Affichage des articles dont le libellé est déchets. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est déchets. Afficher tous les articles

25/02/2022

Salon Primevère à Lyon

Les 25-26-27 février 2022 à Lyon, Eurexpo.
Salon-rencontres de l’alter-écologie.
> EN SAVOIR PLUS.

07/01/2022

Au sommaire de "CQFD" de janvier

janvier 2022
Présentation par le journal : Dans ce numéro vert de rage, cuvée janvier 2022, un dossier « Pour en finir avec une écologie sans ennemis ». Mais aussi : une escapade en Bosnie en quête d’étincelles sociales, l’inaction crasse du gouvernement envers les femmes handicapées, l’armée qui s’incruste à l’école, des slips chauffants, des libraires new-yorkais atrabilaires, des mômes qui attaquent Disneyland…

• Femmes et handicap : le prix du couple - L’Assemblée nat. a refusé de réviser le mode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés. Un affront fait à celles et ceux qui la perçoivent et demandentque son montant ne soit plus conditionné par les revenus du conjoint. Parce qu’elles sont particulièrement touchées par les violences et le chômage, les femmes handicapées sont les premières victimes de la conjugalisation de cette allocation.  

• À l’Éducation nationale, la patrie reconnaissante - Tour d’horizon des stratagèmes développés par l’armée pour squatter les bancs de l’école.

• Sarajevo : rester, résister - Des collectifs se mobilisent pour dénoncer les potentats qui tiennent le pays, ou pallier leur incurie. Du local d’une association écolo à l’accueil de jour tenu par un collectif de soutien aux exilés, en passant par un centre culturel autogéré, balade dans un Sarajevo en résistance, solidaire et antifasciste.

• Contraception au masculin - En compagnie de trois hommes contraceptés, aperçu de ce que dit la contraception masculine du patriarcat et des évolutions de la masculinité hétérosexuelle. 

Dossier « Pour en finir avec une écologie sans ennemis »
• « Cibler les véritables responsables du dérèglement climatique »
• Bonnes feuilles du livre Criminels climatiques - Mickaël Correia publie Criminels climatiques, livre-enquête sur les 3 multinationales qui émettent le plus de gaz à effet de serre au monde. Entretien autour du bouquin et des questions très politiques qu’il soulève, loin de l’écologie des petits gestes et de la responsabilité individuelle. 

• Le Bangladesh face au colonialisme charbonnier chinois - Des entreprises chinoises construisent d’énormes centrales à charbon dont la moitié de la production s’envole littéralement en fumée, le réseau électrique n’étant pas assez développé pour l’absorber. 

• Pétrole brutal - Discrète multinationale française, Perenco siphonne sans ménagement les puits de pétrole en fin de vie, en Afrique comme en Amérique latine. 

• Capitalocène colère - Vivons-nous dans l’Anthropocène ou le Capitalocène ? Alors que le dérèglement climatique s’intensifie, la question n’est pas que sémantique, mais hautement politique tant « la logique du révolté est [...] de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel » (Camus). Brève histoire d’un débat qui restructure la lutte des classes. 

• Les extrêmes droites européennes face au réchauffement : entre négationnisme climatique et « nationalisme vert » 

• Médias – Valeurs écocidaires - Quand Valeurs actuelles se pique d’écologie, ça donne un mélange de déni et d’imprécations. Plongée dans 2 récents « dossiers » de l’hebdo. 

• L’armée en paix avec les énergies fossiles - Au même titre que le transport routier et l’aviation civile, le secteur militaire est une cause du dérèglement climatique.

ET AUSSI...
Traverser, film de Joël Akafou
• Du Congo à la Belgique : le temps et ses blessures - Dans leur série radiophonique, « Sous l’eau, les larmes du poisson ne se voient pas », deux autrices belges, Delphine Wil et Jeanne Debarsy, partent sur les traces du passé familial de la première.
• Brûler Mickey : Souris, c’est l’émeute - Avec son roman Melmoth furieux (La Volte, 2021), Sabrina Calvo réinvente la Commune et savate ce qui ronge les rêves.
• Les fanzines ont des ailes (les punks et les bouquinistes aussi)
• Pratikopratik : « Contraception thermique : ça chauffe dans le slip ! »
Etc.

> EN SAVOIR PLUS.

14/11/2021

Retour à la ferme


“Le grand guide de l’autosuffisance”, de John Seymour 

Présentation par l’éditeur : Ce best-seller de John Seymour, publié en 1976 et réédité en 2019, est un guide complet pour apprendre à vivre en harmonie avec la nature. Un livre utile, emblématique et parfait pour un retour à la vie à la campagne. Ce livre référence (700000 exemplaires vendus dans le monde) offre aux jardiniers et à toutes les personnes qui visent l'autosuffisance des principes clairs pour multiplier les rendements, récolter des fruits et légumes de qualité, élever des animaux, travailler la pierre et le bois, limiter sa consommation en énergie...
John Seymour était chef de file du mouvement d'autosuffisance dans les années 1970 en Grande-Bretagne. Très engagé contre la société de consommation, l'industrialisation, les OGM, il se faisait le porte-parole des valeurs d'autosuffisance, d'écologie, de jardinage...

Éditions Marabout, 408 pages, 29,90 euros.
Un livre joliment illustré, un peu daté 1970 (sujets et traitement), pour un premier éclairage sur l'autosuffisance. D'autres livres plus pointus permettront d'approfondir les sujets.

03/08/2021

Agir contre la réintoxication du monde

Vu sur le blog Agir17.

Il y a à peine un an, au sortir du premier confinement, une centaine de collectifs en lutte répondaient à un premier appel à agir « contre la réintoxication du monde ». Puis les 17 novembre et 17 avril, malgré les restrictions sanitaires, cette constellation d’habitant-e-s, de paysan-ne-s, d’activistes persévéraient et renouvelaient leurs actions aux quatre coins du pays. Par leurs blocages, leurs rassemblements, leurs occupations, leurs irruptions dans l’espace public, en un mot leur résistance, ils et elles dessinaient une voie vers un monde s’émancipant des logiques marchandes et industrielles mortifères.

Aujourd’hui, alors que la crise du Covid semble s’atténuer mais que la méga-machine repart de plus belle, nous appelons une nouvelle fois à agir, le 17 SEPTEMBRE, partout sur le territoire contre les sites et projets destructeurs du vivant et des solidarités sociales. Car tandis que la crise du sanitaire s’atténue, avec elle disparaissent aussi les promesses d’un « Monde d’Après », s’extirpant de l’impasse de celui d’avant. Que ce soit par des plans de relance industrielle sans aucune remise en question, ou la nécessité fumeuse de rembourser une dette fictive, la classe dirigeante mondiale est unanime : il faut que la sacro-sainte économie reparte, vite et fort.

L’impératif de s’y soumettre coûte que coûte s’accompagne d’un zèle renouvelé à réprimer tout ce qui y ferait obstacle. On a vu, malgré les oppositions populaires, l’apparition d’un nouvel arsenal « légal » qui piétine allègrement la liberté de manifester, celle de la presse et ouvre à la possibilité d’expulser sans procédure toute occupation de logements vacants et de zones menacées. Le sentiment d’impunité policière est dorénavant encouragé au plus haut niveau de l’État. Après une année pendant laquelle se sont développés des mécanismes de contrôle inédit au nom de la crise sanitaire, le gouvernement agit comme si les habitudes de soumission devaient durer toujours et s’étendre à l’entièreté du champ social.

A celles et ceux qui croyaient encore qu’une loi climat pouvait améliorer la situation, les débats parlementaires du printemps ont répondu par une gifle. Main dans la main, lobbies et gouvernant-e-s ont méthodiquement détricoté toute mesure limitant l’entreprise de destruction en cours. Freiner les implantations de l’ogre Amazon ? Poubelle. Arrêter les extensions d’aéroport ? Surtout pas. S’en prendre à la bétonisation, à la vente de voitures les plus polluantes, à la publicité, aux engrais azotés, aux pesticides ? Plus tard, peut être, ou bien jamais.

Le message est limpide : il y aura toujours de l’énergie du côté des gouvernant.e.s pour nier l’urgence à agir, jamais pour s’attaquer aux industriels et aux financiers et à leur responsabilité – pourtant abyssale – dans la catastrophe écologique.

Pourtant, loin des ministères et des sièges épais du CAC40,
hors du champ des micros d’une sphère médiatique en roue libre, il s’en passe des choses… pour peu que l’on s’y intéresse. Ici, des dizaines de collectifs émergent, à Rouen, à Argenteuil, à Lyon… pour en finir avec la culture de la catastrophe industrielle tolérée, pour empêcher de nouveaux Lubrizol, de nouveaux AZF. Là, un mouvement national, les Soulèvements de la Terre, occupe et cultive des zones menacées d’artificialisation par des projets de route, d’urbanisation, d’extension de carrières de sable. 

À Saclay ou encore à Aubervilliers, de nouvelles ZADs naissent contre la destruction de parcelles agricoles et de jardins ouvriers par le Grand Paris, la spéculation immobilière et le saccage olympique. Une zad souterraine apparaît face à une carrière de Béton dans le Var, et la ZAD du LIEN revient sur un projet routier près de Montpellier. 

D’autres collectifs, enfin, comme à Grandpuits ou à la Chapelle-Darblay rassemblent syndicats et associations écologistes pour travailler concrètement aux reconversions de certains sites de production. Ils développent des activités autrement plus respectueuses du vivant, et empêchent ces entreprises de laisser les salarié-e-s sur le carreau tout en rémunérant grassement leurs actionnaires en pleine crise. Ils nous rappellent à l’urgence de penser, avec les travailleurs des secteurs les plus toxiques, les mutations possibles des activités, les réappropriations des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources et droits pendant les périodes de transition.

Partout, localement, des foyers de résistance se multiplient et émergent là où les industriels souhaitent étendre leur emprise. C’est bien simple : ils ne peuvent plus bétonner en rond ! Face à des instances gouvernementales hors-sol, c’est au plus proche de nos territoires de vie et de luttes que nous avons arraché un nombre croissant de victoires ces dernières années. Que ce soit via des occupations de terre, des recours juridiques, des ZADs, des rassemblements : des centaines de collectifs poussent, tels des plantes vivaces en rhizome. Chaque fois qu’ils en déracinent une, d’autres naissent, et gagnent du terrain. 

Rien que ces derniers mois ont été enterrés le projet d’extension de l’aéroport d’Andorre, le projet de ferme-usine à Ossun, le projet de Surf Park à Saint-Père-en-Retz, les plans d’entrepôt Amazon en Alsace ou de contournement Est à Rouen. Les Jardins de l’Engrenage à Dijon ont déjà repoussé par deux fois les tractopelles et la police. L’extension de l’aéroport de Roissy, la bétonisation des terres de Gonesse, du Carnet, des Vaîtes à Besançon ou le projet de stade de Chambly ont eux aussi subi de sérieux revers et sont aujourd’hui largement remis en cause : autant de cas qui démontrent la force de nos mobilisations collectives.

Et qu’on ne s’y trompe pas : chaque victoire, chaque projet enterré, chaque terre préservée façonne la suite.
Car ces terrains défendus avec acharnement et finalement préservés peuvent aussi chemin faisant devenir des places fortes, des lieux d’expérimentation et de création d’autres modes de vies. Des lieux qui démontrent en pratique l’adage « Créer c’est résister, résister c’est créer ».

Alors nous serons au rendez-vous le 17 septembre prochain pour montrer la force de ce mouvement de fond. Cette 4e vague d’actions coordonnées « contre la réintoxication du monde » aura lieu de manière concomitante à la venue d’une grande délégation zapatiste en Europe. L’expérience des territoires autonomes du Chiapas, née du soulèvement de 1994, est une source d’inspiration inépuisable pour toutes les luttes qui souhaitent réellement reprendre du terrain à l’« hydre capitaliste ». Nous espérons que leur « voyage pour la vie » participera à démultiplier le désir d’actions collectives pour ce 17 septembre.

Nous poursuivrons notre élan avec les dynamiques de Notre Maison Brûle,
prévoyant des mobilisations locales chaque jour du 18 septembre au 3 octobre, et des Soulèvements de la Terre, entrant dans une seconde saison d’occupations de terres et blocages contre l’accaparement et l’empoisonnement des sols par l’agro-industrie. Avec elles et eux, nous persisterons, récidiverons, et nous implanterons partout où il le faudra. Collectivement, durablement, car nous savons à quel point ces luttes sont un travail de fond. Puisque ce Monde d’Après tant rêvé ne nous sera pas donné par quiconque, c’est en allant gagner cette multitude de batailles de terrain que nous allons le construire, ici et maintenant !

Nous appelons donc une nouvelle fois les habitant.es des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment empoisonnants et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon, unités d’élevage industriel, développements de l’industrie nucléaire, clusters développant le monde « sans contact »… Nous appelons en ce sens le 17 septembre à une 4e série d’actions, blocages, rassemblements et occupations contre de tels lieux de production, chantiers et infrastructures.

Nous invitons les organisations, réseaux, territoires en luttes, syndicats et groupes locaux qui le souhaitent à signer cet appel en écrivant à agir17@riseup.net

11/07/2021

Au sommaire du "CQFD" d'été

CQFD

- Psys en colère, patients dans la galère.

- À Nice, des féministes pour un monde sans murailles – Le 5 juin, plusieurs milliers de personnes se sont réunies à Nice, terre de droite extrême, pour une manifestation transnationale et féministe contre les frontières. Récit.

- 7 de Briançon, entre délits de faciès et de solidarité – Deux ans et demi après leur condamnation à Gap, sept militants solidaires des migrants ont comparu devant la cour d’appel de Grenoble. L’avocat général a requis des peines de prison avec sursis.

- Dans les ruines de Raqqa –
Raqqa, ancienne capitale de Daech en Syrie, a été reprise en octobre 2017 par l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) et avec l’appui aérien de la coalition internationale. Du 24 mai au 2 juin, l’écrivaine et militante Corinne Morel Darleux a accompagné une délégation au Rojava, rassemblée autour du projet Jasmines dont le but est de créer des ponts entre acteurs locaux et soutiens français. Récit.

- La France et les leçons du Rwanda – Le 27 mai dernier, à Kigali, un président de la République reconnaissait enfin une « responsabilité accablante » de la France dans le génocide des Tutsis en 1994. Dans le même temps, il refusait de présenter des excuses et rejetait l’idée d’une complicité française.

- Si la paresse squattait les urnes… –
Avec Paresse pour tous, l’écrivain Hadrien Klent balance un pavé dans la mare des imaginaires politiques radicaux, mettant en scène une candidature à la présidentielle 2022 aussi bien révolutionnaire dans les idées qu’efficace dans les urnes. En première ligne, le joyeux refus du productivisme à tous crins. Entretien.

- Ouvriers immigrés : « Exister en tant que sujets » –
De 1982 à 1984, d’importants conflits sociaux agitent l’industrie automobile, alors en pleine « restructuration ». En région parisienne, les ouvriers immigrés d’usines Citroën et Talbot se mobilisent en masse. Pour les discréditer, le patronat innove, en criant notamment à l’intégrisme musulman. Entretien avec le sociologue Vincent Gay, auteur de Pour la dignité (PUL), livre consacré à cet épisode.

- « Faire ces conneries est devenu politique » –
D’une jeunesse en HLM à Montreuil (93), un parcours scolaire en pointillés et pas mal de galères, le graffeur Crapule2000 a su extirper de la couleur pour éclabousser les murs. Rencontre.

- L’adoption internationale à la loupe –
La réalisatrice Amandine Gay jette un peu de lumière sur un sujet sensible : l’adoption internationale (et transraciale) du point de vue des premiers concernés.

- De l’air – CQFD a souvent salué les exploits de princes et princesses de la belle, en lutte acharnée contre l’enfer carcéral. Ici, le récit va suivre la geste de militants révolutionnaires dans le Pérou de la fin des années 1980. 

DOSSIER. Sous le béton, la déter’ – Super intro de notre dossier « Luttes pour la terre ».
- To-do list : désarmer le béton, reprendre la terre, sortir les poubelles – Une belle manif et des prises de paroles incisives. Une palanquée de tracteurs en colère. Des actions de blocage contre l’agriculture industrielle et son monde. Des montgolfières antifascistes. Des militants de tous horizons, issus des luttes pour le climat, des braises encore vives de Notre-Dame-des-Landes ou de l’agriculture paysanne... Sûr, le week-end organisé par le collectif informel des Soulèvements de la Terre les 19, 20 et 21 juin dernier avait de quoi requinquer le plus pessimiste des militants anticapitalistes. Et c’était d’autant plus salvateur que le lieu choisi, Saint-Colomban (44) croule sous les assauts des bétonneurs de tous crins. Retour sur un élan qui ne demande qu’à faire tache d’huile.

- Entretien avec Jeanne Burgart-Goutal : « L’écoféminisme invite à dépasser les dualismes » – Au sein des luttes pour la défense des terres, une constante : la présence massive de femmes. Et parmi elles, des écoféministes considérant qu’il existe un lien tangible entre domination patriarcale et accaparement des terres. Explications de Jeanne Burgart Goutal, philosophe et autrice d’Être écoféministe – Théories et pratiques (L’Échappée).

- À Bure, « qui sont les malfaiteurs ? » – Quatre ans après son ouverture, la gigantesque enquête pour « association de malfaiteurs » visant des opposants à l’implantation d’une poubelle nucléaire dans la Meuse a finalement débouché sur un procès. Début juin, 7 personnes ont été jugées, sous des motifs en bonne partie farfelus. Une fois n’est pas coutume, c’est l’accusation qui a pris cher : pour dénoncer le caractère politique de ces poursuites et de multiples entorses au droit, la défense s’en est donné à cœur joie.

- Grandir sous l’œil de l’atome – Depuis deux décennies, les habitants de Bure doivent cohabiter avec le projet de poubelle nucléaire porté par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs. Parfois venus de loin, des militants se sont installés dans les environs pour organiser la lutte. Mais cette opposition n’a pas toujours bonne presse et le village subit l’omniprésence policière. 

- « Le Larzac rejoint bien d’autres luttes » – De 1970 à 1981, une centaine de paysans d’un plateau perdu du sud de l’Aveyron s’opposent à l’extension d’un camp militaire. Dans Le Peuple du Larzac, l’historien Philippe Artières revient sur ce combat fondateur.

- Les montagnes en partage – Présentée comme une solution à la crise écologique, la notion de « communs » connaît aujourd’hui un notable regain d’attention. Dans la vallée d’Ossau, en Béarn (Pyrénées-Atlantiques), certains alpages sont encore gérés de manière collective...

- À Gaza, cultiver la résistance – Vent debout contre l’accaparement de leurs terres, les paysans gazaouis maintiennent coûte que coûte les champs en culture. Une lutte de longue haleine que nous raconte Sarah Katz, membre d’une ONG palestinienne.

- Baril de « pétroleuses » – Que lire d’éperonnant durant la belle saison ? Et pourquoi pas de jouissifs brûlots consacrés à, ou fricassés par, d’intrépides crameuses d’« officines à hypocrisies », comme disait le surréaliste René Crevel. 

> POUR EN SAVOIR PLUS et lire quelques articles en ligne.

25/06/2021

#GrandParis = Grand Péril Express


Rendez-vous à partir du mardi 29 juin 2021
pour une semaine d'actions radicales et d'ampleur en Île-de-France.

Habitant-es des villes ou des campagnes, la bétonisation et l’artificialisation des sols nous impactent tou-tes. Les grands projets inutiles épuisent nos ressources, détruisent les sols en France comme dans le monde. Symbole de cette destruction, le projet du Grand Paris tel qu’il est conçu actuellement est un désastre écologique, sociale et démocratique ! Nous pouvons leur résister, reprendre le pouvoir et rendre visible les scandales écologiques, politiques et financiers qui se jouent depuis des dizaines d’années. 

L’action « Grand Péril Express » marque la fin de la première saison des « Soulèvement de la Terre ». Elle scande notre désir de cesser d’attendre. Nous parions sur le rassemblement des luttes et des collectifs qui partout sur le territoire mènent des batailles contre l’intoxication du monde et pour une réappropriation des terres.

Dans nos paysages comme dans nos imaginaires, le béton est désormais devenu la norme. L’industrie de la construction est à elle seule une catastrophe. À l'échelle mondiale, elle est responsable de 39% des émissions de CO2. En France, ce secteur est à la fois le premier consommateur de ressources naturelles minérales, le second émetteur de gaz à effet de serre, et le premier producteur de déchets. Le Grand Paris, initié par Nicolas Sarkozy, illustre à l'échelle nationale la destruction massive dont l'artificialisation des sols est responsable. 22 millions de tonnes de terre excavées par an entraînent le ravage des dernières terres agricoles d'Île de France notamment à Gonesse, Saclay et Aubervilliers.

Le Grand Paris veut construire à tout prix sous couvert du besoin en logement alors qu'on estime que 2,8 millions de logements sont vacants en France. C’est aussi un projet ferroviaire absurde qui répond au nom de Grand Paris Express comprenant plus de 200 km de nouvelles voies et 68 gares dont le but principal est d’améliorer la circulation entre les aéroports et Paris. L’argent public est avalé par les tractopelles avec la complicité de l’Etat et des élu.es.

Au cœur de ce désastre, il y a l’extraction d’une matière première qui sert à fabriquer le béton : le sable. C’est la deuxième ressource la plus utilisée de la planète après l’eau. Alors que cette ressource s'épuise, le Grand Paris continue de creuser les sols, d'agrandir les carrières et de draguer les fonds de mer. Ce sont les paysages, les champs, les rivières, les plaines de l'Ile-de-France et des régions avoisinantes qui sont exploitées pour ce projet. Bien que situé en Ile-de-France, l’impact est national et notre réponse doit venir de toute la France.

Le rythme des chantiers s’accélère sous l’impulsion des Jeux Olympiques 2024 et les protestations sont englouties par le bitume. Si nous voulons mettre un terme à cette fuite en avant, nous devons cesser d'attendre et réunir nos forces.

(Les Soulèvements de la Terre - Extinction Rebellion).

> La page de l'événement FB.
> Le site des Soulèvements de la Terre.
> La page FB des Soulèvements de la Terre.

27/02/2021

Lobbys contre citoyens

Convention climat
“Qui veut la peau de
la Convention climat ?”


Le premier rapport de l’année de l’Observatoire des multinationales est sorti. Dans cette enquête en 5 volets, on découvre comment les lobbys pro-industriels se sont appliqués à vider de toute substance les propositions des 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat. Une offensive qui a abouti à un projet de loi Climat et Résilience, jugé insuffisant pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, dixit le Haut Conseil pour le climat. Ceci avec, bien sûr, la connivence du gouvernement.

>Un travail d’enquête de plusieurs semaines à télécharger (pdf) en cliquant ICI.

15/12/2020

Pour une réappropriation des technologies

“Technologies partout,
démocratie nulle part”

d'Irénée Régnauld et Yaël Benayoun


Présentation : L’urgence climatique, l’ubérisation, l’économie des petits boulots, les smart cities et la surveillance algorithmique nous ont brutalement fait prendre conscience des répercussions dramatiques des technologies. Alors que le progrès était censé servir le bien commun, il nous échappe. Nous le subissons. Malgré cela, la réponse apportée à tous les problèmes économiques et sociaux se borne à des solutions purement techniques.

Irénée Régnauld et Yaël Benayoun révèlent et dénoncent les dogmes et les manœuvres qui permettent aux industries et aux pouvoirs publics de maintenir les citoyens et les travailleurs à l’écart des choix technologiques, en excluant tout processus démocratique. Ils montrent que notre arsenal juridique et nos institutions apeurées, voire serviles, sont incapables de contrer les servitudes imposées par les plateformes et les industries hyper capitalistes.

Pour sortir de cette confiscation du progrès, les auteurs proposent des actions concrètes et réalistes qui replacent le débat démocratique et les revendications citoyennes au cœur du développement technologique, afin que la question du progrès devienne l’affaire de tous.

Diplômé en sciences politiques et en affaires internationales, Irénée Régnauld est consultant en innovation et en transformation numérique, et fondateur du blog technocritique de référence « Mais où va le web ? ». Diplômée en philosophie politique et en sciences sociales, Yaël Benayoun conseille les organisations qui souhaitent se doter d’outils d’observation et de compréhension des réalités sociales. Irénée et Yaël ont fondé Le Mouton numérique, une association qui met en lumière les enjeux sociaux, politiques et environnementaux du numérique et des nouvelles technologies.
FYP Éditions, 240 pages, 20 euros. Sorti en octobre 2020.

14/12/2020

Le progrès, pour quoi faire ?

Celia Izoard

“Merci de changer de métier”,
de Celia Izoard


Présentation : Les véhicules autonomes sont-ils compatibles avec la lutte contre le changement climatique ? Qui veut des robots-compagnons pour s’occuper des personnes âgées ? L’usine automatisée est-elle le rêve des employés, ou celui des chefs d’entreprise ?

Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l’objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l’analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l’impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l’exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l’instar d’Olivier Lefebvre, salarié d’une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l’ouvrage son chemin vers la démission. Au travers de ces trois lettres ouvertes, Celia Izoard invite les non-spécialistes à s’emparer des enjeux sociaux de la recherche scientifique et de l’innovation, véritable point aveugle de la démocratie.

Celia Izoard est journaliste au sein de la revue Z et de Reporterre. Dans ses enquêtes et ses analyses, elle élabore une critique des nouvelles technologies au travers de leurs impacts sociaux et écologiques. Elle est notamment co-auteure de La machine est ton seigneur et ton maître et de La liberté dans le coma.
Éditions de la dernière lettre, 136 pages, 9 euros.

04/12/2020

“Cent Mille Ans”, le combat de Bure en BD

Bure
Bure ou le scandale enfoui des déchets nucléaires”, de Pierre Bonneau,
Gaspard d'Allens, Cécile Guillard
 

Présentation par l'éditeur : C'est l'un de ces petits villages qui n'a jamais eu droit à sa carte postale. Et pourtant... L'endroit fait parler de lui jusqu'au sommet de l'État, la zone est quadrillée, ses 80 habitants surveillés. À Bure, 85 000 mètres cubes de déchets radioactifs doivent être enfouis à 500 mètres sous terre et y passer les cent mille ans à venir. Pour l'État français, l'enjeu est colossal : il en va de la survie de l'industrie nucléaire. De gré ou de force, ce projet titanesque doit aboutir.

Face à ce rouleau compresseur, la Meuse n'était pas censée résister. Les millions d'euros déversés sur le territoire devaient faire taire la contestation. En vain. À mesure que celle-ci s'intensifiait, Bure est devenu le théâtre d'une sidérante répression. Entre clientélisme et autoritarisme, le plus grand projet industriel d'Europe avance au mépris de la démocratie. C'est ce que révèle l'enquête implacable des journalistes Pierre Bonneau et Gaspard d'Allens mise en scène par Cécile Guillard.

Journaliste pour le site Reporterre, Gaspard d'Allens est l'auteur de plusieurs livres traitant d'écologie (Main basse sur nos forêts, Les Néo-paysans...). Journaliste indépendant, Pierre Bonneau travaille sur les mouvements sociaux et la criminalisation des luttes. Il contribue notamment à Reporterre, Bastamag ou l'Humanité.

Éditions Le Seuil - La Revue dessinée, 152 p., 18,90 €. Sorti en octobre 2020.

03/09/2020

Le temps de la décroissance



“L'urgence de ralentir”
Documentaire de Philippe Borrel (France, 2014, 1h25mn)
Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique latine ou encore en Inde, Philippe Borrel est allé à la découverte d'initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

16/06/2020

"L'âge de faire" s'attaque au nucléaire

journal écologieAu sommaire de
“L’âge de faire” de juin


> DOSSIER : “Vous reprendrez bien un peu de nucléaire ?” Dangereux, générateur de déchets radioactifs, ruineux, dépassé par les renouvelables… Le nucléaire est à bout de souffle, même en France, pays le plus nucléarisé du monde. Le gouvernement cherche pourtant à le relancer, vaille que vaille. Quant à la filière, elle met en avant de nouveaux arguments pour se vendre, notamment celui… de la sauvegarde de la planète. Alors, le nucléaire est-il en train de renaître de ses cendres ? Ou assiste-t-on au chant du cygne ?





> EDITO L’appli StopCovid, entre doudou et gourou
> Le corona-vélo… et après ?
> Bretagne : la pêche… en plongée
> Femmes en Indonésie
> Les pieds dans le ciment
> Aides publiques massives : « une opportunité historique » pour changer de cap
> Livre :  Léon Layon, des plages à la forêt commune.
> Sicklo, livrer sans être ubérisé
> La carte des terres en transition en Île-de-France
> Triangle de Gonesse : là où l’agroécologie peut s’envoler
> La démocratie alimentaire, ce n’est pas le vote du caddy
> Agriculture humaine, ou agriculture 4.0 ?
> La start-up nation au chevet des cadres
> Augmentation de la durée du travail ; un éternel retour...
>> En savoir plus.

07/06/2020

Un camion pour un marché solidaire

Lyon

LYON • Marché Rouge
Un camion pour les approvisionner tous.tes !
L’équipe du Marché Rouge revient, plus que jamais déterminée à approvisionner
le quartier de la Guillotière, à Lyon, et au-delà.


Le Marché Rouge c’est quoi ?
Un marché de quartier de fruits et légumes (à 1 euro le kilo) à prix libre.

Pourquoi le Marché Rouge ?
A l'heure où on galère à remplir son frigo, il est de plus en plus difficile de trouver de bons légumes à prix abordables. L'objectif  est de sortir d’une vision marchande de l’échange de denrées alimentaires par la participation du plus grand nombre au fonctionnement de ce marché. Nous avons envie de faire de ce moment un vrai temps de rencontre et de mise en commun.

Comment ça marche ?
L'idée, c'est de récupérer ou acheter des légumes à prix coûtant, et de les redistribuer au même prix ou moins cher aux habitant.es du quartier de la Guillotière, sans bénéfice. L’ambition, à terme, c'est que le Marché Rouge puisse s'autofinancer par les dons des personnes les plus aisées, au bénéfice d’une gratuité totale pour les personnes qui n'en n'ont pas les moyens.

Où trouver le Marché Rouge ? 
Le Marché Rouge de la Guillotière prend place tous les jeudis de 17 à 19h à l’Espace communal de la Guillotière (ECG). Il participe au projet de ce lieu, qui est à disposition des habitant.es du quartier pour organiser l’entraide et la solidarité, notamment face aux changements brutaux dont la Guillotière est l’objet comme tant d’autres quartiers populaires en voie de gentrification.

Par l’approvisionnement en légumes peu chers et sans bénéfice, le Marché Rouge se place au côté des autres activités ayant lieu à l’Espace communal (permanences d’aide contre les expulsions locatives, permanences d’aide aux sans-papiers, distributions de récup’ alimentaires, etc.), qui tentent de répondre aux besoins les plus immédiats.

Pourquoi un appel à don ?
Avec cette pandémie, ce confinement, et la crise économique qui vient, nous sommes de plus en plus nombreux.ses à nous retrouver dans la galère. Le Marché Rouge est une occasion de continuer à nous organiser autour de réseaux de solidarité qui s'avèrent aujourd'hui d'autant plus nécessaires. Hors,après plusieurs tonnes de légumes distribuées depuis janvier 2020, la seule chose qui nous limite aujourd’hui est l’absence d’un véhicule adéquat pour récupérer les fruits et légumes.

Par cet appel à dons, nous souhaitons réunir un petit trésor de guerre afin de nous munir d’un camion dans les plus brefs délais, et d’augmenter le volume de légumes à partager entre tous.tes. Nous avons besoin de plus ou moins 2500 euros pour pouvoir acheter ce véhicule et payer la première année d’assurance.
Longue vie au Marché Rouge, Viva la révolution !

Lyon

06/01/2020

Je passe à l'acte



Lancée en 2017, la collection "Je passe à l'acte" (Actes Sud-Kaizen-Ekolibris) comprend à ce jour 23 livres illustrés, de 64 pages chacun. Des thématiques faites sur mesure pour séduire tout bon bourgeois bohème (bobo) urbain en manque d'implication écologique et sociétale. De la méthode Montessori aux vins bio, des vacances solidaires à la pharmacie naturelle maison, du potager en permaculture à l'initiation à la méditation... On y explique simplement et rapidement comment concrètement s'y mettre et pourquoi.
Et pourquoi pas? Ouaips. 🌻

reparerralentir

DEUX EXEMPLES.
"Réparer nos objets ensemble"
d'Aude Raux et Marie-Noëlle Himbert
Présentation par l'éditeur : Tous les ans, nous jetons en moyenne plus de 20 kilos d’appareils électriques par personne. Un tiers seulement passe dans un circuit de récupération. Pourtant, près de la moitié du gros électroménager fonctionne encore ou est réparable. Les “cafés de la réparation” sont une réponse simple et accessible à  ce réflexe du tout-jetable. Imaginé il y a huit ans par une journaliste néerlandaise, le concept de Repair Café met en relation la mamie au grille-pain en déroute et le bricoleur du lundi. Un lieu et un jour, à intervalles réguliers, sont dédiés à ces rencontres improbables mais grandement désirables. Milieux sociaux et générations confondus, les incompétents que nous sommes devenus viennent en quête de talents perdus, pour sauver ce qui peut être réparé. En nous immergeant dans l’intimité de ces cafés de la réparation, cet ouvrage nous invite à une transformation profonde et salutaire de notre rapport aux objets de consommation – et à l’autre. Dans ces lieux, face à l’obsolescence programmée, c’est la vie qui est gagnante.
64 pages, 8 euros. Sorti en septembre 2017.

"Choisir de ralentir", de Nelly Pons
Présentation par l'éditeur : “Pas le temps”, “débordés”, “à la bourre”, “surbookés”... Croissance illimitée, surconsommation, hyperconnectivité, gains de performance et de productivité… Dans sa quête du toujours plus, le monde moderne nous plonge dans la frénésie d’avoir, de réussir. Une course folle dont le pendant est un inéluctable épuisement : de la planète, de ses ressources naturelles, mais aussi des hommes. Face à ce constat, une parade : ralentir. Présenté ici comme une réponse, un choix éclairé face à l’emballement du monde, ralentir est bien plus qu’un simple outil au service de notre bien-être. C’est un art de vivre, au sens propre, qui nous invite à reprendre le pouvoir sur nos existences : une démarche consciente, qui se décide, s’apprend et se transmet. Rescapée d’un burn-out, véritable effondrement physique et psychique, l’auteur nous accompagne dans la lecture de notre monde et la découverte, pas à pas, de cette nouvelle relation singulière qui pourrait nous unir à lui. Car si le monde ne cesse d’accélérer, le seul levier sur lequel nous avons le pouvoir d’agir, c’est nous-mêmes.
64 pages, 8 euros. Sorti en septembre 2017.

31/12/2019

Rencontres "Ecologie au quotidien"

Drome
Pour en savoir plus sur Ecologie au quotidien, cliquer sur l'affiche ci-dessus.

24/08/2019

Un collapsologue s'explique...

17/07/2019

Rugy, l'inaction au pouvoir


15/06/2019

"Algues vertes, l'histoire interdite"



Une BD d'Inès Léraud et Pierre Van Hove
Editions Delcourt. 160 p., 19,99 €. Vient de sortir.


Résumé : Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d'être autopsiés, des jeux d'influence, des pressions et un silence de plomb. L'intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d'années. Inès Léraud et Pierre van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d'alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques. Une histoire vraie, hélas.
bande dessinée
Écouter le reportage des "Pieds sur terre" (France Culture) 
en 2 parties sur les algues vertes en Bretagne :
> Partie 1.
> Partie 2.

07/06/2019

Le scandale du plastique français
exporté en Malaisie