“Ni dieu ni patron ni mari”
par La Voz de la mujer
« Lasses d’être le jouet de nos infâmes exploiteurs et de nos vils époux, nous avons décidé de faire entendre notre voix et d’exiger notre part de plaisirs au banquet de la vie. Et comme nous ne voulons dépendre de personne, nous avons nous-mêmes brandi l’étendard rouge et sommes parties au combat… sans dieu ni maître. »
Publié à Buenos Aires en 1896, La Voz de la Mujer est le premier journal anarchiste féministe. Dans ses pages, ses rédactrices proposent de fournir aux femmes prolétaires les outils, théoriques et pratiques, nécessaires à leur émancipation. Partisanes de l’amour libre et de la propagande par le fait, elles y expriment leur volonté d’en finir, par tous les moyens, avec l’oppression, qu’elle soit religieuse, capitaliste ou patriarcale.
Éditions Nada, 96 p., 8 €. Sorti le 29 octobre 2021.
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06/11/2021
05/12/2020
À travers les luttes
“Le Livre de 300 gravures.
Allemagne - Suisse - Argentine”,
de Clément Moreau
Présentation : «Ce troisième recueil consacré à Clément Moreau, né Carl Meffert (1903-1988), présente la suite de ses travaux dans le domaine de la gravure (linogravures et gravures sur plomb pour des livres, des périodiques et en portfolios, 1930-1983, œuvres isolées dans des livres, des périodiques, pour des manifestations politiques ou syndicales..., 1925-1976). Ainsi grava-t-il avec colère et violence ses œuvres antifascistes durant la période de la terreur nazie, avec amitié celles illustrant des livres d’écrivains proches, avec l’amour du métier et des gens ses suites consacrées à la vie quotidienne et aux fêtes populaires des paysans argentins.
Les grands traits de sa vie vont toujours dans le sens de la lutte contre les injustices sociales, depuis sa jeunesse difficile et ses débuts dans une Allemagne se durcissant de jour en jour envers les intellectuels et les artistes ; dans une Suisse où il entra clandestinement pour échapper aux nazis et que, visé par une arrestation, il dut fuir pour l’Argentine, pays où il poursuivit le combat contre les dictatures européennes et se lia d’affection avec le peuple indien – et qu’il dut quitter devant l’irruption d’une autre dictature... »
Editions Plein Chant, 320 pages, 25 euros.
> Lire l'article biographique sur Clément Moreau.
Allemagne - Suisse - Argentine”,
de Clément Moreau
Présentation : «Ce troisième recueil consacré à Clément Moreau, né Carl Meffert (1903-1988), présente la suite de ses travaux dans le domaine de la gravure (linogravures et gravures sur plomb pour des livres, des périodiques et en portfolios, 1930-1983, œuvres isolées dans des livres, des périodiques, pour des manifestations politiques ou syndicales..., 1925-1976). Ainsi grava-t-il avec colère et violence ses œuvres antifascistes durant la période de la terreur nazie, avec amitié celles illustrant des livres d’écrivains proches, avec l’amour du métier et des gens ses suites consacrées à la vie quotidienne et aux fêtes populaires des paysans argentins.
Les grands traits de sa vie vont toujours dans le sens de la lutte contre les injustices sociales, depuis sa jeunesse difficile et ses débuts dans une Allemagne se durcissant de jour en jour envers les intellectuels et les artistes ; dans une Suisse où il entra clandestinement pour échapper aux nazis et que, visé par une arrestation, il dut fuir pour l’Argentine, pays où il poursuivit le combat contre les dictatures européennes et se lia d’affection avec le peuple indien – et qu’il dut quitter devant l’irruption d’une autre dictature... »
Editions Plein Chant, 320 pages, 25 euros.
> Lire l'article biographique sur Clément Moreau.
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28/03/2020
Une usine sous gestion ouvrière se mobilise
L’usine d’imprimerie argentine Madygraf, sous gestion ouvrière depuis 5 ans, s’est lancée cette semaine dans la production de masques et de gel hydroalcoolique, pour les mettre au service de la population et permettre la résolution de la crise sanitaire. https://t.co/QzxZzNp0xW— RévolutionPermanente (@RevPermanente) March 28, 2020
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08/04/2019
Vers un autre modèle agricole
Sortie en salles le 10 avril
"Le grain et l’ivraie"
Un film de Fernando Solanas
« Fernando Solanas voyage caméra aux poings à travers sept provinces argentines à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui nous racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxiques (glyphosate, épandages, fumigations) ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance. Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l’alternative d’une agriculture écologique et démontre qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides, pour reconquérir et préserver nos milieux naturels. »
> La page officielle du film.
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24/12/2018
Reprendre le pouvoir
L’actualité des entreprises récupérées et du mouvement d’autogestion en Argentine
« Le 21 novembre 2018, une soirée-débat (vidéo ci-dessus) s’est tenue sur le thème "L’actualité des entreprises récupérées et du mouvement d’autogestion en Argentine" avec pour invité Carlos Martínez, membre fondateur de la Facultad abierta de Buenos Aires
Les entreprises récupérées par leurs travailleur.se.s sont apparues en Argentine dans la foulée de la débâcle de l’économie locale en décembre 2001. Ce mouvement est particulièrement significatif dans ses caractéristiques : il se développe en contestation de ce qu’il y a de plus essentiel pour le capitalisme, la propriété privée des moyens de production.
Loin d’avoir disparu, ce mouvement s’est largement renforcé tout au long de ces deux dernières décennies. Il a démontré la possibilité d’une économie et d’une société sans patrons gérée par les travailleurs. Il s’agit ici bel et bien d’autogestion, dont la problématique peut ainsi être envisagée à l’échelle de la société tout entière. Cependant, ce processus est aujourd’hui confronté à un contexte socio-économique et politique défavorable dominé par le retour au pouvoir d’une droite ultra-conservatrice.
Carlos Eduardo Martínez est anthropologue social, professeur à l’Université nationale de Córdoba. Chercheur sur les processus d’autogestion, il est membre de la Commission de direction de la Maison des ouvriers de Córdoba et membre fondateur du programme de faculté ouverte de l’Université de Buenos Aires depuis 2001. » (Association Autogestion)
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23/10/2017
Vient de paraître
"Matricule 155 : Simon Radowitzky"
Une BD de Agustín Comotto
« Le matricule 155 a collé à la peau de Simon Radowitzky pendant toute sa vie. Des pogroms perpétrés par les cosaques dans la Russie impériale de la fin du XIXe siècle jusqu'au massacre des manifestants du 1er Mai dans l'Argentine de 1909, et pendant plus de vingt ans d'enfermement au fin fond des glaces d'Ushuaïa, Simon s'est battu. Jusqu'où un homme peut-il résister pour un idéal ? Simon Radowitzky a été l'une de ces rares anomalies qui transcendent le mythe pour redevenir, après la misère, l'horreur et l'ignominie, ce qu'il voulait être : un homme simple et commun qui a lutté pour la justice. »
« Simon Radowitzky naît en 1891 dans une famille juive pauvre installée dans un hameau au sud-est de Kiev, en Ukraine, qui est alors une province de l’empire russe. Il devient militant dès son plus jeune âge et, en 1904, encore mineur, il est condamné à quatre mois de prison, pour avoir diffusé des tracts socialistes. Début octobre 1905, il oblige, armé d’un pistolet, le conducteur de la chaudière de l’usine à tirer la sirène, signal convenu pour le début de la grève générale. Les jours suivants, affrontements et barricades deviennent le quotidien des grévistes face aux militaires et aux flics. On comptera plus de cent morts dans les deux camps en une semaine. Obligé de quitter la Russie, Simon débarque dans le port de Buenos Aires en mars 1908, où il reprend l’activité politique.
Le 14 novembre 1909, en lançant une bombe contre sa voiture, il tue le chef de la police de Buenos Aires, le général Falcon, qui avait juré d’en finir avec les anarchistes. Arrêté, il est condamné au bagne à vie, enfermé au pénitencier de Ushuaïa dont il arrive à s’évader pour une courte durée en novembre 1918. Dans les années qui suivent Simon deviendra un symbole des luttes ouvrières et une longue campagne pour sa libération obtiendra la grâce présidentielle après vingt ans de bagne.
Expulsé en Uruguay, Simon part en Espagne en 1936 pour rejoindre les brigades internationales. Après la victoire de franquistes, il se refugie en France, puis part au Mexique où il restera jusqu’à la fin de sa vie. Au-delà du récit biographique, nous montrant un homme ne renonçant jamais à son idéal, intransigeant au point de choisir l’anonymat pour éviter de devenir une icône, ce livre donne un aperçu des premières décennies du XXe siècle, de la condition de misère généralisée et des tentatives d’y mettre fin en luttant qui l’ont traversé. » (Bedetheque.com)
Éditions Vertige graphic, 241 p., 30 €.
> La page Wikipedia sur Radowitzky.
> L'article d'Amerikenlutte.
> L'article des Giménologues.
> La brochure "De la Russie à l'Argentine.
Parcours d'un anarchiste au début du XXe siècle". (pdf téléchargeable).
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10/12/2016
Soutenir Zanon, l’usine sans patron
Pour la défense de l’autogestion: vive la solidarité internationaliste !— RévolutionPermanente (@RevPermanente) 10 décembre 2016
Soutenir Zanon, l’usine sans patron https://t.co/TRYtzSKYXa pic.twitter.com/BEo3sKTjSp
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26/01/2016
Jeudi 4 février
"Occuper, résister, produire :
autogestion ouvrière et entreprises récupérées en Argentine"
Rencontre-débat autour du livre paru aux éditions Syllepse,
avec Andrés Ruggeri, Richard Neuville, Maxime Quijoux.
Présentation : Les entreprises récupérées sont en général considérées comme un des nouveaux mouvements sociaux parmi ceux qui ont émergé dans la foulée de la débâcle de l'économie argentine en décembre 2001. Mais le mouvement des entreprises récupérées est particulièrement significatif de par ses caractéristiques : il se développe au cœur même de ce qu'il y a de plus sacré : au sein des relations sociales capitalistes, à savoir la propriété privée des moyens de production. Ce processus a démontré la possibilité d'une économie et d'une société sans patrons gérée par les travailleurs. Il s'agit ici bel et bien d'autogestion, dont la problématique peut ainsi être envisagée à l'échelle de la société tout entière.
Cette possibilité a attiré des intellectuels et des militants sociaux et politiques du monde entier, nombre d'entre eux voyant dans ce phénomène une alternative au processus global de mondialisation néolibérale. De ce point de vue, les entreprises récupérées et leurs salariés se sont convertis en dépositaires d'un espoir de changement social inimaginable, renouant avec la tradition des coopératives du 19e siècle et celle, bien connue, ici en France, des Lip qui « fabriquaient, vendaient et se payaient ». Cependant, depuis cette éclosion d'occupations, de prises de contrôle d'usines et d'intérêt mondial pour les entreprises récupérées, une décennie s'est écoulée. Le processus s'est ralenti une fois passé le point culminant de la crise, les occupations et les prises d'entreprises qui étaient parvenues à rencontrer un écho médiatique se sont raréfiées, au point de ne plus constituer qu'une poignée les années suivantes.
Mais, derrière le silence qui s'est abattu sur ce mouvement, les entreprises récupérées continuent à exister, à produire, à faire vivre des milliers de salariés, et à se développer, à la manière d'un compte-gouttes incessant. Les entreprises récupérées ont rendu palpable la capacité des travailleurs à mettre en fonctionnement des établissements considérés pourtant comme non viables par les capitalistes et la technocratie économique et, par là même, elles ont ouvert la voie à la possibilité d'une économie gérée par la société elle même.
L'ouvrage, écrit par un universitaire qui a accompagné le mouvement dès ses origines, analyse les processus complexes de développement de ces entreprises, en Argentine et dans d'autres pays d'Amérique latine, en dégage l'importance, examine leur viabilité, leur portée, mais également de leurs limites et de leurs problèmes. L'auteur veut ainsi les ériger en entreprises d'un nouveau genre, œuvrant selon une logique économique alternative à celle du capital
Andrés Ruggeri est anthropologue et sociologue à l'Université de Buenos Aires. Il coordonne depuis 2002 le programme universitaire « Facultad Abierta », qui s'est spécialisé dans la recherche, le soutien et le conseil aux entreprises récupérées.
LIEU : Institut des Hautes Etudes de l'Amérique latine (IHEAL)
28, rue Saint-Guillaume, Paris 7e. A 18 heures.
Inscription préalable (avant le 4 fév. à midi) obligatoire
auprès de romain.descottes(at)yahoo.fr
Se munir d'une pièce d'identité.
autogestion ouvrière et entreprises récupérées en Argentine"
Rencontre-débat autour du livre paru aux éditions Syllepse,
avec Andrés Ruggeri, Richard Neuville, Maxime Quijoux.
Présentation : Les entreprises récupérées sont en général considérées comme un des nouveaux mouvements sociaux parmi ceux qui ont émergé dans la foulée de la débâcle de l'économie argentine en décembre 2001. Mais le mouvement des entreprises récupérées est particulièrement significatif de par ses caractéristiques : il se développe au cœur même de ce qu'il y a de plus sacré : au sein des relations sociales capitalistes, à savoir la propriété privée des moyens de production. Ce processus a démontré la possibilité d'une économie et d'une société sans patrons gérée par les travailleurs. Il s'agit ici bel et bien d'autogestion, dont la problématique peut ainsi être envisagée à l'échelle de la société tout entière.
Cette possibilité a attiré des intellectuels et des militants sociaux et politiques du monde entier, nombre d'entre eux voyant dans ce phénomène une alternative au processus global de mondialisation néolibérale. De ce point de vue, les entreprises récupérées et leurs salariés se sont convertis en dépositaires d'un espoir de changement social inimaginable, renouant avec la tradition des coopératives du 19e siècle et celle, bien connue, ici en France, des Lip qui « fabriquaient, vendaient et se payaient ». Cependant, depuis cette éclosion d'occupations, de prises de contrôle d'usines et d'intérêt mondial pour les entreprises récupérées, une décennie s'est écoulée. Le processus s'est ralenti une fois passé le point culminant de la crise, les occupations et les prises d'entreprises qui étaient parvenues à rencontrer un écho médiatique se sont raréfiées, au point de ne plus constituer qu'une poignée les années suivantes.
Mais, derrière le silence qui s'est abattu sur ce mouvement, les entreprises récupérées continuent à exister, à produire, à faire vivre des milliers de salariés, et à se développer, à la manière d'un compte-gouttes incessant. Les entreprises récupérées ont rendu palpable la capacité des travailleurs à mettre en fonctionnement des établissements considérés pourtant comme non viables par les capitalistes et la technocratie économique et, par là même, elles ont ouvert la voie à la possibilité d'une économie gérée par la société elle même.
L'ouvrage, écrit par un universitaire qui a accompagné le mouvement dès ses origines, analyse les processus complexes de développement de ces entreprises, en Argentine et dans d'autres pays d'Amérique latine, en dégage l'importance, examine leur viabilité, leur portée, mais également de leurs limites et de leurs problèmes. L'auteur veut ainsi les ériger en entreprises d'un nouveau genre, œuvrant selon une logique économique alternative à celle du capital
Andrés Ruggeri est anthropologue et sociologue à l'Université de Buenos Aires. Il coordonne depuis 2002 le programme universitaire « Facultad Abierta », qui s'est spécialisé dans la recherche, le soutien et le conseil aux entreprises récupérées.
LIEU : Institut des Hautes Etudes de l'Amérique latine (IHEAL)
28, rue Saint-Guillaume, Paris 7e. A 18 heures.
Inscription préalable (avant le 4 fév. à midi) obligatoire
auprès de romain.descottes(at)yahoo.fr
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23/06/2015
Un webdoc sur l'autogestion
qui se vit ici et maintenant
« Poder sin poder »,
le webdocumentaire sur l’autogestion
« Pendant un an, nous avons visité des initiatives autogérées en Europe (Espagne, France) et en Amérique latine. Nous avons rencontré plus de vingt expériences, réalisé des dizaines d’interviews, filmé plus d’une centaine d’heure. Nous avons vu des initiatives profondément plurielles, tant dans leurs appellations, leurs outils de décisions, que dans leurs structures ou leurs finalités. Qu’il s’agisse d’entreprises reprises par les travailleurs, de communautés agraires, de coopératives, de projets culturels ou encore pédagogiques, les exemples sont multiples. Ils partagent cependant tous un objectif commun : permettre à chaque personne de participer aux décisions qui la concernent et d’avoir
prise sur sa vie.
Sur base de l’ensemble de notre voyage, des différents reportages réalisés et de tous les matériaux vidéos récoltés, nous avons produit un webdocumentaire qui développe une réflexion sur l’autogestion, en partant des expériences concrètes rencontrées. Poder sin Poder, l’autogestion au quotidien explore douze lieux qui font le pari de l’égalité, de l’absence de hiérarchie, de la coopération. Ces expériences sont multiples et profondément plurielles, tant dans leurs appellations et leurs outils de décisions que dans leurs structures ou leurs finalités. Qu’il s’agisse d’entreprises reprises par les travailleurs, de territoires, de projets culturels ou pédagogiques, de coopératives, elles partagent toutes un objectif commun : permettre à chaque personne de participer, de faire connaître et entendre sa voix. » (Edith et Yan, d'UtopiasProject - Construire l'utopie)
Les expériences présentes dans le webdoc : Can Batllo (Catalogne), centres culturels (Argentine), radios communautaires (Argentine), Cecosesola (Venezuela), entreprises récupérés (Argentine), Col-lectiu Ronda (Catalogne), Coopérative Intégrale Catalane (Catalogne), Comunas (Venezuela), Marinaleda (Espagne), les Indignés du 15M (Espagne), l’école « la Cecilia » (Argentine), Baccalaurat populaire (Argentine)...
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26/03/2015
« Occuper, résister, produire »
Autogestion ouvrière et entreprises récupérées en Argentine
Rencontre avec l'anthropologue argentin Andrés Ruggeri.
« Émergées dans la foulée de la débâcle de l'économie argentine, les entreprises récupérées par leurs travailleurs ont démontré la possibilité d'une économie et d'une société sans patrons et gérées par les salariés. Il s'agit ici bel et bien d'autogestion, dont la problématique peut ainsi être envisagée à l'échelle de la société tout entière.
Depuis plus de dix ans, ces entreprises récupérées produisent, font vivre des milliers de salarié·es et se multiplient. Il ne s'agit donc pas d'un lointain souvenir de la crise de 2001, mais d'une pratique sociale durablement ancrée dans la réalité argentine et plus largement latino-américaine.
Fruit d'une recherche mené au sein de l'Université de Buenos Aires, ce livre nous invite à la découverte de cette « construction collective de l'autogestion ». Les entreprises récupérées ont concrétisé la capacité des travailleurs à mettre en fonctionnement des établissements considérés comme non viables par les capitalistes et la technocratie économique. Elles ont ouvert la voie à la possibilité d'une autre économie et d'une société fonctionnant sur d'autres critères que la rentabilité capitaliste. Ces expériences sans patrons nous interpellent fortement en attirant notre regard sur la trace laissée en France par Lip et qui s'incarne aujourd'hui à Fralib et à la Fabrique du Sud.
Andrés Ruggeri, anthropologue et sociologue à l'Université de Buenos Aires, coordonne le programme Facultad Abierta qui conseille les entreprises récupérées. Son livre est traduit simultanément en trois langues (français, italien et grec). »
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03/07/2014
L'hôtel Bauen fait chambres à part
À lire dans Libé du 29 juin :
L’hôtel Bauen, coopérative anti-crise,
entre en résistance
« Occuper, résister, produire ! » Le slogan de l’hôtel Bauen de Buenos Aires, symbole des entreprises argentines récupérées et autogérées par leurs travailleurs après la crise économique et sociale de 2001, est plus que jamais d’actualité. (...)
> Lire l'article complet.
Lire aussi sur Autogestion-asso.fr (avril 2014) :
Solidarité avec les travailleurs de l'hôtel Bauen
L’hôtel Bauen est une des entreprises récupérées par les travailleurs les plus emblématiques en Argentine. Fermé par ses propriétaires suite à une manœuvre frauduleuse qui a jeté à la rue tous les travailleurs fin 2001, le grand édifice de 20 étages, situé en plein centre de Buenos Aires, a été abandonné pendant plus d’une année avant qu’un groupe d’anciens travailleurs ne l’occupe le 21 mars 2003. Pendant onze années, un processus autogestionnaire a été entrepris, permettant de créer 130 postes de travail et de valoriser, pratiquement sans financement extérieur, un hôtel vidé et abandonné par ses patrons. En plus, il a transformé un hôtel, qui était précédemment le symbole de la corruption du pouvoir, en un lieu de réunion et de solidarité pour les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations de travaileurs, où se sont tenues des centaines de journées d’organisation et de débat, y compris des événements universitaires et culturels.
Mais l’hôtel Bauen n’est pas seulement un emblème de l’autogestion. Son origine est également un exemple clair de la connivence et de la corruption entre le pouvoir économique et la dictature génocidaire qui a ensanglanté l’Argentine entre 1976 et 1983. Le Bauen a été construit pour le mondial de football de 1978 avec les crédits accordés par une banque de l’Etat (La Banade), qui n’ont jamais été remboursés. Du fait de cette dette, l’Etat pourrait très bien récupérer la propriété de l’hôtel. Au lieu de cela, la dette des entrepreneurs n’est pas remboursée, la justice a estimé que l’entreprise Mercoteles (continuité de l’entreprise originale) est propriétaire de l’immeuble et a ordonné l’expulsion de la coopérative de travailleurs. Cette décision a été contestée par la coopérative mais les recours ont été rejetés par toutes les instances judiciaires.
Le 21 mars 2014, à l’occasion du 11e anniversaire de la récupération de l’hôtel Bauen par les travailleurs, l’ordre d’expulsion a été adressé à la coopérative. Les travailleurs et de nombreuses organisations sociales sont disposés à résister en espérant qu’une solution définitive, qui reconnaisse le travail et le rôle social, économique et culturel de l’entreprise autogérée, soit trouvée, et que ne soit pas récompensés les entrepreneurs corrompus et complices de la dictature.
N’hésitez pas à envoyer un e-mail de soutien aux travailleurs de l’Hôtel Bauen (prensabauen (at) gmail.com ou andres.ruggeri (at) gmail.com) ou à faire une photo de groupe de votre association, de votre section syndicale ou de votre entreprise coopérative avec une mention de soutien et de l’envoyer aux adresses indiquées.
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12/05/2014
Sortie le 13 mai
"Terres de schiste"
« France, 2011 : suite à une très forte mobilisation citoyenne, une loi est votée, interdisant la fracturation hydraulique sur le territoire français, avec notamment pour conséquence l’abrogation du permis dit de Montélimar, qui avait initialement été accordé à Total.

Mais rien n’empêche cette entreprise d’aller exploiter les gaz et huiles de schiste ailleurs, en Europe et dans le monde. Second opérateur de gaz en Argentine, Total acquiert avant toutes les autres grandes multinationales du secteur, des permis de gaz non conventionnels dans la province de Neuquén en Patagonie, y compris au sein d’une aire naturelle protégée. Le bassin de Vaca Muerta, qui s’étend sur 30 000 km2 devient vite aussi le nouvel eldorado des autres compagnies pétrolières telles que Chevron, YPF, Shell, Apache : l’Argentine serait le troisième pays mondial en terme de réserves potentiellement exploitables de gaz et pétrole de schiste.
Accaparement de terres, répression…, les populations, notamment les communautés Mapuche et les petits paysans, qui souffrent déjà des impacts de décennies d’exploitation conventionnelle de pétrole et gaz, se retrouvent piégées par les majors étrangères et YPF, la compagnie renationalisée. Le gouvernement a donné son accord sans les consulter. La résistance commence.
La sortie du documentaire Terres de schiste a lieu à l’occasion de la présence à Paris de deux représentants des communautés affectées en Argentine, venus demander des comptes à Total, qui tiendra son assemblée générale d’actionnaires le 16 mai. L’occasion aussi d’interpeller le gouvernement français sur la nécessité de reconnaître la responsabilité légale des maisons-mères des multinationales sur les activités de leurs filiales et sous-traitants à l’étranger.
Ce documentaire a été réalisé dans le cadre d’une campagne commune entre Les Amis de la Terre France, l’Observatorio Petrolero Sur, Les Amis de la Terre Europe et MilieuDefensie (Les Amis de la Terre Pays-Bas). Elle a pour objectif d’apporter une visibilité et un soutien concret aux demandes des populations mobilisées contre les gaz et huiles de schiste en Argentine, de faire pression sur les entreprises pétrolières pour qu’elles abandonnent ces projets et modifient plus généralement leurs pratiques, et de plaider auprès des décideurs français et argentins pour qu’ils réforment le cadre légal qui permet aujourd’hui aux multinationales d’agir en toute impunité.
Terres de schiste est un documentaire à visée non commerciale. Il ne sera pas proposé en salles dans les circuits habituels, chacun peut aider à le diffuser. Pour organiser une projection de Terres de schiste près de chez soi, direction le site officiel du film.
Le DVD du documentaire sera disponible à partir du 13 mai au prix de 10 euros (hors frais de port). Les fonds récoltés permettront de soutenir la campagne, notamment la diffusion du film et les actions conjointes avec les partenaires en Argentine.
Les premières projections-débats prévues en France :
• Le mardi 13 mai à Paris, au cinéma Reflet Médicis à 20h. Suivi d’un débat animé par Hervé Kempf, en présence de Grégory Lassalle (réalisateur), de deux représentants des communautés affectées en Argentine, et de Juliette Renaud (Les Amis de la Terre)
• Le vendredi 16 mai à Pierrelatte (Ardèche) à 19h. Suivi d’un débat organisé par le collectif Touche pas à mon schiste, en présence de deux représentants des communautés affectées en Argentine, et de Juliette Renaud (Les Amis de la Terre)
• Le samedi 17 mai à Alès (Gard), au cinéma « Les Arcades » à 20h30. Suivi d’un débat organisé par le collectif Basta Gaz Alès, en présence de deux représentants des communautés affectées en Argentine, et de Juliette Renaud (Les Amis de la Terre)
• Le jeudi 29 mai à Aujac (Gard), à la salle des fêtes. Projection organisée par le collectif anti gaz de schiste Hautes-Cévennes, à l’occasion de l’inauguration de la rue « Josh Fox »
• Le mercredi 11 juin à Grenoble (Isère), à la Maison des Associations, à 16h. Projection organisée par l’Université Stendhal – Grenoble 3 en partenariat avec le Centre d’Études Canadiennes de Grenoble, dans le cadre du colloque « Ressources minières dans les Amériques : mutations d’un continent »
• Le vendredi 13 juin à Lyon (Rhône), à la Maison Rhodanienne de l’Environnement, à 20h. Suivi d’un débat organisé par Les Amis de la Terre Rhône, en présence d’un représentant du collectif Stop gaz de schiste Rhône-Alpes, et de Juliette Renaud (Les Amis de la Terre)
• Le jeudi 19 juin à Biscarosse (Landes), au cinéma le Renoir. Suivi d’un débat organisé par Le Jardin des Possibles avec le soutien des Amis de la Terre Landes, en présence de Romain Porcheron (Les Amis de la Terre)
• Le mercredi 25 juin à Limoges (Haute-Vienne). Suivi d’un débat organisé par Les Amis de la Terre Limousin, en présence de Juliette Renaud (Les Amis de la Terre)
• Le jeudi 26 juin à La Souterraine (Creuse) à 20h30. Suivi d’un débat organisé par Doc’ en Sout, en présence de Juliette Renaud (Les Amis de la Terre)
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08/03/2014
Increvables féministes

En cette Journée internationale des droits des femmes, petit retour sur l'histoire et hommage, au hasard, à un journal et à une femme de lutte méconnue (parmi tant d'autres), en parcourant les bribes qui leur sont consacrées sur le Web...
"La Voix de la femme"
La Voix de la femme (en espagnol La Voz de la Mujer) fut le premier journal anarcha-féministe, en Argentine, publié par l'anarchiste Virginia Bolten entre 1896 et 1897. En plus de proposer un féminisme anarchiste loin du féminisme réformisme de l'époque, le journal défendait les idéaux de l'anarcho-communisme ; sa devise : « Ni dieu, ni maître, ni mari ». Le journal a d'abord été publié à Buenos Aires, puis à Rosario, et finalement à Montevideo, bien que pour ces deux dernières villes les témoignages en soient fragmentaires. Outre Virginia Bolten, Teresa Marchisio, Pepita Gherra, Maria et Josefa Martinez Calvia semblent avoir collaboré à la publication. Ces contributrices étaient pour la plupart des travailleuses migrantes ayant un certain degré d'instruction.
« Ras le bol de tant d'années de larmes et de tant de misère, marre de la corvée interminable du soin des enfants (bien que nous les aimions tant), marre de demander et de quémander, marre d'être un jouet pour des employeurs ignobles ou d'infects maris. Nous avons décidé d'élever la voix au dessus du bruit de fond des discussions de la société et de demander, de réclamer notre part des plaisirs du banquet de la vie. »
(La Voz de la Mujer n°1)
« Quand nous, femmes, ignorantes et indignes d'intérêt que nous sommes, avons pris l'initiative de publier La Voz de la Mujer, nous aurions dû deviner comment vous, voyous
modernes, alliez réagir à notre initiative, avec vos vieux raisonnements automatiques. Vous auriez dû comprendre que nous, stupides femmes, savons aussi faire preuve d'initiative et qu'elle est le résultat d'une réflexion. Vous savez : il nous arrive aussi de penser... Quand le premier numéro de La Voz de la Mujer a été publié, ça a évidemment été de la folie :
« émanciper les femmes ? Pourquoi faire ? », « émanciper les femmes ? Hors de question», « laissez notre émancipation arriver en premier, et quand nous les hommes serons libres et émancipés, nous nous occuperons de vous. » (La Voz de la Mujer, n°2)
« Vous feriez mieux de comprendre, une fois pour toutes, que notre raison d'être ne peut être réduite à l'éducation de vos enfants et au lavage de vos vêtements et que nous avons nous aussi le droit à l'émancipation et à la libération de tout type de dépendance, qu'elle soit économique ou maritale. » (La Voz de la Mujer n°1)
Le format du journal était de quatre pages et son tirage de 1000 à 2000 exemplaires en plus de la distribution semi-clandestine en raison de son plaidoyer pour l'action directe. Sur la couverture se trouvait cette annonce : « Il paraît quand vous pouvez et par abonnement volontaire ». Le journal tenait financièrement grâce à des abonnements et des dons individuels. Sur la dernière page de chaque numéro étaient détaillés les frais de gestion. La rédaction était en contact avec Louise Michel et Emma Goldman, comme indiqué dans le cinquième numéro du journal. Le premier numéro fut publié le 8 janvier 1896. Les difficultés économiques menacèrent la viabilité du projet puis les dettes du journal conduisirent à sa disparition. Le dernier numéro fut publié le 1er janvier 1897.
L'historien anarchiste Max Nettlau a sauvé la plupart des numéros qui sont à présent déposés à l'Institut international d'histoire sociale à Amsterdam. (Article Wikipedia + autres sources)
Virginia Bolten (1870-1960)
(Article inspiré notamment par la page Wikipedia anglais. Traduction approximative et enrichie par UtopLib, mixée avec des articles de Libcom, de l'Ateneo Virtual, via Alasbarricadas, et des blogs argentins).
Virginia Bolten, fille d'un émigré allemand, marchand ambulant, est née en 1870 en Uruguay (ou, à quelques kilomètres de là, en Argentine, selon d'autres sources). Elle vit et travaille d'abord à Rosario, surnommée la « Barcelone d'Argentine » à cause de sa concentration d'industries, foyer favorable au développement d'idées radicales.
Elle commence par fabriquer des chaussures avant d'être employée dans la raffinerie sucrière de la ville, où se retrouvent des milliers d'ouvriers, dont beaucoup d'immigrés européens et de femmes. A cette période, elle fait la connaissance de Juan Marquez, un responsable, d'origine uruguayenne, du syndicat des travailleurs de la chaussure, qu'elle épousera plus tard.
En 1888, à 18 ans, elle devient l'une des éditrices d'El Obrero Panadero de Rosario (L'Ouvrier boulanger de Rosario), l'un des premiers journaux anarchistes argentins. Un an plus tard, elle organise une manifestation et une grève des couturières de Rosario, probablement la première grève des travailleurs de sexe féminin en Argentine.
A Rosario, anarchistes et socialistes, Français, Italiens, Espagnols, ou Autrichiens, ont l'habitude de se réunir au café "La Vieja Bastilla" ou "La Bastilla", dans la rue Rioja. Virginia fréquente ce lieu.
En 1889, la IIe Internationale voit le jour à Paris et décide, entre autres, de faire de chaque 1er mai une journée internationale de manifestations ouvrières. En avril 1890, à Rosario, se crée une section de l'Association international des travailleurs. Virginia et ses ami(e)s, Romulo Ovidi, Francisco Berri, Domingo Lodi, Juan Ibaldi, Rafael Torrent, Teresa Marchisio et Maria Calvia (deux femmes qu'on retrouvera dans la rédaction de La Voz de la Mujer), décident d'y organiser un 1er-Mai des travailleurs. La veille de ce jour, elle est arrêtée et interrogée par les forces de police locales, pour avoir distribué des tracts du Comité international de Buenos Aires et de la propagande anarchiste devant les grandes usines de la région, notamment aux portes de la Refinería Argentina, et d'avoir « attenté à l'ordre social existant ».
Toutefois, le 1er mai, on la retrouve bien place Lopez, à Montevideo, la capitale de l'Uruguay, à la tête d'une colonne d'un millier de travailleurs.ses, brandissant un drapeau noir sur lequel est écrit en lettres rouges "1er mai, Fraternité universelle" (ou drapeau rouge avec lettres noires, selon d'autres versions). A la fin de la manifestation, pacifique, Virginia Bolten, Domingo Lodi, Juan Ibaldi, Guillermo Schutlze, Alfonso Jullen, Rafael Torrent, Paulino Pallas prennent la parole, chacun dans sa langue respective, pour dénoncer la violence institutionnelle exercée contre la classe ouvrière. Certains ont souligné que c'était la première fois qu'une femme (de 20 ans !) prenait la parole lors d'un meeting ouvrier et que Virginia s'était montré particulièrement brillante dans cet exercice. Tout ce beau monde se retrouvera au café La Bastilla pour fêter la réussite de la démonstration et réfléchir aux suites à donner.
En 1896, elle sort le premier numéro de La Voz de la Mujer (La Voix de la femme) (voir article plus haut). Elle intervient dans de nombreuses réunions à travers l'Argentine, souvent interrompues par l'intervention de la police. En novembre 1900, Virginia et Teresa Marchisio organisent une contre-procession pour protester contre celle de l'église catholique, en l'honneur de la Virgen de la Roca. Les deux amies et quatre anarchistes sont interpellés à cette occasion. Dans la même période, Virginia participe à la création de la Maison du peuple (Casa del Pueblo) de la ville. On y parle politique, on y débat, on y entend des poètes et des pièces de théâtre. On y trouve également un orchestre et une bibliothèque de 380 livres. En octobre 1901, rebelote ! Elle est de nouveau arrêtée pour avoir distribué des tracts devant la raffinerie pendant une grève, durant laquelle elle avait assisté au meurtre de sang-froid par la police d'un ouvrier immigré, Come Budislavich.
En 1902, elle est l'une des principales oratrices du meeting du 1er-Mai à Montevideo et en profite pour dénoncer la situation sociale en Argentine. En 1903, suite à la mise en place de la loi de résidence [Ley de Residencia] en Argentine [qui prévoyait l'expulsion pure et simple des immigrés fauteurs de troubles, syndicalistes et socialistes], de nombreux anarchistes sont déportés. Rapidement, des campagnes s'organisent pour redonner confiance à la communauté des militants. Elle en est partie prenante.
En 1904, Virginia est forcée de déménager à Buenos Aires et entre au Comité de grève féminin du mouvement syndical qui, organisé par la Federación Obrera Argentina, est en train de mobiliser les travailleuses du marché aux fruits de la ville. Son intense activité commence à avoir des effets néfastes sur sa santé, qui se dégrade. Ses camarades de la troupe de théâtre Germinal lancent un appel pour la soutenir. Pietro Gori, figure importante du mouvement anarchiste italien, qui a participé, pendant son exil en Argentine, au congrès constitutif de la Federación Obrera Argentina, l'introduit dans les cercles intellectuels de Buenos Aires.
En 1911, l'élection, en Uruguay, de Batlle y Ordóñez, à tendance social-démocrate et progressiste, fait naître l'espoir chez les travailleurs d'Amérique latine. Séparation de l'Eglise et de l'Etat, libéralisation politique et sociale, journée de travail de 8 heures, instauration du suffrage universel, légalisation du divorce, aide aux chômeurs, créations d'écoles publiques, ouverture des universités aux femmes, nationalisations... Les nombreuses réformes engagées par le nouveau gouvernement désorientent le mouvement anarchiste, qui ne sait plus trop à quel saint (oups) se vouer. Le Parti socialiste émergent en profite pour l'attaquer et développer son influence dans les entreprises.
A partir de cette époque, les éléments biographiques sur Virginia Bolten se font de plus en plus rares. En 1923, on sait qu'elle s'implique dans le Centro Internacional de Estudios Sociales et prend la parole au meeting du 1er-Mai de Montevideo. Elle meurt dans le quartier modeste de Manga, à Montevideo, aux environs de 1960, toujours fidèle à ses idéaux de jeunesse.
> "Ni dieu, ni maître, ni mari. L'anarcha-féminisme au 19e siècle en Argentine"
par Maxine Molyneux (pdf).
par Maxine Molyneux (pdf).
> "Ni Dieu, ni patron, ni mari : Femmes, ouvrières et anarchistes à Buenos Aires
(1890-1920)", d'Hélène Finet, Orthez, Temps perdu, 2009. 38 pages, 5 euros.
Disponible chez l'éditeur, via bon de commande pdf.
> "La voix solitaire de la femme anarchiste argentine", article de Joël Delhom (HCTI Bretagne-Sud), s'appuyant sur les articles de La Voz de la Mujer. Disponible en ligne.
> Les neuf numéros de La Voz de la Mujer (en VO) ont été réunis et réédités en 1997 et 2002 par l'université de Quilme (Argentine). Préfacé par Maxine Molyneux, de l'Institut des études latino-américaines de l'université de Londres. 170 pages, 10,42 $. Disponible chez Promoteo Libros.
repris en 2012 par le blog québécois du collectif Emma Goldman.
En 2007, le gouvernement de la province de San Luis, en Argentine, a décidé de financer un film hommage à Virginia Bolten. Le film se concentre principalement sur sa vie, le féminisme anarchiste et les conditions sociales, qui a conduit à la publication de La Voz de la Mujer. Il est intitulé Ni Dieu, ni maître, ni mari. Sorti en mai 2010 en Argentine, ce film a été réalisé par l'Espagnol Laura Mañá. Vous pouvez le voir en VO ci-dessous. Pour éviter toute déception, précisons quand même qu'il s'agit d'un film modeste (pour être gentil).
Y en a pas une sur cent
(extrait d'un article de Marianne Enckell dans Réfractions n°24, printemps 2010,
(...) Compagnons et compagnes, salut ! Voici : Lasses de tant de pleurs et de misères, lasses du cadre permanent et désolant que nous offrent nos malheureux enfants, tendres morceaux de notre cœur, lasses de réclamer et de supplier, d’être le jouet du plaisir de nos infâmes exploiteurs ou de vils époux, nous avons décidé de lever la voix dans le concert social et d’exiger, oui, d’exiger notre part de plaisir au banquet de la vie.
(La Voz de la Mujer, Buenos Aires 1896, rééd. 1997)
[Vous aurez remarqué les différences de traduction...]
Leur colère n’a sans doute pas pris fin avec la cessation du journal, due à des raisons financières. Elles avaient probablement été influencées par les Espagnoles Soledad Gustavo, Teresa Claramunt, par les Françaises Flora Tristan ou Marguerite Durand. Il n’empêche que c’est vraisemblablement le premier journal de femmes anarchistes. Il y en eut plusieurs autres par la suite : citons L’Exploitée (Lausanne, 1907- 1908) de Margarethe Faas-Hardegger, Tian Yi Bao (Justice naturelle, Tokyo, en chinois, 1907) de He Zhen et de son compagnon, The Woman Rebel (New York, 1914) de Margaret Sanger, Seiko
(Bas-Bleu, Japon, vers 1920) de Noe Ito – puis, bien sûr, Mujeres libres en Espagne
depuis 1936. (...)
(Bas-Bleu, Japon, vers 1920) de Noe Ito – puis, bien sûr, Mujeres libres en Espagne
depuis 1936. (...)
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07/01/2014
Mafalda vaincra !

Mafalda, 50 ans et encore toutes ses dents !
« On ne présente plus Mafalda, petite fille qui découvre la vie, ses joies, ses absurdités et ses horreurs. À travers l’éveil d’un enfant, Quino nous livre sa réflexion sur le monde et sur l’étrange animal qui le peuple : l’être humain. Quino donne naissance à Mafalda en 1964, personnage contestataire et anticonformiste de dix ans, qui fera de lui un dessinateur mondialement reconnu. 2014 célébrera les 50 ans de Mafalda (même si elle ne les fait pas) ! À cette occasion, les éditions Glénat rééditent leur intégrale dans une nouvelle édition anniversaire afin que toutes les générations puissent découvrir cet incontournable de la bande dessinée internationale. »
Mafalda - Intégrale 50 ans, de Quino. Editions Glénat, collection Jeunesse.
225 x 328 mm, 576 pages, 30 euros. Sorti le 3 janvier 2014.
Et aussi une expo hommage à Angoulême
« L’édition 2014 du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (30 janvier-2 février) est l’occasion de fêter un double anniversaire : les 60 ans de carrière, en sa présence, d’un très grand auteur argentin, Quino, et le 50e anniversaire de son héroïne la plus fameuse, Mafalda, célébrité mondiale de la bande dessinée.
Avec une dimension poétique demeurée intacte malgré le passage des années, la petite fille au nœud dans les cheveux n’a rien perdu non plus de sa charge moderne et subversive : elle continue, aux yeux de lecteurs de tous âges, de toutes conditions et de tous pays, à symboliser une résistance lucide, irréductible et universelle face aux propos lénifiants et aux idées reçues. Sous les apparences d’un humour efficace et immédiatement accessible, ses aventures n’ont de cesse de dénoncer le populisme, le conservatisme et le malaise d’un monde qui semblait être déjà au plus mal dans les années 60.»
Exposition « Mafalda, une petite fille de 50 ans »,
Espace Franquin, salle Iribe, 1, boulevard Berthelot, Angoulême.
Du jeudi 30 janvier au dimanche 2 février 2014, de 10h à 19h.
UtopLib ne peut que vous conseiller vivement de (re)découvrir cette rebelle en socquettes blanches, dont les avis acides sur le monde, les politiciens, le sexisme, la course aux armements, la démocratie... restent étonnamment d'actualité et qui piquent là où ça fait mal. Pour s'en faire une meilleure idée, mieux vaut se diriger carrément sur l'intégrale en N&B que sur les tomes thématiques, qui amolissent le propos.
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03/12/2013
8 décembre • Paris

Ciné-débat autour des entreprises récupérées argentines. "Quel écho en Grèce et en France ?"
La Manufacture coopérative (Ladyss, Oxalis, Coopaname) propose une projection du film "Grissinopoli" de Dario Dora, suivie d'un débat avec :
• Mirta Vuotto (sociologue argentine, CEST-UBA),
• Kostas Lambropoulos (syndicaliste grec, GSEE),
• Elsa Manghi (la Manufacture coopérative, France).
Cette projection a lieu dans le cadre du colloque "Transition vers la coopérative /
Coopératives dans la transition".
Grissinopoli - Le pays des grissinis
Documentaire de Dario Doria - Argentine - 2004, 80 minutes
« Grissinopoli s'achève sur une double victoire. Non seulement les ouvriers de l'entreprise en faillite ont sauvé, au terme de deux ans d'une lutte acharnée, leur fabrique de grissini (petits bâtonnets que l'on mange à l'apéritif), mais ils ont obtenu en outre la votation d'une loi qui, tenant compte de la crise que traverse l'Argentine, permet aux ouvriers de se réapproprier leur outil de travail sous la forme d'une coopérative. (...) Grissinopoli illustre les différentes phases (de l'occupation à la gestion) qui transforment une usine de Buenos-Aires en coopérative. Parallèlement, le film témoigne des combats menés auprès des institutions pour légitimer cette mutation. Traité exclusivement en cinéma direct, ce film nous plonge au cœur des événements. »
LIEU : Cinéma La Clef, 34, rue Daubenton / 21, rue de La Clef, Paris 5e.
M° Censier-Daubenton. A 20 h.
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06/11/2013
Vient de paraître

"¡Viva la social!
Anarchistes & anarcho-syndicalistes en Amérique latine (1860-1930)"
« Premier volume de la collection America libertaria dont l’objet est de se consacrer à l'étude du mouvement anarchiste, sous ses différentes expressions, en Amérique latine. Cette première livraison entend donner, au moyen de plusieurs contributions, un aperçu, non exhaustif, de l'influence des conceptions anarchistes sur le mouvement ouvrier – mais aussi paysan – latino-américain (Argentine, Équateur, Mexique, Paraguay, Pérou) au cours de la période 1860-1930, qui fut celle de son apogée. »
AU SOMMAIRE
• Le mouvement ouvrier anarchiste en Amérique latine, par Ricardo Melgar Bao.• « Ni dieu. Ni patron. Ni mari! » militantes anarchistes en Argentine (1890-1930),
par Hélène Finet.
• La semaine tragique de janvier 1919 à Buenos Aires. Une démonstration
de force du syndicalisme anarchiste en argentine, par Guillaume de Gracia.
• Guayaquil, foyer de l’anarcho syndicalisme équatorien,
par David Doillon – Pierre-Henri Zaidman.
• Aux sources des mouvements ouvriers et paysans mexicains :
les précurseurs de l’anarchisme (1861-1882), par David Doillon.
• L’anarchisme au Paraguay : des origines du mouvement ouvrier
à la commune d’Encarnacion, par David Doillon-Pierre-Henri Zaidman.
• Le mouvement ouvrier anarchiste au Pérou (1890-1930) :
essai de synthèse et d’analyse historiographique, par Joël Delhom.
Co-édition : Nada éditions, éditions Noir et Rouge,
Les éditions libertaires, 247 pages, 18 euros.
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21/10/2013
"Velatropa, permaculture et transition
dans une mégapole" (vidéo)
« Sur des ruines situées en plein Buenos Aires (Argentine), des activistes ont créé un centre expérimental écologique au cœur de la ville. Cette communauté cherche de nouvelles manières de vivre, basées sur les principes de la permaculture. Sur le béton, ils ont créé des potagers, des espaces verts, des maisons écologiques... Un espace largement ouvert au public, qui sème des graines de transition. »
Un reportage d'"Utopias Project, Construire l'utopie".
Rappel : « "Construire l’utopie" est un voyage-reportage sur l’autogestion, le pouvoir populaire et la participation démocratique, en Europe et Amérique latine, pour montrer que des alternatives au système actuel sont possibles... et existent déjà. Un projet à la rencontre d’expériences de vie, de lutte, de production, de services qui pratiquent au quotidien une autre forme de fonctionnement, basé sur la participation de tous. Entreprises, agriculture, espaces collectifs, luttes populaires, communes…, autant d’espaces qui peuvent être gérés de manière collective et démocratique, par les individus qui en font partie. » Merci à Edith et à Yan.
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27/09/2013
10-11 octobre • Montpellier
Colloque international "Amérique(s) anarchiste(s).
Expressions libertaires du XIXe au XXIe siècles"

« L’essor des mouvements anarchistes américains à la charnière des XIXe et XXe siècles à donné naissance à un abondant matériel de propagande cherchant à la fois à sensibiliser, éduquer et émanciper des masses travailleuses souvent illettrées ou issues d’une immigration récente. Presse, écoles, littérature et arts plastiques : tout fut mis en œuvre pour éveiller les consciences de populations hétérogènes, tant d’un point de vue économique et social, que linguistique et culturel.
>TABLE 1. La presse anarchiste aux Amériques (fin XIXe-début XXe s.)
• 9h30 : Isabelle TAUZIN (Université de Bordeaux 2) :
« González Prada : histoire d’une revue (Los Parias) et d’un engagement libertaire ».
• 10h : Isabelle FELICI (Université de Montpellier 3) :
« La presse anarchiste de langue italienne à São Paulo (1890-1920),
reflet d'une intégration réussie ? ».
• 11h15 : Steven K. SMITH (avocat, Winchester, Virginia, États-Unis) :
« The Firebrand : un semanario anarquista norteamericano (1895-1897) ».
• 11h45 : Hélène FINET (Université de Pau) : « La Protesta et l’âge d’or
de l’anarchisme à Buenos Aires ».
>TABLE 2. Le mouvement libertaire au Mexique (fin XIXe-début XXe s.)
• 14h30 : Pierre-Luc ABRAMSON (Université de Perpignan) : « Plotino C. Rhodakanaty :
du fouriérisme à l’anarchisme, une œuvre essentielle dans l’histoire des idées sociales au Mexique ».
• 15h : Miguel-Angel URREGO ARDILA (Université de Michoacán, Mexique) :
« La representación del obrero en la literatura anarquista mexicana y la pugna cultural
con los comunistas. 1906-1934 ».
• 15h30 : David DOILLON (éditeur) : « Regeneración, un journal en mouvements :
réseaux de diffusion et circulation de l’information au Mexique et à l’international ».
>TABLE 3. La littérature de propagande
• 16h45 : Joël DELHOM (Université de Bretagne Sud) : « Notes sur l’intertextualité
biblique dans le discours anarchiste latino-américain ».
• 17h15 : Adeline CHAINAIS (Université de Montpellier 3) :
« L’œuvre théâtrale de Ricardo Flores Magón ».
• 17h45 : Paola DOMINGO (Montpellier) : « Le Manifeste du 23 septembre 1911
dans les contes de Ricardo Flores Magón ».
• Vendredi 11 octobre : Anar(t)chismes d’hier et d’aujourd’hui
>TABLE 4. Art et pédagogie libertaires
• 9h : Ronald CREAGH (Université de Montpellier 3) :
« Art et anarchisme aux États-Unis au début du XXe siècle ».
• 9h30 : Fortino CORRAL RODRÍGUEZ (Université de Sonora, Mexique) :
« Alcances pedagógicos de la estética anarquista ».
• 10h : Rodrigo ROSA DA SILVA (Université de São Paulo, Brésil,
et Biblioteca Terra Livre) : « La educación libertaria en Brasil ».
>TABLE 5. L’anarchisme au XXIe siècle
• 11h15 : Claude CHASTAGNER (Université de Montpellier 3) : « Hate and White Power Music : paradoxes de la mouvance anarcho-nationaliste aux États-Unis ».
• 11h45 : Sergio SEGURA (Université pédagogique nationale de Bogotá, Colombie) :
« Estrategia comunicativa y medios de expresión libertarios en Bogotá ».
>TABLE 6. Littérature et anarchisme
• 14h30 : Alice BÉJA (Revue Esprit) : « L’écho de Vanzetti dans la littérature étatsunienne : agonie et triomphe de la parole anarchiste ».
• 15h : Benoît SANTINI (Université du Littoral Côte d'Opale) : « Rebeldías líricas (1913) de José Domingo Gómez Rojas (Chile) : poesía anarquista y dinamita verbal ».
• 15h30 : Alba LARA (Montpellier) : « Personnages libertaires dans le roman
hispano-américain actuel ».
• 17h30 : Projection cinéma : La Patagonia Rebelde, de Héctor Olivera (Argentine, 1974).
(projection en V.O. (espagnol) sous-titrée en anglais).
• 19h30 : Discussion - clôture du colloque.
Université Montpellier 3 - LLACS. Université Paul Valéry - Site Saint-Charles,
rue du Prof. Henri Serre, à Montpellier. Accès : tramway ligne 1, arrêt Place Albert 1er.
Expressions libertaires du XIXe au XXIe siècles"

« L’essor des mouvements anarchistes américains à la charnière des XIXe et XXe siècles à donné naissance à un abondant matériel de propagande cherchant à la fois à sensibiliser, éduquer et émanciper des masses travailleuses souvent illettrées ou issues d’une immigration récente. Presse, écoles, littérature et arts plastiques : tout fut mis en œuvre pour éveiller les consciences de populations hétérogènes, tant d’un point de vue économique et social, que linguistique et culturel.
Ce colloque a pour objectif d’étudier et d’analyser l’œuvre journalistique, didactique et artistique de différents mouvements anarchistes américains. Les questions de fond et de forme seront bien entendu abordées, mais nous nous interrogerons également sur les stratégies mises en place pour la diffusion de publications souvent interdites, ainsi que sur les interactions entre création artistique et pensée libertaire.
L’ensemble de ces réflexions portera non seulement sur la période correspondant à l’"âge d’or" de l’anarchisme dans le Nouveau Monde, mais aussi sur les décennies qui ont suivi son déclin, voire sa disparition du paysage politique américain, sans oublier ses résurgences plus récentes, tant dans le domaine politique qu’artistique. »
• Jeudi 10 octobre : Presse et propagande>TABLE 1. La presse anarchiste aux Amériques (fin XIXe-début XXe s.)
• 9h30 : Isabelle TAUZIN (Université de Bordeaux 2) :
« González Prada : histoire d’une revue (Los Parias) et d’un engagement libertaire ».
• 10h : Isabelle FELICI (Université de Montpellier 3) :
« La presse anarchiste de langue italienne à São Paulo (1890-1920),
reflet d'une intégration réussie ? ».
• 11h15 : Steven K. SMITH (avocat, Winchester, Virginia, États-Unis) :
« The Firebrand : un semanario anarquista norteamericano (1895-1897) ».
• 11h45 : Hélène FINET (Université de Pau) : « La Protesta et l’âge d’or
de l’anarchisme à Buenos Aires ».
>TABLE 2. Le mouvement libertaire au Mexique (fin XIXe-début XXe s.)
• 14h30 : Pierre-Luc ABRAMSON (Université de Perpignan) : « Plotino C. Rhodakanaty :
du fouriérisme à l’anarchisme, une œuvre essentielle dans l’histoire des idées sociales au Mexique ».
• 15h : Miguel-Angel URREGO ARDILA (Université de Michoacán, Mexique) :
« La representación del obrero en la literatura anarquista mexicana y la pugna cultural
con los comunistas. 1906-1934 ».
• 15h30 : David DOILLON (éditeur) : « Regeneración, un journal en mouvements :
réseaux de diffusion et circulation de l’information au Mexique et à l’international ».
>TABLE 3. La littérature de propagande
• 16h45 : Joël DELHOM (Université de Bretagne Sud) : « Notes sur l’intertextualité
biblique dans le discours anarchiste latino-américain ».
• 17h15 : Adeline CHAINAIS (Université de Montpellier 3) :
« L’œuvre théâtrale de Ricardo Flores Magón ».
• 17h45 : Paola DOMINGO (Montpellier) : « Le Manifeste du 23 septembre 1911
dans les contes de Ricardo Flores Magón ».
• Vendredi 11 octobre : Anar(t)chismes d’hier et d’aujourd’hui
>TABLE 4. Art et pédagogie libertaires
• 9h : Ronald CREAGH (Université de Montpellier 3) :
« Art et anarchisme aux États-Unis au début du XXe siècle ».
• 9h30 : Fortino CORRAL RODRÍGUEZ (Université de Sonora, Mexique) :
« Alcances pedagógicos de la estética anarquista ».
• 10h : Rodrigo ROSA DA SILVA (Université de São Paulo, Brésil,
et Biblioteca Terra Livre) : « La educación libertaria en Brasil ».
>TABLE 5. L’anarchisme au XXIe siècle
• 11h15 : Claude CHASTAGNER (Université de Montpellier 3) : « Hate and White Power Music : paradoxes de la mouvance anarcho-nationaliste aux États-Unis ».
• 11h45 : Sergio SEGURA (Université pédagogique nationale de Bogotá, Colombie) :
« Estrategia comunicativa y medios de expresión libertarios en Bogotá ».
>TABLE 6. Littérature et anarchisme
• 14h30 : Alice BÉJA (Revue Esprit) : « L’écho de Vanzetti dans la littérature étatsunienne : agonie et triomphe de la parole anarchiste ».
• 15h : Benoît SANTINI (Université du Littoral Côte d'Opale) : « Rebeldías líricas (1913) de José Domingo Gómez Rojas (Chile) : poesía anarquista y dinamita verbal ».
• 15h30 : Alba LARA (Montpellier) : « Personnages libertaires dans le roman
hispano-américain actuel ».
• 17h30 : Projection cinéma : La Patagonia Rebelde, de Héctor Olivera (Argentine, 1974).
(projection en V.O. (espagnol) sous-titrée en anglais).
• 19h30 : Discussion - clôture du colloque.
Université Montpellier 3 - LLACS. Université Paul Valéry - Site Saint-Charles,
rue du Prof. Henri Serre, à Montpellier. Accès : tramway ligne 1, arrêt Place Albert 1er.
Entrée libre (colloque et projection cinéma)
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10/08/2013
Visite à l'usine sans patron
Manuel Georget, CGT Philips Dreux, visite Zanon, usine sous contrôle ouvrier argentine.
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08/08/2013
Je, tu, ils s'autogèrent

"L’autogestion en pratiqueS"
« Ils sont peu à avoir fait ce choix et pourtant ils existent. Métallos, menuisiers, boulangers, enseignants et lycéens, ils vivent l’autogestion au quotidien et nous racontent leur expérience d’un regard sans concession, conscients des difficultés à faire vivre l’utopie dans une société capitaliste. Ce recueil de témoignages vivants est une petite boîte à espoirs, à outils et à munitions : on vous la passe pour la route, en espérant que vous la gardiez sous le coude et que vous l’enrichissiez au cours de vos activités et de vos combats. » Présentation de quatre structures autogérées (boulangerie à Montreuil, Lycée autogéré de Paris, scierie sur le plateau de Millevaches, métallos argentins) via des entretiens.
Editions Albache, 116 pages, 8 euros. Paru en mai 2013.
« Un petit livre simple, concret et enthousiaste qui pourra donner envie de changer de vie. C’est plus simple qu’on ne croit, même si c’est se mettre beaucoup de difficultés sur le dos aussi. » (Autogestion.coop)
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