18/06/2024
Déjouer les JO
> En savoir plus sur ce numéro de SILENCE.
10/03/2024
"Ils inventent un monde écologique"
Présentation de l’éditeur : Et si on pouvait faire autrement ? Et s’il y avait une alternative ? Et si l’espoir était la solution réaliste ? Alors que le monde semble se dérégler et la folie destructrice l’emporter, voici douze histoires enthousiasmantes, douze reportages qui montrent qu’un autre monde est possible. Les journalistes ont parcouru la France à la rencontre de héros… Ces héros, ils sont comme vous et nous : des femmes bâtissent des maisons en terre crue, des paysans mettent en oeuvre la Sécurité sociale alimentaire, des anarchistes sauvent des animaux, des ruraux inventent la voiture de l’avenir, une famille vit joyeusement en émettant très peu de carbone… Autant d’histoires de gens qui ont décidé, un jour, qu’ils pouvaient changer le monde. À condition de ne pas se contenter de « cultiver son jardin », mais de s’engager dans les luttes de l’époque. C’est réjouissant, c’est encourageant, et ça donne des idées pour vivre autrement.
Par l’équipe de Reporterre, qui vit elle-même une histoire qui change le monde : sans actionnaire, sans publicité, en accès libre, financé par les dons des lectrices et des lecteurs.
Editions du Seuil, 112 pages, 12,90 euros. Parution : 1er mars 2024.
Sur la page de l'éditeur, possibilité de télécharger un extrait du livre.
15/11/2022
Paris - 19-20 nov - Festival du livre d'écologie
Festival du livre et de la presse d'écologie
81, rue du Charolais, Paris 12e.
06/11/2022
Idées cadeaux ?
de Davide Cali et Regina Lukk-Toompere
Présentation de l'éditeur : « Cet ours est un guerrier. Avec son épée, il coupe tout ce qu'il trouve. Même la forêt ! Un jour, le fort où il habite est emporté par les eaux du barrage. La faute à qui ? Au sanglier ? Au renard ? Aux oiseaux ? À moins que les tours que nous jouons à la nature nous retombent parfois sur la truffe ?! Une belle leçon de vie et d'écologie ! »
Éditions Rue du Monde, 36 p., 17,50 €, 4-7 ans. Réédité en août 2022.
13/09/2022
La Fête des Possibles, c’est maintenant !
Jusqu'au 25 septembre,
dans toute la France et en Belgique.
La Fête des Possibles 2022 a pour objectif de rendre visibles toutes les initiatives citoyennes qui construisent une société plus durable, humaine et solidaire, et d’inviter toutes et tous à découvrir ces initiatives puis à agir.
Qu’ils cultivent la terre dans des jardins partagés, montent des projets d’énergies renouvelables citoyennes, s’investissent dans des associations de solidarité ou pour plus de démocratie directe dans leur commune, la coopération est importante pour les créateurs·trices de possibles. Tous les ans, sont organisés des villages associatifs, festivals, projets communs qui réunissent 2, 3 ou des dizaines d’initiatives ! La Fête des Possibles, ce sont aussi des formats variés pour découvrir comment faire changer son territoire : un atelier dans un jardin partagé, une visite de ferme avec une AMAP près de chez soi, une balade à vélo des lieux de la transition du coin, un rassemblement sur une place publique pour discuter du futur de son territoire, un atelier d’éco-construction dans une ressourcerie, un banquet végétarien participatif, une soirée projection/débat, un parcours pédagogique sur l’efficacité et la sobriété énergétiques… il y en a pour tous les goûts !
> Connaître un rendez-vous Fête des Possibles près de chez vous.
04/07/2022
ZADenvies à Notre-Dame-des-Landes en juillet
« (...) Parce que nous croyons à la possibilité de nouveaux surgissements autant qu’à la nécessité de projections au long cours, nous avons choisi pour ces rencontres d’été d’échanger sur les manières de s’organiser - depuis le bas, les terres, les liens et les lieux. Tous les cris d’urgence et les derniers rapports du GIEC ne feront qu’accroître le sentiment d’impuissance si l’on ne s’attèle sérieusement à dépoussiérer et clarifier les moyens de se structurer et de renverser la vapeur.
Voici donc quelques repères qui ont guidé les invitations lancées pour les 9 et 10 juillet à divers.es collectifs, compagnon.nes de luttes et de pensées, et avec desquels nous avons tenté d’articuler les temps d’assemblées et d’ateliers : permettre des échanges stratégiques croisés entre des tentatives d’organisation en cours à différentes échelles locales et nationales - se laisser inspirer par des mouvements éclatants plus lointains dans l’espace et le temps - construire les autonomies face à la production capitaliste et repenser l’idée de liberté face au libéralisme - imaginer les solidarités populaires dans un monde happé par la guerre et le fléau identitaire - oser des hypothèses révolutionnaires à moyen terme tout en se donnant les moyens concrets de rester offensif ici et maintenant - se doter d’outils pour prendre soin du collectif comme ce que l’on a de plus précieux...
Zadenvies, ce sera aussi de grands moments de fête et de danse, de spectacles, projections et promenades dans le bocage, de jeux de prairies et de cantines amies... (...) »
> POUR CONNAITRE LE PROGRAMME.
11/06/2022
Alternatives anticapitalistes au quotidien
Interview à découvrir sur Reporterre (8 juin 2022).
Dans les campagnes, « nous pouvons reproduire
de petites sociétés autogérées »
Elle dépeint les espoirs et les enjeux d’une société inspirée par l’écoféminisme où l’entraide mènerait à la subsistance et à l’ancrage local : Geneviève Pruvost, autrice de Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte), est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.
« (...) Le capitalisme industriel est fondé sur l’hégémonie technique. Quand il y a une nouvelle technologie, elle doit détruire les autres. Ce que racontent les alternatives écologiques que j’ai pu observer, c’est justement une recomposition, un réaménagement des priorités techniques, de l’agenda, de la manière dont on va gagner de l’argent. (...) »
par son éditeur :
Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’autrice explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.
Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.
> LIRE UN EXTRAIT (Calameo).
07/06/2022
La Bascule, une autre société en marche
> Le site de la Bascule Argoat.
(à 30 km au sud de Carhaix-Plouguer, Morbihan).
04/06/2022
“Comment changer le monde ?”
100 réponses issues de 30 pays
De la Seconde Guerre mondiale aux luttes écologistes actuelles, 100 figures militantes, politiques ou intellectuelles racontent leurs plus belles victoires, livrent leurs analyses et prodiguent leurs conseils. Ils et elles démontrent que rien n’est impossible, et que nous pouvons agir. Maintenant.AVEC : Lula, Alain Damasio, Caroline De Haas, Alain Badiou, Camille Étienne, José Bové, Rob Hopkins, Michael Löwy, Cédric Herrou, Jean-Baptiste Eyraud, Bernard Friot, Kali Akuno, Nikhil Dey...
Editions L1nterview, 258 pages, 20 euros.
Sorti en mars 2022.
Sommaire complet téléchargeable
sur la page de l'éditeur (rubrique "extrait").
15/05/2022
Lutter efficace
par François Verdet
« Pour la première fois dans l’histoire de l’édition, un manuel clair et ludique expose toutes les techniques qui permettent de faire échouer un projet contre la nature. Nous le savons depuis longtemps, le réchauffement climatique est là. Il est devenu primordial de protéger nos espaces de vie et le peu de nature qu’il nous reste. Autoroutes, supermarchés, entrepôts Amazon, vagues artificielles à quelques kilomètres de l’océan : il y a urgence, une multitude de projets destructeurs doivent être combattus et arrêtés aux quatre coins de notre territoire. Mais comment lutter pour que ces projets inutiles ne voient pas le jour ? François Verdet, activiste qui a lui-même participé à l’annulation d’un projet de surf park, a créé ce guide de résistance contemporaine afin de vous expliquer toutes les étapes à suivre pour organiser votre lutte… et la réussir. »
Editions La Relève et la peste, 170 pages, 20 euros.
Paru en novembre 2021.
> Lire l'entretien avec l'auteur sur Vert Eco (13 mai 2022).
13/05/2022
“Comment nous pourrions vivre”
Nouvel hors-série de la revue “Socialter”
Fort du succès des précédents hors-séries sur les imaginaires, le vivant, le temps et l'écologie, le magazine indépendant Socialter récidive sur le thème des utopies avec cette nouvelle édition au format de 180 pages.
« D’impératif politique, le slogan "un autre monde est possible" devient impératif vital. Pour affirmer cette possibilité, il faut rouvrir l’horizon : se rappeler "Comment nous pourrions vivre", selon la formule de William Morris. Nous pourrions désespérer de chercher la sortie à tâtons dans le noir, mais l’obscurité a ses vertus : elle aide l’imagination à se déployer. Toutefois l’imagination, l’horizon utopique, n’est pas tout : il faut s’appuyer sur l'élan déjà là, dans les interstices de ce monde, cultivé par des gens qui donnent à voir d’autres façons de vivre, d’autres repères. L’élan réside aussi en nous : il faut aussi chercher la force de dire non, lorsque le refus devrait être un devoir.
Il y a tant à opposer à ce monde : l’aspiration à la beauté plutôt que la production de la laideur, la coopération plutôt que la compétition, la recherche de l’échelle adéquate plutôt que le gigantisme, l’intermittence plutôt que la veille continue, la participation plutôt que la représentation, la liberté plutôt que la délivrance…
Dans les 180 pages de ce hors-série, Socialter remet les clés à l’écrivaine et militante Corinne Morel Darleux afin de trouver des lignes de fuite et les sentiers qui, là, sous notre nez, pourraient nous y mener. »
> Le SOMMAIRE complet et la possibilité de précommander
ce hors-série (19 €, jusqu'au 20 mai minuit) ou simplement de soutenir financièrement le projet.
> Le site de SOCIALTER.
27/02/2022
Refleurissons notre quotidien
d’Ophélie Damblé et Roca Balboa
Présentation par l’éditeur : Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville... et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton !
La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.
Ophélie Damblé est la créatrice de la chaîne YouTube « Ta Mère Nature ». Communicante de formation, elle plaque tout en 2017 pour se reconvertir dans le maraîchage bio. Elle se partage entre l’agriculture urbaine et la création de contenus. Elle a publié Guerilla Green et Manifeste pratique de végétalisation urbaine.
Roca Balboa est illustratrice, créatrice d’objets et de textiles, bricoleuse, et tatoueuse.
Éditions La ville brûle, 48 p., 15 €. À partir de 3 ans.
Parution : le 4 mars 2022.
25/02/2022
Salon Primevère à Lyon
06/02/2022
En salles le 9 février 2022
“L’Horizon”, film d’Émilie Carpentier.
Synopsis : Au cœur de sa banlieue lointaine où s’enlacent bitume et champs, Adja, 18 ans, brûle du désir de vivre intensément. Elle cherche sa voie entre sa meilleure amie influenceuse qui brille sur les réseaux sociaux et son footballeur de grand frère. L’inattendu que lui propose la ZAD (zone à défendre) installée à la limite de son quartier l’attire. S’y rapprochant d’Arthur, ami de lycée, elle y vit des journées intenses et décisives où le choix d’un monde plus durable lui retourne le cerveau tout autant qu’il l’amène à prendre des risques aux côtés de cette Génération Climat.
Lu sur unificationfrance : « (...) Le film se montre particulièrement intéressant dans sa manière de montrer comment Adja, étudiante pourtant impliquée dans ses études et cherchant à s’intégrer au mieux dans le monde des adultes, va se radicaliser pour défendre des idéaux qu’elle tournait pourtant au ridicule. Le film parvient à ne pas être trop caricatural dans sa manière de caractériser les situations et les protagonistes en s’appuyant sur une intrigue à la fois pédagogique et chargée d’émotion. Si la conclusion aussi surprenante que jusqu’au-boutiste ne manquera pas de diviser le public, on retiendra surtout sa dimension symbolique pertinente invitant chacun à s’impliquer pour bouger les choses.
Le casting est au diapason et joue avec beaucoup de naturel. Il est mis en valeur par une mise scène qui ose proposer de vrais beaux plans de cinéma empêchant L’Horizon d’être classé dans la catégorie téléfilm. (...) »
Interview de la réalisatrice Émilie Carpentier :
30/01/2022
Des utopies pour demain
de Julien Vidal
4e de couv : N’ayons pas peur de l’avenir : un futur enthousiasmant est en
gestation ! Bien sûr, il va falloir affronter le chaos climatique et ses
conséquences sur toutes les espèces vivantes. Pourtant, en mettant le
cap vers une “nouvelle civilisation”, les épreuves à venir seront
l’occasion d’inventer ensemble une société durable et solidaire. Il y a
eu les "30 Glorieuses" dopées aux énergies fossiles ; il y aura les 2030 Glorieuses nourries par l’entraide, la créativité, l’innovation frugale,
la conscience d’un destin commun, l’empathie. Le XXIe siècle sera bien
celui des croissances : croissance du lien, croissance de la
régénération des écosystèmes, croissance de la reconnexion à nous-mêmes,
croissance du partage, croissance du bonheur. Julien Vidal nous propose
de voyager dans un futur utopiste dont les germes sont déjà partout
autour de nous. Les personnages inspirants qu’il rencontre initient une
société régénérative et redistributive en harmonie avec les logiques
naturelles : circularité, sobriété, adaptation, multifonctionnalité. Ils
sont des milliers dans nos régions à montrer que l’action est le
meilleur remède contre le fatalisme et que, si nous agissons avec
ambition et amour, la décennie des 2030 Glorieuses est à portée de main.
Alors, pour faire advenir le plus tôt possible cette ère nouvelle,
rejoignons-les et formons collectivement cette République du Vivant !
Actes Sud, 272 pages, 21 euros. Sorti en janvier 2022.
25/01/2022
La démocratie à venir selon Murray Bookchin
“La Révolution à venir.
Assemblées populaires et promesses de démocratie directe"
de Murray Bookchin
Présentation par l'éditeur : Comme l’impératif capitaliste du croître-ou-mourir est radicalement opposé à l’impératif d’interdépendance et de limite propre à l’écologie, l’un et l’autre ne peuvent pas coexister ; aucune société fondée sur le mythe d’une réconciliation de ces deux impératifs ne peut espérer survivre. Soit nous établissons une société écologique, soit la société s’effondrera pour tout un chacun, quel que soit son statut social.
S’arrêter au constat que la planète est menacée de destruction ne suffit pas. Bookchin part d’une critique radicale du marxisme et de l’anarchisme, jointe à une analyse des moments dans l’histoire qui ont posé les jalons d’une véritable démocratie – de l’antique cité athénienne aux assemblées anarchistes espagnoles de 1936 – pour développer un projet de société qui repose sur des municipalités autogérées par les personnes qui les habitent, et la formation d’une confédération pour constituer un contre-pouvoir à l’État-nation et abolir le capitalisme.
Ce recueil, inédit en France, rassemble des essais sur la démocratie directe, la crise écologique, la question nationale, l’avenir de la gauche afin d’établir les conditions de réalisation des solutions nouvelles et concrètes pour une société de liberté et d’abondance.
Murray Bookchin (1921-2006) est l’auteur d’une œuvre abondante qui a influencé un large éventail de penseurs politiques et de mouvements sociaux, en offrant une vision politique audacieuse qui peut nous faire passer de la seule protestation à la transformation sociale. Ont notamment été traduits en français : Au-delà de la rareté (Écosociété, 2016), Pouvoir de détruire, pouvoir de créer (L’Échappée, 2019) et Changer sa vie sans changer le monde (Agone, 2019).
Editions Agone, 36 pages, 22 euros. Paru le 21 janvier 2022.
Préface d’Ursula Le Guin.
• Le chapitre 5 est à lire en ligne sur le site de l'éditeur > ICI.
07/01/2022
Au sommaire de "CQFD" de janvier
• Femmes et handicap : le prix du couple - L’Assemblée nat. a refusé de réviser le mode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés. Un affront fait à celles et ceux qui la perçoivent et demandentque son montant ne soit plus conditionné par les revenus du conjoint. Parce qu’elles sont particulièrement touchées par les violences et le chômage, les femmes handicapées sont les premières victimes de la conjugalisation de cette allocation.
• À l’Éducation nationale, la patrie reconnaissante - Tour d’horizon des stratagèmes développés par l’armée pour squatter les bancs de l’école.
• Sarajevo : rester, résister - Des collectifs se mobilisent pour dénoncer les potentats qui tiennent le pays, ou pallier leur incurie. Du local d’une association écolo à l’accueil de jour tenu par un collectif de soutien aux exilés, en passant par un centre culturel autogéré, balade dans un Sarajevo en résistance, solidaire et antifasciste.
• Contraception au masculin - En compagnie de trois hommes contraceptés, aperçu de ce que dit la contraception masculine du patriarcat et des évolutions de la masculinité hétérosexuelle.
Dossier « Pour en finir avec une écologie sans ennemis »
• « Cibler les véritables responsables du dérèglement climatique »
• Bonnes feuilles du livre Criminels climatiques - Mickaël Correia publie Criminels climatiques,
livre-enquête sur les 3 multinationales qui émettent le plus de gaz
à effet de serre au monde. Entretien autour du bouquin et des questions
très politiques qu’il soulève, loin de l’écologie des
petits gestes et de la responsabilité individuelle.
• Le Bangladesh face au colonialisme charbonnier chinois - Des entreprises chinoises construisent d’énormes centrales à charbon dont la moitié de la production s’envole littéralement en fumée, le réseau électrique n’étant pas assez développé pour l’absorber.
• Pétrole brutal - Discrète multinationale française, Perenco siphonne sans ménagement les puits de pétrole en fin de vie, en Afrique comme en Amérique latine.
• Capitalocène colère - Vivons-nous dans l’Anthropocène ou le Capitalocène ? Alors que le dérèglement climatique s’intensifie, la question n’est pas que sémantique, mais hautement politique tant « la logique du révolté est [...] de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel » (Camus). Brève histoire d’un débat qui restructure la lutte des classes.
• Les extrêmes droites européennes face au réchauffement : entre négationnisme climatique et « nationalisme vert »
• Médias – Valeurs écocidaires - Quand Valeurs actuelles se pique d’écologie, ça donne un mélange de déni et d’imprécations. Plongée dans 2 récents « dossiers » de l’hebdo.
• L’armée en paix avec les énergies fossiles - Au même titre que le transport routier et l’aviation civile, le secteur
militaire est une cause du dérèglement climatique.
ET AUSSI...
• Traverser, film de Joël Akafou
• Du Congo à la Belgique : le temps et ses blessures - Dans leur série radiophonique, « Sous l’eau, les larmes du poisson ne se voient pas »,
deux autrices belges, Delphine Wil et Jeanne Debarsy, partent sur les
traces du passé familial de la première.
• Brûler Mickey : Souris, c’est l’émeute - Avec son roman Melmoth furieux (La Volte, 2021), Sabrina Calvo réinvente la Commune et savate ce qui ronge les rêves.
• Les fanzines ont des ailes (les punks et les bouquinistes aussi)
• Pratikopratik : « Contraception thermique : ça chauffe dans le slip ! »
Etc.
10/12/2021
Une coopérative très boute-en-train
L’ambition de RAILCOOP est de redonner du sens à la mobilité ferroviaire en impliquant citoyens, cheminots, entreprises et collectivités autour d’une même mission : développer une offre de transport ferroviaire innovante et adaptée aux besoins de tous les territoires. Concrètement, Railcoop fait rouler des trains de marchandises depuis novembre 2021 et lancera son premier service voyageurs en décembre 2022. Première coopérative ferroviaire en France, Railcoop permet de porter un autre regard sur le train et participe ainsi à l’émergence de nouveaux modèles économiques et de nouvelles solutions technologiques.
Railcoop, c’est une offre de services complémentaire au service public et qui s’inscrit dans le cadre des services librement organisés. Concrètement, Railcoop fera rouler des trains de passagers et de marchandises sans subvention publique. Elle assurera des services grandes lignes nationales et internationales, de jour comme de nuit ainsi que des dessertes locales utiles aux territoires.
5 bonnes raisons de rejoindre Railcoop
La complémentarité avec le service public
Notre objectif est de renforcer l’usage du train dans sa globalité. Nous ne nous inscrivons donc pas en concurrence avec les services organisés par les autorités organisatrices de transport, mais nous fournissons des services complémentaires qui ne sont pas, ne sont plus ou ne sont que partiellement fournis dans le cadre du service public.
L’égalité des territoires face à la mobilité
Le développement d’une offre ferroviaire nouvelle doit permettre de renforcer le maillage des territoires, c’est-à-dire les connexions directes entre territoires, et non une centralisation de l’offre autour de métropoles, afin de contribuer au désenclavement des territoires.
La garantie de conditions de travail dignes
La recherche de nouveaux modèles économiques pour la desserte ferroviaire de territoires ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail des salariés. Grâce à son statut coopératif, les salariés de Railcoop sont directement impliqués, au côté des usagers, dans la définition de nouveaux services qui respecte les besoins de chacun.
La préservation de l’environnement
Complémentaire des mobilités douces et consommant jusqu’à 12 fois moins d’énergie à masse égale que le transport routier, le transport ferroviaire est un maillon essentiel de la transition écologique en cours. Mais des progrès peuvent encore être accomplis, Railcoop s’engage donc à innover pour réduire encore plus l’empreinte écologique du transport ferroviaire.
Une gouvernance démocratique et transparente
1 personne = 1 voix. Quel que soit le niveau d’engagement dans le projet, l’opinion de chacun des membres est respectée. Concrètement, toutes les décisions des organes de direction de Railcoop sont publiques et chaque membre de Railcoop peut consulter à tout moment les comptes.
Opération carte-cadeau
Du 1er décembre au 15 janvier, offrez à vos proches des parts sociales de Railcoop (1 part = 100 €), afin que le train de demain soit leur train ! > CLIQUER ICI.
14/11/2021
Retour à la ferme
“Le grand guide de l’autosuffisance”, de John Seymour
Présentation par l’éditeur : Ce best-seller de John Seymour, publié en 1976 et réédité en 2019, est un guide complet pour apprendre à vivre en harmonie avec la nature. Un livre utile, emblématique et parfait pour un retour à la vie à la campagne. Ce livre référence (700000 exemplaires vendus dans le monde) offre aux
jardiniers et à toutes les personnes qui visent l'autosuffisance des
principes clairs pour multiplier les rendements, récolter des fruits et
légumes de qualité, élever des animaux, travailler la pierre et le bois,
limiter sa consommation en énergie...
John Seymour était chef de file du mouvement d'autosuffisance dans les années 1970 en Grande-Bretagne. Très engagé contre la société de consommation, l'industrialisation, les OGM, il se faisait le porte-parole des valeurs d'autosuffisance, d'écologie, de jardinage...
Éditions Marabout, 408 pages, 29,90 euros.
Un livre joliment illustré, un peu daté 1970 (sujets et traitement), pour un premier éclairage sur l'autosuffisance. D'autres livres plus pointus permettront d'approfondir les sujets.
03/08/2021
Agir contre la réintoxication du monde
Vu sur le blog Agir17.
Il y a à peine un an, au sortir du premier confinement, une centaine de collectifs en lutte répondaient à un premier appel à agir « contre la réintoxication du monde ». Puis les 17 novembre et 17 avril, malgré les restrictions sanitaires, cette constellation d’habitant-e-s, de paysan-ne-s, d’activistes persévéraient et renouvelaient leurs actions aux quatre coins du pays. Par leurs blocages, leurs rassemblements, leurs occupations, leurs irruptions dans l’espace public, en un mot leur résistance, ils et elles dessinaient une voie vers un monde s’émancipant des logiques marchandes et industrielles mortifères.
Aujourd’hui, alors que la crise du Covid semble s’atténuer mais que la méga-machine repart de plus belle, nous appelons une nouvelle fois à agir, le 17 SEPTEMBRE, partout sur le territoire contre les sites et projets destructeurs du vivant et des solidarités sociales. Car tandis que la crise du sanitaire s’atténue, avec elle disparaissent aussi les promesses d’un « Monde d’Après », s’extirpant de l’impasse de celui d’avant. Que ce soit par des plans de relance industrielle sans aucune remise en question, ou la nécessité fumeuse de rembourser une dette fictive, la classe dirigeante mondiale est unanime : il faut que la sacro-sainte économie reparte, vite et fort.
L’impératif de s’y soumettre coûte que coûte s’accompagne d’un zèle renouvelé à réprimer tout ce qui y ferait obstacle. On a vu, malgré les oppositions populaires, l’apparition d’un nouvel arsenal « légal » qui piétine allègrement la liberté de manifester, celle de la presse et ouvre à la possibilité d’expulser sans procédure toute occupation de logements vacants et de zones menacées. Le sentiment d’impunité policière est dorénavant encouragé au plus haut niveau de l’État. Après une année pendant laquelle se sont développés des mécanismes de contrôle inédit au nom de la crise sanitaire, le gouvernement agit comme si les habitudes de soumission devaient durer toujours et s’étendre à l’entièreté du champ social.
A celles et ceux qui croyaient encore qu’une loi climat pouvait améliorer la situation, les débats parlementaires du printemps ont répondu par une gifle. Main dans la main, lobbies et gouvernant-e-s ont méthodiquement détricoté toute mesure limitant l’entreprise de destruction en cours. Freiner les implantations de l’ogre Amazon ? Poubelle. Arrêter les extensions d’aéroport ? Surtout pas. S’en prendre à la bétonisation, à la vente de voitures les plus polluantes, à la publicité, aux engrais azotés, aux pesticides ? Plus tard, peut être, ou bien jamais.
Le message est limpide : il y aura toujours de l’énergie du côté des gouvernant.e.s pour nier l’urgence à agir, jamais pour s’attaquer aux industriels et aux financiers et à leur responsabilité – pourtant abyssale – dans la catastrophe écologique.
Pourtant, loin des ministères et des sièges épais du CAC40, hors du champ des micros d’une sphère médiatique en roue libre, il s’en passe des choses… pour peu que l’on s’y intéresse. Ici, des dizaines de collectifs émergent, à Rouen, à Argenteuil, à Lyon… pour en finir avec la culture de la catastrophe industrielle tolérée, pour empêcher de nouveaux Lubrizol, de nouveaux AZF. Là, un mouvement national, les Soulèvements de la Terre, occupe et cultive des zones menacées d’artificialisation par des projets de route, d’urbanisation, d’extension de carrières de sable.
À Saclay ou encore à Aubervilliers, de nouvelles ZADs naissent contre la destruction de parcelles agricoles et de jardins ouvriers par le Grand Paris, la spéculation immobilière et le saccage olympique. Une zad souterraine apparaît face à une carrière de Béton dans le Var, et la ZAD du LIEN revient sur un projet routier près de Montpellier.
D’autres collectifs, enfin, comme à Grandpuits ou à la Chapelle-Darblay rassemblent syndicats et associations écologistes pour travailler concrètement aux reconversions de certains sites de production. Ils développent des activités autrement plus respectueuses du vivant, et empêchent ces entreprises de laisser les salarié-e-s sur le carreau tout en rémunérant grassement leurs actionnaires en pleine crise. Ils nous rappellent à l’urgence de penser, avec les travailleurs des secteurs les plus toxiques, les mutations possibles des activités, les réappropriations des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources et droits pendant les périodes de transition.
Partout, localement, des foyers de résistance se multiplient et émergent là où les industriels souhaitent étendre leur emprise. C’est bien simple : ils ne peuvent plus bétonner en rond ! Face à des instances gouvernementales hors-sol, c’est au plus proche de nos territoires de vie et de luttes que nous avons arraché un nombre croissant de victoires ces dernières années. Que ce soit via des occupations de terre, des recours juridiques, des ZADs, des rassemblements : des centaines de collectifs poussent, tels des plantes vivaces en rhizome. Chaque fois qu’ils en déracinent une, d’autres naissent, et gagnent du terrain.
Rien que ces derniers mois ont été enterrés le projet d’extension de l’aéroport d’Andorre, le projet de ferme-usine à Ossun, le projet de Surf Park à Saint-Père-en-Retz, les plans d’entrepôt Amazon en Alsace ou de contournement Est à Rouen. Les Jardins de l’Engrenage à Dijon ont déjà repoussé par deux fois les tractopelles et la police. L’extension de l’aéroport de Roissy, la bétonisation des terres de Gonesse, du Carnet, des Vaîtes à Besançon ou le projet de stade de Chambly ont eux aussi subi de sérieux revers et sont aujourd’hui largement remis en cause : autant de cas qui démontrent la force de nos mobilisations collectives.
Et qu’on ne s’y trompe pas : chaque victoire, chaque projet enterré, chaque terre préservée façonne la suite. Car ces terrains défendus avec acharnement et finalement préservés peuvent aussi chemin faisant devenir des places fortes, des lieux d’expérimentation et de création d’autres modes de vies. Des lieux qui démontrent en pratique l’adage « Créer c’est résister, résister c’est créer ».
Alors nous serons au rendez-vous le 17 septembre prochain pour montrer la force de ce mouvement de fond. Cette 4e vague d’actions coordonnées « contre la réintoxication du monde » aura lieu de manière concomitante à la venue d’une grande délégation zapatiste en Europe. L’expérience des territoires autonomes du Chiapas, née du soulèvement de 1994, est une source d’inspiration inépuisable pour toutes les luttes qui souhaitent réellement reprendre du terrain à l’« hydre capitaliste ». Nous espérons que leur « voyage pour la vie » participera à démultiplier le désir d’actions collectives pour ce 17 septembre.
Nous poursuivrons notre élan avec les dynamiques de Notre Maison Brûle, prévoyant des mobilisations locales chaque jour du 18 septembre au 3 octobre, et des Soulèvements de la Terre, entrant dans une seconde saison d’occupations de terres et blocages contre l’accaparement et l’empoisonnement des sols par l’agro-industrie. Avec elles et eux, nous persisterons, récidiverons, et nous implanterons partout où il le faudra. Collectivement, durablement, car nous savons à quel point ces luttes sont un travail de fond. Puisque ce Monde d’Après tant rêvé ne nous sera pas donné par quiconque, c’est en allant gagner cette multitude de batailles de terrain que nous allons le construire, ici et maintenant !
Nous appelons donc une nouvelle fois les habitant.es des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment empoisonnants et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon, unités d’élevage industriel, développements de l’industrie nucléaire, clusters développant le monde « sans contact »… Nous appelons en ce sens le 17 septembre à une 4e série d’actions, blocages, rassemblements et occupations contre de tels lieux de production, chantiers et infrastructures.
Nous invitons les organisations, réseaux, territoires en luttes, syndicats et groupes locaux qui le souhaitent à signer cet appel en écrivant à agir17@riseup.net





