pendant laquelle se sont développés des mécanismes de contrôle inédit au nom de la crise sanitaire, le gouvernement agit comme si les habitudes de soumission devaient durer toujours et s’étendre à l’entièreté du champ social.

A celles et ceux qui croyaient encore qu’une loi climat pouvait améliorer la situation, les débats parlementaires du printemps ont répondu par une gifle. Main dans la main, lobbies et gouvernant-e-s ont méthodiquement détricoté toute mesure limitant l’entreprise de destruction en cours. Freiner les implantations de l’ogre Amazon ? Poubelle. Arrêter les extensions d’aéroport ? Surtout pas. S’en prendre à la bétonisation, à la vente de voitures les plus polluantes, à la publicité, aux engrais azotés, aux pesticides ? Plus tard, peut être, ou bien jamais.

Le message est limpide : il y aura toujours de l’énergie du côté des gouvernant.e.s pour nier l’urgence à agir, jamais pour s’attaquer aux industriels et aux financiers et à leur responsabilité – pourtant abyssale – dans la catastrophe écologique.

Pourtant, loin des ministères et des sièges épais du CAC40,
hors du champ des micros d’une sphère médiatique en roue libre, il s’en passe des choses… pour peu que l’on s’y intéresse. Ici, des dizaines de collectifs émergent, à Rouen, à Argenteuil, à Lyon… pour en finir avec la culture de la catastrophe industrielle tolérée, pour empêcher de nouveaux Lubrizol, de nouveaux AZF. Là, un mouvement national, les Soulèvements de la Terre, occupe et cultive des zones menacées d’artificialisation par des projets de route, d’urbanisation, d’extension de carrières de sable. 

À Saclay ou encore à Aubervilliers, de nouvelles ZADs naissent contre la destruction de parcelles agricoles et de jardins ouvriers par le Grand Paris, la spéculation immobilière et le saccage olympique. Une zad souterraine apparaît face à une carrière de Béton dans le Var, et la ZAD du LIEN revient sur un projet routier près de Montpellier. 

D’autres collectifs, enfin, comme à Grandpuits ou à la Chapelle-Darblay rassemblent syndicats et associations écologistes pour travailler concrètement aux reconversions de certains sites de production. Ils développent des activités autrement plus respectueuses du vivant, et empêchent ces entreprises de laisser les salarié-e-s sur le carreau tout en rémunérant grassement leurs actionnaires en pleine crise. Ils nous rappellent à l’urgence de penser, avec les travailleurs des secteurs les plus toxiques, les mutations possibles des activités, les réappropriations des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources et droits pendant les périodes de transition.

Partout, localement, des foyers de résistance se multiplient et émergent là où les industriels souhaitent étendre leur emprise. C’est bien simple : ils ne peuvent plus bétonner en rond ! Face à des instances gouvernementales hors-sol, c’est au plus proche de nos territoires de vie et de luttes que nous avons arraché un nombre croissant de victoires ces dernières années. Que ce soit via des occupations de terre, des recours juridiques, des ZADs, des rassemblements : des centaines de collectifs poussent, tels des plantes vivaces en rhizome. Chaque fois qu’ils en déracinent une, d’autres naissent, et gagnent du terrain. 

Rien que ces derniers mois ont été enterrés le projet d’extension de l’aéroport d’Andorre, le projet de ferme-usine à Ossun, le projet de Surf Park à Saint-Père-en-Retz, les plans d’entrepôt Amazon en Alsace ou de contournement Est à Rouen. Les Jardins de l’Engrenage à Dijon ont déjà repoussé par deux fois les tractopelles et la police. L’extension de l’aéroport de Roissy, la bétonisation des terres de Gonesse, du Carnet, des Vaîtes à Besançon ou le projet de stade de Chambly ont eux aussi subi de sérieux revers et sont aujourd’hui largement remis en cause : autant de cas qui démontrent la force de nos mobilisations collectives.

Et qu’on ne s’y trompe pas : chaque victoire, chaque projet enterré, chaque terre préservée façonne la suite.
Car ces terrains défendus avec acharnement et finalement préservés peuvent aussi chemin faisant devenir des places fortes, des lieux d’expérimentation et de création d’autres modes de vies. Des lieux qui démontrent en pratique l’adage « Créer c’est résister, résister c’est créer ».

Alors nous serons au rendez-vous le 17 septembre prochain pour montrer la force de ce mouvement de fond. Cette 4e vague d’actions coordonnées « contre la réintoxication du monde » aura lieu de manière concomitante à la venue d’une grande délégation zapatiste en Europe. L’expérience des territoires autonomes du Chiapas, née du soulèvement de 1994, est une source d’inspiration inépuisable pour toutes les luttes qui souhaitent réellement reprendre du terrain à l’« hydre capitaliste ». Nous espérons que leur « voyage pour la vie » participera à démultiplier le désir d’actions collectives pour ce 17 septembre.

Nous poursuivrons notre élan avec les dynamiques de Notre Maison Brûle,
prévoyant des mobilisations locales chaque jour du 18 septembre au 3 octobre, et des Soulèvements de la Terre, entrant dans une seconde saison d’occupations de terres et blocages contre l’accaparement et l’empoisonnement des sols par l’agro-industrie. Avec elles et eux, nous persisterons, récidiverons, et nous implanterons partout où il le faudra. Collectivement, durablement, car nous savons à quel point ces luttes sont un travail de fond. Puisque ce Monde d’Après tant rêvé ne nous sera pas donné par quiconque, c’est en allant gagner cette multitude de batailles de terrain que nous allons le construire, ici et maintenant !

Nous appelons donc une nouvelle fois les habitant.es des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment empoisonnants et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon, unités d’élevage industriel, développements de l’industrie nucléaire, clusters développant le monde « sans contact »… Nous appelons en ce sens le 17 septembre à une 4e série d’actions, blocages, rassemblements et occupations contre de tels lieux de production, chantiers et infrastructures.

Nous invitons les organisations, réseaux, territoires en luttes, syndicats et groupes locaux qui le souhaitent à signer cet appel en écrivant à agir17@riseup.net

02/08/2021

Assemblée du peuple et double pouvoir

Traduction d’un entretien de Cosmonaut pour le site de la revue Ballast (12 novembre 2020).

Kali Akuno : « Nous n’allons pas mourir pour les riches »
« Le système capitaliste-impérialiste est en train d’éteindre la vie sur notre précieuse planète du fait de sa volonté incessante d’accumuler des profits, des ressources et du pouvoir politique, ceci au bénéfice d’une infime fraction de l’humanité : la bourgeoisie. » 

Ce sont là les mots de Kali Akuno. Né à Los Angeles, il est le cofondateur du réseau Cooperation Jackson, établi dans l’État du Mississippi. Il est également membre de Black Socialists in America, une jeune organisation afro-américaine à ambition internationaliste. Dans cet entretien initialement paru aux États-Unis au printemps, en plein pic de la première vague de Covid-19, le militant écosocialiste et antiraciste revient notamment sur la notion de « ouble pouvoir », qu’il promeut afin de transformer la société tout entière, et son expérience dans la prise en charge de la pandémie – le pays franchissait alors la barre des 60000 décès et, dans ce même pays, le risque de mourir du virus s’avère 2,4 fois plus grand pour la population noire.

Assemblee du peuple

EXTRAIT :
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que vous voulez dire
par une expérience de « double pouvoir » ?

Pour nous, surtout à cette époque, ça signifiait la construction d’institutions autonomes et une pratique d’autogouvernance au sein de la communauté. Ça permettrait deux choses. Premièrement, que la communauté s’autogouverne et se concentre sur la prise en charge des besoins de base – en particulier dans une communauté pauvre comme à Jackson, qui n’avait ni la capacité ni la volonté de le faire. L’objectif était de répondre soi-même à certains de ces besoins grâce à l’entraide et à des activités de type économie solidaire, comme la construction de coopératives. L’autre aspect consistait véritablement à stopper le bras répressif de l’État. C’est la notion de double pouvoir que nous avons essayé de construire et de faire avancer avec le plan Jackson-Kush. 

Dans la pratique, de 2003 à 2012–2014, ça a pris la forme d’assemblées populaires. Je pense que ça en a été la plus haute expression : nous avons ainsi rassemblé différentes forces de la communauté pour prendre de réelles décisions démocratiques sur sur la façon de tout gérer – soutien à un grand nombre de personnes âgées, énorme travail autour de la médiation des guerres de territoire et de la violence communautaire à l’œuvre (à la fois dans la communauté et sur un plan domestique). Ce sont là des domaines dans lesquels l’Assemblée du peuple s’est spécialisée. Elle soulève également des questions démocratiques plus larges, sur la façon de contenir la police, sur la manière d’instaurer une force contre la violence perpétrée par la police. Voici ce que l’Assemblée a fait de bien. (...)

> LIRE L’ARTICLE COMPLET.

Cooperation Jackson

24/07/2021

Passe sanitaire, le début de la fin

Un bon (et long) résumé sur l'importance non anodine de la mise en place du passe sanitaire à lire sur le site de Reporterre.

« Overdose d’autoritarisme », « adoption hâtive de lois », « politique absurde »… Penseurs telle Barbara Stiegler, associatifs, défenseurs des libertés, syndicats, politiques s’inquiètent des mesures liberticides de l’exécutif. Car avec le passe sanitaire, un cran de plus a été atteint dans le contrôle des corps et des esprits.

> LIRE L'ARTICLE.

26/03/2021

Les Soulèvements de la Terre

Appel lancé depuis la ZAD de
Notre-Dame-des-Landes, en janvier 2021
.

L’appel aux « soulèvements de la Terre » est issu d’une rencontre récente sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes qui a réuni des personnes des quatre coins du pays : paysan.nes, jeunes écologistes en révolte, habitant.e.s de zad et territoires en lutte, syndicalistes, chercheurs.euses engagé.e.s dans la défense du vivant. Il est aujourd’hui rejoint par des centaines de fermes, collectifs, personnalités et soutiens signataires du texte.

La catastrophe écologique n’est pas à venir, elle est déjà là. Nous ne nous résoudrons pas à la contempler, impuissant-es, isolé-es et enfermé-es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés. Les causes et les responsables de la destruction des sols nous entourent : bétonisation, industries polluantes, et accaparement des terres vivrières par l’agro-industrie. Nous voulons cibler et bloquer ces responsables. Nous voulons aussi occuper et cultiver les terres qui nous ont été arrachées. Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais nous avons décidé de jeter nos forces dans la bataille.

Nous sommes des habitant·es en lutte attaché·es à leur territoire. Nous avons vu débouler les aménageurs avec leurs mallettes bourrées de projets nuisibles. Nous nous sommes organisé·es pour défendre nos quartiers et nos villages, nos champs et nos forêts, nos bocages, nos rivières et nos espèces compagnes menacées. Des recours juridiques à l’action directe, nous avons arraché des victoires locales. Face aux bétonneurs, nos résistances partout se multiplient.

Nous sommes des jeunes révolté·es qui ont grandi avec la catastrophe écologique en fond d’écran et la précarité comme seul horizon. Nous sommes traversé·es par un désir croissant de déserter la vie qu’ils nous ont planifiée, d’aller construire des foyers d’autonomie à la campagne comme en ville. Sous état d’urgence permanent, nous avons lutté sans relâche contre la loi travail, les violences policières, le racisme, le sexisme et l’apocalypse climatique.

Nous sommes des paysan·nes. La France n’en compte presque plus. Avec ou sans label, nous sommes les dernier·es qui s’efforcent d’établir une relation de soin quotidien à la terre et au vivant pour nourrir nos semblables. Nous luttons tous les jours pour produire une nourriture saine à la fois financièrement accessible et garantissant une juste rémunération de notre travail.

Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais,
nous avons décidé d’agir ensemble.


Depuis longtemps, l’économie nous a séparé·es de la terre pour en faire un marché. Erreur fatale qui nous mène droit au désastre. La terre n’est pas du capital. C’est le vivant, le paysage et les saisons. C’est le monde que nous habitons en passe d’être englouti par la voracité extractiviste. Après avoir enclos et privatisé les communs, le marché capitaliste et ses institutions précipitent aujourd’hui le ravage de la biodiversité, le bouleversement climatique et l’atomisation sociale.

L’ère Covid a achevé de rendre l’atmosphère irrespirable. Entassé·es dans des métropoles chaque jour plus invivables, confiné·es dans une existence hors-sol et artificielle, un sentiment d’étouffement nous étreint. Le coronavirus relève de la dévastation écologique, de l’exploitation globale de la terre et du vivant. Il dévoile notre totale dépendance à l’économie mondialisée, révèle la fragilité de cette fausse abondance étalée dans les rayons des supermarchés. La gestion gouvernementale a pour conséquence de reconfigurer l’économie (télétravail, dématérialisation...) tout en abolissant nos libertés fondamentales (loi sécurité globale, régime d’exception...).

Nous ne croyons pas dans une écologie à deux vitesses dans laquelle une minorité se targue de manger bio et de rouler en 4x4 hybride tandis que la majorité est contrainte de faire des jobs subis, de longs trajets quotidiens et de manger low-cost. Nous n’acceptons pas que les exploitants agricoles soient réduits au rang de sous-traitants sur-équipés et sur-endettés de l’industrie agroalimentaire. Nous ne nous résoudrons pas à contempler la fin du monde, impuissant·es, isolé·es et enfermé·es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés pour explorer de nouvelles relations entre humains comme avec le reste du vivant. 

De sensibilités, de parcours et d’horizons très différents,
un constat commun nous rassemble :


1 - La question foncière est à la croisée de la fin du monde et de la fin du mois, de la planète des écologistes et de la terre des paysans. Dans les dix ans à venir, la moitié des exploitant·es agricoles de France va partir à la retraite. Concrètement, près d’un tiers de la surface du territoire national va changer de main. C’est le moment ou jamais de se battre pour un accès populaire à la terre, pour restaurer partout les usages et les égards à même d’en prendre soin.

2 - Quoi qu’on puisse en penser ou en attendre, l’État laisse le champ libre au ravage marchand de la terre. Il organise le contournement des régulations foncières et environnementales qu’il a lui même instituées. En guise de verdissement publicitaire, Macron rebondit sur la proposition de la Convention citoyenne sur le climat d’organiser un référendum pour « inscrire la défense de l’environnement dans la Constitution ». Mais le même refuse d’interdire glyphosate et néonicotinoïdes. Le même s’apprête à bétonner à tour de bras en vue des JO de 2024. Il est temps d’établir un rapport de force pour faire redescendre l’écologie sur terre.

3 - Nos luttes comme nos alternatives sont absolument nécessaires mais, séparées les unes des autres, elles sont impuissantes. Syndicalisme paysan, mouvements citoyens, activismes écologiques, agitations autonomes, luttes locales contre des projets nuisibles, ne parviennent, seuls, à renverser la situation. Il est nécessaire d’unir nos forces pour impulser et inventer des résistances nouvelles, à la mesure du ravage auquel nous assistons stupéfait·es.

L’incertitude produite par la crise sanitaire ne doit pas nous empêcher de nous projeter et de nous organiser sur le long terme. Nous voulons faire advenir des soulèvements pour la défense de la terre comme bien commun. Nous voulons arracher des terres à l’exploitation capitaliste pour constituer des espaces libérés, propices à une multiplicité d’usages communs, de relations et d’attachements. Nous voulons défendre le monde vivant grâce à une agroécologie paysanne et solidaire, à la protection des milieux de vie et à une foresterie respectueuse. 

Cela commence par trois gestes :

1 - Pour faire cesser le ravage, nous appelons à enclencher le frein d’urgence, à concentrer nos forces pour cibler, bloquer et démanteler trois des industries toxiques qui dévorent la terre : celles du béton, des pesticides et des engrais de synthèse. 

2 - Remettre la terre entre nos mains et l’arracher des griffes des accapareurs exige que nous soyons chaque jour plus nombreux à remettre les mains dans la terre. Des centres urbains jusqu’aux confins des périphéries, nous appelons à des reprises de terres, par l’installation paysanne, le rachat en commun ou l’occupation. 

3 - Pour restituer aux habitant·es et aux paysan·nes de chaque localité le pouvoir de décider de l’attribution, l’usage et la destination des terres, nous appelons à s’introduire en masse, chaises en main, dans les diverses institutions et lieux de pouvoir où se décide sans nous le devenir de la Terre. Nous ne pouvons laisser plus longtemps ce pouvoir entre les mains de la FNSEA et de l’agroindustrie, des aménageurs et des bétonneurs. 

La première saison des soulèvements de la Terre sera marquée par une vague d’occupations de terres et de blocages contre le bétonnage :

> le 27 mars aux Vaîtes, à Besançon (jardins populaires vs extension urbaine),
> les 10 et 11 avril à Rennes, à la Prévalaye (cultures collectives vs métropole),
> les 22 et 23 mai au Pertuis, en Haute-Loire
(paysans expropriés vs construction d’une déviation routière),
> les 19-20-21 juin à Saint-Colomban, en Loire-Atlantique
(défense du bocage menacé par les carrières de sable et le maraîchage industriel),
> à partir du 29 juin (semaine d’actions de blocage d’envergure
et simultanées ciblant l’industrie de la construction et du Grand Paris).
> les 3-4 juillet, un grand rassemblement festif aura lieu
pour célébrer la fin de la saison 1 sur des terres à défendre en Île-de-France

La seconde saison des soulèvements de la Terre s’ouvrira en septembre 2021
par une marche populaire jusqu’aux portes du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, à Paris. Elle sera prolongée tout au long de l’automne et de l’hiver par des actions de réappropriation dans les institutions et des blocages des industries qui empoisonnent les terres. 

Le programme détaillé de chacun.e de ces mobilisations est disponible sur lessoulevementsdelaterre.org

• Twitter : @lessoulevements
• Facebook : les soulèvements de la Terre
• Instagram : infos.luttes.paysannes

02/01/2021

Au sommaire de "CQFD" de janvier 2021

cqfd

>À Marseille, un McDo devient restaurant solidaire – Après plusieurs années de lutte pour sauver leurs emplois, les anciens salariés d’un McDo des quartiers Nord de Marseille ont transformé leur fast-food en plateforme solidaire.

>Et maintenant, le fichage des opinions – Depuis début décembre, police et gendarmerie ont le droit de ficher les opinions politiques des individus qu’elles estiment susceptibles de porter atteinte à la « sécurité publique » et à l’intégrité des « institutions de la République ».

>Après le CCIF, à qui le tour ? – Dans son décret de dissolution du Collectif contre l’islamophobie en France, le gouvernement assimile la critique de certaines politiques étatiques à un encouragement au terrorisme.

>Criminalisation du sauvetage en mer : bras de fer en Méditerranée – Alors que les candidat·es à l’exil font face à une forteresse aux portes bien gardées, les bateaux de sauvetage tentent de déjouer les entraves de l’Europe...

>Naviguer sur une mer morte : « Ces milliers de personnes secourues t’aident à tenir » – Dans Ce matin la mer est calme, Antonin Richard raconte son expérience de marin-sauveteur en Méditerranée centrale.

>De plastique et d’os : cauchemar agro-industriel au Portugal – Le Portugal a autorisé en octobre 2019 l’extension de monocultures intensives sous plastique en plein milieu d’un parc naturel. Encore une fois, la défense d’intérêts financiers ouvre le champ à un désastre écologique.


DOSSIER « VIEILLESSES REBELLES »
Hommage aux anciens et anciennes à l’insolence gouailleuse, qui refusent de jouer le rôle de garants d’un ordre établi qu’ils vomissent...

>Juliette Rennes : « Comme si la révolution ne pouvait venir que de la jeunesse... » – La sociologue Juliette Rennes revient sur la riche histoire des luttes de seniors, avant d’évoquer la participation des retraité·es français·es aux mobilisations sociales.
>Une Longwy de luttes : Gérard Lagorce, 73 piges en rouge et noir – C’est l’histoire d’un petit gars de Nanterre qui a connu les barricades de Mai 68 et la lutte antifranquiste avant de jeter l’ancre en Lorraine.
>Wilfrid Lupano, scénariste des Vieux Fourneaux : « Je ne serais pas surpris qu’Edgar Morin soit fiché S » – Dans leur série BD Les Vieux Fourneaux, le scénariste Wilfrid Lupano et le dessinateur Paul Cauuet se penchent sur une vieillesse qui n’a pas dit son dernier mot... Le sixième tome, L’Oreille bouchée, est paru en novembre.
>Violences policières : des nouvelles de Geneviève Legay – Grièvement blessée par un policier lors d’une manifestation à Nice en mars 2019, Geneviève Legay va mieux. À 74 ans, la militante d’Attac garde toutefois de lourdes séquelles de ses blessures.
>Les cheveux blancs n’immunisent pas contre la matraque – Les manifestants les plus âgés n’ont pas été épargnés par la brutale dérive du maintien de l’ordre. Cette « stratégie de la peur » videra-t-elle les rues des vieux protestataires ?
>« On ne vit pas que pour soi » : portrait d’une militante par la joie – Françoise, bientôt 63 printemps, est un joyeux pilier du Marseille militant.
>Refuser l’Ehpad – Nombre de résidents de maisons de retraite n’ont pas choisi d’y entrer : cette décision fut surtout celle de leurs proches ou des professionnels de santé.
>Quand les anciens résistent à la psychose Covid –
Depuis le début de la crise sanitaire, les personnes âgées sont censées, plus que les autres, ne plus sortir de chez elles et réduire leurs contacts au maximum. Mais leur a-t-on seulement demandé si elles étaient d’accord pour être ainsi « protégées » ?
>Brigitte Fontaine : « Du temps où j’étais vieille » – Sans âge, sans barrière, sans pincettes, Brigitte Fontaine continue d’entrechoquer ses fantaisies contre les murs du présent. Rencontre.

Et aussi des chroniques, des critiques de bouquins, les nouvelles du mois...
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19/12/2020

“5G, mon amour”, oui... mais non

5G
“Enquête sur la face cachée des réseaux mobiles”, de Nicolas Bérard

Présentation : Alors que le gouvernement promet de développer la 5G dans les prochains mois, il est urgent de se renseigner sur les dangers de cette nouvelle technologie et les motivations réelles de ce gigantesque projet industriel.

La France compte plus de cartes SIM en fonctionnement que d’habitant.es, et demain, avec l’arrivée de la 5G, ce seront tous les objets du quotidien qui seron t connectés. Les voitures seront autonomes. Les foyers communicants. Les villes « intelligentes ». Mais est-on vraiment sûrs que l’utilisation tous azimuts d’ondes électromagnétiques ne présente aucun risque ? Absolument pas, répond Nicolas Bérard au terme d’une enquête sur l’envers de ce « miracle technologique ». Comment et par qui les normes, censées nous protéger, ont-elles été mises en place ? Quels liens entre opérateurs téléphoniques, médias et gouvernements ? Quels sont les effets de cette technologie sur la santé humaine et le vivant ? À l’aube du développement d’une nouvelle pollution de masse, ces questions ne sont jamais posées dans le débat public. Le lobby de la téléphonie est désormais au cœur du pouvoir.

Nicolas Bérard est journaliste et enquête depuis plusieurs années sur la question des ondes. En 2017, il a publié Sexy Linky ? qui dénonce les effets néfastes du compteur Linky.
Editions du Passager Clandestin-L’âge de faire, 256 pages, 14 euros.
Sorti en juin 2020.

14/12/2020

Le progrès, pour quoi faire ?

Celia Izoard

“Merci de changer de métier”,
de Celia Izoard


Présentation : Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ?

Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission. Au travers de ces trois lettres ouvertes, Celia Izoard invite les non-spécialistes à s’emparer des enjeux sociaux de la recherche scientifique et de l’innovation, véritable point aveugle de la démocratie.

Celia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle est notamment co-auteure de La machine est ton seigneur et ton maître et de La liberté dans le coma.
Éditions de la dernière lettre, 136 pages, 9 euros.

13/12/2020

Au sommaire de "Siné mensuel" de décembre

décembre 2020
Siné
 > En savoir plus.

12/12/2020

Voyage chez les « éclaireurs du monde d'après »

Les Terrestres
“Les Terrestres”
BD de Raphaelle Macaron et Noël Mamère


Présentation : Pour Raphaelle Macaron, l’effondrement, c’est soit de la science-fiction, soit ce que ses parents lui ont raconté de la guerre au Liban, son pays natal. Pour Noël Mamère, l’effondrement, ce sont les oiseaux qui ne chantent plus et le pétrole dont il faudra bientôt se passer. Pour les lecteurs de Pablo Servigne et autres chantres de la collapsologie, ce sont des théories sérieuses qui incitent à changer de vie maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

Ensemble, le moustachu le plus célèbre de la galaxie verte et la jeune artiste prennent la route, à la rencontre des éclaireurs du monde d’après. Installés dans des oasis, ils ont fait du combat pour la planète un mode de vie. Le trait clair et les couleurs pop du dessin transportent le lecteur dans un univers qui semble imaginaire, mais est pourtant bien réel. De Langouët, en Bretagne, à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en passant par le Béarn, les auteurs nous entraînent dans une déambulation vivifiante et engagée.
Editions du faubourg, 144 pages, 20 euros. Sorti en septembre 2020.

Noel Mamere
Ecologie

04/12/2020

“Cent Mille Ans”, le combat de Bure en BD

Bure
“Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires”, de Pierre Bonneau,
Gaspard d'Allens, Cécile Guillard
 

Présentation par l'éditeur : C'est l'un de ces petits villages qui n'a jamais eu droit à sa carte postale. Et pourtant... L'endroit fait parler de lui jusqu'au sommet de l'État, la zone est quadrillée, ses 80 habitants surveillés. À Bure, 85 000 mètres cubes de déchets radioactifs doivent être enfouis à 500 mètres sous terre et y passer les cent mille ans à venir. Pour l'État français, l'enjeu est colossal : il en va de la survie de l'industrie nucléaire. De gré ou de force, ce projet titanesque doit aboutir.

Face à ce rouleau compresseur, la Meuse n'était pas censée résister. Les millions d'euros déversés sur le territoire devaient faire taire la contestation. En vain. À mesure que celle-ci s'intensifiait, Bure est devenu le théâtre d'une sidérante répression. Entre clientélisme et autoritarisme, le plus grand projet industriel d'Europe avance au mépris de la démocratie. C'est ce que révèle l'enquête implacable des journalistes Pierre Bonneau et Gaspard d'Allens mise en scène par Cécile Guillard.

Journaliste pour le site Reporterre, Gaspard d'Allens est l'auteur de plusieurs livres traitant d'écologie (Main basse sur nos forêts, Les Néo-paysans...). Journaliste indépendant, Pierre Bonneau travaille sur les mouvements sociaux et la criminalisation des luttes. Il contribue notamment à Reporterre, Bastamag ou l'Humanité.

Éditions Le Seuil - La Revue dessinée, 152 p., 18,90 €. Sorti en octobre 2020.

17/11/2020

10/10/2020

17 nov. Contre la réintoxication du monde

blocages

17 NOVEMBRE
Appel à une seconde vague d’actions
contre la réintoxication du monde

« Dans la première moitié de l’année 2020, le déferlement viral aura provoqué un ralentissement inédit de la dévitalisation marchande de la planète. Au cœur du confinement s’est alors diffusée une lucidité partagée, mais trop souvent désarmée et isolée, quant à l’urgence de faire barrage in extremis à la production du désastre.

Le 17 juin dernier,
alors que la machine se ré-emballait de plus belle, plus de 70 actions, blocages, rassemblements se sont déployés simultanément à travers le pays. Ils ont matérialisé un premier grand rebond de luttes de terrain contre la réintoxication de monde.

C’est pour donner une nouvelle fois corps à ce front commun, frappant par son énergie et sa diversité, qu’un ensemble de collectifs réunis le 30 août dernier à l’occasion d’un rassemblement sur la zad de Notre-Dame-des-Landes ont décidé d’appeler à une seconde vague d’actions coordonnées le 17 novembre prochain. (...)

Nous pourrions rester effaré.e.s, enlisé.e.s dans le sentiment qu’il est déjà trop tard. Mais nous pouvons aussi parier sur la puissance d’un sentiment de révolte partagé et d’une exigence de conséquence qui puisse enfin bouleverser radicalement la donne. L’année a déjà été marquée par quelques victoires de luttes ancrées – liant résistances directes de terrain, mobilisations larges et recours juridiques : abandon d’Europacity sur les terres de Gonesse et de l’urbanisation menaçant les Lentillères à Dijon, du Center Park en gestation dans la forêt de Roybon et de l’A45 entre Lyon et Saint-Etienne… Nous devons passer un seuil. Misons fermement sur le fait qu’il devienne dorénavant de plus en plus difficile pour eux de légitimer des projets destructeurs de milieux vivants. Parions que partout où des luttes déterminées viendront y faire obstacle, nous les forcerons dorénavant à renoncer !

Quant à l’existant et dans la foulée des initiatives liées à l’anniversaire de l’explosion de Lubrizol, nous appelons les habitant.e.s des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment toxiques et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon sur des terres arables, unités d’élevage industriel, développements de l’industrie nucléaire, clusters développant la numérisation de l’existence et un monde sans contact avec le vivant…

Nous appelons à renforcer,
chemin faisant, des liens avec les travailleurs qui dépendent économiquement de ces secteurs de productions et chantiers. L’urgence sociale, c’est de penser avec elles et eux les mutations possibles des activités nécessitant un maintien des revenus et droits acquis, les réappropriations nécessaires des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources pendant les périodes de transition. (...) »

> LIRE L'APPEL COMPLET et en savoir plus.
> L'article de "Lundi.am"