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28/02/2022

Rendre le pouvoir aux citoyens ?
Louviers 1965-1983


Louviers, dans l'Eure, 20 000 habitants. De 1965 à 1983, la municipalité nouvellement élue, sous la houlette d'Ernest Martin, met en place une politique innovante d'initiatives citoyennes. Plus de cinquante ans plus tard, bilan d'une expérience de démocratie participative à l'échelle communale.
Un reportage de France Culture de 2019 à écouter ICI.

25/02/2022

Salon Primevère à Lyon

Les 25-26-27 février 2022 à Lyon, Eurexpo.
Salon-rencontres de l’alter-écologie.
> EN SAVOIR PLUS.

10/12/2021

Une coopérative très boute-en-train

L’ambition de RAILCOOP est de redonner du sens à la mobilité ferroviaire en impliquant citoyens, cheminots, entreprises et collectivités autour d’une même mission : développer une offre de transport ferroviaire innovante et adaptée aux besoins de tous les territoires. Concrètement, Railcoop fait rouler des trains de marchandises depuis novembre 2021 et lancera son premier service voyageurs en décembre 2022. Première coopérative ferroviaire en France, Railcoop permet de porter un autre regard sur le train et participe ainsi à l’émergence de nouveaux modèles économiques et de nouvelles solutions technologiques.

Railcoop, c’est une offre de services complémentaire au service public et qui s’inscrit dans le cadre des services librement organisés. Concrètement, Railcoop fera rouler des trains de passagers et de marchandises sans subvention publique. Elle assurera des services grandes lignes nationales et internationales, de jour comme de nuit ainsi que des dessertes locales utiles aux territoires.

5 bonnes raisons de rejoindre Railcoop
La complémentarité avec le service public
Notre objectif est de renforcer l’usage du train dans sa globalité. Nous ne nous inscrivons donc pas en concurrence avec les services organisés par les autorités organisatrices de transport, mais nous fournissons des services complémentaires qui ne sont pas, ne sont plus ou ne sont que partiellement fournis dans le cadre du service public.

L’égalité des territoires face à la mobilité
Le développement d’une offre ferroviaire nouvelle doit permettre de renforcer le maillage des territoires, c’est-à-dire les connexions directes entre territoires, et non une centralisation de l’offre autour de métropoles, afin de contribuer au désenclavement des territoires.

La garantie de conditions de travail dignes
La recherche de nouveaux modèles économiques pour la desserte ferroviaire de territoires ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail des salariés. Grâce à son statut coopératif, les salariés de Railcoop sont directement impliqués, au côté des usagers, dans la définition de nouveaux services qui respecte les besoins de chacun.

La préservation de l’environnement
Complémentaire des mobilités douces et consommant jusqu’à 12 fois moins d’énergie à masse égale que le transport routier, le transport ferroviaire est un maillon essentiel de la transition écologique en cours. Mais des progrès peuvent encore être accomplis, Railcoop s’engage donc à innover pour réduire encore plus l’empreinte écologique du transport ferroviaire.

Une gouvernance démocratique et transparente
1 personne = 1 voix. Quel que soit le niveau d’engagement dans le projet, l’opinion de chacun des membres est respectée. Concrètement, toutes les décisions des organes de direction de Railcoop sont publiques et chaque membre de Railcoop peut consulter à tout moment les comptes.

Opération carte-cadeau
Du 1er décembre au 15 janvier, offrez à vos proches des parts sociales de Railcoop (1 part = 100 €), afin que le train de demain soit leur train ! > CLIQUER ICI.

> EN SAVOIR PLUS SUR RAILCOOP.

03/08/2021

Agir contre la réintoxication du monde

Vu sur le blog Agir17.

Il y a à peine un an, au sortir du premier confinement, une centaine de collectifs en lutte répondaient à un premier appel à agir « contre la réintoxication du monde ». Puis les 17 novembre et 17 avril, malgré les restrictions sanitaires, cette constellation d’habitant-e-s, de paysan-ne-s, d’activistes persévéraient et renouvelaient leurs actions aux quatre coins du pays. Par leurs blocages, leurs rassemblements, leurs occupations, leurs irruptions dans l’espace public, en un mot leur résistance, ils et elles dessinaient une voie vers un monde s’émancipant des logiques marchandes et industrielles mortifères.

Aujourd’hui, alors que la crise du Covid semble s’atténuer mais que la méga-machine repart de plus belle, nous appelons une nouvelle fois à agir, le 17 SEPTEMBRE, partout sur le territoire contre les sites et projets destructeurs du vivant et des solidarités sociales. Car tandis que la crise du sanitaire s’atténue, avec elle disparaissent aussi les promesses d’un « Monde d’Après », s’extirpant de l’impasse de celui d’avant. Que ce soit par des plans de relance industrielle sans aucune remise en question, ou la nécessité fumeuse de rembourser une dette fictive, la classe dirigeante mondiale est unanime : il faut que la sacro-sainte économie reparte, vite et fort.

L’impératif de s’y soumettre coûte que coûte s’accompagne d’un zèle renouvelé à réprimer tout ce qui y ferait obstacle. On a vu, malgré les oppositions populaires, l’apparition d’un nouvel arsenal « légal » qui piétine allègrement la liberté de manifester, celle de la presse et ouvre à la possibilité d’expulser sans procédure toute occupation de logements vacants et de zones menacées. Le sentiment d’impunité policière est dorénavant encouragé au plus haut niveau de l’État. Après une année pendant laquelle se sont développés des mécanismes de contrôle inédit au nom de la crise sanitaire, le gouvernement agit comme si les habitudes de soumission devaient durer toujours et s’étendre à l’entièreté du champ social.

A celles et ceux qui croyaient encore qu’une loi climat pouvait améliorer la situation, les débats parlementaires du printemps ont répondu par une gifle. Main dans la main, lobbies et gouvernant-e-s ont méthodiquement détricoté toute mesure limitant l’entreprise de destruction en cours. Freiner les implantations de l’ogre Amazon ? Poubelle. Arrêter les extensions d’aéroport ? Surtout pas. S’en prendre à la bétonisation, à la vente de voitures les plus polluantes, à la publicité, aux engrais azotés, aux pesticides ? Plus tard, peut être, ou bien jamais.

Le message est limpide : il y aura toujours de l’énergie du côté des gouvernant.e.s pour nier l’urgence à agir, jamais pour s’attaquer aux industriels et aux financiers et à leur responsabilité – pourtant abyssale – dans la catastrophe écologique.

Pourtant, loin des ministères et des sièges épais du CAC40,
hors du champ des micros d’une sphère médiatique en roue libre, il s’en passe des choses… pour peu que l’on s’y intéresse. Ici, des dizaines de collectifs émergent, à Rouen, à Argenteuil, à Lyon… pour en finir avec la culture de la catastrophe industrielle tolérée, pour empêcher de nouveaux Lubrizol, de nouveaux AZF. Là, un mouvement national, les Soulèvements de la Terre, occupe et cultive des zones menacées d’artificialisation par des projets de route, d’urbanisation, d’extension de carrières de sable. 

À Saclay ou encore à Aubervilliers, de nouvelles ZADs naissent contre la destruction de parcelles agricoles et de jardins ouvriers par le Grand Paris, la spéculation immobilière et le saccage olympique. Une zad souterraine apparaît face à une carrière de Béton dans le Var, et la ZAD du LIEN revient sur un projet routier près de Montpellier. 

D’autres collectifs, enfin, comme à Grandpuits ou à la Chapelle-Darblay rassemblent syndicats et associations écologistes pour travailler concrètement aux reconversions de certains sites de production. Ils développent des activités autrement plus respectueuses du vivant, et empêchent ces entreprises de laisser les salarié-e-s sur le carreau tout en rémunérant grassement leurs actionnaires en pleine crise. Ils nous rappellent à l’urgence de penser, avec les travailleurs des secteurs les plus toxiques, les mutations possibles des activités, les réappropriations des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources et droits pendant les périodes de transition.

Partout, localement, des foyers de résistance se multiplient et émergent là où les industriels souhaitent étendre leur emprise. C’est bien simple : ils ne peuvent plus bétonner en rond ! Face à des instances gouvernementales hors-sol, c’est au plus proche de nos territoires de vie et de luttes que nous avons arraché un nombre croissant de victoires ces dernières années. Que ce soit via des occupations de terre, des recours juridiques, des ZADs, des rassemblements : des centaines de collectifs poussent, tels des plantes vivaces en rhizome. Chaque fois qu’ils en déracinent une, d’autres naissent, et gagnent du terrain. 

Rien que ces derniers mois ont été enterrés le projet d’extension de l’aéroport d’Andorre, le projet de ferme-usine à Ossun, le projet de Surf Park à Saint-Père-en-Retz, les plans d’entrepôt Amazon en Alsace ou de contournement Est à Rouen. Les Jardins de l’Engrenage à Dijon ont déjà repoussé par deux fois les tractopelles et la police. L’extension de l’aéroport de Roissy, la bétonisation des terres de Gonesse, du Carnet, des Vaîtes à Besançon ou le projet de stade de Chambly ont eux aussi subi de sérieux revers et sont aujourd’hui largement remis en cause : autant de cas qui démontrent la force de nos mobilisations collectives.

Et qu’on ne s’y trompe pas : chaque victoire, chaque projet enterré, chaque terre préservée façonne la suite.
Car ces terrains défendus avec acharnement et finalement préservés peuvent aussi chemin faisant devenir des places fortes, des lieux d’expérimentation et de création d’autres modes de vies. Des lieux qui démontrent en pratique l’adage « Créer c’est résister, résister c’est créer ».

Alors nous serons au rendez-vous le 17 septembre prochain pour montrer la force de ce mouvement de fond. Cette 4e vague d’actions coordonnées « contre la réintoxication du monde » aura lieu de manière concomitante à la venue d’une grande délégation zapatiste en Europe. L’expérience des territoires autonomes du Chiapas, née du soulèvement de 1994, est une source d’inspiration inépuisable pour toutes les luttes qui souhaitent réellement reprendre du terrain à l’« hydre capitaliste ». Nous espérons que leur « voyage pour la vie » participera à démultiplier le désir d’actions collectives pour ce 17 septembre.

Nous poursuivrons notre élan avec les dynamiques de Notre Maison Brûle,
prévoyant des mobilisations locales chaque jour du 18 septembre au 3 octobre, et des Soulèvements de la Terre, entrant dans une seconde saison d’occupations de terres et blocages contre l’accaparement et l’empoisonnement des sols par l’agro-industrie. Avec elles et eux, nous persisterons, récidiverons, et nous implanterons partout où il le faudra. Collectivement, durablement, car nous savons à quel point ces luttes sont un travail de fond. Puisque ce Monde d’Après tant rêvé ne nous sera pas donné par quiconque, c’est en allant gagner cette multitude de batailles de terrain que nous allons le construire, ici et maintenant !

Nous appelons donc une nouvelle fois les habitant.es des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment empoisonnants et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon, unités d’élevage industriel, développements de l’industrie nucléaire, clusters développant le monde « sans contact »… Nous appelons en ce sens le 17 septembre à une 4e série d’actions, blocages, rassemblements et occupations contre de tels lieux de production, chantiers et infrastructures.

Nous invitons les organisations, réseaux, territoires en luttes, syndicats et groupes locaux qui le souhaitent à signer cet appel en écrivant à agir17@riseup.net

26/03/2021

Les Soulèvements de la Terre

Appel lancé depuis la ZAD de
Notre-Dame-des-Landes, en janvier 2021
.

L’appel aux « soulèvements de la Terre » est issu d’une rencontre récente sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes qui a réuni des personnes des quatre coins du pays : paysan.nes, jeunes écologistes en révolte, habitant.e.s de zad et territoires en lutte, syndicalistes, chercheurs.euses engagé.e.s dans la défense du vivant. Il est aujourd’hui rejoint par des centaines de fermes, collectifs, personnalités et soutiens signataires du texte.

La catastrophe écologique n’est pas à venir, elle est déjà là. Nous ne nous résoudrons pas à la contempler, impuissant-es, isolé-es et enfermé-es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés. Les causes et les responsables de la destruction des sols nous entourent : bétonisation, industries polluantes, et accaparement des terres vivrières par l’agro-industrie. Nous voulons cibler et bloquer ces responsables. Nous voulons aussi occuper et cultiver les terres qui nous ont été arrachées. Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais nous avons décidé de jeter nos forces dans la bataille.

Nous sommes des habitant·es en lutte attaché·es à leur territoire. Nous avons vu débouler les aménageurs avec leurs mallettes bourrées de projets nuisibles. Nous nous sommes organisé·es pour défendre nos quartiers et nos villages, nos champs et nos forêts, nos bocages, nos rivières et nos espèces compagnes menacées. Des recours juridiques à l’action directe, nous avons arraché des victoires locales. Face aux bétonneurs, nos résistances partout se multiplient.

Nous sommes des jeunes révolté·es qui ont grandi avec la catastrophe écologique en fond d’écran et la précarité comme seul horizon. Nous sommes traversé·es par un désir croissant de déserter la vie qu’ils nous ont planifiée, d’aller construire des foyers d’autonomie à la campagne comme en ville. Sous état d’urgence permanent, nous avons lutté sans relâche contre la loi travail, les violences policières, le racisme, le sexisme et l’apocalypse climatique.

Nous sommes des paysan·nes. La France n’en compte presque plus. Avec ou sans label, nous sommes les dernier·es qui s’efforcent d’établir une relation de soin quotidien à la terre et au vivant pour nourrir nos semblables. Nous luttons tous les jours pour produire une nourriture saine à la fois financièrement accessible et garantissant une juste rémunération de notre travail.

Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais,
nous avons décidé d’agir ensemble.


Depuis longtemps, l’économie nous a séparé·es de la terre pour en faire un marché. Erreur fatale qui nous mène droit au désastre. La terre n’est pas du capital. C’est le vivant, le paysage et les saisons. C’est le monde que nous habitons en passe d’être englouti par la voracité extractiviste. Après avoir enclos et privatisé les communs, le marché capitaliste et ses institutions précipitent aujourd’hui le ravage de la biodiversité, le bouleversement climatique et l’atomisation sociale.

L’ère Covid a achevé de rendre l’atmosphère irrespirable. Entassé·es dans des métropoles chaque jour plus invivables, confiné·es dans une existence hors-sol et artificielle, un sentiment d’étouffement nous étreint. Le coronavirus relève de la dévastation écologique, de l’exploitation globale de la terre et du vivant. Il dévoile notre totale dépendance à l’économie mondialisée, révèle la fragilité de cette fausse abondance étalée dans les rayons des supermarchés. La gestion gouvernementale a pour conséquence de reconfigurer l’économie (télétravail, dématérialisation...) tout en abolissant nos libertés fondamentales (loi sécurité globale, régime d’exception...).

Nous ne croyons pas dans une écologie à deux vitesses dans laquelle une minorité se targue de manger bio et de rouler en 4x4 hybride tandis que la majorité est contrainte de faire des jobs subis, de longs trajets quotidiens et de manger low-cost. Nous n’acceptons pas que les exploitants agricoles soient réduits au rang de sous-traitants sur-équipés et sur-endettés de l’industrie agroalimentaire. Nous ne nous résoudrons pas à contempler la fin du monde, impuissant·es, isolé·es et enfermé·es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés pour explorer de nouvelles relations entre humains comme avec le reste du vivant. 

De sensibilités, de parcours et d’horizons très différents,
un constat commun nous rassemble :


1 - La question foncière est à la croisée de la fin du monde et de la fin du mois, de la planète des écologistes et de la terre des paysans. Dans les dix ans à venir, la moitié des exploitant·es agricoles de France va partir à la retraite. Concrètement, près d’un tiers de la surface du territoire national va changer de main. C’est le moment ou jamais de se battre pour un accès populaire à la terre, pour restaurer partout les usages et les égards à même d’en prendre soin.

2 - Quoi qu’on puisse en penser ou en attendre, l’État laisse le champ libre au ravage marchand de la terre. Il organise le contournement des régulations foncières et environnementales qu’il a lui même instituées. En guise de verdissement publicitaire, Macron rebondit sur la proposition de la Convention citoyenne sur le climat d’organiser un référendum pour « inscrire la défense de l’environnement dans la Constitution ». Mais le même refuse d’interdire glyphosate et néonicotinoïdes. Le même s’apprête à bétonner à tour de bras en vue des JO de 2024. Il est temps d’établir un rapport de force pour faire redescendre l’écologie sur terre.

3 - Nos luttes comme nos alternatives sont absolument nécessaires mais, séparées les unes des autres, elles sont impuissantes. Syndicalisme paysan, mouvements citoyens, activismes écologiques, agitations autonomes, luttes locales contre des projets nuisibles, ne parviennent, seuls, à renverser la situation. Il est nécessaire d’unir nos forces pour impulser et inventer des résistances nouvelles, à la mesure du ravage auquel nous assistons stupéfait·es.

L’incertitude produite par la crise sanitaire ne doit pas nous empêcher de nous projeter et de nous organiser sur le long terme. Nous voulons faire advenir des soulèvements pour la défense de la terre comme bien commun. Nous voulons arracher des terres à l’exploitation capitaliste pour constituer des espaces libérés, propices à une multiplicité d’usages communs, de relations et d’attachements. Nous voulons défendre le monde vivant grâce à une agroécologie paysanne et solidaire, à la protection des milieux de vie et à une foresterie respectueuse. 

Cela commence par trois gestes :

1 - Pour faire cesser le ravage, nous appelons à enclencher le frein d’urgence, à concentrer nos forces pour cibler, bloquer et démanteler trois des industries toxiques qui dévorent la terre : celles du béton, des pesticides et des engrais de synthèse. 

2 - Remettre la terre entre nos mains et l’arracher des griffes des accapareurs exige que nous soyons chaque jour plus nombreux à remettre les mains dans la terre. Des centres urbains jusqu’aux confins des périphéries, nous appelons à des reprises de terres, par l’installation paysanne, le rachat en commun ou l’occupation. 

3 - Pour restituer aux habitant·es et aux paysan·nes de chaque localité le pouvoir de décider de l’attribution, l’usage et la destination des terres, nous appelons à s’introduire en masse, chaises en main, dans les diverses institutions et lieux de pouvoir où se décide sans nous le devenir de la Terre. Nous ne pouvons laisser plus longtemps ce pouvoir entre les mains de la FNSEA et de l’agroindustrie, des aménageurs et des bétonneurs. 

La première saison des soulèvements de la Terre sera marquée par une vague d’occupations de terres et de blocages contre le bétonnage :

> le 27 mars aux Vaîtes, à Besançon (jardins populaires vs extension urbaine),
> les 10 et 11 avril à Rennes, à la Prévalaye (cultures collectives vs métropole),
> les 22 et 23 mai au Pertuis, en Haute-Loire
(paysans expropriés vs construction d’une déviation routière),
> les 19-20-21 juin à Saint-Colomban, en Loire-Atlantique
(défense du bocage menacé par les carrières de sable et le maraîchage industriel),
> à partir du 29 juin (semaine d’actions de blocage d’envergure
et simultanées ciblant l’industrie de la construction et du Grand Paris).
> les 3-4 juillet, un grand rassemblement festif aura lieu
pour célébrer la fin de la saison 1 sur des terres à défendre en Île-de-France

La seconde saison des soulèvements de la Terre s’ouvrira en septembre 2021
par une marche populaire jusqu’aux portes du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, à Paris. Elle sera prolongée tout au long de l’automne et de l’hiver par des actions de réappropriation dans les institutions et des blocages des industries qui empoisonnent les terres. 

Le programme détaillé de chacun.e de ces mobilisations est disponible sur lessoulevementsdelaterre.org

• Twitter : @lessoulevements
Facebook : les soulèvements de la Terre
Instagram : infos.luttes.paysannes

27/02/2021

Lobbys contre citoyens

Convention climat
“Qui veut la peau de
la Convention climat ?”


Le premier rapport de l’année de l’Observatoire des multinationales est sorti. Dans cette enquête en 5 volets, on découvre comment les lobbys pro-industriels se sont appliqués à vider de toute substance les propositions des 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat. Une offensive qui a abouti à un projet de loi Climat et Résilience, jugé insuffisant pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, dixit le Haut Conseil pour le climat. Ceci avec, bien sûr, la connivence du gouvernement.

>Un travail d’enquête de plusieurs semaines à télécharger (pdf) en cliquant ICI.

10/02/2021

Du côté de la ZAD du Triangle de Gonesse


Si problème de lecture de la vidéo sur ce site, vous pouvez la voir directement
sur YouTube (cliquez sur la barre de titre sur le haut de l'écran de la vidéo).

> Pour en savoir plus.

14/12/2020

Le progrès, pour quoi faire ?

Celia Izoard

“Merci de changer de métier”,
de Celia Izoard


Présentation : Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ?

Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission. Au travers de ces trois lettres ouvertes, Celia Izoard invite les non-spécialistes à s’emparer des enjeux sociaux de la recherche scientifique et de l’innovation, véritable point aveugle de la démocratie.

Celia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle est notamment co-auteure de La machine est ton seigneur et ton maître et de La liberté dans le coma.
Éditions de la dernière lettre, 136 pages, 9 euros.

07/06/2020

Un camion pour un marché solidaire

Lyon

LYON • Marché Rouge
Un camion pour les approvisionner tous.tes !
L’équipe du Marché Rouge revient, plus que jamais déterminée à approvisionner
le quartier de la Guillotière, à Lyon, et au-delà.


Le Marché Rouge c’est quoi ?
Un marché de quartier de fruits et légumes (à 1 euro le kilo) à prix libre.

Pourquoi le Marché Rouge ?
A l'heure où on galère à remplir son frigo, il est de plus en plus difficile de trouver de bons légumes à prix abordables. L'objectif  est de sortir d’une vision marchande de l’échange de denrées alimentaires par la participation du plus grand nombre au fonctionnement de ce marché. Nous avons envie de faire de ce moment un vrai temps de rencontre et de mise en commun.

Comment ça marche ?
L'idée, c'est de récupérer ou acheter des légumes à prix coûtant, et de les redistribuer au même prix ou moins cher aux habitant.es du quartier de la Guillotière, sans bénéfice. L’ambition, à terme, c'est que le Marché Rouge puisse s'autofinancer par les dons des personnes les plus aisées, au bénéfice d’une gratuité totale pour les personnes qui n'en n'ont pas les moyens.

Où trouver le Marché Rouge ? 
Le Marché Rouge de la Guillotière prend place tous les jeudis de 17 à 19h à l’Espace communal de la Guillotière (ECG). Il participe au projet de ce lieu, qui est à disposition des habitant.es du quartier pour organiser l’entraide et la solidarité, notamment face aux changements brutaux dont la Guillotière est l’objet comme tant d’autres quartiers populaires en voie de gentrification.

Par l’approvisionnement en légumes peu chers et sans bénéfice, le Marché Rouge se place au côté des autres activités ayant lieu à l’Espace communal (permanences d’aide contre les expulsions locatives, permanences d’aide aux sans-papiers, distributions de récup’ alimentaires, etc.), qui tentent de répondre aux besoins les plus immédiats.

Pourquoi un appel à don ?
Avec cette pandémie, ce confinement, et la crise économique qui vient, nous sommes de plus en plus nombreux.ses à nous retrouver dans la galère. Le Marché Rouge est une occasion de continuer à nous organiser autour de réseaux de solidarité qui s'avèrent aujourd'hui d'autant plus nécessaires. Hors,après plusieurs tonnes de légumes distribuées depuis janvier 2020, la seule chose qui nous limite aujourd’hui est l’absence d’un véhicule adéquat pour récupérer les fruits et légumes.

Par cet appel à dons, nous souhaitons réunir un petit trésor de guerre afin de nous munir d’un camion dans les plus brefs délais, et d’augmenter le volume de légumes à partager entre tous.tes. Nous avons besoin de plus ou moins 2500 euros pour pouvoir acheter ce véhicule et payer la première année d’assurance.
Longue vie au Marché Rouge, Viva la révolution !

Lyon

16/02/2020

Changeons nos villes !


« Basta ! et Politis sont fiers de vous informer de la sortie en kiosque, jeudi 13 février, du hors-série « Atlas des alternatives » commun sur les alternatives communales. En 52 pages, ce numéro dresse un panorama de ce que font plusieurs villes, grandes ou petites, face à l'urgence climatique ou pour préserver les biens communs. Si vous ne le trouvez pas en kiosque, vous pouvez remplir le bon de commande sur le site de Politis (ou directement en ligne). Le produit des ventes sera réparti entre les deux médias.

Ce hors-série vise à alimenter le débat public et politique, à inspirer élus et candidats "citoyens", à alimenter de nouvelles dynamiques et revendications, à l’heure où le pays vit une inaction gouvernementale sur de nombreux sujets, comme l’urgence climatique ou la lente destruction des services publics. Depuis plusieurs années, le local (villes, communes, etc.) commencent à apparaître comme de véritables leviers pour changer les choses et protéger des biens communs à l’échelle territoriale : arrêtés anti-pesticides, remunicipalisation de services publics (eau, énergie...), soutien à des expérimentations alternatives ou à des coopératives, politiques volontaristes de transports en commun. »

SOMMAIRE
1. Bâtir écologique et social 
Faire face à la spéculation immobilière, au gaspillage énergétique...
> Vaulx-en-Velin (Rhône). Une maison de retraite coopérative pour que « les vieux » ne deviennent pas « des marchandises »
> Montreuil (Seine-Saint-Denis). Bâtiments publics écologiques : une école en paille.
Villefontaine (Isère). Un HLM en terre.
> Grenoble (Isère). Réparer son vélo, un cadre de résistance.

2. Face à l’urgence climatique
Que peuvent-faire les villes et territoires face à l’urgence climatique ? Constituent-elles un levier d’action face à l’inaction des États et des grandes entreprises ? À quelles conditions ?
> Roubaix (Nord). Des familles « zéro déchet », heureuses de « protéger la Terre et nos petits-enfants ».
> Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Ville verte en terres brunes / Villes zéro émissions / Les emplois de la transition.
> Rennes (Ille-et-Vilaine). Agriculture urbaine, une ville à croquer.
> Molène, Ouessant et Sein (Finistère). Le Ponant met le cap sur les renouvelables,
contre les énergies fossiles.
> Saint-Etienne (Loire). Les cantines scolaires bio et pas cher, c’est possible.
> Carte des villes en état d’urgence climatique (infographie).

3. Biens communs municipaux
Face à la lente destruction des services publics, leur réappropriation par les citoyens, des élus locaux (et de proximité), des fonctionnements plus transparents, donc démocratiques…
> Briançon (Hautes-Alpes). Remunicipalisation des services publics.
> Roquevaire (Bouches-du-Rhône). Quand l’eau « vitale » est gratuite.
> Pays basque (Pyrénées-Atlantiques). Monnaie complémentaire :
bienvenue en zone eusko
> Dunkerque (Nord). Une agglomération qui roule au sans-ticket, transports publics gratuits.

4. Villes ouvertes, villes sans peurs
À rebours de certaines tendances nationales, des communes osent des politiques audacieuses, courageuses et généreuses.
> Trappes (Yvelines). Des cours de récréation antisexiste.
> Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). La Maison des femmes.
> Pays basque (Pyrénées-Atlantiques). Réseaux solidaires avec les migrants.
> Marseille (Bouches-du Rhône). Potager populaire.

29/11/2019

Caisse de grève pour le 5 décembre

5 decembre 2019
Pour en savoir plus et/ou participer à la caisse de grève, 
cliquer sur l'affiche ci-dessus. 👊

20/10/2019

La carte des grands projets inutiles

Aéroports, fermes-usines, barrages, entrepôts, centres commerciaux… Les grands projets inutiles et dévastateurs prolifèrent en France. Face à eux, des collectifs citoyens se mobilisent pour défendre leur environnement. Reporterre publie une carte de toutes ces luttes locales, réalisée avec Le Mouvement et Partager c’est sympa. Elle servira d’outil pour celles et ceux qui veulent empêcher la destruction du monde.
> Voir l’article et la carte des GPII.

25/03/2019

Pour ne rien oublier


"La ZAD. C'est plus grand que nous",
Une BD de Thomas Azuélos et Simon Rochepeau

Présentation par l'éditeur : « En 2000, l’ancien projet d’aéroport du Grand Ouest est réactivé dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. En 2009, après tous les recours juridiques imaginables, des habitants envisagent de s’opposer physiquement au démarrage des travaux et lancent l’appel des "habitant-e-s qui résistent". Des centaines de jeunes gens de la France entière, issus des luttes politiques écologiques, antiautoritaires ou à la recherche de modes de vie alternatifs, commencent à venir s’installer sur la zone promise aux grands travaux.

Le 16 octobre 2012, le gouvernement Ayrault lance "l’opération César" qui a pour but d’évacuer, par la force, Notre-Dame-des-Landes et d’en chasser les occupants qui s’opposent au projet de construction de l’aéroport. Le 17 janvier 2018, le projet est officiellement abandonné. Entre ces deux dates, les zadistes résistent, s’organisent collectivement, cultivent, avec l’aide des paysans restés sur place, des terres dans le bocage, rêvent d’une autre façon de vivre : "Nous sommes une armée de rêveurs (rêveuses) et pour cette raison nous sommes invincibles."

Embarqués pendant de longues semaines à leurs côtés, les auteurs ont choisi une fiction documentée pour rendre compte, au plus près, de la réalité de la vie sur la ZAD. Le récit de Thomas Azuélos et Simon Rochepeau est celui d’une lutte, hors des partis et mouvements traditionnels, contre l’aménagement capitaliste du territoire et pour défendre d’autres manières de vivre. »

« (...) D’une grande force narrative et graphique, La ZAD c’est plus grand que nous happe les lecteurs, les entraînent et les fait réfléchir sur notre rapport à la terre, au pouvoir et à l’obéissance civile. (...) À travers 208 pages, Simon Rochepeau et Thomas Azuelos essaient de nous faire comprendre ses années de lutte, démêler le vrai du faux. Les zadistes sont beaux sous leur plume et deviennent attachants malgré leur caractère parfois fort. S’ils sont tous fictifs, ils sont inspirés par des personnes existantes que les auteurs ont rencontré sur place. (...) Entre abstractions et silences, les planches de Thomas Azuelos sont magnifiques. Il arrive à nous faire ressentir tous les aspects de la lutte et plus particulièrement les moments de combats avec les autorités policières. Et c’est cela qui est très fort ! »
(extrait de la critique de Comixtrip)
Editions Futuropolis, 208 p., 25 €.

02/01/2019

Au sommaire de "L'âge de faire" de janvier

ecologie
• Edito : la violence c’est la pauvreté
• Dossier : Rendez-nous l'énergie !
Précarité énergétique - Une privatisation venue de loin - Les milliards évaporés du gaz - Les réseaux, résistants mais plus trop - Privatisation des barrages et risque de black-out - La technologie au service de la déshumanisation - Une énergie publique pour une vraie transition - À Briançon, l'électricité est un service public local...
Mobicoop, alternative à Blablacar
• EHPAD : des poneys dans les couloirs (Dordogne)
• Algérie : une cité écolo aux portes du désert
• Entretien : des policiers et gendarmes contre la prohibition des drogues
• La petite tannerie écologique
• Biomimétisme, le génie de la nature
• Livre : Njinga, reine africaine hors norme
• Climat, nuit de garde à vue pour 2 militants
• Une nouvelle ZAD en Vallée Dordogne ? • Mon smartphone à 4 ans • Les cabanes des gilets jaunes : un jeu très sérieux • Le kérosène d’abord ! • Taxation des Gafa • La pause Qi Gong • Fiche pratique : démasquer les stéréotypes sexistes...

> EN SAVOIR PLUS.

09/11/2018

Quand la bagnole aura cessé d’être un besoin

03/07/2018

Juste mesure contre GPII

La découverte
"Le monde des Grands Projets 
et ses ennemis.
Voyage au cœur des nouvelles pratiques révolutionnaires"

de Serge Quadruppani


« Ce brûlant petit livre, écrit par un ardent compagnon de route de Notre-Dame-des-Landes, de la vallée de Suse et des "cortèges de tête" des manifestations de ces dernières années, a pour ambition de cerner la nouvelle subjectivité collective révolutionnaire qui émerge en de nombreux endroits de la planète : hétérogène, multiforme, d’une grande richesse culturelle et réflexive, parcourue de forces contradictoires mais unifiée par son ennemi même : le monde de la "révolution managériale" et de sa loi "Travaille !", un monde qui est, indissociablement, celui des Grands Projets "inutiles et imposés", ces infrastructures (aéroports, barrages, parcs d’éoliennes, sites d’enfouissement des déchets nucléaires, etc.) qui accompagnent la métropolisation du monde et entraînent un peu partout la naissance de Zones à défendre.

Les Grands Projets représentent une nécessité pour un monde qui prétend être le seul possible et reposer en tous ses aspects sur la raison : la raison de l’économiste, celle du financier, de l’ingénieur, de l’aménageur, du manager. À cette irrationnelle rationalité qui ramène tout à la mesure de l’argent, il s’agit d’opposer une recherche essentielle en ces temps de catastrophe écologique, celle de la juste mesure dans chaque réalité : dans la production de tels ou tels objets aussi bien que dans les échelles de la vie en commun. Et d’inventer, en lien étroit avec ces territoires en lutte, des savoirs, des imaginaires, des contre-cultures qui rendront possible une autre société. »
Editions La Découverte, 160 p., 13 €. Paru en mai 2018.

> Lire quelques pages du livre.

27/06/2018

Pour commencer à changer... en douceur

Les dernières titres parus de la collection "Je passe à l'acte !" d'Actes Sud - Kaizen.

Des bouquins un peu basiques limite gadgets pour bobos, mais sur une bonne idée marketing, qu'il finiront sûrement par proposer en coffrets recouverts de papiers à fleurs (avec des familles sympas et souriantes à vélo, avec une maman, un grand-père, un petit garçon et une petite fille cheveux au vent et panier en osier sur le guidon, sur les côtés et, j'allais oublier, les trois incontournables éoliennes au fond à droite) à offrir à tante Annie pour Noël, mais qui peuvent faire des bonnes introductions (c'est notre jour de bonté), douces et sans maux de tête, pour tous ceux qui pourraient commencer à vouloir avoir envie de réfléchir à comment ils pourraient un jour commencer à changer leur façon de consommer et de vivre... Enfin, dès que leur start-up commencera à rapporter de l'argent et leur permettra d'acheter une résidence secondaire en Ardèche, pas trop loin d'une voie cyclable. Allez, c'est promis : demain, on passe à l'acte et on arrête d'être acariâtre.

> Accéder à la page de l'éditeur et voir toute la collection 
(il en sort de nouveaux numéros chaque année).

29/04/2018

Meeting unitaire "La parole aux luttes"

Meeting Luttes
meeting unitaire
30 avril - Paris - Place de la République
Meeting unitaire "La parole aux luttes"

03/04/2018

Cheminots, courageux et ingénieux...

La Bataille du rail, de René Clément, 1946.