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07/10/2025

Une utopie face au chaos (Ukraine)


Série "Utopie.s?" (épisode 6)
Une utopie face au chaos - Longo Maï - Ukraine
Vidéo disponible gratuitement en ligne jusqu'au 11 décembre 2025

À quelques kilomètres des zones de conflit, le village de Nijné Sélitché, un réseau de fermes, et celles et ceux qui fuient la guerre. C’est ici, en Transcarpatie ukrainienne que Longo Maï, l’utopie du temps long, se confronte au chaos. 

Depuis les années 1970, ce sont plus de 200 personnes de tous âges, qui apprennent, expérimentent et bricolent ensemble un futur plus harmonieux. C’est un archipel de lieux autogérés, agricoles, communautaires et propriétaires de ses terres qui défendent la petite paysannerie face à l’agro-industrie. Mais depuis le début de la guerre en Ukraine, c’est à l’urgence que la communauté doit se frotter. 

Et la solidarité prend corps : au total, 1 000 déplacé.es de guerre sont accueilli.es, des flottes de minibus sont affrétées pour fournir nourriture, médicaments, matériel vers l’est du pays, d’autres pour évacuer celles et ceux qui veulent fuir vers l’ouest. Ici, comme partout en Ukraine, tout est à l’urgence. Comment celles et ceux qui ont choisi le temps long vivent cet engagement – au cœur du chaos?

Longo Maï (signifiant en occitan : « pourvu que ça dure ») est une coopérative agricole et artisanale autogérée, laïque et d’inspiration alternative, anarchiste (dite aussi « libertaire ») et anticapitaliste. Fondée en 1973 à Limans (Alpes-de-Haute-Provence) par un groupe de militants germanophones, elle regroupe en réseau 11 coopératives en France, Allemagne, Autriche, Suisse, Ukraine, Roumanie et Costa Rica.

>Voir tout l'épisode : https://www.france.tv/slash/utopie-s/4517446-au-coeur-du-chaos-longo-mai.html#about-section

05/10/2025

Montrer des utopies en action


« Montrer des utopies en action, c’est tout l’objectif de la série documentaire "Utopie(s)", diffusée sur France TV Slash. De la Belgique à l'Équateur, du Pays Basque au Brésil en passant par Israël, la Palestine ou l’Ukraine, elle nous emmène à la rencontre de ces utopistes du réel qui, chaque jour, à dix, cent ou bien plusieurs milliers, vivent une vie autre et construisent d’autres réalités. Des hommes et des femmes qui démontrent par leurs actions qu’il est possible de faire autrement et que les utopies se conjuguent au présent. Pour commencer l’année avec un peu d’ optimisme, Paloma Moritz reçoit Henri Poulain et Lauren Boudard, à l'origine de cette série.  »

> Voir la série documentaire Utopie(s)

Le B-A/BA de l'utopie (Arte)


« L’avenir que dépeignent les œuvres de science-fiction est plutôt sombre. Les utopies positives, les récits d’un monde meilleur ou d’un nouvel âge d’or semblent passés de mode. Pourquoi ? Notre vision désespérée du monde nous aurait-elle fait perdre tout espoir en un avenir meilleur ? Ou faut-il chercher ailleurs les germes de ce désenchantement ? »

Série documentaire scientifique (Allemagne, 2023, 26mn)

18/06/2024

Déjouer les JO

« Derrière le spectacle, le dossier de la revue SILENCE (été 2024) montre en quoi les jeux Olympiques et Paralympiques sont avant tout une vitrine de l’armement, de l’écologie libérale, du sport élitiste et compétitif. Les promoteurs des Jeux sont sourds aux revendications sociales et populaires. Alors de cette opposition gronde les résistances. Vélorutions, JO de l’alimentation, pratiques sportives inclusives et mobilisations fleurissent ici et là. Alors qui est prêt·e à se retourner contre les arènes brutales des jeux Olympiques et Paralympiques ? »

> En savoir plus sur ce numéro de SILENCE.

De la yourte à la cabane : prendre la clé des champs

Comment les modes de vie alternatifs ruraux constituent-ils un contrepoint à la modernité capitaliste ? 

Émission de radio de France Culture, avec :
Geneviève Pruvost,
sociologue des modes de vie écologiques, du genre, du travail et de l’éco-féminisme,
et Sylvia Amar, historienne de l’art et de l’architecture contemporaine.

ARTICLE de présentation : «Yourtes, cabanes, dômes géodésiques… De l’habitat léger aux constructions plus pérennes des écovillages, l'habitat alternatif connaît un certain succès depuis les années 1970, sans qu’il soit possible d’en estimer l’ampleur. Sylvia Amar nous rappelle "après avoir connu une apogée aux Etats Unis puis une certaine désaffection, le mouvement des écovillages revient au Danemark en 1990. Un couple, Robert et Diane Gilman, commande une étude à des chercheurs sur le concept d’écovillages. Ils donnent en 1995 à Findhorn la première conférence internationale sur le concept d’écovillage. Leur approche consiste à mettre en avant une volonté de rupture avec la société, à faire sortir d’un mode de vie polluant et stressant. Ils mettent moins en avant le message politique des années 1970 pour remettre au premier plan de leur action l’idée de communauté et ne se positionnent pas comme anticapitalistes. Malgré tout, ils promeuvent un modèle de simplicité volontaire et de décroissance".

À travers ces autres façons d'habiter et de construire, alternatifs et néo-ruraux retrouvent un lien direct avec la nature. Face à une société de consommation qui conduit à la disparition du travail de subsistance, les populations alternatives souhaitent retrouver leur autonomie en privilégiant les circuits courts et le lien à la terre.

Elles ne vivent néanmoins pas en autarcie, prisant le troc et l´échange de connaissances et dynamisant l’économie des territoires où elles sont implantées. Geneviève Pruvost nous explique "il faut sortir de l’idée selon laquelle les sociétés paysannes de subsistance seraient misérables, au motif qu’on devrait mesurer leur réussite au regard de critères quantitatifs. Les critères de pauvreté ne rendent pas compte du réel niveau de vie des alternatifs, car ils analysent la richesse en terme de possession, pas en terme de nature. Le mode de vie alternatif est un mode de vie de subsistance, mais avant tout d’abondance et de redistribution. Dans la partie ethno-comptabilité de mon ouvrage, on voit que Florian et Myriam vivent dans leur yourte comme des paysans. Je souhaitais renverser l’image d’écolos bobos et menant le complet inventaire de leurs ressources, pour voir comment ils joignaient les deux bouts. Ils n’ont pas d’autres ressources que la vente de leur pain, des œufs d’une cinquantaine de poules, des agneaux et de veaux".

Qu'ils vivent dans les écovillages, nés dans les années 1990 dans le sillage des communautés intentionnelles et néo-hippies des années 1970, ou dans des habitats individuels, les alternatifs rencontrent aujourd´hui encore de nombreux obstacles. Plan Local d'Urbanisme contraignant, répression, difficile accès à la terre… Les défis restent nombreux pour que de nouvelles formes d’habitat puissent éclore.

> Article et émission de France Culture du 18 juin 2024 lisible et écoutable ICI.

26/05/2024

Petit salon du livre politique 2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 Au Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, Paris 20e. Entrée libre.

Ce salon réunit une vingtaine d’éditeurs qui tous, quelle que soit leur taille, consacrent une partie importante de leur catalogue à « la politique », c’est-à-dire à la critique de l’ordre existant et aux moyens d’en sortir. Histoire, sociologie, philosophie, ethnographie, la plupart des disciplines qu’on regroupe sous le nom bizarre de « sciences humaines » y sont représentées. Peu d’ouvrages académiques, davantage de livres subversifs. Il y aura au Lieu-Dit, comme chaque année, des débats, des rencontres, et surtout une atmosphère amicale qui fait de ce salon un événement qui ne ressemble à rien de ce que ce mot recouvre, en général.

Deux jours de rencontres, d’échanges et de convivialité !
Avec notamment : Agone, Amsterdam, Éditions Anamosa, Éditions Entremonde, Eterotopia France, La Dispute, La fabrique, La Tempête, Le Détour, Le passager clandestin, Les éditions du Croquant, les éditions sociales, Les liens qui libèrent, Libertalia, Raisons d’agir, et Zones...

Les débats de cette édition :
- Samedi 1er juin à 17h
Antisémitisme et la guerre coloniale en Palestine
Avec Alain Gresh et Simon Assoun.
- Dimanche 2 juin à 17h
Aimé Césaire « Nul ne colonise innocemment, nul ne colonise impunément ».
Décolonisation de la Kanaky. Avec Françoise Vergès.

07/01/2024

Une sacrée nanarchiste !

Leah Feldman
Le compte X-Twitter Working Class History met en avant, aujourd'hui 7 janvier, LEAH FELDMAN.

WIKIPEDIA : Leah Feldman (1898-1993), également connue sous le nom de Leah Downes, était une ouvrière anarchiste du vêtement née à Odessa qui, pendant la majeure partie de sa vie, résida à Londres. Feldman a été active dans le mouvement anarchiste pendant près de 80 ans et, vers la fin de sa vie, elle a été le dernier lien vivant du mouvement anarchiste britannique avec la révolution russe, l'Armée insurrectionnelle révolutionnaire d'Ukraine et le mouvement anarchiste juif d'avant la Première Guerre mondiale.

Feldman est née dans une famille juive à Odessa en septembre 1898. Puis sa famille a déménagé à Varsovie, en Pologne. A 12 ans, elle y rejoint un club socialiste. En 1913, elle déménage en Angleterre avec quelques proches, contre la volonté de sa mère. Elle y travaillercomme fourreuse et croise pour la première fois le mouvement anarchiste. Elle commence à fréquenter une école du dimanche au Jubilee Street Anarchist Club. Elle participe au syndicalisme en langue yiddish, qui était actif dans l'Est de Londres.

En mai 1917, comme de nombreux anarchistes juifs russes et d’Europe de l’Est en Grande-Bretagne, Leah s’installe en Russie pour prendre part à la révolution. Elle rencontre le théoricien libertaire Kropotkine et, en mai 1921, assiste à ses funérailles. Alors que certains anarchistes occidentaux se tournaient vers le bolchevisme, Feldman critique farouchement le nouveau gouvernement russe et lui resta opposée durant toute sa vie. Leah Feldman s'est rendue en Ukraine pour participer au mouvement makhnoviste, travaillant comme couturière pendant la guerre civile.

En 1927, elle voyage à Berlin, puis vit à Paris pendant un an avant de retourner à Londres en 1928. Elle a continué à travailler comme ouvrière du vêtement, mais a trouvé alors le mouvement anarchiste anglais déprimant et trop en retrait. Elle part quatre ans en Palestine dans les années 1930, puis revient à Londres en 1936 où elle a soutient activement le mouvement anarchiste lors de la révolution espagnole. 

Leah Feldman a été active dans les différentes campagnes en solidarité au mouvement anarchiste mondial (Sacco et Vanzetti, Croix-Noire, révolution espagnole, marches antinucléaires des années 1960, Angry Brigade...). Dans la soixantaine, elle s'est rendue à Varsovie pour tenter de retrouver ses proches, qui avaient tous péri. Elle est décédée à Londres le 3 janvier 1993 à l'âge de 94 ans.

On peut découvrir son album photo personnel sur le site de la Kate Sharpley Library.

Ici, avec Giovanna Berneri, épouse de Camillo Berneri, pédagogue et militante anarchiste, rédactrice de la revue italienne Volontà, en 1955.

02/08/2023

"Une histoire de l'anarchisme", part.3

 

Ces mercredis 2 et 9 août à 20h30 sur LCP.
Et en replay sur lcp.fr et YouTube.

« Moribond au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'anarchisme renaît peu à
peu de ses cendres et finit par réoccuper, au cœur des années 60, le devant de la
scène grâce aux révoltes ludiques et libertaires menées partout par la jeunesse. ».

14/07/2023

Remember

> La fiche Wikipedia de Fanny Baron.

Le , elle fait partie des neuf personnes fusillées dans les caves de la prison de la Tcheka à Moscou.

24/05/2023

"Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme", 3e partie

 

Troisième volet de "Ni Dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme", de Tancrède Ramonet: « Des fleurs et des pavés (1945-1968) » raconte comment, l'anarchisme, moribond au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, renaît lentement de ses cendres, pour incarner dans l'année 1968 à la fois un espoir et une menace, de San Francisco à Paris et de Tokyo à Mexico.

Si YouTube vous empêche de regarder cette vidéo depuis notre site, vous pouvez aller directement sur : https://www.youtube.com/watch?v=95X9t-smwns

10/04/2023

15 avril - Paris

Samedi 15 avril 2023, à partir de 13 heures
PAS UN SUR CENT : HISTOIRE(S) DES ANARCHISTES

La librairie Quilombo organise toute une journée consacrée à l’histoire de l’anarchisme.
Au programme : salon du livre d’occasion, visite, débats, banquet et projection.
AVEC Anne Steiner, Patrick Chastenet, Marianne Enckell, Tancrède Ramonet, Claire Auzias, Frank Mintz...
Quilombo, 23, rue Voltaire, Paris 11e.

Pas 1 sur 100

16/11/2022

Soirée "Résistances libertaires au Mexique"

09/10/2022

Dans Siné Mensuel d'octobre

Sine mensuel

Siné mensuel octobre

> En savoir plus.

16/07/2022

Mise au point sur Makhno

Makhno

“Souvenirs sur Nestor Makhno”
d’Ida Mett
« La veille de la guerre, j’ai mis sur papier mes souvenirs personnels sur Makhno tel que je l’ai connu dans le temps à Paris. Ces souvenirs ont été perdus pendant la guerre. Maintenant, ayant lu ce qu’a écrit à son sujet Voline dans son livre sur la révolution russe, je me décide d’écrire de nouveau ces brefs souvenirs dans l’intérêt de la vérité historique. » (Ida Mett)

Ida Mett (1901-1973) a fréquenté Nestor Makhno dans les années vingt à Paris, où il s’était réfugié après avoir, à la tête de son armée de paysans ukrainiens, lutté à la fois contre les troupes tsaristes et celles de l’Armée rouge. Les conversations qu’elle eut avec lui éclairent la personnalité complexe de celui pour qui la révolution ne pouvait être la vérification d’une idéologie quelconque – fût-elle anarchiste – mais la destruction de toutes les idéologies.

Éditions Allia, 48 p., 6,50 €. Réédité en mai 2022.
Souvenirs sur Nestor Makhno
, écrit en français en 1948, a été publié en 1983 par Allia.

05/07/2022

À la rencontre de résistantes

“Les Reflets du monde. En lutte”, de Fabien Toulmé
 
Toulmé« Dans ce premier opus des Reflets du monde, l'auteur de L'Odyssée d'Hakim décrypte trois résistances populaires, trois luttes portées par des citoyens du monde. Il y raconte la Thawra, révolution citoyenne au Liban, la lutte d'une favela brésilienne contre un projet immobilier et l'engagement d'une militante féministe au Bénin. Des mouvements de résistance dans lesquels les femmes occupent une place centrale.»

Éditions Delcourt, 336 p., 24 €, paru en juin 2022.

> Lire un extrait.
> Écouter (et lire) la critique de France Inter.

 

08/06/2022

Le CQFD de juin est en kiosque

AU SOMMAIRE DU n°210 (juin 2022). « Dans ce numéro de juin criant son besoin "d’air", un dossier sur la machine répressive hexagonale et les élans militants permettant de ne pas s’y noyer et d’envisager d’autres horizons. Mais aussi : un long reportage à Laâyoune, Sahara occidental, où les candidats à la traversée pour les Canaries sont traqués par les flics marocains, une visite dans la Zone À Patates (ZAP) de Pertuis, un dialogue sur les blessures de la guerre d’Algérie et des appelés français, de la boxe autonome, une guérilla maoïste indienne, des trous orgasmiques… »

–  Agent.es de nettoyage en grève : « Si je me fais licencier, je serai fière » – Depuis le 29 mars, à Marseille, les agent·es de nettoyage de l’Agence régionale de santé sont en grève, dénonçant le management brutal et la surcharge de travail imposés par leur nouveau patron, le sous-traitant Laser.

–  Pertuis : face aux bétonneuses, des patates frondeuses – En bordure de Pertuis, petite ville d’environ 20000 âmes au sud-est du Vaucluse, un projet d’extension d’une zone d’activité menace de faire disparaître 86 ha de terres fertiles. Aux côtés des habitants mobilisés, des militants ont investi des maisons inoccupées, ensemencé plusieurs parcelles et renommé les lieux la « ZAP » : Zone à patates. Les 14 et 15 mai dernier, deux journées de rencontres et de déambulation revendicatives et festives y étaient organisées.

–  Usine squattée à Montreuil (93) : des pêches et du benzène –
Depuis septembre 2020, des habitant·es de Montreuil ont investi une ancienne usine vouée à la démolition. L’enjeu est double : tenir les promoteurs immobiliers à distance et éviter une potentielle catastrophe écologique et sanitaire.

–  Du Front populaire à la Nupes, la trahison au fond des urnes ? –
Postier retraité, historien du dimanche, Charles Jacquier a réédité et préfacé la somme de l’auteur révolutionnaire Daniel Guérin Front populaire, révolution manquée. Alors que les législatives de juin remettent l’idée de Front pop’ à l’ordre du jour, on évoque avec lui l’année 1936, qui a vu une coalition des gauches accéder au pouvoir.

–  Exils, traques et naufrages au Sahara occidental : Laâyoune, tombeau des invisibles – Autour de la capitale du Sahara occidental, territoire en pleine crise géopolitique où le Maroc réprime toute velléité indépendantiste, d’autres drames humains se jouent. En phase avec une Europe forteresse, les autorités marocaines traquent les personnes venues d’Afrique subsaharienne. 

–  Mémoire de la guerre d’Algérie : Nos pères, des tortionnaires ? – Dans son documentaire Ce qu’ont fait nos pères, Emmanuel Vigier confronte son paternel à ses souvenirs d’appelé du contingent pendant la guerre d’Algérie. 

–  « Le design sonore rend désirable la malbouffe auditive » – Des sons, partout, tout le temps, pour tout : des annonces dans les transports en commun aux mélodies sirupeuses des habitacles des voitures dernier cri en passant par l’électroménager. Dans son livre L’Orchestration du quotidien, la chercheuse Juliette Volcler dissèque le champ large du design sonore.

–  Boxe autonome : jouer des poings hors des cadres – Depuis quelques années, des collectifs de boxe autonome essaiment aux quatre coins de la France. 

DOSSIER « Luttes et résistances : ils répriment, on rempile »

–  Lettres de libre flot : « Ce sont mes opinions politiques qu’on essaie de criminaliser » –
Arrêté le 8 décembre 2020 avec 8 autres personnes, Florian D., aka Libre Flot, est accusé d’avoir constitué sur le sol français un « groupe clandestin armé », après un séjour auprès des combattant.es kurdes du Rojava. Incarcéré, il passe plus de quinze mois à l’isolement au centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy (Yvelines). Il n’est libéré que début avril, après 37 jours de grève de la faim. De prison, il a écrit des lettres puissantes. Extraits.

–  « Affaire Tarnac » : les blessures de Manon –
Elle s’appelle Manon Glibert et fait partie des « inculpés de Tarnac ». En 2018, dix ans après le début de l’affaire, elle se prépare pour le procès. Capturés par la caméra d’Audrey Ginestet, ces instants ont nourri un film : Relaxe (2022). Pensé « comme une arme pour tous ceux qui, dans le futur, auront besoin de se défendre », le documentaire dépeint aussi une existence marquée au fer rouge par dix années d’acharnement judiciaire.

–  À Calais, des militants britanniques chassées de France –
Ils avaient participé à des ouvertures de squats pour loger des personnes exilées à Calais : deux militants britanniques se sont vu retirer leurs titres de séjour sous des prétextes fallacieux. L’un d’eux a même écopé d’une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an. 

–  Autoréduction : Carrefour, on a (pas) tous droit au meilleur – Début janvier 2021, des militants organisent une opération d’autoréduction dans un Carrefour parisien. Le principe : se servir et redistribuer.

Et bien d'autres choses...
> EN SAVOIR PLUS.

04/06/2022

“Comment changer le monde ?”

100 réponses issues de 30 pays

De la Seconde Guerre mondiale aux luttes écologistes actuelles, 100 figures militantes, politiques ou intellectuelles racontent leurs plus belles victoires, livrent leurs analyses et prodiguent leurs conseils. Ils et elles démontrent que rien n’est impossible, et que nous pouvons agir. Maintenant.
AVEC :
Lula, Alain Damasio, Caroline De Haas, Alain Badiou, Camille Étienne, José Bové, Rob Hopkins, Michael Löwy, Cédric Herrou, Jean-Baptiste Eyraud, Bernard Friot, Kali Akuno, Nikhil Dey...

Editions L1nterview, 258 pages, 20 euros.
Sorti en mars 2022.
Sommaire complet téléchargeable
sur la page de l'éditeur
(rubrique "extrait").

13/05/2022

Dans le CQFD de mai 2022

« Dans ce numéro de mai promettant de continuer à "mordre et tenir" les années à venir, un dossier de 12 pages sur le murs et barbelés tachés de sang de la forteresse Europe, avec incursion au nord de la Serbie, mais aussi : un retour sur les racines autoritaires de la Ve République, les dérives anti-syndicalistes de La Poste, un panorama de la psychanalyse version gauchisme (avec Florent Gabarron-Garcia), l'autopsie d’un crash narratif : Macron, le "Candidat" du vide, une "putain de chronique" parlant d’amour, un éloge du piratage de France Inter, des figues, des utopies, des envolées… »
> Le sommaire de CQFD en détail.

“Comment nous pourrions vivre”

Nouvel hors-série de la revue “Socialter”

Fort du succès des précédents hors-séries sur les imaginaires, le vivant, le temps et l'écologie, le magazine indépendant Socialter récidive sur le thème des utopies avec cette nouvelle édition au format de 180 pages. 

« D’impératif politique, le slogan "un autre monde est possible" devient impératif vital. Pour affirmer cette possibilité, il faut rouvrir l’horizon : se rappeler "Comment nous pourrions vivre", selon la formule de William Morris. Nous pourrions désespérer de chercher la sortie à tâtons dans le noir, mais l’obscurité a ses vertus : elle aide l’imagination à se déployer. Toutefois l’imagination, l’horizon utopique, n’est pas tout : il faut s’appuyer sur l'élan déjà là, dans les interstices de ce monde, cultivé par des gens qui donnent à voir d’autres façons de vivre, d’autres repères. L’élan réside aussi en nous : il faut aussi chercher la force de dire non, lorsque le refus devrait être un devoir.

Il y a tant à opposer à ce monde : l’aspiration à la beauté plutôt que la production de la laideur, la coopération plutôt que la compétition, la recherche de l’échelle adéquate plutôt que le gigantisme, l’intermittence plutôt que la veille continue, la participation plutôt que la représentation, la liberté plutôt que la délivrance…

Dans les 180 pages de ce hors-série, Socialter remet les clés à l’écrivaine et militante Corinne Morel Darleux afin de trouver des lignes de fuite et les sentiers qui, là, sous notre nez, pourraient nous y mener. »

> Le SOMMAIRE complet et la possibilité de précommander
ce hors-série
(19 €, jusqu'au 20 mai minuit) ou simplement de soutenir financièrement le projet.
> Le site de SOCIALTER.