21/03/12

"Travail que vaille !"


ILS NE MOURAIENT PAS TOUS MAIS TOUS ETAIENT... par LaFermeDuBuisson

24-25 mars • Noisiel • Festival "Travail que vaille !"

« En tant que valeur économique ou sociologique, le travail est aujourd'hui au cœur des enjeux politiques et des réflexions de notre société. L'impact physique ou psychique du travail sur l'humain et les souffrances qu'il occasionne ont été portés récemment au devant de l'actualité par des faits qui sont loin d'être divers. Sensibles à ces questions, les artistes ici rassemblés approfondissent les marques que l'organisation du travail, la déshumanisation des tâches et des relations professionnelles impriment à l'esprit et au corps. Pour tenter, par la poésie de la danse, du théâtre et de l'art en général, avec humour comme avec force, de (re)donner du sens à cette valeur fondamentale. »

Samedi 24 mars
• 14h-21h Exposition "Plus de croissance : un capitalisme idéal…"
• 14h30 Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés
• 15h30-18h30 Umbra Viventis (installation)
• 16h Une société de services (théâtre, vidéo, musique). Pauses chronométrées, appels enregistrés, chiffres de vente affichés, sourires forcés… Bienvenue dans les coulisses d’un centre d’appels téléphoniques. Nourrie de documentaires et d’investigations sur le terrain, Françoise Bloch dépeint avec un réalisme au trait acide le quotidien surmené de ces jeunes téléopérateurs. La parole s’évade en intermèdes chantés ou images vidéo et la gravité du propos s’illumine d’un humour incisif, salvateur.
• 17h-20h30 La Borne (départ toutes les 30 min. Dispositif interactif). Nous sommes en 2017 et désormais, grâce à La Borne, trouver un emploi ne prend pas plus de trois minutes. L’État connaît tout sur vous et La Borne aussi. Faites le test ! Elle évalue vos capacités à exercer une profession.
• 17h30 Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés
• 19h Abattoir. Dans un abattoir du nord-ouest de la France, des ouvriers épuisés livrent leur quotidien. Le récit de leurs corps anéantis par la cadence et la déshumanisation des tâches sonne comme si la chair des bêtes et celle des hommes se mêlaient.
20h45 Table ronde "Le corps a ses raisons que le travail ignore". Comment la souffrance au travail traverse les mots et les corps – dans ses causes et conséquences ? Comment cette question est devenue médicale mais aussi politique, sociale et juridique ? Protagonistes œuvrant pour la reconnaissance et la réduction de ce malaise sociétal échangeront avec les artistes et le public sur ces questions.

Dimanche 25 mars
14h-21h Exposition Plus de croissance : un capitalisme idéal…
15h30-19h La Borne.
15h30-18h30 Umbra Viventis.
16h Une société de services.
17h30 Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés.
19h Abattoir.
20h30 Projection-rencontre Entrée du personnel.

Tarif. Pass Travail que vaille ! (3 propositions parmi les spectacles et la table ronde + entrée expo + projection-rencontre + installations) : tarif étudiant 11 €, réduit 14 €,
plein 21 €. — Possibilité de Hors pass.
LIEU : Centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson,
Allée de la Ferme, Noisiel (77). RER-A Noisiel
> Le week-end en détail (programme, réservation...)

D'autres expériences pour une autre société

24 mars • Nice
"Initiatives locales
pratiquant l'autogestion
et l'autoproduction"
« Face à ce monde qui nous indigne,
créons le monde que nous désirons !
et cultivons les expériences, les légumes ou les capacités dont nous avons besoin pour vivre et œuvrer ensemble.
Les gouttes d'O, la Falabrac Fabrik et le Piles/PECOS (pôle d'initiatives locales d'économie solidaire) de Nice, en partenariat avec plusieurs initiatives vous présenteront des initiatives locales pratiquant l'autogestion ou l'autoproduction.
Au programme
· 17h. Accueil et présentation de la soirée suivie d'un brin de théorie.
· 18h. Autoprésentation d'initiatives locales et de leurs pratiques.
· 19h30. Débat mouvant.
· 20h. Repas et échanges informels par groupe.
· 21h. Concert de Milenka.
Parce que nous sommes nombreux à souhaiter reprendre en main notre présent
et notre avenir, nous nous donnons ce rendez-vous pour ouvrir de nouvelles
pistes de réflexions et d'actions concrètes. »
LIEU : Falabrac Fabrik, 3, rue Benoît Bunico, vieux Nice. 17h.

20/03/12

Marche des possibles - Marseille - Paris















« La Marche des Possibles (Marseille-Paris) est une des marches populaires
en route pour Paris (dont les Indignés ne sont qu’une des composantes).
La marche fera l’étape à Saint-Etienne mercredi 21 mars 2012.
• 16h - 17h, accueil des marcheurs, rue Robespierre,
en bas de la descente du Col de la République.
• 18h, place Hôtel de Ville - repas partagé et assemblée-débat sur les alternatives.
(solution de replis : Amicale laïque de Beaubrun au 14, rue Claude Deverchere).

« Cette démarche vise à la rencontre et aux convergences des luttes, à la réappropriation
de l’espace public, à la mise en pratique d’alternatives concrètes, à encourager la désobéissance civile. Nous nous basons sur les principes d’horizontalité et de démocratie, de non-violence et de l’engagement citoyen.
Le but de cette marche est de véhiculer, d’informer, d’échanger à propos des alternatives aux manières de vivre, de s’organiser, et de consommer en réponse aux logiques de pensée que voudrait nous imposer la classe politique ainsi que les lobbys attachés a défendre
les intérêts particuliers des grandes entreprises. »

La Marche passera par Lyon (23, 24 et 25 mars), Chalon-sur-Saône (31 mars),
Dijon (7 avril), Auxerre (14 avril), Paris (21 avril).

Les mutins vont vous faire déguster !

30, 31 mars, 1er avril
Saint-Denis (93)

Dîner-spectacle
"Parole
de Mutins"
par la Cie Jolie Môme





De l’insoumission des pirates aux révoltes des femmes,
Du refus des expulsions à celui des manipulations,
Du soutien aux insurgés de Oaxaca à nos meilleurs vœux pour Noël,
une brise d’insoumission, un souffle de mutinerie

• vendredi 30 mars ; samedi 31 mars (complet) : dîner-spectacle
Repas à 19h45, spectacle aux alentours de 21h.
Tarif (repas + spectacle) : 25 €. Sur réservation uniquement.
dimanche 1er avril : goûter-spectacle à 15h30
Tarif (goûter + spectacle) : 18 et 12 €. Sur réservation uniquement.
LIEU : La Belle Etoile, 14, rue Saint-Just, Saint-Denis.
31 mars - 1er avril • Saint-Gobain (02)
"Bobines rebelles"
La deuxième édition du Festival "Bobines rebelles"
à Saint-Gobain a lieu cette année le samedi 31 au soir et
le dimanche 1er avril toute la journée. 

Bref aperçu du programme.
• Samedi 31 mars. Small is beautiful de Agnès Fouilleux
• Dimanche 1er avril. Ecoutez May Picqueray de Bernard Baissat ; Vivre l’utopie de Juan Gamero ; Court-circuit, l’Amap de Saint-Denis par les amapiens eux-mêmes ; Le Temps des bouffons de Pierre Falardeau ; L’Initiation de Boris Carré et François-Xavier Drouet ;
Le désarroi esthétique de Pierre Carles ; Juppé, DSK, Hollande, etc. de Pierre Carles ;
Les nouveaux chiens de garde de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat + débats.
Le festival se déroulera au cinéma l'Ermitage, 6, rue Simon,
à Saint-Gobain (Aisne). A 140 km au NE de Paris.

Au sommaire de "Fakir" de mars-mai

Fakir n°54 (mars/avril/mai 2012)

• DOSSIER. Lapix, Lenglet, Calvi, etc. :
les voleurs de débat. On s’apprêtait à plonger dans la présidentielle comme dans une mêlée, couteaux tirés, arguments aiguisés. Mais rien de tout ça, ou si peu. Les kilos perdus de François Hollande sont plus souvent évoqués que le réchauffement climatique. Le "style personnel" de Nicolas Sarkozy, davantage remis en cause que la course à la croissance. Le partage de la valeur ajoutée éclipsé au profit de la dernière petite phrase.

• Résister ! "Nous ne laisserons pas la France sombrer dans le fondamentalisme socialiste." Malgré les vents contraires, Nicolas Sarkozy ne compte pas baisser les bras.
Fin de contrat ordinaire. Irène, auxiliaire de vie scolaire, a quitté ses élèves amiénois. Pour elle, l’école est finie, comme pour 5 500 de ses collègues en France. Vous en avez entendu parler, vous, dans les jités ? Ou dans la campagne présidentielle ?
Congés payés : les gantiers seront les premiers. D’où viennent les congés payés ? De Millau ! C’est ce que révèle Grégoire, un lecteur du coin. Notamment grâce aux "coupeurs", "mégissiers", "teinturiers", "palissonneurs", "corroyeurs", à tous les travailleurs de la ganterie – cette "corporation" dont les conquêtes se sont étendues à la France entière.
Montée en chair. Dans mon voyage en haute bourgeoisie, l’église catholique et romaine, je la vivais avec le sourire, comme une étape de plus dans ce folklore. Là où mes parents avaient lutté, couteau brandi…
Les frites, ça donne la patate ! "On veut plus de frites à la cantine !" La mairie d’Amiens allait-elle céder devant cette exigence populaire ? Gare à la (très) jeune garde !
L’exploité du mois. Vitali, un vrai journaliste parmi nous (enfin).
Sans scrupules : un sans-papiers, à Fakir, c’est une aubaine.
Le vote, "un univers qui se referme sur lui-même." Analyste des scrutins depuis plus de trente ans, Patrick Lehingue, professeur de science politique, vient de publier Le vote. Mais vous ne le verrez pas sur les plateaux de télé...
Le braconnier de Dieu. Acheté 1 € dans un vide-grenier, ce bouquin écrit par René Fallet – romancier populiste, signe, en plus de la rigolade, une réflexion panthéiste.
Le travail en poussière. Pour les femmes de ménage, les conditions de travail se sont brutalement effondrées, sans soulever la plus infime solidarité. " Vous ne seriez pas tentées de voter à gauche ?", hasarde notre reporter, Franck.
Bris de classe. "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ", espéraient Marx et ses copains. Voilà que les prolétaires d’un même pays, et d’une même boîte, se foutent sur la gueule, maintenant.
Un magnéto, la nouvelle arme anti-patrons ! Mickaël Prince, délégué CGT de Stef-TFE, se rend en 2006 pour rencontrer sa direction. Qui lui offre un chèque de 40 000 € en échange de son mandat syndical. »

> Pour en savoir plus, feuilleter le numéro et lire certains articles en ligne.

19/03/12

La semaine TV engagée

• Lun 19 mars : Françafrique (Planète, 10h15). Les Conti (LCP, 17h15).
Spécial Investigation : GAL, des tueurs d'Etat ? (C+, 22h45).
Pour un instant de liberté (Arte, 22h20) (des réfugiés iraniens en Turquie).
• Mar 20 mars : Discriminations (Fr3, 0h10) (doc. Face à toutes les discriminations
au travail). Les Fins de droits (Fr5, 21h40) (portrait de 3 chômeurs toulousains). Palestro, Algérie (Arte, 22h40) (enquête sur une embuscade controversée en Algérie en 1956).
Mer 21 mars : Traqués ! Enquête sur les marchands d'armes numériques (C+, 2h15). Boomerang : la puce à l'oreille (C+; 22h55) (série de reportages sur l'économie des
téléphones portables et ses tristes conséquences en Afrique ou en Inde). Investigatiôns :
Huile de palme (FrÔ, 20h35) (la forêt indonésienne remplacée par des palmiers).
• Jeu 22 mars : Envoyé spécial : un reportage sur les Français privés
de CMU et de soins (Fr2, 20h35).
• Ven 23 mars : L'Héroïne de Gdansk (Arte, 22h05)
(bio de la cofondatrice du syndicat polonais Solidarnosc).
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Précision : contrairement à l'usage des magazines TV et conformément à la réalité, Utoplib considère qu'à partir de 0h01 une nouvelle journée (donc avec changement de date) débute.

• Pour ceux qui auraient raté l'une de ces émissions, souvenez-vous que plusieurs chaînes proposent maintenant sur leur site internet une rediffusion gratuite durant une semaine (parfois plus). Notamment Arte+7, player Canal+, ReplayTV (aussi en streaming
pour les sans-télé), Pluzz.fr (chaînes de France Télévisions).

20-30 mars... Stop Pesticides !

« A l’occasion des dix premiers jours du printemps, débutera
la 7e édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. Cette année encore, des centaines d’événements sont programmés dans toute la France : conférences-débats, ateliers, marches, projections de films, stands d’information, animations pédagogiques, repas bio, fermes ouvertes… Objectifs : informer sur les risques des pesticides de synthèse, promouvoir les alternatives et mobiliser un public de plus en plus large pour
un avenir sans pesticides.

Parmi les événéments prévus :
• Un congrès scientifique sans précédent sur "pesticides et santé" (23-24 mars au Palais du Luxembourg) avec la remise de doléances aux décideurs. Les "victimes des pesticides" se faisant de plus en plus entendre, l'axe santé est un des axes forts de cette édition.
• 16 marches symboliques en France et en Afrique.
• Campagne d’affichage dans tous les parcs et jardins de Paris, week-end du jardinage écologique dans les 59 magasins Botanic, 10 000 repas bio servis dans les cantines scolaires du Var… Des intiatives importantes sur un territoire : en Alsace, "les pesticides ont la vie dure, changeons de culture !", "Construisons un avenir sans pesticides, c’est possible" en Pyrénées-Orientales, en Bretagne... Le "jardinage naturel ou écologique" sera de nouveau à l’honneur: ateliers, démonstrations de matériel, installation de panneaux
"zone sans pesticide", signatures de chartes d’engagement…
• Des dizaines de conférences, débats sur l’eau, les abeilles, l’alimentation, la biodiversité avec des experts tels que Marc Dufumier, Pierre Rabhi, Jean-Paul Jaud… »
> Pour connaître les événements dans votre région.
> Le blog de la Semaine sans pesticides.

Chantons sous les matraques...


Les CRS tous avec nous (La Chanson du Dimanche... par lachansondudimanche

La dernière livraison de La Chanson du Dimanche.
A reprendre en chœur pour votre prochaine manifestation...
La CdD en concert le 13 avril à Vauréal, le 3 mai au Bataclan, Paris.

18/03/12

Les 20 ans des Antipub

Le 18 mars, l'émission Terre à Terre, de France Culture (tous les samedis matin à 7h05), était intitulée "Les 20 ans des Antipub". L'occasion de mieux connaître les différents protagonistes anti-pub.
Avec : Charlotte Nenner et Thomas Guéret, de Résistance à l'agression publicitaire (RAP) ; Pierre-Jean Delahousse, président de l'association "Paysages de France",
et Nicolas Hervé, du Collectif des Déboulonneurs.
On y a évoqué notamment les reculs du Grenelle de l'environnement par rapport
à la réglementation de l'affichage (bâches géantes, panneaux publicitaires LCD...),
les alternatives aux réseaux internet à visée publicitaire, le coût réel de la publicité,
les procès contre les Déboulonneurs, etc.

L'émission est réécoutable et téléchargeable
sur le site non-officiel des archives de "Terre à Terre".
Pour écouter, cliquer sur la flèche du lecteur ci-dessous.

Vient de paraître

"Usurpations contre nature"
("Terre à terre", volume 1),
de Ruth Stegassy

Présentation : « [...] Aucun continent n’est épargné : trop de paysages uniformisés (cultures extensives, architectures-carcans), trop d’eaux raréfiées et domptées (barrages, berges ne retenant plus la végétation), trop de terres épuisées (déforestation, monocultures) et colonisées (parkings et échangeurs envahissants), trop de territoires empoisonnés (défoliants, pesticides, radioactivité), trop de zones contrôlées (approvisionnements centralisés) ou interdites (sites industriels, nucléaires et militaires), de ressources pillées (poissons, minerais…) et piratées (ressources végétales)… Beaucoup de ces désastres humains, économiques, sanitaires sont peu, voire pas connus du public, et leurs origines, leurs modes opératoires et leurs conséquences souvent mal décryptés. Mais plus invisibles encore sont ceux qui, seuls ou en petits groupes, luttent contre ces atteintes.
A partir des entretiens qu’elle anime depuis dix ans dans son émission "Terre à terre" (France Culture, le samedi 7h), Ruth Stegassy, avec ce premier volume, propose une lecture cohérente, lucide et critique de nos territoires, des altérations qu’ils subissent et des déséquilibres de tous ordres qui se multiplient.
Ce livre fait entendre successivement les voix de ceux qui, par le témoignage, l’expérience et l’analyse, nous ouvrent les yeux sur ce nouveau paysage humain, et celles d’autres qui, victimes, mais tenaces et solidaires, proposent des solutions pour préserver ou restaurer les espaces indispensables à nos ressources et à notre survie.
On y retrouve les expertises et les engagements de Pat Mooney, d’Agnès Bertrand,
de Fabrice Nicolino, de Pierre Lieutaghi, etc. »
Usurpations contre nature, de Ruth Stégassy,
coédition Radio France/Actes Sud - 336 pages. 23 euros.

17/03/12

La Transition dans le 92

Cultures en transition - bande annonce (français) from Nils Aguilar on Vimeo.

19 mars • Bagneux
Projection-débat autour du film
"Cultures en Transition", de Nils Aguilar
LIEU : Foyer Henri-Coudon, 18, rue Salvador-Allende, Bagneux (92).
A 19 h (buffet), suivi de la projection à 20h.


Parcours communard

Dimanche 18 mars • Paris 20e
Célébration du 141e anniversaire
du début de la Commune de Paris

« Les nombreuses initiatives développées pour le
140e anniversaire de la révolution du printemps 1871 ont montré l’actualité et la modernité de l’œuvre et des idéaux de la Commune de Paris. La chape de plomb qui pèse sur cet événement a commencé à être levée. En 2012, les Amis de la Commune de Paris agiront pour que soient enfin pleinement mises en œuvre les mesures démocratiques et sociales de la Commune de 1871 :
- Une démocratie qui permette au peuple d’être entendu et d’exprimer sa pleine souveraineté; - La reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers; - L’égalité des salaires des femmes et des hommes ; - La réquisition des logements vacants pour les sans domiciles et les mal logés ; - La remise en marche des entreprises abandonnées pour causes de délocalisations ; - Une démocratie sociale sous le contrôle des salariés ;
- La justice accessible à tous ; - Une école redevenue laïque et gratuite.

Dans ce but, ils organisent un parcours communard qui partira du métro Belleville, remontera la rue du même nom et aboutira au métro Jourdain, où se trouvait la mairie du XXe arrondissement au moment de la Commune de 1871.
Au cours de ce parcours seront rappelées les revendications du peuple parisien exprimées dans la Garde nationale, les clubs, les associations ouvrières, l’Internationale, l’Union des femmes, la Fédération des Artistes, et adoptées par les élus de la Commune assujettis à un mandat impératif et révocables.

Des musiciens, chanteurs, artistes agrémenteront cette après-midi à la fois festive et revendicative qui rappellera comment les Communards combattaient la misère et les injustices, imaginaient et mettaient en place une société de progrès social, démocratique, culturel et humaniste. » De 15 h à 18 heures.

21 mars • Paris • Spectacle

« L'année dernière, le groupe "jeunes adultes" du CCFD-Terre Solidaire avait monté un spectacle sur les paradis fiscaux. Cette année ils récidivent, sur la question de la dette. Un spectacle pour comprendre, s'interroger, s'engager, participer et passer un bon moment ! » Participation libre. Espace Jemmapes, 116, quai de Jemmapes, Métro Gare-de-l'Est ou Jacques-Bonsergent. A 20h30.


16/03/12

Elections, pièges à illusions ?

21 mars • Toulouse
"L'électoralisme en question"
Rencontre-débat avec le groupe Albert Camus
de la Coordination des Groupes Anarchistes.

« Une fois de plus la campagne électorale bat son plein, et une fois de plus le débat public est d'une consternante indigence. Petites phrases, coups bas, invectives, affaires, rien ne nous sera épargné. Pendant ce temps, les vrais sujets sont soigneusement escamotés pour céder la place à la fureur médiatique et à la politique politicienne.
Changer de personnel politique pour changer la vie ? La question mérite assurément d'être posée et surtout d'être débattue. Les anarchistes se la sont posée dès le XIXe siècle et depuis n'ont pas cessé de dénoncer les résultats pitoyables de la stratégie social-démocrate de conquête du pouvoir par les urnes. Élections après élections, les illusions se font et se défont : un coup à gauche, un coup à droite l'alternance étouffe tout espoir d'alternative.
Envisager la construction d'un autre futur reste cependant toujours d'actualité
pour les anarchistes. Pour cela, nous pensons qu'il est indispensable de mettre
l'électoralisme en question. »
LIEU : librairie Terra Nova, 18 rue Gambetta, Toulouse. A 19 h.

Marseille • 24 mars


Et aussi le 20 mars, aux Ulis (91). Maison pour tous des Amonts (MPT), à coté du centre commercial des Amonts, avenue de Saintonge, à 20h30 : Débat : "Pour une pédagogie sociale" Avec : Laurent Ott, auteur de Pédagogie sociale, une pédagogie pour tous les éducateurs, et Grégory Chambat, auteur de Pédagogie et révolution, questions de classe et (re)lectures pédagogiques.


15/03/12

Le travail à l'usine en docs

Sortie le 24 avril, DVD + livre en pré-commande dès maintenant
Inventaire avant liquidation et Putain d'usine
deux documentaires de Rémy Ricordeau.
« Putain d’usine et Inventaire avant liquidation parlent du travail à l’usine et des alternatives possibles à une société tournée vers un consumérisme effréné. »

"INVENTAIRE AVANT LIQUIDATION" (2012) : à travers l’évocation de leurs expériences, des jeunes travailleurs et chômeurs témoignent des méfaits d’une société qui formate les hommes et leur mode de vie. Ils engagent une réflexion sur la nécessité d’initier d’autres pratiques politiques et d’autres rapports sociaux que ceux induits par le salariat et le consumérisme. S’esquissent alors des perspectives de transformations sociales où l’utopie se substitue au réalisme mortifère.
• "PUTAIN D’USINE" (2006) : librement adapté du livre Putain d’usine de Jean-Pierre Levaray, le film s’attache à restituer son témoignage et celui de quelques-uns de ses collègues sur leur quotidien de salariés dans une usine chimique. En levant le voile sur les non-dits de la condition ouvrière, ils s’interrogent sur le sens de leur travail, sur les finalités du salariat et plus généralement sur les contradictions d’une société dans laquelle chacun, à des degrés divers, s’en ressent tout autant la victime que le complice involontaire.

> le DVD (2 films) (12 €)
> le duo DVD + le livre Putain d’usine de Jean-Pierre Levaray (20 €).
Vous recevrez votre commande quelques jours avant la sortie officielle du DVD, le 24 avril prochain. En commandant à l’avance vous participez à un démarche coopérative.
Ainsi, l'éditeur peut presser au plus juste le nombre de DVD et réduire les coûts
de transport, ce qui permet d'offrir les frais de port.
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• 24 mars : interview de Rémy Ricordeau, le réalisateur, sur Radio Libertaire
(89.4 FM Ile-de-France et internet) entre 13 h 30 et 15 h 30.
• 7 avril : projection de Inventaire avant liquidation, en présence du réalisateur.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Au Cinéma La Clef, 34, rue Daubenton, Paris 5e. A 16 heures.

Le monde prépare son 12 Mai...

14/03/12

"L'Indépendante" en fête

17 mars • Paris 18e
Repas, conférence-débat et concert
"L'Indépendante", coopérative alimentaire, sociale et solidaire installée à la Maison Verte, vous propose, de midi à 20 h, une journée festive, ouverte à tous.

• 12h- Repas à prix libre • 15h15 - "La Transition énergétique, ça s'explique !" Conférence dans le cadre de la campagne "Libérons l'énergie", initiée par Greenpeace. Comment sortir des énergies fossiles et du nucléaire d'ici 2050 ? Exposé accompagné d'un diaporama d'environ
une heure, suivi d'un débat • 17h15 - Goûter • 18 h - Concert de Guyom Touseul.

L'Indépendante a pour objectifs :
– Promouvoir les produits locaux, respectueux de l'environnement
et issus du commerce équitable.
– Eviter les grandes surfaces et les intermédiaires multiples.
– Préparer la transition (passage de la dépendance au pétrole à la résilience locale).
– Inventer un lieu d'échanges et de débats avec les gens du quartier
(organisation de moments de discussion, de débats, de projection de films, etc.).
– Créer de la solidarité entre les membres.

« Il ne s'agit évidemment pas d'une épicerie classique : l'idée est de proposer des produits secs, sains, de qualité et respectueux de l'environnement, au prix coûtant (direct producteurs) et de les rendre accessibles à un plus large public. Parce que L'Indépendante est une alternative à la grande distribution, elle repose sur un principe d'autogestion. Ce sont les adhérents qui choisissent les produits et organisent
le fonctionnement de la coopérative. »

LIEU : Maison Verte, 127-129, rue Marcadet, Paris 18e.
M° Jules-Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt.
> Le site de L'Indépendante.

Une nouvelle alternative à la grande distribution

Présentation de la coopérative alimentaire autogérée "L'Indépendante",
à la Maison Verte, par Hervé Krief, l'un de ses initiateurs (septembre 2011).

« Basée dans le XVIIIe arrondissement de Paris, la coopérative l’Indépendante a pour but de mettre en place une alternative à la grande distribution. Nous nous sommes regroupés pour devenir des acteurs de nos propres vies et nous engager vers une voie nouvelle dictée par le respect des producteurs, la qualité des produits et une solidarité entre tous, sans distinctions. La coopérative fonctionne en autogestion et toutes les décisions importantes sont prises au consensus, ce qui permet à tous de s’exprimer et contribue à l’élaboration d’une forme nouvelle de démocratie locale et horizontale.
Venant en complément des Amap, nous achetons des produits "épicerie" pour les revendre à prix coûtant aux adhérents de la coopérative.
Au-delà de nos achats groupés chez de petits producteurs et de la solidarité sociale que nous souhaitons mettre en place, nous voulons aussi sensibiliser, réfléchir, débattre, chanter, organiser d’autres alternatives, ensemble et avec nos voisins.
Nous sommes prêts à aider et supporter toute initiative nouvelle afin d’essaimer partout dans la capitale et permettre ainsi la création d’autres coopératives. »

127, rue Marcadet, Paris 18e (M° Jules Joffrin)

> Voir aussi les pages de l'un des GASE (Groupement d’Achat
Service Epicerie) de Bretagne et de la Falabrac Fabrik de Nice.

Conférence-débat

cnt
16 mars • Lille
« Sélection et reproduction sociale(s) »
Brigitte Monfroy, sociologue à l’IUFM Nord Pas-de-Calais,
parlera de la sélection et de la reproduction des inégalités.

« T’avais qu’à mieux travailler à l’école !
Certaines inégalités sociales sont parfois présentées comme "normales" puisque nous aurions toutes et tous les mêmes chances de réussite, en particulier à l’école : c’est le principe même de la méritocratie. Cette idéologie est contredite, depuis plus de trente ans, par des recherches montrant une corrélation forte entre l’origine sociale des élèves et leur réussite scolaire. La France est d’ailleurs aujourd’hui un des pays où le poids de l’origine sociale est le plus fort dans l’explication des niveaux de réussite scolaire.

La reproduction sociale est-elle une fatalité ?
Il y a une quarantaine d’année, les sociologues Bourdieu et Passeron faisaient de la "reproduction sociale" la fonction première de l’école. Cette analyse est-elle encore, voire plus que jamais, d’actualité ? L’école ne fait-elle que "reproduire", au sens d’enregistrer de manière "passive", les inégalités sociales ou participe-t-elle "activement" à leur (re)production ? Une "n’autre école" est-elle possible ? Quoi qu’il en soit, comprendre la genèse des inégalités sociales à l’école semble bien constituer aujourd’hui un enjeu d’importance, enjeu indissociablement scientifique et politique… »
LIEU : CNT, 32 rue d’Arras, à Lille.
A 19 h. Entrée gratuite et petite restauration à prix libre.

13/03/12

Grèce- L"hôpital de Kilkis s'explique

[Grèce] « Pourquoi nous occupons notre hôpital » (9 mars 2012)
Lettre de Leta Zotaki, présidente du syndicat des médecins ENIK
de l’hôpital de Kilkis

Bonjour à tous.
Merci beaucoup pour votre intérêt et votre soutien.
L’occupation de l’hôpital de Kilkis par ses travailleurs a commencé le mardi 20 février, à 8h30. Cette occupation ne nous concerne pas seulement nous, médecins et personnel de l’hôpital de Kilkis. Il ne s’agit pas non plus seulement du Système national de santé grec (ESY) qui s’effondre, en effet. Nous sommes en lutte parce que maintenant ce sont les droits humains qui se trouvent réellement menacés. Et cette menace ne plane pas seulement sur une nation, sur une poignée de pays, ou quelques groupes sociaux spécifiques, mais elle vise toutes les classes populaires et moyennes en Europe, aux États-Unis, en Asie, en Afrique, dans le monde entier. La Grèce d’aujourd’hui, c’est l’image de demain du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie et du reste du monde.

Les travailleurs de l’Hôpital de Kilkis et de la plupart des centres de santé grecs ne sont plus payés dans les temps et certains d’entre eux voient leurs salaires réduits à pratiquement zéro. Un de mes collègues et camarade a été transféré à la clinique de cardiologie en état de choc, après s’être aperçu qu’au lieu de recevoir sa paye mensuelle de 800 euros (oui, c’est ça son salaire mensuel), il y avait une note précisant non seulement qu’il ne percevrait aucun salaire ce mois-ci, mais qu’il serait astreint à un remboursement de 170 euros. D’autres travailleurs ont été payés seulement 9 euros ce dernier mois. Ceux d’entre nous qui continuent à recevoir un revenu quelconque vont les soutenir dans la mesure de nos possibilités.

C’est une guerre contre le peuple, contre toute la communauté. Ceux qui disent que la dette publique de la Grèce est la dette du peuple grec, mentent. Ce n’est pas la dette du peuple. Elle a été créée de toutes pièces par les gouvernements, en collaboration avec les banquiers, afin d’asservir les peuples. Les prêts à la Grèce ne sont pas utilisés pour les salaires, les retraites ou la santé publique. C’est tout le contraire : les salaires, les retraites et la sécurité sociale sont utilisés pour payer les banquiers. Ils mentent. Contrairement à ce qu’ils déclarent, ils ne veulent pas d’une société libérée de la dette.

Ils créent eux-mêmes la dette (avec l’aide de gouvernements et de politiciens corrompus) pour leur propre bénéfice. Ils ont fourni à la Grèce un banquier comme premier ministre pour s’assurer que le “job” sera exécuté correctement. Notre Premier ministre, Lucas Papademos, n’a pas été élu. Il a été nommé par la BCE et par les banquiers, avec l’aide de politiciens européens et grecs corrompus. C’est cela leur interprétation du terme de “démocratie” !

Les dettes sont créées par les banques qui fabriquent de l’argent à partir de rien et en retirent des intérêts uniquement parce que nos gouvernements leur ont donné le droit de le faire. Ils continuent à dire que ces dettes, c’est toi et moi et nos enfants et nos petits-enfants, que nous devons les payer avec nos biens personnels et nationaux, avec nos vies. Nous ne leur devons rien. Au contraire, ils doivent au peuple la plus grande partie des fortunes qu’ils ont accumulées grâce à la corruption politique.

Si nous n’ouvrons pas grand les yeux sur cette vérité, nous allons tous devenir des esclaves, travaillant pour 200 euros par mois, ou moins. Et ça c’est pour ceux d’entre nous qui pourront trouver un travail ! Sans soins médicaux, sans retraite, sans maison et affamés, comme c’est le cas aujourd’hui pour mes concitoyens en Grèce. Des milliers d’entre eux vivent dehors avec la faim au ventre.

Nous n’avons aucune intention de peindre notre réalité avec des couleurs sombres, mais c’est la vérité. Cette situation n’est pas due à un incident financier ou monétaire, ou à une erreur. C’est le début de la phase hideuse d’un long processus qui suit un plan soigneusement élaboré, un processus qui a commencé il y a plusieurs décennies.
Nous devons combattre ensemble ce projet néo-libéral. C’est ce que, à Kilkis et dans de nombreuses villes dans le monde entier, nous faisons maintenant.

Pour le moment, nous n’envisageons pas l’ouverture d’un compte pour recevoir des dons. Nous pourrions cependant avoir besoin d’y recourir dans quelques mois ou même semaines, si la situation s’aggrave. Ce dont nous avons surtout besoin aujourd’hui, c’est d’un soutien moral et de la publicité. Les luttes locales du monde entier doivent se propager et obtenir un soutien massif si nous voulons gagner la guerre contre ce système corrompu. Si vous pouvez penser à d’autres moyens éventuels pour diffuser nos informations et idées, ce serait génial. Vous pouvez nous contacter à : enosi.kilkis at yahoo.gr »

Leta Zotaki, directrice du département de radiologie,
hôpital de Kilkis, membre de l’assemblée générale des travailleurs,
présidente du Syndicat des médecins hospitaliers de Kilkis (ENIK).