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10/03/2024

"Ils inventent un monde écologique"

Présentation de l’éditeur : Et si on pouvait faire autrement ? Et s’il y avait une alternative ? Et si l’espoir était la solution réaliste ? Alors que le monde semble se dérégler et la folie destructrice l’emporter, voici douze histoires enthousiasmantes, douze reportages qui montrent qu’un autre monde est possible. Les journalistes ont parcouru la France à la rencontre de héros… Ces héros, ils sont comme vous et nous : des femmes bâtissent des maisons en terre crue, des paysans mettent en oeuvre la Sécurité sociale alimentaire, des anarchistes sauvent des animaux, des ruraux inventent la voiture de l’avenir, une famille vit joyeusement en émettant très peu de carbone… Autant d’histoires de gens qui ont décidé, un jour, qu’ils pouvaient changer le monde. À condition de ne pas se contenter de « cultiver son jardin », mais de s’engager dans les luttes de l’époque. C’est réjouissant, c’est encourageant, et ça donne des idées pour vivre autrement.

Par l’équipe de Reporterre, qui vit elle-même une histoire qui change le monde : sans actionnaire, sans publicité, en accès libre, financé par les dons des lectrices et des lecteurs.

Editions du Seuil, 112 pages, 12,90 euros. Parution : 1er mars 2024.
Sur la page de l'éditeur, possibilité de télécharger un extrait du livre.

24/12/2023

Hé patron ! Pour une révolution dans l’entreprise

D'Isabelle Ferreras, Team Endicott, Miranda Richmond Mouillot. Illustré par Dave Hackett 

Présentation de l'éditeur : Dans la vie de tous les jours, nous sommes censés librement tout prendre en main : nos carrières, nos relations, notre alimentation... C’est une toute autre expérience dans le monde de l’entreprise. Les entreprises nous promettent du changement, de l’amélioration, du progrès… mais qui y détient le pouvoir de décider ? Que l’on travaille pour elles ou qu’elles travaillent pour nous, les entreprises – et plus précisément leurs dirigeants et leurs actionnaires – prennent des décisions qui nous touchent à chaque moment de notre vie… sans nous demander notre avis. Leur pouvoir est immense alors que notre statut de citoyen s’arrête aux portes de l’entreprise. Est-ce que cela nous convient vraiment ? Il est clair que non. Alors, que faire ? L’enjeu de ce livre est que la démocratie s’exerce bel et bien dans les entreprises. Cette BD prend appui sur les réflexions collectives d’un groupe de chercheuses et de chercheurs...
Editions du Seuil, 416 p., 33 €. Sorti en septembre 2023.

02/08/2023

"Une histoire de l'anarchisme", part.3

 

Ces mercredis 2 et 9 août à 20h30 sur LCP.
Et en replay sur lcp.fr et YouTube.

« Moribond au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'anarchisme renaît peu à
peu de ses cendres et finit par réoccuper, au cœur des années 60, le devant de la
scène grâce aux révoltes ludiques et libertaires menées partout par la jeunesse. ».

10/04/2023

15 avril - Paris

Samedi 15 avril 2023, à partir de 13 heures
PAS UN SUR CENT : HISTOIRE(S) DES ANARCHISTES

La librairie Quilombo organise toute une journée consacrée à l’histoire de l’anarchisme.
Au programme : salon du livre d’occasion, visite, débats, banquet et projection.
AVEC Anne Steiner, Patrick Chastenet, Marianne Enckell, Tancrède Ramonet, Claire Auzias, Frank Mintz...
Quilombo, 23, rue Voltaire, Paris 11e.

Pas 1 sur 100

07/11/2022

Construire un autre monde

pierre besnard

“Le Monde nouveau”,
de Pierre Besnard

Présentation de l'éditeur : Pierre Besnard (1886-1947) fut un anarcho-syndicaliste infatigable. Cofondateur de la Confédération générale du travail – Syndicaliste Révolutionnaire (CGT-SR) ainsi que de la branche française de la Confédération nationale du travail (CNT), cet employé des chemins de fer s’acharna toute sa vie à faire entendre ses convictions. 

S’opposant à la dictature communiste, il quitte en 1922 l’Association internationale des travailleurs. Refusant l’étatisation, Pierre Besnard était néanmoins conscient de la nécessité d’organiser la société de demain. S’il est facile de détruire l’ancien monde, il est beaucoup moins aisé d’en imaginer un nouveau qui bannisse toute relation de pouvoir. 

Sans pour autant prétendre à la planification, Pierre Besnard s’essaye en 1934 à un exercice aussi délicat que nécessaire : proposer un modèle d’organisation pour une société anarchiste. Le Monde nouveau est une proposition constructive d’organisation sociale et politique qui n’a pas pris une ride. Détruire ? C’est facile, mais ce n’est que la partie négative de la révolution. Construire ? C’est infiniment plus difficile et c’est la partie positive de l’œuvre révolutionnaire. »
Les Éditions du Monde libertaire, 156 p., 8 €. Sorti en janvier 2022.

22/10/2022

À la rencontre d'une coopérative

scopti

Rencontre avec un camarade de la scop SCOP TI
dimanche 23 octobre à Paris 20, 6 rue Sorbier.

SCOP TI, Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions a été créée en 2014 et se compose d’une soixantaine de personnes.

Le projet de l’entreprise s’inscrit dans une démarche économique sociale et solidaire qui répond idéalement à la philosophie développée par les salariés, sur la base de leur revendication politique, sociale et économique et de leur choix organisationnel. La démarche de Scop-TI s’articule en effet dans la convergence des deux mouvements historiques qui contribuent à l’émergence du concept d’Economie sociale et solidaire. La création de la coopérative correspond à l’adoption d’une gestion démocratique garantissant l’instauration de qualités de travail satisfaisantes pour tous ses acteurs et à un engagement dans une recherche de développement de productions de qualités, inscrites dans une perspective de soutenabilité économique et environnementale. 

Les salariés de SCOP-TI se positionnent en faveur d’une éthique, d’un ensemble de valeurs qui soutiennent l’adoption d’un mode de production et de consommation différent, tenant compte des grandes problématiques actuelles, qui incitent à replacer l’humain au centre de préoccupations sociales, économiques, environnementales raisonnées. C’est de cette manière que Scop-TI décline son engagement social et ses valeurs, à travers la devise portée en exergue sur le devant de son usine, forte d’une histoire singulière et d’une ligne philosophique à part entière: « engagée sur l’humain, engagée sur le goût ».

> Boutique 1336, pour commander ses thés, infusions, boissons glacées et coffrets cadeaux.

scopti

13/09/2022

La Fête des Possibles, c’est maintenant !


Jusqu'au 25 septembre,
dans toute la France et en Belgique.
La Fête des Possibles 2022 a pour objectif de rendre visibles toutes les initiatives citoyennes qui construisent une société plus durable, humaine et solidaire, et d’inviter toutes et tous à découvrir ces initiatives puis à agir.

Qu’ils cultivent la terre dans des jardins partagés, montent des projets d’énergies renouvelables citoyennes, s’investissent dans des associations de solidarité ou pour plus de démocratie directe dans leur commune, la coopération est importante pour les créateurs·trices de possibles. Tous les ans, sont organisés des villages associatifs, festivals, projets communs qui réunissent 2, 3 ou des dizaines d’initiatives ! La Fête des Possibles, ce sont aussi des formats variés pour découvrir comment faire changer son territoire : un atelier dans un jardin partagé, une visite de ferme avec une AMAP près de chez soi, une balade à vélo des lieux de la transition du coin, un rassemblement sur une place publique pour discuter du futur de son territoire, un atelier d’éco-construction dans une ressourcerie, un banquet végétarien participatif, une soirée projection/débat, un parcours pédagogique sur l’efficacité et la sobriété énergétiques… il y en a pour tous les goûts !

> Connaître un rendez-vous Fête des Possibles près de chez vous.

21/07/2022

“La voie des écovillages”

ecolieux
“Guide pour repenser
nos lieux de vie en collectif”

de William Wadoux

« Communautés d’intention, habitats collectifs, labos transitionnaires, écolieux 2.0, écohameaux et écovillages, oasis… Nombreux sont les mots qui définissent des modes de vie alternatifs visant à s’extraire des mécanismes déshumanisants de la société moderne, à raviver les liens entre les personnes et à prendre soin de notre maison, la Terre.
Les crises actuelles viennent nous rappeler combien il est urgent de repenser notre communauté humaine et notre relation à l’environnement. Les écovillages représentent des lieux d’expérimentation bien utiles, à l’heure de concevoir de nouvelles formes d’organisation et de convivialité. Ces espaces de vie, que l’on compte déjà par milliers en France, offrent aussi une voie alternative pour dynamiser nos campagnes.
Dans ce guide nourri d’expériences, William Wadoux propose aux personnes souhaitant initier ce type de projet des données techniques et des pistes de réflexion que chacun pourra adapter en fonction de ses valeurs : lieu d’implantation, type de construction, comptabilité, gestion des espaces et des ressources, économie intérieure, vie en communauté, gouvernance, intégration de nouveaux membres, statut juridique… Il s’adresse également à celles et ceux qui souhaitent rejoindre un tel projet ou simplement en connaître les enjeux. » 

Éditions Terran, 304 p., 25 €. Paru en avril 2022.
Possibilité de feuilleter les 1res pages, dont le sommaire, sur le site de l’éditeur.

16/07/2022

Mise au point sur Makhno

Makhno

“Souvenirs sur Nestor Makhno”
d’Ida Mett
« La veille de la guerre, j’ai mis sur papier mes souvenirs personnels sur Makhno tel que je l’ai connu dans le temps à Paris. Ces souvenirs ont été perdus pendant la guerre. Maintenant, ayant lu ce qu’a écrit à son sujet Voline dans son livre sur la révolution russe, je me décide d’écrire de nouveau ces brefs souvenirs dans l’intérêt de la vérité historique. » (Ida Mett)

Ida Mett (1901-1973) a fréquenté Nestor Makhno dans les années vingt à Paris, où il s’était réfugié après avoir, à la tête de son armée de paysans ukrainiens, lutté à la fois contre les troupes tsaristes et celles de l’Armée rouge. Les conversations qu’elle eut avec lui éclairent la personnalité complexe de celui pour qui la révolution ne pouvait être la vérification d’une idéologie quelconque – fût-elle anarchiste – mais la destruction de toutes les idéologies.

Éditions Allia, 48 p., 6,50 €. Réédité en mai 2022.
Souvenirs sur Nestor Makhno
, écrit en français en 1948, a été publié en 1983 par Allia.

04/07/2022

ZADenvies à Notre-Dame-des-Landes en juillet

ZAD
Zadenvies
Rencontres d’été du 8 au 10 juillet à Notre-Dame-des-Landes (44)

« (...) Parce que nous croyons à la possibilité de nouveaux surgissements autant qu’à la nécessité de projections au long cours, nous avons choisi pour ces rencontres d’été d’échanger sur les manières de s’organiser - depuis le bas, les terres, les liens et les lieux. Tous les cris d’urgence et les derniers rapports du GIEC ne feront qu’accroître le sentiment d’impuissance si l’on ne s’attèle sérieusement à dépoussiérer et clarifier les moyens de se structurer et de renverser la vapeur.

Voici donc quelques repères qui ont guidé les invitations lancées pour les 9 et 10 juillet à divers.es collectifs, compagnon.nes de luttes et de pensées, et avec desquels nous avons tenté d’articuler les temps d’assemblées et d’ateliers : permettre des échanges stratégiques croisés entre des tentatives d’organisation en cours à différentes échelles locales et nationales - se laisser inspirer par des mouvements éclatants plus lointains dans l’espace et le temps - construire les autonomies face à la production capitaliste et repenser l’idée de liberté face au libéralisme - imaginer les solidarités populaires dans un monde happé par la guerre et le fléau identitaire - oser des hypothèses révolutionnaires à moyen terme tout en se donnant les moyens concrets de rester offensif ici et maintenant - se doter d’outils pour prendre soin du collectif comme ce que l’on a de plus précieux...

Zadenvies, ce sera aussi de grands moments de fête et de danse,
de spectacles, projections et promenades dans le bocage, de jeux de prairies et de cantines amies... (...) »

> POUR CONNAITRE LE PROGRAMME.

Zadenvies

11/06/2022

Alternatives anticapitalistes au quotidien

Interview à découvrir sur Reporterre (8 juin 2022).

Dans les campagnes, « nous pouvons reproduire
de petites sociétés autogérées »

Elle dépeint les espoirs et les enjeux d’une société inspirée par l’écoféminisme où l’entraide mènerait à la subsistance et à l’ancrage local : Geneviève Pruvost, autrice de Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte), est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.

« (...) Le capitalisme industriel est fondé sur l’hégémonie technique. Quand il y a une nouvelle technologie, elle doit détruire les autres. Ce que racontent les alternatives écologiques que j’ai pu observer, c’est justement une recomposition, un réaménagement des priorités techniques, de l’agenda, de la manière dont on va gagner de l’argent. (...) »

Présentation de “Quotidien politique”
par son éditeur :

Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’autrice explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.

Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.
> LIRE UN EXTRAIT (Calameo).

07/06/2022

La Bascule, une autre société en marche

 

« Dans la petite commune de Plouray, dans le Centre Ouest Bretagne, une ancienne blanchisserie inoccupée pendant plus de huit ans s’est convertie en habitat collectif. Cette vieille bâtisse a été mise à disposition gracieusement par des religieuses et accueille désormais quatorze habitant·es. Baptisé Bascule Argoat, ce lieu de vie participe, entre douceur et radicalité, à la transition écologique, démocratique et sociale du territoire. Plongée au cœur de cet idéal citoyen. (...) »
 

> Le site de la Bascule Argoat.

Extrait de la présentation de la Bascule Argoat : « (...) Nous sommes actuellement 14 habitant.e.s d’une tranche d’âge entre 24 et 36 ans. Notre collectif fonctionne en autogestion grâce au principe de gouvernance partagée (rapports non hiérarchiques pour avancer vers une vision commune). Nous y expérimentons un mode de vie suivant le principe de la sobriété heureuse (aussi bien au niveau alimentaire, qu’énergétique ou matériel), le plus écologique possible, et respectueux de l’Autre (des êtres vivants quels qu’ils soient). En considérant "l’Autre" (ce qui est extérieur à nous, que ce soit des personnes ou de l’environnement), nous essayons de "prendre soin" : prendre soin des habitants, prendre soin de la nature et du territoire, ceci est notre axe d’inscription sur le territoire à l’échelle locale. Nous cultivons également un axe engagé et militant, afin d’être en capacité de former et de sensibiliser autour de nous aux outils de vie que vous utilisons au quotidien, et ainsi donner l’occasion que la toile s’agrandisse. 
 
Le bâtiment nous permet d’avoir une assez grande capacité d’accueil, que nous essayons de développer afin que des visiteur.se.s puissent également venir expérimenter ce mode de vie. En ce sens, l’objectif est d’incarner cette utopie, et de pouvoir inspirer d’autres personnes en démontrant qu’il est possible de vivre ainsi. Ces temps de visites sont aussi l’occasion de pouvoir échanger et transmettre nos connaissances avec de nouvelles personnes. (...)
 
Si ce lieu d’enchantement vous a, vous aussi, envoûté et que vous souhaitez rejoindre le collectif, vous devrez effectuer auparavant un séjour de 3 semaines avant de réaliser votre demande officielle pour devenir habitant.e. Ceci vous permettra de jauger si vous vous sentez bien dans ce lieu et avec ses habitant.e.s ! Les 3 semaines peuvent être réalisées à la suite ou bien séparément. Vous n’êtes pas dans l’obligation de les planifier d’avance, vous pouvez par exemple venir innocemment en visite pour une semaine, être complètement subjugué.e par le lieu et ses habitants, et faire une demande de prolongation pour rester les semaines suivantes. (...) »
 
Bascule Argoat, 1, allée du Calvaire, 56770 Plouray
(à 30 km au sud de Carhaix-Plouguer, Morbihan).

La Bascule

> Extrait de l'article de linfodurable (27/05/2020) sur l'association La Bascule :
« (...) Présent sur les quatre coins du territoire, l’association La Bascule se divise en plusieurs collectifs dispatchés dans quatre villes de France : Rennes, Paris, Bordeaux et Plouray.  
 
Fondé par l’entrepreneur écologiste et lobbyiste Maxime de Rostolan en février 2019, ce mouvement citoyen a rapidement trouvé écho auprès d’un grand nombre de personnes désireuses de chercher des alternatives au système mis en place. L’objectif : permettre aux bénévoles engagés dans chacun de ses collectifs d’accompagner et de soutenir des projets de transition sur leur territoire. 
 
La Bascule met en place différents programmes d’actions visant notamment à encourager le lobbying citoyen, en proposant des formations au local ou encore des assemblées citoyennes, entre autres. (...) »
 

24/05/2022

L'utopie, au-delà de la science-fiction


« L’utopie comme possibilité de construire des récits différents pour des futurs désirables et vecteurs d’émancipation : telle est l’objectif de la philosophe Alice Carabedian, autrice de Utopie radicale : par-delà l’imaginaire des cabanes et des ruines, aux éditions du Seuil. Elle est l’invitée de #LaMidinale (23 mai 2022) de "Regards". » Une interview qui enfonce un peu les portes ouvertes à notre avis, mais quand on parle d'utopies on partage.

Présentation du livre par l'éditeur : Des événements qui, il y a peu, relevaient de l’improbable, de scénarios du pire, ou de la dystopie, sont désormais notre quotidien. La science-fiction est devenue notre réalité. Nous vivons dans un chaos qui s’intensifie même si, ici ou là, fleurissent sur les ruines du capitalisme des utopies concrètes, localistes et réalisables, des cabanes et des refuges. Mais ces utopies ne sont-elles pas souvent concédées, dans les marges, par ceux-là mêmes qui promettent la colonisation de l’espace et les cités autosuffisantes pour milliardaires ? Il y a urgence à revendiquer des lieux où se déploieraient en totale liberté nos imaginaires. L’utopie radicale peut répondre à l’extrémité des désastres actuels et à venir. Nous pouvons et devons rêver de technologies et de rencontres intergalactiques émancipatrices et ne pas laisser ce pouvoir aux seuls capitaines des vaisseaux capitalistes. Face à la catastrophe, oserons-nous rêver d’autres mondes ? 

Éditions du Seuil, 160 pages, 17 euros. Paru en mars 2022.

Si YouTube vous empêche de visionner cette vidéo sur ce blog, vous pouvez la voir directement sur YouTube ICI.

25/02/2022

Salon Primevère à Lyon

Les 25-26-27 février 2022 à Lyon, Eurexpo.
Salon-rencontres de l’alter-écologie.
> EN SAVOIR PLUS.

30/01/2022

Des utopies pour demain

Utopies
“2030 Glorieuses. Utopies vivantes”,
de Julien Vidal

4e de couv : N’ayons pas peur de l’avenir : un futur enthousiasmant est en gestation ! Bien sûr, il va falloir affronter le chaos climatique et ses conséquences sur toutes les espèces vivantes. Pourtant, en mettant le cap vers une “nouvelle civilisation”, les épreuves à venir seront l’occasion d’inventer ensemble une société durable et solidaire. Il y a eu les "30 Glorieuses" dopées aux énergies fossiles ; il y aura les 2030 Glorieuses nourries par l’entraide, la créativité, l’innovation frugale, la conscience d’un destin commun, l’empathie. Le XXIe siècle sera bien celui des croissances : croissance du lien, croissance de la régénération des écosystèmes, croissance de la reconnexion à nous-mêmes, croissance du partage, croissance du bonheur. Julien Vidal nous propose de voyager dans un futur utopiste dont les germes sont déjà partout autour de nous. Les personnages inspirants qu’il rencontre initient une société régénérative et redistributive en harmonie avec les logiques naturelles : circularité, sobriété, adaptation, multifonctionnalité. Ils sont des milliers dans nos régions à montrer que l’action est le meilleur remède contre le fatalisme et que, si nous agissons avec ambition et amour, la décennie des 2030 Glorieuses est à portée de main. Alors, pour faire advenir le plus tôt possible cette ère nouvelle, rejoignons-les et formons collectivement cette République du Vivant !
Actes Sud,
272 pages, 21 euros. Sorti en janvier 2022.

UtopiesUtopies

25/01/2022

La démocratie à venir selon Murray Bookchin

Bookchin

“La Révolution à venir.
Assemblées populaires et promesses de démocratie directe"

de Murray Bookchin


Présentation par l'éditeur : Comme l’impératif capitaliste du croître-ou-mourir est radicalement opposé à l’impératif d’interdépendance et de limite propre à l’écologie, l’un et l’autre ne peuvent pas coexister ; aucune société fondée sur le mythe d’une réconciliation de ces deux impératifs ne peut espérer survivre. Soit nous établissons une société écologique, soit la société s’effondrera pour tout un chacun, quel que soit son statut social.

S’arrêter au constat que la planète est menacée de destruction ne suffit pas. Bookchin part d’une critique radicale du marxisme et de l’anarchisme, jointe à une analyse des moments dans l’histoire qui ont posé les jalons d’une véritable démocratie – de l’antique cité athénienne aux assemblées anarchistes espagnoles de 1936 – pour développer un projet de société qui repose sur des municipalités autogérées par les personnes qui les habitent, et la formation d’une confédération pour constituer un contre-pouvoir à l’État-nation et abolir le capitalisme.

Ce recueil, inédit en France, rassemble des essais sur la démocratie directe, la crise écologique, la question nationale, l’avenir de la gauche afin d’établir les conditions de réalisation des solutions nouvelles et concrètes pour une société de liberté et d’abondance.

Murray Bookchin (1921-2006) est l’auteur d’une œuvre abondante qui a influencé un large éventail de penseurs politiques et de mouvements sociaux, en offrant une vision politique audacieuse qui peut nous faire passer de la seule protestation à la transformation sociale. Ont notamment été traduits en français : Au-delà de la rareté (Écosociété, 2016), Pouvoir de détruire, pouvoir de créer (L’Échappée, 2019) et Changer sa vie sans changer le monde (Agone, 2019).
Editions Agone, 36 pages, 22 euros. Paru le 21 janvier 2022.
Préface d’Ursula Le Guin.
 

• Le chapitre 5 est à lire en ligne sur le site de l'éditeur > ICI.

08/01/2022

Une coop relance la production
de masques en Bretagne


Vu sur le site de La Coop des Masques. 

«  Dès 2018, la délocalisation de l’usine de masques de Plaintel (22), qui fonctionnait depuis 44 ans est un coup de massue pour les Bretons. Lors de la pénurie de masques en 2020, une idée émerge, pourquoi ne pas ouvrir une entreprise afin de produire des masques... » (France 3)

La SCIC La Coop des Masques, à Grâces (Côte-d'Armor, près de Guingamp), a pour vocation de produire, dans le domaine sanitaire, des équipements qui permettent de protéger tous les professionnels ou usagers, qui risqueraient d’être exposés (actuellement masques chirurgicaux et masques FFP2). La raison d’être de cette entreprise est de sécuriser cette production en territoire régional.

La SCIC La Coop des Masques s'inscrit dans le courant de l’économie sociale et solidaire, elle incarne des valeurs collectives et coopératives. Une SCIC est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Ce statut juridique permet d’associer collectivités, entreprises, associations, citoyens et salariés de la SCIC autour de notre projet d’intérêt collectif et de nos valeurs :
- le multi-sociétariat, c’est-à-dire tout type d’organisations et de personnes intéressées par notre projet et nos valeurs peut prendre des parts sociales et ainsi devenir sociétaire de l’entreprise.
- la démocratie selon le principe 1 personne = 1 voix. Chaque voix est nominative. Salariés, citoyens, clients, partenaires et collectivités décident ensemble sur un modèle démocratique, transparent.
- l’équité, la solidarité et le partage pour nos salariés

Des objectifs concrets
- Produire des matériels sanitaires permettant de protéger toutes les personnes exposées.
- Mobiliser l’ensemble des acteurs médicaux, médico-sociaux, sanitaires et sociaux de Bretagne, ainsi que tous les autres grands secteurs d’activités régionaux, qui le voudront, au sein de la coopérative, de sorte que cette unité de production, devienne leur unité industrielle de fourniture.
- Proposer un système de dons et de préachats ouvert à tous les acteurs et citoyens qui le désirent, et ainsi produire du matériel dont la vocation, sera de venir en aide aux publics socialement fragiles ici, ou dans des pays moins développés dans lesquels des populations sont exposées.

production france

> Le site de La Coop des Masques pour en savoir plus, les soutenir en achetant une (ou plusieurs) part(s) sociale(s) (50€) ou en leur commandant des masques chirurgicaux II ou masques FFP2. Masques pour particuliers (x50) ou pour professionnels (commandes en gros).

> Leur page Facebook.

> Lire l'article de France 3-régions.

NB: sur leur page FB, quelques clients se plaignent dans leurs commentaires de la lenteur de livraison des masques. Donc peut-être à éviter, pour le moment, s'il s'agit de commandes d'extrême urgence.

30/12/2021

Ecrire contre l'Etat

Lu dans Anarlivres et Fabula.

L'université Paris-Nanterre organise le 7 avril 2022 une « journée d'étude à l'intention des jeunes chercheurs et chercheuses » sur le thème « Ecrire contre l'Etat. Pensée et esthétique antiétatiques aux XIXe et XXe siècles ». « Le but de cette journée est de conserver une dimension ouverte afin de susciter des participations émanant de disciplines de recherche variées, ce afin de pouvoir croiser les approches selon une perspective interdisciplinaire. Cette optique transversale sera un atout pour montrer la manière dont ces courants de pensées se diffusent et imprègnent une grande variété d'acteurs au sein de la société. L'étude de cette propagation nous permettra, en outre, d'aborder comment ces différents argumentaires, ainsi que leur mise en forme artistique, nourrissent encore les débats actuels sur la place et la légitimité de l'Etat. (...) »  

« (...) L’étude des différents courants de pensée et de leur expression artistique répond à plusieurs objectifs. D’une part, il permet d’étudier dans une perspective comparatiste la pluralité et la vivacité des critiques contre l’État depuis le XIXe siècle, et ce afin de dépasser les étiquettes fréquemment associées aux idéologies politiques afin de mettre en avant leur dimension complexe, dialogique et évolutive, le but étant de montrer que la cohérence interne d’une pensée ne va pas systématiquement de pair avec la production d’un système autonome, fermé, excluant toute idée extérieure à lui-même. 

Dans un second temps, cette approche permet d’interroger la relation entre idéologie et création artistique afin d’étudier la façon dont la contestation contre un système établi peut jaillir d’une esthétique singulière. Enfin, un soin particulier sera apporté à la question de l’utopie, question qui englobe des enjeux interdisciplinaires et permet d’aborder les imaginaires politiques, sociaux, économiques et artistiques proposant des solutions alternatives à l’État tel que le conçoivent les deux derniers siècles. Les propositions pourront donc s’inscrire, sans s’y limiter, dans les trois axes suivants :

I. Variété et dialogisme des contestations de l’État
- Complexité et évolution de la pensée antiétatique
- Conflits et scissions dans les courants de pensée antiétatique
- Étude de l’argumentaire antiétatique dans la théorie économique
- Contextualisation des pensées antiétatiques dans l’histoire des idées
- Influence de ces courants de pensée sur les idées politiques contemporaines

II. Idéologies au sein de la création artistique
- Imaginaires et représentations artistiques de l’État
- Éventualité d’une esthétique propre à l’antiétatisme
- Méthodes scripturales d’opposition, de contestation et de subversion
- Art et programmation idéologique : l’exemple du roman à thèse
- Refus de l’État et avant-gardes artistiques

III. L’utopie contre l’État
- Penser/Rêver des alternatives à l’État
- Utopies antiétatiques et disciplines scientifiques
- Formes artistiques de l’utopie
- Utopies et dystopies
- Survivance contemporaines de ces utopies 

Les propositions de communication (3 000 caractères au maximum, espaces et notes comprises) sont à envoyer avant le 10 janvier 2022 à l'adresse ecrirecontreletat(at)gmail.com, accompagnées d'une brève notice bio-bibliographique. »

> EN SAVOIR PLUS.

10/12/2021

Une coopérative très boute-en-train

L’ambition de RAILCOOP est de redonner du sens à la mobilité ferroviaire en impliquant citoyens, cheminots, entreprises et collectivités autour d’une même mission : développer une offre de transport ferroviaire innovante et adaptée aux besoins de tous les territoires. Concrètement, Railcoop fait rouler des trains de marchandises depuis novembre 2021 et lancera son premier service voyageurs en décembre 2022. Première coopérative ferroviaire en France, Railcoop permet de porter un autre regard sur le train et participe ainsi à l’émergence de nouveaux modèles économiques et de nouvelles solutions technologiques.

Railcoop, c’est une offre de services complémentaire au service public et qui s’inscrit dans le cadre des services librement organisés. Concrètement, Railcoop fera rouler des trains de passagers et de marchandises sans subvention publique. Elle assurera des services grandes lignes nationales et internationales, de jour comme de nuit ainsi que des dessertes locales utiles aux territoires.

5 bonnes raisons de rejoindre Railcoop
La complémentarité avec le service public
Notre objectif est de renforcer l’usage du train dans sa globalité. Nous ne nous inscrivons donc pas en concurrence avec les services organisés par les autorités organisatrices de transport, mais nous fournissons des services complémentaires qui ne sont pas, ne sont plus ou ne sont que partiellement fournis dans le cadre du service public.

L’égalité des territoires face à la mobilité
Le développement d’une offre ferroviaire nouvelle doit permettre de renforcer le maillage des territoires, c’est-à-dire les connexions directes entre territoires, et non une centralisation de l’offre autour de métropoles, afin de contribuer au désenclavement des territoires.

La garantie de conditions de travail dignes
La recherche de nouveaux modèles économiques pour la desserte ferroviaire de territoires ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail des salariés. Grâce à son statut coopératif, les salariés de Railcoop sont directement impliqués, au côté des usagers, dans la définition de nouveaux services qui respecte les besoins de chacun.

La préservation de l’environnement
Complémentaire des mobilités douces et consommant jusqu’à 12 fois moins d’énergie à masse égale que le transport routier, le transport ferroviaire est un maillon essentiel de la transition écologique en cours. Mais des progrès peuvent encore être accomplis, Railcoop s’engage donc à innover pour réduire encore plus l’empreinte écologique du transport ferroviaire.

Une gouvernance démocratique et transparente
1 personne = 1 voix. Quel que soit le niveau d’engagement dans le projet, l’opinion de chacun des membres est respectée. Concrètement, toutes les décisions des organes de direction de Railcoop sont publiques et chaque membre de Railcoop peut consulter à tout moment les comptes.

Opération carte-cadeau
Du 1er décembre au 15 janvier, offrez à vos proches des parts sociales de Railcoop (1 part = 100 €), afin que le train de demain soit leur train ! > CLIQUER ICI.

> EN SAVOIR PLUS SUR RAILCOOP.

29/11/2021

Paul Reclus, pionnier de l’écologie sociale

écologie sociale
“Plus loin que la politique”,
de Paul Reclus


Présentation par l’éditeur : La pensée de Paul Reclus, fils d’Élie et neveu d’Élisée Reclus, est brûlante d’actualité. Les mouvements d’assemblées citoyennes, où s’expriment la demande grandissante de démocratie directe, en témoignent. Paul Reclus peut être aussi considéré comme un des précurseurs de l’écologie sociale. Ce projet de société élaboré par Murray Bookchin s’appuie sur la conviction qu’aucun des problèmes écologiques ne sera résolu sans un profond changement social.
Collectés par Alexandre Chollier, les articles qui composent cet ouvrage sont issus des revues Plus loin et Les Temps nouveaux. Ils sont suivis d’un texte original d’Élisée Reclus, dans lequel le géographe s’attache à penser une nouvelle organisation sociale à travers les questions de la terre, du travail du sol et de la propriété. Plus loin que la politique permet d’appréhender la vision radicale de Paul Reclus sur le monde, la politique, le travail, la communauté, le travail agricole… Des écrits qui demeurent d’importance autant pour l’histoire de la pensée anarchiste que pour contribuer à la connaissance de l’œuvre complexe et multiple des Reclus, dont on sait l’intérêt qu’elle continue de susciter aujourd’hui.
Éditions Héros-Limite, 200 p., 18 €. Sorti (en Suisse) en 2020.