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07/10/2025

Une utopie face au chaos (Ukraine)


Série "Utopie.s?" (épisode 6)
Une utopie face au chaos - Longo Maï - Ukraine
Vidéo disponible gratuitement en ligne jusqu'au 11 décembre 2025

À quelques kilomètres des zones de conflit, le village de Nijné Sélitché, un réseau de fermes, et celles et ceux qui fuient la guerre. C’est ici, en Transcarpatie ukrainienne que Longo Maï, l’utopie du temps long, se confronte au chaos. 

Depuis les années 1970, ce sont plus de 200 personnes de tous âges, qui apprennent, expérimentent et bricolent ensemble un futur plus harmonieux. C’est un archipel de lieux autogérés, agricoles, communautaires et propriétaires de ses terres qui défendent la petite paysannerie face à l’agro-industrie. Mais depuis le début de la guerre en Ukraine, c’est à l’urgence que la communauté doit se frotter. 

Et la solidarité prend corps : au total, 1 000 déplacé.es de guerre sont accueilli.es, des flottes de minibus sont affrétées pour fournir nourriture, médicaments, matériel vers l’est du pays, d’autres pour évacuer celles et ceux qui veulent fuir vers l’ouest. Ici, comme partout en Ukraine, tout est à l’urgence. Comment celles et ceux qui ont choisi le temps long vivent cet engagement – au cœur du chaos?

Longo Maï (signifiant en occitan : « pourvu que ça dure ») est une coopérative agricole et artisanale autogérée, laïque et d’inspiration alternative, anarchiste (dite aussi « libertaire ») et anticapitaliste. Fondée en 1973 à Limans (Alpes-de-Haute-Provence) par un groupe de militants germanophones, elle regroupe en réseau 11 coopératives en France, Allemagne, Autriche, Suisse, Ukraine, Roumanie et Costa Rica.

>Voir tout l'épisode : https://www.france.tv/slash/utopie-s/4517446-au-coeur-du-chaos-longo-mai.html#about-section

10/08/2024

Vient de paraître

anarchies coopératives

LES COMMUNS NATURALIENS
Les anarchies coopératives - 1898-1949

Dirigé par Xavier Riondet et Bernard Andrieu

Présentation : Ces textes rassemblent les idées et pratiques des milieux naturiens et naturaliens entre 1874 et 1930. Ces naturismes économique et politique réclament la libération intégrale de la société capitaliste. Refonder, par un retour à la Terre, une vie communautaire repose sur une solidarité et la cuisine végétarienne. Les naturiens, courant apparu en 1874 à Paris, ont l’idée de retrouver la santé en cultivant la terre dans son état naturel et intégral : pour cela, la vie de l’individu dans la forêt doit se réaliser avec un minimum d’industrie individuelle. Les personnalités dominantes de ce végétarisme dans les milieux naturiens furent Georges Butaud, sa compagne Sophia Zaïkowska, Louis Rimbault et Henri Zisly. Les naturaliens végétalistes, courant apparu sous l’action de Gaston et Jeanne Verdier, défendent la self-production pour une autonomie, contre la vie dans les cités, par le jardin et l’appel de la forêt.
Éditions L'Harmattan, 190 pages, 21 euros. Sorti en juin 2024.

18/06/2024

De la yourte à la cabane : prendre la clé des champs

Comment les modes de vie alternatifs ruraux constituent-ils un contrepoint à la modernité capitaliste ? 

Émission de radio de France Culture, avec :
Geneviève Pruvost,
sociologue des modes de vie écologiques, du genre, du travail et de l’éco-féminisme,
et Sylvia Amar, historienne de l’art et de l’architecture contemporaine.

ARTICLE de présentation : «Yourtes, cabanes, dômes géodésiques… De l’habitat léger aux constructions plus pérennes des écovillages, l'habitat alternatif connaît un certain succès depuis les années 1970, sans qu’il soit possible d’en estimer l’ampleur. Sylvia Amar nous rappelle "après avoir connu une apogée aux Etats Unis puis une certaine désaffection, le mouvement des écovillages revient au Danemark en 1990. Un couple, Robert et Diane Gilman, commande une étude à des chercheurs sur le concept d’écovillages. Ils donnent en 1995 à Findhorn la première conférence internationale sur le concept d’écovillage. Leur approche consiste à mettre en avant une volonté de rupture avec la société, à faire sortir d’un mode de vie polluant et stressant. Ils mettent moins en avant le message politique des années 1970 pour remettre au premier plan de leur action l’idée de communauté et ne se positionnent pas comme anticapitalistes. Malgré tout, ils promeuvent un modèle de simplicité volontaire et de décroissance".

À travers ces autres façons d'habiter et de construire, alternatifs et néo-ruraux retrouvent un lien direct avec la nature. Face à une société de consommation qui conduit à la disparition du travail de subsistance, les populations alternatives souhaitent retrouver leur autonomie en privilégiant les circuits courts et le lien à la terre.

Elles ne vivent néanmoins pas en autarcie, prisant le troc et l´échange de connaissances et dynamisant l’économie des territoires où elles sont implantées. Geneviève Pruvost nous explique "il faut sortir de l’idée selon laquelle les sociétés paysannes de subsistance seraient misérables, au motif qu’on devrait mesurer leur réussite au regard de critères quantitatifs. Les critères de pauvreté ne rendent pas compte du réel niveau de vie des alternatifs, car ils analysent la richesse en terme de possession, pas en terme de nature. Le mode de vie alternatif est un mode de vie de subsistance, mais avant tout d’abondance et de redistribution. Dans la partie ethno-comptabilité de mon ouvrage, on voit que Florian et Myriam vivent dans leur yourte comme des paysans. Je souhaitais renverser l’image d’écolos bobos et menant le complet inventaire de leurs ressources, pour voir comment ils joignaient les deux bouts. Ils n’ont pas d’autres ressources que la vente de leur pain, des œufs d’une cinquantaine de poules, des agneaux et de veaux".

Qu'ils vivent dans les écovillages, nés dans les années 1990 dans le sillage des communautés intentionnelles et néo-hippies des années 1970, ou dans des habitats individuels, les alternatifs rencontrent aujourd´hui encore de nombreux obstacles. Plan Local d'Urbanisme contraignant, répression, difficile accès à la terre… Les défis restent nombreux pour que de nouvelles formes d’habitat puissent éclore.

> Article et émission de France Culture du 18 juin 2024 lisible et écoutable ICI.

10/03/2024

"Ils inventent un monde écologique"

Présentation de l’éditeur : Et si on pouvait faire autrement ? Et s’il y avait une alternative ? Et si l’espoir était la solution réaliste ? Alors que le monde semble se dérégler et la folie destructrice l’emporter, voici douze histoires enthousiasmantes, douze reportages qui montrent qu’un autre monde est possible. Les journalistes ont parcouru la France à la rencontre de héros… Ces héros, ils sont comme vous et nous : des femmes bâtissent des maisons en terre crue, des paysans mettent en oeuvre la Sécurité sociale alimentaire, des anarchistes sauvent des animaux, des ruraux inventent la voiture de l’avenir, une famille vit joyeusement en émettant très peu de carbone… Autant d’histoires de gens qui ont décidé, un jour, qu’ils pouvaient changer le monde. À condition de ne pas se contenter de « cultiver son jardin », mais de s’engager dans les luttes de l’époque. C’est réjouissant, c’est encourageant, et ça donne des idées pour vivre autrement.

Par l’équipe de Reporterre, qui vit elle-même une histoire qui change le monde : sans actionnaire, sans publicité, en accès libre, financé par les dons des lectrices et des lecteurs.

Editions du Seuil, 112 pages, 12,90 euros. Parution : 1er mars 2024.
Sur la page de l'éditeur, possibilité de télécharger un extrait du livre.

15/11/2022

06/11/2022

Idées cadeaux ?

“La forêt, l’ours et l’épée”
de Davide Cali et Regina Lukk-Toompere

Présentation de l'éditeur : « Cet ours est un guerrier. Avec son épée, il coupe tout ce qu'il trouve. Même la forêt ! Un jour, le fort où il habite est emporté par les eaux du barrage. La faute à qui ? Au sanglier ? Au renard ? Aux oiseaux ? À moins que les tours que nous jouons à la nature nous retombent parfois sur la truffe ?!  Une belle leçon de vie et d'écologie ! »

Éditions Rue du Monde, 36 p., 17,50 €, 4-7 ans. Réédité en août 2022.

13/09/2022

La Fête des Possibles, c’est maintenant !


Jusqu'au 25 septembre,
dans toute la France et en Belgique.
La Fête des Possibles 2022 a pour objectif de rendre visibles toutes les initiatives citoyennes qui construisent une société plus durable, humaine et solidaire, et d’inviter toutes et tous à découvrir ces initiatives puis à agir.

Qu’ils cultivent la terre dans des jardins partagés, montent des projets d’énergies renouvelables citoyennes, s’investissent dans des associations de solidarité ou pour plus de démocratie directe dans leur commune, la coopération est importante pour les créateurs·trices de possibles. Tous les ans, sont organisés des villages associatifs, festivals, projets communs qui réunissent 2, 3 ou des dizaines d’initiatives ! La Fête des Possibles, ce sont aussi des formats variés pour découvrir comment faire changer son territoire : un atelier dans un jardin partagé, une visite de ferme avec une AMAP près de chez soi, une balade à vélo des lieux de la transition du coin, un rassemblement sur une place publique pour discuter du futur de son territoire, un atelier d’éco-construction dans une ressourcerie, un banquet végétarien participatif, une soirée projection/débat, un parcours pédagogique sur l’efficacité et la sobriété énergétiques… il y en a pour tous les goûts !

> Connaître un rendez-vous Fête des Possibles près de chez vous.

21/07/2022

“La voie des écovillages”

ecolieux
“Guide pour repenser
nos lieux de vie en collectif”

de William Wadoux

« Communautés d’intention, habitats collectifs, labos transitionnaires, écolieux 2.0, écohameaux et écovillages, oasis… Nombreux sont les mots qui définissent des modes de vie alternatifs visant à s’extraire des mécanismes déshumanisants de la société moderne, à raviver les liens entre les personnes et à prendre soin de notre maison, la Terre.
Les crises actuelles viennent nous rappeler combien il est urgent de repenser notre communauté humaine et notre relation à l’environnement. Les écovillages représentent des lieux d’expérimentation bien utiles, à l’heure de concevoir de nouvelles formes d’organisation et de convivialité. Ces espaces de vie, que l’on compte déjà par milliers en France, offrent aussi une voie alternative pour dynamiser nos campagnes.
Dans ce guide nourri d’expériences, William Wadoux propose aux personnes souhaitant initier ce type de projet des données techniques et des pistes de réflexion que chacun pourra adapter en fonction de ses valeurs : lieu d’implantation, type de construction, comptabilité, gestion des espaces et des ressources, économie intérieure, vie en communauté, gouvernance, intégration de nouveaux membres, statut juridique… Il s’adresse également à celles et ceux qui souhaitent rejoindre un tel projet ou simplement en connaître les enjeux. » 

Éditions Terran, 304 p., 25 €. Paru en avril 2022.
Possibilité de feuilleter les 1res pages, dont le sommaire, sur le site de l’éditeur.

04/07/2022

ZADenvies à Notre-Dame-des-Landes en juillet

ZAD
Zadenvies
Rencontres d’été du 8 au 10 juillet à Notre-Dame-des-Landes (44)

« (...) Parce que nous croyons à la possibilité de nouveaux surgissements autant qu’à la nécessité de projections au long cours, nous avons choisi pour ces rencontres d’été d’échanger sur les manières de s’organiser - depuis le bas, les terres, les liens et les lieux. Tous les cris d’urgence et les derniers rapports du GIEC ne feront qu’accroître le sentiment d’impuissance si l’on ne s’attèle sérieusement à dépoussiérer et clarifier les moyens de se structurer et de renverser la vapeur.

Voici donc quelques repères qui ont guidé les invitations lancées pour les 9 et 10 juillet à divers.es collectifs, compagnon.nes de luttes et de pensées, et avec desquels nous avons tenté d’articuler les temps d’assemblées et d’ateliers : permettre des échanges stratégiques croisés entre des tentatives d’organisation en cours à différentes échelles locales et nationales - se laisser inspirer par des mouvements éclatants plus lointains dans l’espace et le temps - construire les autonomies face à la production capitaliste et repenser l’idée de liberté face au libéralisme - imaginer les solidarités populaires dans un monde happé par la guerre et le fléau identitaire - oser des hypothèses révolutionnaires à moyen terme tout en se donnant les moyens concrets de rester offensif ici et maintenant - se doter d’outils pour prendre soin du collectif comme ce que l’on a de plus précieux...

Zadenvies, ce sera aussi de grands moments de fête et de danse,
de spectacles, projections et promenades dans le bocage, de jeux de prairies et de cantines amies... (...) »

> POUR CONNAITRE LE PROGRAMME.

Zadenvies

11/06/2022

Alternatives anticapitalistes au quotidien

Interview à découvrir sur Reporterre (8 juin 2022).

Dans les campagnes, « nous pouvons reproduire
de petites sociétés autogérées »

Elle dépeint les espoirs et les enjeux d’une société inspirée par l’écoféminisme où l’entraide mènerait à la subsistance et à l’ancrage local : Geneviève Pruvost, autrice de Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte), est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.

« (...) Le capitalisme industriel est fondé sur l’hégémonie technique. Quand il y a une nouvelle technologie, elle doit détruire les autres. Ce que racontent les alternatives écologiques que j’ai pu observer, c’est justement une recomposition, un réaménagement des priorités techniques, de l’agenda, de la manière dont on va gagner de l’argent. (...) »

Présentation de “Quotidien politique”
par son éditeur :

Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’autrice explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.

Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.
> LIRE UN EXTRAIT (Calameo).

08/06/2022

Le CQFD de juin est en kiosque

AU SOMMAIRE DU n°210 (juin 2022). « Dans ce numéro de juin criant son besoin "d’air", un dossier sur la machine répressive hexagonale et les élans militants permettant de ne pas s’y noyer et d’envisager d’autres horizons. Mais aussi : un long reportage à Laâyoune, Sahara occidental, où les candidats à la traversée pour les Canaries sont traqués par les flics marocains, une visite dans la Zone À Patates (ZAP) de Pertuis, un dialogue sur les blessures de la guerre d’Algérie et des appelés français, de la boxe autonome, une guérilla maoïste indienne, des trous orgasmiques… »

–  Agent.es de nettoyage en grève : « Si je me fais licencier, je serai fière » – Depuis le 29 mars, à Marseille, les agent·es de nettoyage de l’Agence régionale de santé sont en grève, dénonçant le management brutal et la surcharge de travail imposés par leur nouveau patron, le sous-traitant Laser.

–  Pertuis : face aux bétonneuses, des patates frondeuses – En bordure de Pertuis, petite ville d’environ 20000 âmes au sud-est du Vaucluse, un projet d’extension d’une zone d’activité menace de faire disparaître 86 ha de terres fertiles. Aux côtés des habitants mobilisés, des militants ont investi des maisons inoccupées, ensemencé plusieurs parcelles et renommé les lieux la « ZAP » : Zone à patates. Les 14 et 15 mai dernier, deux journées de rencontres et de déambulation revendicatives et festives y étaient organisées.

–  Usine squattée à Montreuil (93) : des pêches et du benzène –
Depuis septembre 2020, des habitant·es de Montreuil ont investi une ancienne usine vouée à la démolition. L’enjeu est double : tenir les promoteurs immobiliers à distance et éviter une potentielle catastrophe écologique et sanitaire.

–  Du Front populaire à la Nupes, la trahison au fond des urnes ? –
Postier retraité, historien du dimanche, Charles Jacquier a réédité et préfacé la somme de l’auteur révolutionnaire Daniel Guérin Front populaire, révolution manquée. Alors que les législatives de juin remettent l’idée de Front pop’ à l’ordre du jour, on évoque avec lui l’année 1936, qui a vu une coalition des gauches accéder au pouvoir.

–  Exils, traques et naufrages au Sahara occidental : Laâyoune, tombeau des invisibles – Autour de la capitale du Sahara occidental, territoire en pleine crise géopolitique où le Maroc réprime toute velléité indépendantiste, d’autres drames humains se jouent. En phase avec une Europe forteresse, les autorités marocaines traquent les personnes venues d’Afrique subsaharienne. 

–  Mémoire de la guerre d’Algérie : Nos pères, des tortionnaires ? – Dans son documentaire Ce qu’ont fait nos pères, Emmanuel Vigier confronte son paternel à ses souvenirs d’appelé du contingent pendant la guerre d’Algérie. 

–  « Le design sonore rend désirable la malbouffe auditive » – Des sons, partout, tout le temps, pour tout : des annonces dans les transports en commun aux mélodies sirupeuses des habitacles des voitures dernier cri en passant par l’électroménager. Dans son livre L’Orchestration du quotidien, la chercheuse Juliette Volcler dissèque le champ large du design sonore.

–  Boxe autonome : jouer des poings hors des cadres – Depuis quelques années, des collectifs de boxe autonome essaiment aux quatre coins de la France. 

DOSSIER « Luttes et résistances : ils répriment, on rempile »

–  Lettres de libre flot : « Ce sont mes opinions politiques qu’on essaie de criminaliser » –
Arrêté le 8 décembre 2020 avec 8 autres personnes, Florian D., aka Libre Flot, est accusé d’avoir constitué sur le sol français un « groupe clandestin armé », après un séjour auprès des combattant.es kurdes du Rojava. Incarcéré, il passe plus de quinze mois à l’isolement au centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy (Yvelines). Il n’est libéré que début avril, après 37 jours de grève de la faim. De prison, il a écrit des lettres puissantes. Extraits.

–  « Affaire Tarnac » : les blessures de Manon –
Elle s’appelle Manon Glibert et fait partie des « inculpés de Tarnac ». En 2018, dix ans après le début de l’affaire, elle se prépare pour le procès. Capturés par la caméra d’Audrey Ginestet, ces instants ont nourri un film : Relaxe (2022). Pensé « comme une arme pour tous ceux qui, dans le futur, auront besoin de se défendre », le documentaire dépeint aussi une existence marquée au fer rouge par dix années d’acharnement judiciaire.

–  À Calais, des militants britanniques chassées de France –
Ils avaient participé à des ouvertures de squats pour loger des personnes exilées à Calais : deux militants britanniques se sont vu retirer leurs titres de séjour sous des prétextes fallacieux. L’un d’eux a même écopé d’une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an. 

–  Autoréduction : Carrefour, on a (pas) tous droit au meilleur – Début janvier 2021, des militants organisent une opération d’autoréduction dans un Carrefour parisien. Le principe : se servir et redistribuer.

Et bien d'autres choses...
> EN SAVOIR PLUS.

07/06/2022

La Bascule, une autre société en marche

 

« Dans la petite commune de Plouray, dans le Centre Ouest Bretagne, une ancienne blanchisserie inoccupée pendant plus de huit ans s’est convertie en habitat collectif. Cette vieille bâtisse a été mise à disposition gracieusement par des religieuses et accueille désormais quatorze habitant·es. Baptisé Bascule Argoat, ce lieu de vie participe, entre douceur et radicalité, à la transition écologique, démocratique et sociale du territoire. Plongée au cœur de cet idéal citoyen. (...) »
 

> Le site de la Bascule Argoat.

Extrait de la présentation de la Bascule Argoat : « (...) Nous sommes actuellement 14 habitant.e.s d’une tranche d’âge entre 24 et 36 ans. Notre collectif fonctionne en autogestion grâce au principe de gouvernance partagée (rapports non hiérarchiques pour avancer vers une vision commune). Nous y expérimentons un mode de vie suivant le principe de la sobriété heureuse (aussi bien au niveau alimentaire, qu’énergétique ou matériel), le plus écologique possible, et respectueux de l’Autre (des êtres vivants quels qu’ils soient). En considérant "l’Autre" (ce qui est extérieur à nous, que ce soit des personnes ou de l’environnement), nous essayons de "prendre soin" : prendre soin des habitants, prendre soin de la nature et du territoire, ceci est notre axe d’inscription sur le territoire à l’échelle locale. Nous cultivons également un axe engagé et militant, afin d’être en capacité de former et de sensibiliser autour de nous aux outils de vie que vous utilisons au quotidien, et ainsi donner l’occasion que la toile s’agrandisse. 
 
Le bâtiment nous permet d’avoir une assez grande capacité d’accueil, que nous essayons de développer afin que des visiteur.se.s puissent également venir expérimenter ce mode de vie. En ce sens, l’objectif est d’incarner cette utopie, et de pouvoir inspirer d’autres personnes en démontrant qu’il est possible de vivre ainsi. Ces temps de visites sont aussi l’occasion de pouvoir échanger et transmettre nos connaissances avec de nouvelles personnes. (...)
 
Si ce lieu d’enchantement vous a, vous aussi, envoûté et que vous souhaitez rejoindre le collectif, vous devrez effectuer auparavant un séjour de 3 semaines avant de réaliser votre demande officielle pour devenir habitant.e. Ceci vous permettra de jauger si vous vous sentez bien dans ce lieu et avec ses habitant.e.s ! Les 3 semaines peuvent être réalisées à la suite ou bien séparément. Vous n’êtes pas dans l’obligation de les planifier d’avance, vous pouvez par exemple venir innocemment en visite pour une semaine, être complètement subjugué.e par le lieu et ses habitants, et faire une demande de prolongation pour rester les semaines suivantes. (...) »
 
Bascule Argoat, 1, allée du Calvaire, 56770 Plouray
(à 30 km au sud de Carhaix-Plouguer, Morbihan).

La Bascule

> Extrait de l'article de linfodurable (27/05/2020) sur l'association La Bascule :
« (...) Présent sur les quatre coins du territoire, l’association La Bascule se divise en plusieurs collectifs dispatchés dans quatre villes de France : Rennes, Paris, Bordeaux et Plouray.  
 
Fondé par l’entrepreneur écologiste et lobbyiste Maxime de Rostolan en février 2019, ce mouvement citoyen a rapidement trouvé écho auprès d’un grand nombre de personnes désireuses de chercher des alternatives au système mis en place. L’objectif : permettre aux bénévoles engagés dans chacun de ses collectifs d’accompagner et de soutenir des projets de transition sur leur territoire. 
 
La Bascule met en place différents programmes d’actions visant notamment à encourager le lobbying citoyen, en proposant des formations au local ou encore des assemblées citoyennes, entre autres. (...) »
 

04/06/2022

“Comment changer le monde ?”

100 réponses issues de 30 pays

De la Seconde Guerre mondiale aux luttes écologistes actuelles, 100 figures militantes, politiques ou intellectuelles racontent leurs plus belles victoires, livrent leurs analyses et prodiguent leurs conseils. Ils et elles démontrent que rien n’est impossible, et que nous pouvons agir. Maintenant.
AVEC :
Lula, Alain Damasio, Caroline De Haas, Alain Badiou, Camille Étienne, José Bové, Rob Hopkins, Michael Löwy, Cédric Herrou, Jean-Baptiste Eyraud, Bernard Friot, Kali Akuno, Nikhil Dey...

Editions L1nterview, 258 pages, 20 euros.
Sorti en mars 2022.
Sommaire complet téléchargeable
sur la page de l'éditeur
(rubrique "extrait").

25/05/2022

Dijon: pérenniser la Zone d’écologies communale

Vu sur dijoncter.info :

Quartier libre des Lentillères (Dijon)
Construire et défendre la Zone d’Ecologies Communale.


180 personnes et collectifs « penseur.euses et bâtisseur.euses de la ville » apportent leur soutien au quartier libre des Lentillères, à sa ZEC (Zone d’Ecologies Communale) ainsi qu’aux formes d’habitats diverses et multiples qui peuplent le quartier.

Le 21 mars 2022, lors du conseil municipal, le maire de Dijon a réaffirmé son intention de s’attaquer au dossier « Quartier Libre des Lentillères ». Il se dit prêt à négocier avec les usagèr.e.s du lieu et avec les Dijonnais.e.s qui voudraient s’impliquer sur ces 8 hectares de terre. Cela sans jamais reconnaître que s’il est en capacité de verdire ses intentions publiquement aujourd’hui, c’est parce que ces terres ont été préservées de l’urbanisation par l’occupation et les formes d’organisation collectives qui s’y inventent depuis 12 ans… N’ayant pas peur de la contradiction, il remet à jour son projet d’urbaniser malgré tout deux des 8 hectares et il menace de nouveau les formes d’autoconstruction et d’habitat qui sont un ressort essentiel de l’occupation et donc de la lutte qui a permis de préserver ces terres. Nous écrivons donc pour soutenir le Quartier des Lentillères, pour contrer le discours de la mairie et pour réaffirmer ce qui selon nous est aujourd’hui en péril mais absolument nécessaire à la vie de ce lieu en lutte. (...)
> LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE sur Dijoncter.

> La Fête de printemps des Lentillères aura lieu du 26 AU 29 MAI. Pour en savoir plus.

24/05/2022

L'utopie, au-delà de la science-fiction


« L’utopie comme possibilité de construire des récits différents pour des futurs désirables et vecteurs d’émancipation : telle est l’objectif de la philosophe Alice Carabedian, autrice de Utopie radicale : par-delà l’imaginaire des cabanes et des ruines, aux éditions du Seuil. Elle est l’invitée de #LaMidinale (23 mai 2022) de "Regards". » Une interview qui enfonce un peu les portes ouvertes à notre avis, mais quand on parle d'utopies on partage.

Présentation du livre par l'éditeur : Des événements qui, il y a peu, relevaient de l’improbable, de scénarios du pire, ou de la dystopie, sont désormais notre quotidien. La science-fiction est devenue notre réalité. Nous vivons dans un chaos qui s’intensifie même si, ici ou là, fleurissent sur les ruines du capitalisme des utopies concrètes, localistes et réalisables, des cabanes et des refuges. Mais ces utopies ne sont-elles pas souvent concédées, dans les marges, par ceux-là mêmes qui promettent la colonisation de l’espace et les cités autosuffisantes pour milliardaires ? Il y a urgence à revendiquer des lieux où se déploieraient en totale liberté nos imaginaires. L’utopie radicale peut répondre à l’extrémité des désastres actuels et à venir. Nous pouvons et devons rêver de technologies et de rencontres intergalactiques émancipatrices et ne pas laisser ce pouvoir aux seuls capitaines des vaisseaux capitalistes. Face à la catastrophe, oserons-nous rêver d’autres mondes ? 

Éditions du Seuil, 160 pages, 17 euros. Paru en mars 2022.

Si YouTube vous empêche de visionner cette vidéo sur ce blog, vous pouvez la voir directement sur YouTube ICI.

15/05/2022

Lutter efficace

“Guide pour faire échouer des projets contre la nature”,
par François Verdet


« Pour la première fois dans l’histoire de l’édition, un manuel clair et ludique expose toutes les techniques qui permettent de faire échouer un projet contre la nature. Nous le savons depuis longtemps, le réchauffement climatique est là. Il est devenu primordial de protéger nos espaces de vie et le peu de nature qu’il nous reste. Autoroutes, supermarchés, entrepôts Amazon, vagues artificielles à quelques kilomètres de l’océan : il y a urgence, une multitude de projets destructeurs doivent être combattus et arrêtés aux quatre coins de notre territoire. Mais comment lutter pour que ces projets inutiles ne voient pas le jour ? François Verdet, activiste qui a lui-même participé à l’annulation d’un projet de surf park, a créé ce guide de résistance contemporaine afin de vous expliquer toutes les étapes à suivre pour organiser votre lutte… et la réussir. »

Editions La Relève et la peste, 170 pages, 20 euros.
Paru en novembre 2021.

> Lire l'entretien avec l'auteur sur Vert Eco (13 mai 2022).

13/05/2022

“Comment nous pourrions vivre”

Nouvel hors-série de la revue “Socialter”

Fort du succès des précédents hors-séries sur les imaginaires, le vivant, le temps et l'écologie, le magazine indépendant Socialter récidive sur le thème des utopies avec cette nouvelle édition au format de 180 pages. 

« D’impératif politique, le slogan "un autre monde est possible" devient impératif vital. Pour affirmer cette possibilité, il faut rouvrir l’horizon : se rappeler "Comment nous pourrions vivre", selon la formule de William Morris. Nous pourrions désespérer de chercher la sortie à tâtons dans le noir, mais l’obscurité a ses vertus : elle aide l’imagination à se déployer. Toutefois l’imagination, l’horizon utopique, n’est pas tout : il faut s’appuyer sur l'élan déjà là, dans les interstices de ce monde, cultivé par des gens qui donnent à voir d’autres façons de vivre, d’autres repères. L’élan réside aussi en nous : il faut aussi chercher la force de dire non, lorsque le refus devrait être un devoir.

Il y a tant à opposer à ce monde : l’aspiration à la beauté plutôt que la production de la laideur, la coopération plutôt que la compétition, la recherche de l’échelle adéquate plutôt que le gigantisme, l’intermittence plutôt que la veille continue, la participation plutôt que la représentation, la liberté plutôt que la délivrance…

Dans les 180 pages de ce hors-série, Socialter remet les clés à l’écrivaine et militante Corinne Morel Darleux afin de trouver des lignes de fuite et les sentiers qui, là, sous notre nez, pourraient nous y mener. »

> Le SOMMAIRE complet et la possibilité de précommander
ce hors-série
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12/05/2022

Réinventer des mondes

“Pour une écologie libertaire”
Penser sans la nature,
réinventer des mondes
 

Présentation par l'éditeur : Dans ce livre, nous racontons une histoire, celle de la disparition des communautés paysannes avec l’avènement de la modernité. Auto-gouvernées et auto-subsistantes, celles-ci entretenaient avec leurs territoires une relation de co-construction impensable au départ des catégories modernes, en particulier celles d’industrie, de patrimoine et de nature. 

Nous défendons une hypothèse : l’industrialisation des territoires, indissociable de l’invention de zones à valeur patrimoniale (historique ou naturelle), s’inscrit dans une logique de gouvernement des vivants. Une fois séparés le monde des humains et celui de la nature, une fois rompues les puissances qui les lient ou les attachent l’un à l’autre, une fois que chacun a son monde, sa zone, sa place et son rôle bien à soi, les interactions entre ces mondes peuvent être soigneusement contrôlées, chacun d’eux peut être plus facilement gouverné. 

Nous faisons un pari : assumer l’artificialité des découpages modernes permet de dégager d’autres manières de composer des mondes, plus riches en vivants, mais également plus libres, jusque sur les pelouses des grands-ensembles, dans la rue en cul-de-sac d’une grande ville ou dans un espace naturel protégé. Autrement dit, nous posons que l’enjeu, à la fois politique et écologique, est d’expérimenter des manières d’hybrider les espaces et de faire cohabiter les vivants que la modernité a séparés. 

Ce livre est conçu comme une aventure : nous pensons chaque fois en étant pris dans des expériences concrètes (la mise en réserve naturelle d’un espace de montagne, la création d’une A.O.P., une ZAD), depuis les conflits qu’elles génèrent et les déplacements que ceux-ci opèrent sur nos habitudes de pensée.

Damien Darcis est professeur de philosophie à la faculté d’architecture et d’urbanisme de l’Université de Mons. Il travaille sur les mouvements de contestation sociale mettant en jeu les espaces urbains ou, plus largement, les territoires (squats à Calais, mouvement des gilets jaunes, ZAD). Ses recherches actuelles s’inscrivent dans le champ de l’écologie politique.
Editions Eterotopia, 200 pages, 19,00 euros. Sorti en mars 2022.

27/02/2022

Refleurissons notre quotidien

Bye bye béton
“Opération Bye bye béton”
d’Ophélie Damblé et Roca Balboa 

Présentation par l’éditeur : Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville... et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton !

La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.

Ophélie Damblé est la créatrice de la chaîne YouTube « Ta Mère Nature ». Communicante de formation, elle plaque tout en 2017 pour se reconvertir dans le maraîchage bio. Elle se partage entre l’agriculture urbaine et la création de contenus. Elle a publié Guerilla Green et Manifeste pratique de végétalisation urbaine.
Roca Balboa est illustratrice, créatrice d’objets et de textiles, bricoleuse, et tatoueuse.

Éditions La ville brûle, 48 p., 15 €. À partir de 3 ans.
Parution : le 4 mars 2022.
 

> L'article de Vert.éco.


 

25/02/2022

Salon Primevère à Lyon

Les 25-26-27 février 2022 à Lyon, Eurexpo.
Salon-rencontres de l’alter-écologie.
> EN SAVOIR PLUS.