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18/06/2024

De la yourte à la cabane : prendre la clé des champs

Comment les modes de vie alternatifs ruraux constituent-ils un contrepoint à la modernité capitaliste ? 

Émission de radio de France Culture, avec :
Geneviève Pruvost,
sociologue des modes de vie écologiques, du genre, du travail et de l’éco-féminisme,
et Sylvia Amar, historienne de l’art et de l’architecture contemporaine.

ARTICLE de présentation : «Yourtes, cabanes, dômes géodésiques… De l’habitat léger aux constructions plus pérennes des écovillages, l'habitat alternatif connaît un certain succès depuis les années 1970, sans qu’il soit possible d’en estimer l’ampleur. Sylvia Amar nous rappelle "après avoir connu une apogée aux Etats Unis puis une certaine désaffection, le mouvement des écovillages revient au Danemark en 1990. Un couple, Robert et Diane Gilman, commande une étude à des chercheurs sur le concept d’écovillages. Ils donnent en 1995 à Findhorn la première conférence internationale sur le concept d’écovillage. Leur approche consiste à mettre en avant une volonté de rupture avec la société, à faire sortir d’un mode de vie polluant et stressant. Ils mettent moins en avant le message politique des années 1970 pour remettre au premier plan de leur action l’idée de communauté et ne se positionnent pas comme anticapitalistes. Malgré tout, ils promeuvent un modèle de simplicité volontaire et de décroissance".

À travers ces autres façons d'habiter et de construire, alternatifs et néo-ruraux retrouvent un lien direct avec la nature. Face à une société de consommation qui conduit à la disparition du travail de subsistance, les populations alternatives souhaitent retrouver leur autonomie en privilégiant les circuits courts et le lien à la terre.

Elles ne vivent néanmoins pas en autarcie, prisant le troc et l´échange de connaissances et dynamisant l’économie des territoires où elles sont implantées. Geneviève Pruvost nous explique "il faut sortir de l’idée selon laquelle les sociétés paysannes de subsistance seraient misérables, au motif qu’on devrait mesurer leur réussite au regard de critères quantitatifs. Les critères de pauvreté ne rendent pas compte du réel niveau de vie des alternatifs, car ils analysent la richesse en terme de possession, pas en terme de nature. Le mode de vie alternatif est un mode de vie de subsistance, mais avant tout d’abondance et de redistribution. Dans la partie ethno-comptabilité de mon ouvrage, on voit que Florian et Myriam vivent dans leur yourte comme des paysans. Je souhaitais renverser l’image d’écolos bobos et menant le complet inventaire de leurs ressources, pour voir comment ils joignaient les deux bouts. Ils n’ont pas d’autres ressources que la vente de leur pain, des œufs d’une cinquantaine de poules, des agneaux et de veaux".

Qu'ils vivent dans les écovillages, nés dans les années 1990 dans le sillage des communautés intentionnelles et néo-hippies des années 1970, ou dans des habitats individuels, les alternatifs rencontrent aujourd´hui encore de nombreux obstacles. Plan Local d'Urbanisme contraignant, répression, difficile accès à la terre… Les défis restent nombreux pour que de nouvelles formes d’habitat puissent éclore.

> Article et émission de France Culture du 18 juin 2024 lisible et écoutable ICI.

10/03/2024

"Ils inventent un monde écologique"

Présentation de l’éditeur : Et si on pouvait faire autrement ? Et s’il y avait une alternative ? Et si l’espoir était la solution réaliste ? Alors que le monde semble se dérégler et la folie destructrice l’emporter, voici douze histoires enthousiasmantes, douze reportages qui montrent qu’un autre monde est possible. Les journalistes ont parcouru la France à la rencontre de héros… Ces héros, ils sont comme vous et nous : des femmes bâtissent des maisons en terre crue, des paysans mettent en oeuvre la Sécurité sociale alimentaire, des anarchistes sauvent des animaux, des ruraux inventent la voiture de l’avenir, une famille vit joyeusement en émettant très peu de carbone… Autant d’histoires de gens qui ont décidé, un jour, qu’ils pouvaient changer le monde. À condition de ne pas se contenter de « cultiver son jardin », mais de s’engager dans les luttes de l’époque. C’est réjouissant, c’est encourageant, et ça donne des idées pour vivre autrement.

Par l’équipe de Reporterre, qui vit elle-même une histoire qui change le monde : sans actionnaire, sans publicité, en accès libre, financé par les dons des lectrices et des lecteurs.

Editions du Seuil, 112 pages, 12,90 euros. Parution : 1er mars 2024.
Sur la page de l'éditeur, possibilité de télécharger un extrait du livre.

15/11/2022

13/09/2022

La Fête des Possibles, c’est maintenant !


Jusqu'au 25 septembre,
dans toute la France et en Belgique.
La Fête des Possibles 2022 a pour objectif de rendre visibles toutes les initiatives citoyennes qui construisent une société plus durable, humaine et solidaire, et d’inviter toutes et tous à découvrir ces initiatives puis à agir.

Qu’ils cultivent la terre dans des jardins partagés, montent des projets d’énergies renouvelables citoyennes, s’investissent dans des associations de solidarité ou pour plus de démocratie directe dans leur commune, la coopération est importante pour les créateurs·trices de possibles. Tous les ans, sont organisés des villages associatifs, festivals, projets communs qui réunissent 2, 3 ou des dizaines d’initiatives ! La Fête des Possibles, ce sont aussi des formats variés pour découvrir comment faire changer son territoire : un atelier dans un jardin partagé, une visite de ferme avec une AMAP près de chez soi, une balade à vélo des lieux de la transition du coin, un rassemblement sur une place publique pour discuter du futur de son territoire, un atelier d’éco-construction dans une ressourcerie, un banquet végétarien participatif, une soirée projection/débat, un parcours pédagogique sur l’efficacité et la sobriété énergétiques… il y en a pour tous les goûts !

> Connaître un rendez-vous Fête des Possibles près de chez vous.

21/07/2022

“La voie des écovillages”

ecolieux
“Guide pour repenser
nos lieux de vie en collectif”

de William Wadoux

« Communautés d’intention, habitats collectifs, labos transitionnaires, écolieux 2.0, écohameaux et écovillages, oasis… Nombreux sont les mots qui définissent des modes de vie alternatifs visant à s’extraire des mécanismes déshumanisants de la société moderne, à raviver les liens entre les personnes et à prendre soin de notre maison, la Terre.
Les crises actuelles viennent nous rappeler combien il est urgent de repenser notre communauté humaine et notre relation à l’environnement. Les écovillages représentent des lieux d’expérimentation bien utiles, à l’heure de concevoir de nouvelles formes d’organisation et de convivialité. Ces espaces de vie, que l’on compte déjà par milliers en France, offrent aussi une voie alternative pour dynamiser nos campagnes.
Dans ce guide nourri d’expériences, William Wadoux propose aux personnes souhaitant initier ce type de projet des données techniques et des pistes de réflexion que chacun pourra adapter en fonction de ses valeurs : lieu d’implantation, type de construction, comptabilité, gestion des espaces et des ressources, économie intérieure, vie en communauté, gouvernance, intégration de nouveaux membres, statut juridique… Il s’adresse également à celles et ceux qui souhaitent rejoindre un tel projet ou simplement en connaître les enjeux. » 

Éditions Terran, 304 p., 25 €. Paru en avril 2022.
Possibilité de feuilleter les 1res pages, dont le sommaire, sur le site de l’éditeur.

11/06/2022

Alternatives anticapitalistes au quotidien

Interview à découvrir sur Reporterre (8 juin 2022).

Dans les campagnes, « nous pouvons reproduire
de petites sociétés autogérées »

Elle dépeint les espoirs et les enjeux d’une société inspirée par l’écoféminisme où l’entraide mènerait à la subsistance et à l’ancrage local : Geneviève Pruvost, autrice de Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte), est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.

« (...) Le capitalisme industriel est fondé sur l’hégémonie technique. Quand il y a une nouvelle technologie, elle doit détruire les autres. Ce que racontent les alternatives écologiques que j’ai pu observer, c’est justement une recomposition, un réaménagement des priorités techniques, de l’agenda, de la manière dont on va gagner de l’argent. (...) »

Présentation de “Quotidien politique”
par son éditeur :

Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’autrice explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.

Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.
> LIRE UN EXTRAIT (Calameo).

07/06/2022

La Bascule, une autre société en marche

 

« Dans la petite commune de Plouray, dans le Centre Ouest Bretagne, une ancienne blanchisserie inoccupée pendant plus de huit ans s’est convertie en habitat collectif. Cette vieille bâtisse a été mise à disposition gracieusement par des religieuses et accueille désormais quatorze habitant·es. Baptisé Bascule Argoat, ce lieu de vie participe, entre douceur et radicalité, à la transition écologique, démocratique et sociale du territoire. Plongée au cœur de cet idéal citoyen. (...) »
 

> Le site de la Bascule Argoat.

Extrait de la présentation de la Bascule Argoat : « (...) Nous sommes actuellement 14 habitant.e.s d’une tranche d’âge entre 24 et 36 ans. Notre collectif fonctionne en autogestion grâce au principe de gouvernance partagée (rapports non hiérarchiques pour avancer vers une vision commune). Nous y expérimentons un mode de vie suivant le principe de la sobriété heureuse (aussi bien au niveau alimentaire, qu’énergétique ou matériel), le plus écologique possible, et respectueux de l’Autre (des êtres vivants quels qu’ils soient). En considérant "l’Autre" (ce qui est extérieur à nous, que ce soit des personnes ou de l’environnement), nous essayons de "prendre soin" : prendre soin des habitants, prendre soin de la nature et du territoire, ceci est notre axe d’inscription sur le territoire à l’échelle locale. Nous cultivons également un axe engagé et militant, afin d’être en capacité de former et de sensibiliser autour de nous aux outils de vie que vous utilisons au quotidien, et ainsi donner l’occasion que la toile s’agrandisse. 
 
Le bâtiment nous permet d’avoir une assez grande capacité d’accueil, que nous essayons de développer afin que des visiteur.se.s puissent également venir expérimenter ce mode de vie. En ce sens, l’objectif est d’incarner cette utopie, et de pouvoir inspirer d’autres personnes en démontrant qu’il est possible de vivre ainsi. Ces temps de visites sont aussi l’occasion de pouvoir échanger et transmettre nos connaissances avec de nouvelles personnes. (...)
 
Si ce lieu d’enchantement vous a, vous aussi, envoûté et que vous souhaitez rejoindre le collectif, vous devrez effectuer auparavant un séjour de 3 semaines avant de réaliser votre demande officielle pour devenir habitant.e. Ceci vous permettra de jauger si vous vous sentez bien dans ce lieu et avec ses habitant.e.s ! Les 3 semaines peuvent être réalisées à la suite ou bien séparément. Vous n’êtes pas dans l’obligation de les planifier d’avance, vous pouvez par exemple venir innocemment en visite pour une semaine, être complètement subjugué.e par le lieu et ses habitants, et faire une demande de prolongation pour rester les semaines suivantes. (...) »
 
Bascule Argoat, 1, allée du Calvaire, 56770 Plouray
(à 30 km au sud de Carhaix-Plouguer, Morbihan).

La Bascule

> Extrait de l'article de linfodurable (27/05/2020) sur l'association La Bascule :
« (...) Présent sur les quatre coins du territoire, l’association La Bascule se divise en plusieurs collectifs dispatchés dans quatre villes de France : Rennes, Paris, Bordeaux et Plouray.  
 
Fondé par l’entrepreneur écologiste et lobbyiste Maxime de Rostolan en février 2019, ce mouvement citoyen a rapidement trouvé écho auprès d’un grand nombre de personnes désireuses de chercher des alternatives au système mis en place. L’objectif : permettre aux bénévoles engagés dans chacun de ses collectifs d’accompagner et de soutenir des projets de transition sur leur territoire. 
 
La Bascule met en place différents programmes d’actions visant notamment à encourager le lobbying citoyen, en proposant des formations au local ou encore des assemblées citoyennes, entre autres. (...) »
 

25/05/2022

Dijon: pérenniser la Zone d’écologies communale

Vu sur dijoncter.info :

Quartier libre des Lentillères (Dijon)
Construire et défendre la Zone d’Ecologies Communale.


180 personnes et collectifs « penseur.euses et bâtisseur.euses de la ville » apportent leur soutien au quartier libre des Lentillères, à sa ZEC (Zone d’Ecologies Communale) ainsi qu’aux formes d’habitats diverses et multiples qui peuplent le quartier.

Le 21 mars 2022, lors du conseil municipal, le maire de Dijon a réaffirmé son intention de s’attaquer au dossier « Quartier Libre des Lentillères ». Il se dit prêt à négocier avec les usagèr.e.s du lieu et avec les Dijonnais.e.s qui voudraient s’impliquer sur ces 8 hectares de terre. Cela sans jamais reconnaître que s’il est en capacité de verdire ses intentions publiquement aujourd’hui, c’est parce que ces terres ont été préservées de l’urbanisation par l’occupation et les formes d’organisation collectives qui s’y inventent depuis 12 ans… N’ayant pas peur de la contradiction, il remet à jour son projet d’urbaniser malgré tout deux des 8 hectares et il menace de nouveau les formes d’autoconstruction et d’habitat qui sont un ressort essentiel de l’occupation et donc de la lutte qui a permis de préserver ces terres. Nous écrivons donc pour soutenir le Quartier des Lentillères, pour contrer le discours de la mairie et pour réaffirmer ce qui selon nous est aujourd’hui en péril mais absolument nécessaire à la vie de ce lieu en lutte. (...)
> LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE sur Dijoncter.

> La Fête de printemps des Lentillères aura lieu du 26 AU 29 MAI. Pour en savoir plus.

12/05/2022

Réinventer des mondes

“Pour une écologie libertaire”
Penser sans la nature,
réinventer des mondes
 

Présentation par l'éditeur : Dans ce livre, nous racontons une histoire, celle de la disparition des communautés paysannes avec l’avènement de la modernité. Auto-gouvernées et auto-subsistantes, celles-ci entretenaient avec leurs territoires une relation de co-construction impensable au départ des catégories modernes, en particulier celles d’industrie, de patrimoine et de nature. 

Nous défendons une hypothèse : l’industrialisation des territoires, indissociable de l’invention de zones à valeur patrimoniale (historique ou naturelle), s’inscrit dans une logique de gouvernement des vivants. Une fois séparés le monde des humains et celui de la nature, une fois rompues les puissances qui les lient ou les attachent l’un à l’autre, une fois que chacun a son monde, sa zone, sa place et son rôle bien à soi, les interactions entre ces mondes peuvent être soigneusement contrôlées, chacun d’eux peut être plus facilement gouverné. 

Nous faisons un pari : assumer l’artificialité des découpages modernes permet de dégager d’autres manières de composer des mondes, plus riches en vivants, mais également plus libres, jusque sur les pelouses des grands-ensembles, dans la rue en cul-de-sac d’une grande ville ou dans un espace naturel protégé. Autrement dit, nous posons que l’enjeu, à la fois politique et écologique, est d’expérimenter des manières d’hybrider les espaces et de faire cohabiter les vivants que la modernité a séparés. 

Ce livre est conçu comme une aventure : nous pensons chaque fois en étant pris dans des expériences concrètes (la mise en réserve naturelle d’un espace de montagne, la création d’une A.O.P., une ZAD), depuis les conflits qu’elles génèrent et les déplacements que ceux-ci opèrent sur nos habitudes de pensée.

Damien Darcis est professeur de philosophie à la faculté d’architecture et d’urbanisme de l’Université de Mons. Il travaille sur les mouvements de contestation sociale mettant en jeu les espaces urbains ou, plus largement, les territoires (squats à Calais, mouvement des gilets jaunes, ZAD). Ses recherches actuelles s’inscrivent dans le champ de l’écologie politique.
Editions Eterotopia, 200 pages, 19,00 euros. Sorti en mars 2022.

27/02/2022

Refleurissons notre quotidien

Bye bye béton
“Opération Bye bye béton”
d’Ophélie Damblé et Roca Balboa 

Présentation par l’éditeur : Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville... et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton !

La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.

Ophélie Damblé est la créatrice de la chaîne YouTube « Ta Mère Nature ». Communicante de formation, elle plaque tout en 2017 pour se reconvertir dans le maraîchage bio. Elle se partage entre l’agriculture urbaine et la création de contenus. Elle a publié Guerilla Green et Manifeste pratique de végétalisation urbaine.
Roca Balboa est illustratrice, créatrice d’objets et de textiles, bricoleuse, et tatoueuse.

Éditions La ville brûle, 48 p., 15 €. À partir de 3 ans.
Parution : le 4 mars 2022.
 

> L'article de Vert.éco.


 

25/02/2022

Salon Primevère à Lyon

Les 25-26-27 février 2022 à Lyon, Eurexpo.
Salon-rencontres de l’alter-écologie.
> EN SAVOIR PLUS.

30/01/2022

Des utopies pour demain

Utopies
“2030 Glorieuses. Utopies vivantes”,
de Julien Vidal

4e de couv : N’ayons pas peur de l’avenir : un futur enthousiasmant est en gestation ! Bien sûr, il va falloir affronter le chaos climatique et ses conséquences sur toutes les espèces vivantes. Pourtant, en mettant le cap vers une “nouvelle civilisation”, les épreuves à venir seront l’occasion d’inventer ensemble une société durable et solidaire. Il y a eu les "30 Glorieuses" dopées aux énergies fossiles ; il y aura les 2030 Glorieuses nourries par l’entraide, la créativité, l’innovation frugale, la conscience d’un destin commun, l’empathie. Le XXIe siècle sera bien celui des croissances : croissance du lien, croissance de la régénération des écosystèmes, croissance de la reconnexion à nous-mêmes, croissance du partage, croissance du bonheur. Julien Vidal nous propose de voyager dans un futur utopiste dont les germes sont déjà partout autour de nous. Les personnages inspirants qu’il rencontre initient une société régénérative et redistributive en harmonie avec les logiques naturelles : circularité, sobriété, adaptation, multifonctionnalité. Ils sont des milliers dans nos régions à montrer que l’action est le meilleur remède contre le fatalisme et que, si nous agissons avec ambition et amour, la décennie des 2030 Glorieuses est à portée de main. Alors, pour faire advenir le plus tôt possible cette ère nouvelle, rejoignons-les et formons collectivement cette République du Vivant !
Actes Sud,
272 pages, 21 euros. Sorti en janvier 2022.

UtopiesUtopies

29/01/2022

Autonomie et harmonie

Portrait de Bernard Bertrand, “aventurier de l'ordinaire” et grand amoureux du vivant.

A travers sa maison d'édition (Terran), Bernard Bertrand a écrit plus de 70 ouvrages. Chacun d'entre eux est le fruit d'un attachement profond à une plante, à une technique, à un geste précis. Au-delà des écrits, toute sa vie est basée sur l'observation de la "nature", de l'expérimentation et de la transmission. Aujourd'hui, ces multiples activités tournent toutes autour de cela à travers des conférences, des stages, de l'écriture de ses deux magazines, des visites de son lieu, etc. Il est habité par ce désir profond de renouer le lien qui s'est distendu entre la société dite "moderne" et le vivant. Il partage ce même objectif avec son grand ami, Kim Pasche (trappeur et archéologue expérimental), avec lequel il a noué une complicité de longue date.

(Si YouTube vous interdit de regarder cette vidéo sur notre blog, vous pouvez aller directement sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=6KM7lMD1GEc )

> Pour en savoir plus sur Bernard et les auteurs du doc : "Reporters Troubadours".
> Sa revue sur la vannerie.
> Sa revue "Abeilles en liberté".
> Sa chaîne YouTube (vannerie, cuisine sauvage. abeilles...).

30/12/2021

Pas de roi dans ma galette !

11/12/2021

Pour un Noël sans foie gras

Vous souhaitez préparer un repas de fêtes garanti sans souffrance animale ? Exit le foie gras ! Positivr vous donne 4 alternatives originales et délicieuses pour le remplacer et ravir votre palais dans le respect de vos convictions.
> VOIR L’ARTICLE.

> D’autres alternatives au foie gras.
> Et ici aussi...
> Et ici...
> Et ici...

29/11/2021

Paul Reclus, pionnier de l’écologie sociale

écologie sociale
“Plus loin que la politique”,
de Paul Reclus


Présentation par l’éditeur : La pensée de Paul Reclus, fils d’Élie et neveu d’Élisée Reclus, est brûlante d’actualité. Les mouvements d’assemblées citoyennes, où s’expriment la demande grandissante de démocratie directe, en témoignent. Paul Reclus peut être aussi considéré comme un des précurseurs de l’écologie sociale. Ce projet de société élaboré par Murray Bookchin s’appuie sur la conviction qu’aucun des problèmes écologiques ne sera résolu sans un profond changement social.
Collectés par Alexandre Chollier, les articles qui composent cet ouvrage sont issus des revues Plus loin et Les Temps nouveaux. Ils sont suivis d’un texte original d’Élisée Reclus, dans lequel le géographe s’attache à penser une nouvelle organisation sociale à travers les questions de la terre, du travail du sol et de la propriété. Plus loin que la politique permet d’appréhender la vision radicale de Paul Reclus sur le monde, la politique, le travail, la communauté, le travail agricole… Des écrits qui demeurent d’importance autant pour l’histoire de la pensée anarchiste que pour contribuer à la connaissance de l’œuvre complexe et multiple des Reclus, dont on sait l’intérêt qu’elle continue de susciter aujourd’hui.
Éditions Héros-Limite, 200 p., 18 €. Sorti (en Suisse) en 2020.

15/11/2021

Quoi de (bientôt) neuf à Tours ?

TOURS (37) : le supermarché coopératif “Le Troglo”
devrait ouvrir en septembre 2022

Pourquoi un supermarché coopératif ?
Insatisfaits de l’offre alimentaire de l’agglomération tourangelle, un groupe de personnes s’est réuni pour proposer une alternative avec la création d’un supermarché coopératif.

Dans ce commerce...
– chacun peut améliorer son alimentation selon ses besoins et ses convictions, quels que soient ses moyens,
– des produits sains et de qualité, issus d’une agriculture pérenne, respectueuse des sols, de l’eau et du vivant, sont promus et favorisés,
– les personnes qui cultivent et transforment les aliments sont rémunérées correctement et travaillent dans des conditions dignes,
– le supermarché est à but non-lucratif : ni actionnaires ni course au profit,
– la coopérative est un lieu de vie dans le quartier, un lieu d’échange, de partages et de débats,
– la mixité sociale est favorisée par des gammes de produits et de prix accessibles à chacun, et les échanges,
– des magasins de ce type existent déjà : New York, Paris, Orléans...

Comment cela fonctionne ?
Supermarché Coopératif et Participatif : les membres en sont propriétaires, et sont acteurs de son fonctionnement.
1 – Devenir coopérateur. La souscription minimale à la coopérative est de 10 parts sociales, soit 100€. Les étudiants et les bénéficiaires des minimas sociaux peuvent souscrire pour 10€. En octobre 2021, il reste encore à trouver une petite centaine de coopérateurs.
2 – Participer. Chaque membre vient aider au supermarché 3 heures consécutives, toutes les 4 semaines, pour tenir la caisse, stocker, réceptionner les livraisons, nettoyer, assurer les tâches administratives…
3 – Décider. Les décisions se prennent en commun, par vote à la majorité absolue lors d’AG régulières. Chaque membre est acteur à part entière de la stratégie et des choix du supermarché.
4 – Faire ses courses. L’accès au supermarché est exclusivement réservé aux coopérateurs du Troglo.

Le local de 775 m² sera situé au 15 bd Louis XI, à Tours, près des quartiers prioritaires de la politique de la Ville.  

> Le site du Troglo.
> La page Facebook du Trogolo.

> L'article de La Nouvelle République.
> Présentation du projet en visio sur FB.

14/11/2021

Retour à la ferme


“Le grand guide de l’autosuffisance”, de John Seymour 

Présentation par l’éditeur : Ce best-seller de John Seymour, publié en 1976 et réédité en 2019, est un guide complet pour apprendre à vivre en harmonie avec la nature. Un livre utile, emblématique et parfait pour un retour à la vie à la campagne. Ce livre référence (700000 exemplaires vendus dans le monde) offre aux jardiniers et à toutes les personnes qui visent l'autosuffisance des principes clairs pour multiplier les rendements, récolter des fruits et légumes de qualité, élever des animaux, travailler la pierre et le bois, limiter sa consommation en énergie...
John Seymour était chef de file du mouvement d'autosuffisance dans les années 1970 en Grande-Bretagne. Très engagé contre la société de consommation, l'industrialisation, les OGM, il se faisait le porte-parole des valeurs d'autosuffisance, d'écologie, de jardinage...

Éditions Marabout, 408 pages, 29,90 euros.
Un livre joliment illustré, un peu daté 1970 (sujets et traitement), pour un premier éclairage sur l'autosuffisance. D'autres livres plus pointus permettront d'approfondir les sujets.

13/11/2021

Alternatives en milieu rural

“Modes de vie alternatifs en milieu rural :
la fabrique de nouveaux quotidiens”

Alternatives

 

« Comment réorganiser la société de telle façon que l'on ne soit plus déconnectés du monde vivant ? La sociologue Geneviève Pruvost, autrice de “Quotidien politique. Féminisme, écologie, subsistance” (La Découverte), s'attèle à explorer les alternatives écologiques et anticapitalistes qui renouent avec des savoir-faire permettant de refonder la fabrique du quotidien. »

> Entretien à réécouter sur le podcast de La Tête au carré (France Inter) du 11 novembre 2021.


 

 

“Quotidien politique.
Féminisme, écologie, subsistance”

de Geneviève Pruvost 

Présentation par l'éditeur : Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’auteure explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.

Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
Editions La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.

Découvrir le début du livre en ligne :

12/11/2021

Au sommaire de “L’âge de faire” de novembre

age de faire Au sommaire du n°167 (novembre 2021)

• EDITO La paille dans l’œil du voisin non vacciné.
• La remontada des cabines téléphoniques.
• Dans l’Hérault, un écovillage solidaire.
• En Mandchourie, 2 millions de libertaires.
• Bouquin : la France arme des dictatures.
• Reportage avec un bûcheron-dessinateur.
• Bibliothécaires, pas auxiliaires de police.
• La fin du "quoi qu'il en coûte".
• Quand l’eau est réservée à l’agriculture déraisonnée.
• Les militants ont la patate.
• L'homo numericus est un c...
• Cuisiner sans gluten (couscous végétarien).
• Fiche pratique : Faire ses boutures.


• DOSSIER 4 pages : les zapatistes existent
(L’âge de faire les a vus !)
« Ils sont arrivés ! Les zapatistes ont quitté leurs communautés pour venir à la rencontre des peuples européens et nous faire partager les luttes qu’ils mènent contre toutes les formes de violences, de discriminations et d’atteinte à la terre mère… Résolument anticapitaliste, leur mode de gouvernance instauré dans 38 communes du Chiapas et basé sur l’autonomie collective est un exemple de longévité et de résistance. »
- Des communautés indigènes contre les grands projets
- De la lutte armée à l’autogouvernement
- La démocratie de l'escargot
- Diriger en obéissant
- La solidarité, moulue ou en grains (le café zapatiste)
- Les zapatistes à la conquête de l’Europe (double-page BD)

> EN SAVOIR PLUS.

“La démocratie de l'escargot”.
Visualiser le tableau récapitulatif (ci-dessous) du fonctionnement des 12 caracoles zapatistes et des conseils de bon gouvernement, disponible dans le n°167.