05/10/2025
Montrer des utopies en action
« Montrer des utopies en action, c’est tout l’objectif de la série documentaire "Utopie(s)", diffusée sur France TV Slash. De la Belgique à l'Équateur, du Pays Basque au Brésil en passant par Israël, la Palestine ou l’Ukraine, elle nous emmène à la rencontre de ces utopistes du réel qui, chaque jour, à dix, cent ou bien plusieurs milliers, vivent une vie autre et construisent d’autres réalités. Des hommes et des femmes qui démontrent par leurs actions qu’il est possible de faire autrement et que les utopies se conjuguent au présent. Pour commencer l’année avec un peu d’ optimisme, Paloma Moritz reçoit Henri Poulain et Lauren Boudard, à l'origine de cette série. »
10/08/2024
Vient de paraître
LES COMMUNS NATURALIENS
Les anarchies coopératives - 1898-1949
Dirigé par Xavier Riondet et Bernard Andrieu
Présentation : Ces textes rassemblent les idées et pratiques des milieux naturiens et naturaliens entre 1874 et 1930. Ces naturismes économique et politique réclament la libération intégrale de la société capitaliste. Refonder, par un retour à la Terre, une vie communautaire repose sur une solidarité et la cuisine végétarienne. Les naturiens, courant apparu en 1874 à Paris, ont l’idée de retrouver la santé en cultivant la terre dans son état naturel et intégral : pour cela, la vie de l’individu dans la forêt doit se réaliser avec un minimum d’industrie individuelle. Les personnalités dominantes de ce végétarisme dans les milieux naturiens furent Georges Butaud, sa compagne Sophia Zaïkowska, Louis Rimbault et Henri Zisly. Les naturaliens végétalistes, courant apparu sous l’action de Gaston et Jeanne Verdier, défendent la self-production pour une autonomie, contre la vie dans les cités, par le jardin et l’appel de la forêt.
Éditions L'Harmattan, 190 pages, 21 euros. Sorti en juin 2024.
18/06/2024
Déjouer les JO
> En savoir plus sur ce numéro de SILENCE.
De la yourte à la cabane : prendre la clé des champs
Comment les modes de vie alternatifs ruraux constituent-ils un contrepoint à la modernité capitaliste ?
Émission de radio de France Culture, avec :
Geneviève Pruvost, sociologue des modes de vie écologiques, du genre, du travail et de l’éco-féminisme,
et Sylvia Amar, historienne de l’art et de l’architecture contemporaine.
ARTICLE de présentation : «Yourtes, cabanes, dômes géodésiques… De l’habitat léger aux constructions plus pérennes des écovillages, l'habitat alternatif connaît un certain succès depuis les années 1970, sans qu’il soit possible d’en estimer l’ampleur. Sylvia Amar nous rappelle "après avoir connu une apogée aux Etats Unis puis une certaine désaffection, le mouvement des écovillages revient au Danemark en 1990. Un couple, Robert et Diane Gilman, commande une étude à des chercheurs sur le concept d’écovillages. Ils donnent en 1995 à Findhorn la première conférence internationale sur le concept d’écovillage. Leur approche consiste à mettre en avant une volonté de rupture avec la société, à faire sortir d’un mode de vie polluant et stressant. Ils mettent moins en avant le message politique des années 1970 pour remettre au premier plan de leur action l’idée de communauté et ne se positionnent pas comme anticapitalistes. Malgré tout, ils promeuvent un modèle de simplicité volontaire et de décroissance".
À travers ces autres façons d'habiter et de construire, alternatifs et néo-ruraux retrouvent un lien direct avec la nature. Face à une société de consommation qui conduit à la disparition du travail de subsistance, les populations alternatives souhaitent retrouver leur autonomie en privilégiant les circuits courts et le lien à la terre.
Elles ne vivent néanmoins pas en autarcie, prisant le troc et l´échange de connaissances et dynamisant l’économie des territoires où elles sont implantées. Geneviève Pruvost nous explique "il faut sortir de l’idée selon laquelle les sociétés paysannes de subsistance seraient misérables, au motif qu’on devrait mesurer leur réussite au regard de critères quantitatifs. Les critères de pauvreté ne rendent pas compte du réel niveau de vie des alternatifs, car ils analysent la richesse en terme de possession, pas en terme de nature. Le mode de vie alternatif est un mode de vie de subsistance, mais avant tout d’abondance et de redistribution. Dans la partie ethno-comptabilité de mon ouvrage, on voit que Florian et Myriam vivent dans leur yourte comme des paysans. Je souhaitais renverser l’image d’écolos bobos et menant le complet inventaire de leurs ressources, pour voir comment ils joignaient les deux bouts. Ils n’ont pas d’autres ressources que la vente de leur pain, des œufs d’une cinquantaine de poules, des agneaux et de veaux".
Qu'ils vivent dans les écovillages, nés dans les années 1990 dans le sillage des communautés intentionnelles et néo-hippies des années 1970, ou dans des habitats individuels, les alternatifs rencontrent aujourd´hui encore de nombreux obstacles. Plan Local d'Urbanisme contraignant, répression, difficile accès à la terre… Les défis restent nombreux pour que de nouvelles formes d’habitat puissent éclore.
> Article et émission de France Culture du 18 juin 2024 lisible et écoutable ICI.
10/03/2024
"Ils inventent un monde écologique"
Présentation de l’éditeur : Et si on pouvait faire autrement ? Et s’il y avait une alternative ? Et si l’espoir était la solution réaliste ? Alors que le monde semble se dérégler et la folie destructrice l’emporter, voici douze histoires enthousiasmantes, douze reportages qui montrent qu’un autre monde est possible. Les journalistes ont parcouru la France à la rencontre de héros… Ces héros, ils sont comme vous et nous : des femmes bâtissent des maisons en terre crue, des paysans mettent en oeuvre la Sécurité sociale alimentaire, des anarchistes sauvent des animaux, des ruraux inventent la voiture de l’avenir, une famille vit joyeusement en émettant très peu de carbone… Autant d’histoires de gens qui ont décidé, un jour, qu’ils pouvaient changer le monde. À condition de ne pas se contenter de « cultiver son jardin », mais de s’engager dans les luttes de l’époque. C’est réjouissant, c’est encourageant, et ça donne des idées pour vivre autrement.
Par l’équipe de Reporterre, qui vit elle-même une histoire qui change le monde : sans actionnaire, sans publicité, en accès libre, financé par les dons des lectrices et des lecteurs.
Editions du Seuil, 112 pages, 12,90 euros. Parution : 1er mars 2024.
Sur la page de l'éditeur, possibilité de télécharger un extrait du livre.
24/12/2023
Détournements en BD
BANDES DÉTOURNÉES est une maison d'édition, spécialisée dans l'humour, le détournement, le gauchisme, l'écologie, et... l'étude mycologique des forêts tempérées d'Europe 😀.
Pour découvrir leurs publications et leurs projets, c'est par ICI - Bandes détournées.
OU sur Facebook : https://www.facebook.com/bandesdetournees
07/12/2022
Le nouveau Vaneigem
Présentation par l'éditeur : Dans ce pamphlet, écrit en réaction aux récents abus de la domination étatique et marchande, tels qu’ils ont eu notamment lieu lors de la crise sanitaire, Raoul Vaneigem persiste et signe : le capitalisme est par essence mortifère en ce qu’il bride les passions, confine les corps et racornit les esprits. Mais une autre voie s’ouvre à l’humanité pourvu qu’elle renverse un système aussi vérolé qu’à à bout de souffle, et qu’elle se débarrasse de ses mornes profiteurs : gestionnaires, technocrates et autres politicards. C’est ce qu’il nomme la lutte pour un retour à la vie, mettant fin « au calcul égoïste et à la servitude qui ont fait de la Terre une vallée de larmes ». Car « la vie ne dit jamais de dernier mot ».
Raoul Vaneigem, né en Belgique en 1934, a été l’un des membres les plus connus de l’Internationale situationniste. Il a publié en 1967 le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, manifeste subversif qui en appelle à une « révolution de la vie quotidienne » et qui a eu une influence primordiale sur l’expression rebelle en Mai 68 et dans les années qui suivirent. Il a publié depuis plus d’une cinquantaine de livres, consacrés notamment aux hérésies, au surréalisme et, plus généralement à la critique de la société marchande.
Éditions de l’Insomniaque, 64 p., 8 €. Sorti en octobre 2022.
15/11/2022
Paris - 19-20 nov - Festival du livre d'écologie
Festival du livre et de la presse d'écologie
81, rue du Charolais, Paris 12e.
06/11/2022
Idées cadeaux ?
de Davide Cali et Regina Lukk-Toompere
Présentation de l'éditeur : « Cet ours est un guerrier. Avec son épée, il coupe tout ce qu'il trouve. Même la forêt ! Un jour, le fort où il habite est emporté par les eaux du barrage. La faute à qui ? Au sanglier ? Au renard ? Aux oiseaux ? À moins que les tours que nous jouons à la nature nous retombent parfois sur la truffe ?! Une belle leçon de vie et d'écologie ! »
Éditions Rue du Monde, 36 p., 17,50 €, 4-7 ans. Réédité en août 2022.
13/09/2022
La Fête des Possibles, c’est maintenant !
Jusqu'au 25 septembre,
dans toute la France et en Belgique.
La Fête des Possibles 2022 a pour objectif de rendre visibles toutes les initiatives citoyennes qui construisent une société plus durable, humaine et solidaire, et d’inviter toutes et tous à découvrir ces initiatives puis à agir.
Qu’ils cultivent la terre dans des jardins partagés, montent des projets d’énergies renouvelables citoyennes, s’investissent dans des associations de solidarité ou pour plus de démocratie directe dans leur commune, la coopération est importante pour les créateurs·trices de possibles. Tous les ans, sont organisés des villages associatifs, festivals, projets communs qui réunissent 2, 3 ou des dizaines d’initiatives ! La Fête des Possibles, ce sont aussi des formats variés pour découvrir comment faire changer son territoire : un atelier dans un jardin partagé, une visite de ferme avec une AMAP près de chez soi, une balade à vélo des lieux de la transition du coin, un rassemblement sur une place publique pour discuter du futur de son territoire, un atelier d’éco-construction dans une ressourcerie, un banquet végétarien participatif, une soirée projection/débat, un parcours pédagogique sur l’efficacité et la sobriété énergétiques… il y en a pour tous les goûts !
> Connaître un rendez-vous Fête des Possibles près de chez vous.
21/07/2022
“La voie des écovillages”
nos lieux de vie en collectif”
de William Wadoux
« Communautés d’intention, habitats collectifs, labos transitionnaires, écolieux 2.0, écohameaux et écovillages, oasis… Nombreux sont les mots qui définissent des modes de vie alternatifs visant à s’extraire des mécanismes déshumanisants de la société moderne, à raviver les liens entre les personnes et à prendre soin de notre maison, la Terre.
Les crises actuelles viennent nous rappeler combien il est urgent de repenser notre communauté humaine et notre relation à l’environnement. Les écovillages représentent des lieux d’expérimentation bien utiles, à l’heure de concevoir de nouvelles formes d’organisation et de convivialité. Ces espaces de vie, que l’on compte déjà par milliers en France, offrent aussi une voie alternative pour dynamiser nos campagnes.
Dans ce guide nourri d’expériences, William Wadoux propose aux personnes souhaitant initier ce type de projet des données techniques et des pistes de réflexion que chacun pourra adapter en fonction de ses valeurs : lieu d’implantation, type de construction, comptabilité, gestion des espaces et des ressources, économie intérieure, vie en communauté, gouvernance, intégration de nouveaux membres, statut juridique… Il s’adresse également à celles et ceux qui souhaitent rejoindre un tel projet ou simplement en connaître les enjeux. »
Éditions Terran, 304 p., 25 €. Paru en avril 2022.
Possibilité de feuilleter les 1res pages, dont le sommaire, sur le site de l’éditeur.
04/07/2022
ZADenvies à Notre-Dame-des-Landes en juillet
« (...) Parce que nous croyons à la possibilité de nouveaux surgissements autant qu’à la nécessité de projections au long cours, nous avons choisi pour ces rencontres d’été d’échanger sur les manières de s’organiser - depuis le bas, les terres, les liens et les lieux. Tous les cris d’urgence et les derniers rapports du GIEC ne feront qu’accroître le sentiment d’impuissance si l’on ne s’attèle sérieusement à dépoussiérer et clarifier les moyens de se structurer et de renverser la vapeur.
Voici donc quelques repères qui ont guidé les invitations lancées pour les 9 et 10 juillet à divers.es collectifs, compagnon.nes de luttes et de pensées, et avec desquels nous avons tenté d’articuler les temps d’assemblées et d’ateliers : permettre des échanges stratégiques croisés entre des tentatives d’organisation en cours à différentes échelles locales et nationales - se laisser inspirer par des mouvements éclatants plus lointains dans l’espace et le temps - construire les autonomies face à la production capitaliste et repenser l’idée de liberté face au libéralisme - imaginer les solidarités populaires dans un monde happé par la guerre et le fléau identitaire - oser des hypothèses révolutionnaires à moyen terme tout en se donnant les moyens concrets de rester offensif ici et maintenant - se doter d’outils pour prendre soin du collectif comme ce que l’on a de plus précieux...
Zadenvies, ce sera aussi de grands moments de fête et de danse, de spectacles, projections et promenades dans le bocage, de jeux de prairies et de cantines amies... (...) »
> POUR CONNAITRE LE PROGRAMME.
11/06/2022
Alternatives anticapitalistes au quotidien
Interview à découvrir sur Reporterre (8 juin 2022).
Dans les campagnes, « nous pouvons reproduire
de petites sociétés autogérées »
Elle dépeint les espoirs et les enjeux d’une société inspirée par l’écoféminisme où l’entraide mènerait à la subsistance et à l’ancrage local : Geneviève Pruvost, autrice de Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte), est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.
« (...) Le capitalisme industriel est fondé sur l’hégémonie technique. Quand il y a une nouvelle technologie, elle doit détruire les autres. Ce que racontent les alternatives écologiques que j’ai pu observer, c’est justement une recomposition, un réaménagement des priorités techniques, de l’agenda, de la manière dont on va gagner de l’argent. (...) »
par son éditeur :
Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’autrice explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.
Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.
> LIRE UN EXTRAIT (Calameo).
07/06/2022
La Bascule, une autre société en marche
> Le site de la Bascule Argoat.
(à 30 km au sud de Carhaix-Plouguer, Morbihan).
25/05/2022
Dijon: pérenniser la Zone d’écologies communale
Quartier libre des Lentillères (Dijon)
Construire et défendre la Zone d’Ecologies Communale.
180 personnes et collectifs « penseur.euses et bâtisseur.euses de la ville » apportent leur soutien au quartier libre des Lentillères, à sa ZEC (Zone d’Ecologies Communale) ainsi qu’aux formes d’habitats diverses et multiples qui peuplent le quartier.
Le 21 mars 2022, lors du conseil municipal, le maire de Dijon a réaffirmé son intention de s’attaquer au dossier « Quartier Libre des Lentillères ». Il se dit prêt à négocier avec les usagèr.e.s du lieu et avec les Dijonnais.e.s qui voudraient s’impliquer sur ces 8 hectares de terre. Cela sans jamais reconnaître que s’il est en capacité de verdire ses intentions publiquement aujourd’hui, c’est parce que ces terres ont été préservées de l’urbanisation par l’occupation et les formes d’organisation collectives qui s’y inventent depuis 12 ans… N’ayant pas peur de la contradiction, il remet à jour son projet d’urbaniser malgré tout deux des 8 hectares et il menace de nouveau les formes d’autoconstruction et d’habitat qui sont un ressort essentiel de l’occupation et donc de la lutte qui a permis de préserver ces terres. Nous écrivons donc pour soutenir le Quartier des Lentillères, pour contrer le discours de la mairie et pour réaffirmer ce qui selon nous est aujourd’hui en péril mais absolument nécessaire à la vie de ce lieu en lutte. (...)
> LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE sur Dijoncter.
> La Fête de printemps des Lentillères aura lieu du 26 AU 29 MAI. Pour en savoir plus.
15/05/2022
Lutter efficace
par François Verdet
« Pour la première fois dans l’histoire de l’édition, un manuel clair et ludique expose toutes les techniques qui permettent de faire échouer un projet contre la nature. Nous le savons depuis longtemps, le réchauffement climatique est là. Il est devenu primordial de protéger nos espaces de vie et le peu de nature qu’il nous reste. Autoroutes, supermarchés, entrepôts Amazon, vagues artificielles à quelques kilomètres de l’océan : il y a urgence, une multitude de projets destructeurs doivent être combattus et arrêtés aux quatre coins de notre territoire. Mais comment lutter pour que ces projets inutiles ne voient pas le jour ? François Verdet, activiste qui a lui-même participé à l’annulation d’un projet de surf park, a créé ce guide de résistance contemporaine afin de vous expliquer toutes les étapes à suivre pour organiser votre lutte… et la réussir. »
Editions La Relève et la peste, 170 pages, 20 euros.
Paru en novembre 2021.
> Lire l'entretien avec l'auteur sur Vert Eco (13 mai 2022).
13/05/2022
“Comment nous pourrions vivre”
Nouvel hors-série de la revue “Socialter”
Fort du succès des précédents hors-séries sur les imaginaires, le vivant, le temps et l'écologie, le magazine indépendant Socialter récidive sur le thème des utopies avec cette nouvelle édition au format de 180 pages.
« D’impératif politique, le slogan "un autre monde est possible" devient impératif vital. Pour affirmer cette possibilité, il faut rouvrir l’horizon : se rappeler "Comment nous pourrions vivre", selon la formule de William Morris. Nous pourrions désespérer de chercher la sortie à tâtons dans le noir, mais l’obscurité a ses vertus : elle aide l’imagination à se déployer. Toutefois l’imagination, l’horizon utopique, n’est pas tout : il faut s’appuyer sur l'élan déjà là, dans les interstices de ce monde, cultivé par des gens qui donnent à voir d’autres façons de vivre, d’autres repères. L’élan réside aussi en nous : il faut aussi chercher la force de dire non, lorsque le refus devrait être un devoir.
Il y a tant à opposer à ce monde : l’aspiration à la beauté plutôt que la production de la laideur, la coopération plutôt que la compétition, la recherche de l’échelle adéquate plutôt que le gigantisme, l’intermittence plutôt que la veille continue, la participation plutôt que la représentation, la liberté plutôt que la délivrance…
Dans les 180 pages de ce hors-série, Socialter remet les clés à l’écrivaine et militante Corinne Morel Darleux afin de trouver des lignes de fuite et les sentiers qui, là, sous notre nez, pourraient nous y mener. »
> Le SOMMAIRE complet et la possibilité de précommander
ce hors-série (19 €, jusqu'au 20 mai minuit) ou simplement de soutenir financièrement le projet.
> Le site de SOCIALTER.
27/02/2022
Refleurissons notre quotidien
d’Ophélie Damblé et Roca Balboa
Présentation par l’éditeur : Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville... et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton !
La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.
Ophélie Damblé est la créatrice de la chaîne YouTube « Ta Mère Nature ». Communicante de formation, elle plaque tout en 2017 pour se reconvertir dans le maraîchage bio. Elle se partage entre l’agriculture urbaine et la création de contenus. Elle a publié Guerilla Green et Manifeste pratique de végétalisation urbaine.
Roca Balboa est illustratrice, créatrice d’objets et de textiles, bricoleuse, et tatoueuse.
Éditions La ville brûle, 48 p., 15 €. À partir de 3 ans.
Parution : le 4 mars 2022.
25/02/2022
Salon Primevère à Lyon
06/02/2022
En salles le 9 février 2022
“L’Horizon”, film d’Émilie Carpentier.
Synopsis : Au cœur de sa banlieue lointaine où s’enlacent bitume et champs, Adja, 18 ans, brûle du désir de vivre intensément. Elle cherche sa voie entre sa meilleure amie influenceuse qui brille sur les réseaux sociaux et son footballeur de grand frère. L’inattendu que lui propose la ZAD (zone à défendre) installée à la limite de son quartier l’attire. S’y rapprochant d’Arthur, ami de lycée, elle y vit des journées intenses et décisives où le choix d’un monde plus durable lui retourne le cerveau tout autant qu’il l’amène à prendre des risques aux côtés de cette Génération Climat.
Lu sur unificationfrance : « (...) Le film se montre particulièrement intéressant dans sa manière de montrer comment Adja, étudiante pourtant impliquée dans ses études et cherchant à s’intégrer au mieux dans le monde des adultes, va se radicaliser pour défendre des idéaux qu’elle tournait pourtant au ridicule. Le film parvient à ne pas être trop caricatural dans sa manière de caractériser les situations et les protagonistes en s’appuyant sur une intrigue à la fois pédagogique et chargée d’émotion. Si la conclusion aussi surprenante que jusqu’au-boutiste ne manquera pas de diviser le public, on retiendra surtout sa dimension symbolique pertinente invitant chacun à s’impliquer pour bouger les choses.
Le casting est au diapason et joue avec beaucoup de naturel. Il est mis en valeur par une mise scène qui ose proposer de vrais beaux plans de cinéma empêchant L’Horizon d’être classé dans la catégorie téléfilm. (...) »
Interview de la réalisatrice Émilie Carpentier :





