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10/08/2024

Vient de paraître

anarchies coopératives

LES COMMUNS NATURALIENS
Les anarchies coopératives - 1898-1949

Dirigé par Xavier Riondet et Bernard Andrieu

Présentation : Ces textes rassemblent les idées et pratiques des milieux naturiens et naturaliens entre 1874 et 1930. Ces naturismes économique et politique réclament la libération intégrale de la société capitaliste. Refonder, par un retour à la Terre, une vie communautaire repose sur une solidarité et la cuisine végétarienne. Les naturiens, courant apparu en 1874 à Paris, ont l’idée de retrouver la santé en cultivant la terre dans son état naturel et intégral : pour cela, la vie de l’individu dans la forêt doit se réaliser avec un minimum d’industrie individuelle. Les personnalités dominantes de ce végétarisme dans les milieux naturiens furent Georges Butaud, sa compagne Sophia Zaïkowska, Louis Rimbault et Henri Zisly. Les naturaliens végétalistes, courant apparu sous l’action de Gaston et Jeanne Verdier, défendent la self-production pour une autonomie, contre la vie dans les cités, par le jardin et l’appel de la forêt.
Éditions L'Harmattan, 190 pages, 21 euros. Sorti en juin 2024.

18/06/2024

De la yourte à la cabane : prendre la clé des champs

Comment les modes de vie alternatifs ruraux constituent-ils un contrepoint à la modernité capitaliste ? 

Émission de radio de France Culture, avec :
Geneviève Pruvost,
sociologue des modes de vie écologiques, du genre, du travail et de l’éco-féminisme,
et Sylvia Amar, historienne de l’art et de l’architecture contemporaine.

ARTICLE de présentation : «Yourtes, cabanes, dômes géodésiques… De l’habitat léger aux constructions plus pérennes des écovillages, l'habitat alternatif connaît un certain succès depuis les années 1970, sans qu’il soit possible d’en estimer l’ampleur. Sylvia Amar nous rappelle "après avoir connu une apogée aux Etats Unis puis une certaine désaffection, le mouvement des écovillages revient au Danemark en 1990. Un couple, Robert et Diane Gilman, commande une étude à des chercheurs sur le concept d’écovillages. Ils donnent en 1995 à Findhorn la première conférence internationale sur le concept d’écovillage. Leur approche consiste à mettre en avant une volonté de rupture avec la société, à faire sortir d’un mode de vie polluant et stressant. Ils mettent moins en avant le message politique des années 1970 pour remettre au premier plan de leur action l’idée de communauté et ne se positionnent pas comme anticapitalistes. Malgré tout, ils promeuvent un modèle de simplicité volontaire et de décroissance".

À travers ces autres façons d'habiter et de construire, alternatifs et néo-ruraux retrouvent un lien direct avec la nature. Face à une société de consommation qui conduit à la disparition du travail de subsistance, les populations alternatives souhaitent retrouver leur autonomie en privilégiant les circuits courts et le lien à la terre.

Elles ne vivent néanmoins pas en autarcie, prisant le troc et l´échange de connaissances et dynamisant l’économie des territoires où elles sont implantées. Geneviève Pruvost nous explique "il faut sortir de l’idée selon laquelle les sociétés paysannes de subsistance seraient misérables, au motif qu’on devrait mesurer leur réussite au regard de critères quantitatifs. Les critères de pauvreté ne rendent pas compte du réel niveau de vie des alternatifs, car ils analysent la richesse en terme de possession, pas en terme de nature. Le mode de vie alternatif est un mode de vie de subsistance, mais avant tout d’abondance et de redistribution. Dans la partie ethno-comptabilité de mon ouvrage, on voit que Florian et Myriam vivent dans leur yourte comme des paysans. Je souhaitais renverser l’image d’écolos bobos et menant le complet inventaire de leurs ressources, pour voir comment ils joignaient les deux bouts. Ils n’ont pas d’autres ressources que la vente de leur pain, des œufs d’une cinquantaine de poules, des agneaux et de veaux".

Qu'ils vivent dans les écovillages, nés dans les années 1990 dans le sillage des communautés intentionnelles et néo-hippies des années 1970, ou dans des habitats individuels, les alternatifs rencontrent aujourd´hui encore de nombreux obstacles. Plan Local d'Urbanisme contraignant, répression, difficile accès à la terre… Les défis restent nombreux pour que de nouvelles formes d’habitat puissent éclore.

> Article et émission de France Culture du 18 juin 2024 lisible et écoutable ICI.

02/08/2023

"Une histoire de l'anarchisme", part.3

 

Ces mercredis 2 et 9 août à 20h30 sur LCP.
Et en replay sur lcp.fr et YouTube.

« Moribond au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'anarchisme renaît peu à
peu de ses cendres et finit par réoccuper, au cœur des années 60, le devant de la
scène grâce aux révoltes ludiques et libertaires menées partout par la jeunesse. ».

10/04/2023

15 avril - Paris

Samedi 15 avril 2023, à partir de 13 heures
PAS UN SUR CENT : HISTOIRE(S) DES ANARCHISTES

La librairie Quilombo organise toute une journée consacrée à l’histoire de l’anarchisme.
Au programme : salon du livre d’occasion, visite, débats, banquet et projection.
AVEC Anne Steiner, Patrick Chastenet, Marianne Enckell, Tancrède Ramonet, Claire Auzias, Frank Mintz...
Quilombo, 23, rue Voltaire, Paris 11e.

Pas 1 sur 100

07/12/2022

Le nouveau Vaneigem

Vaneigem
“Retour à la vie”, de Raoul Vaneigem

Présentation par l'éditeur : Dans ce pamphlet, écrit en réaction aux récents abus de la domination étatique et marchande, tels qu’ils ont eu notamment lieu lors de la crise sanitaire, Raoul Vaneigem persiste et signe : le capitalisme est par essence mortifère en ce qu’il bride les passions, confine les corps et racornit les esprits. Mais une autre voie s’ouvre à l’humanité pourvu qu’elle renverse un système aussi vérolé qu’à à bout de souffle, et qu’elle se débarrasse de ses mornes profiteurs : gestionnaires, technocrates et autres politicards. C’est ce qu’il nomme la lutte pour un retour à la vie, mettant fin « au calcul égoïste et à la servitude qui ont fait de la Terre une vallée de larmes ». Car « la vie ne dit jamais de dernier mot ».

Raoul Vaneigem, né en Belgique en 1934, a été l’un des membres les plus connus de l’Internationale situationniste. Il a publié en 1967 le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, manifeste subversif qui en appelle à une « révolution de la vie quotidienne » et qui a eu une influence primordiale sur l’expression rebelle en Mai 68 et dans les années qui suivirent. Il a publié depuis plus d’une cinquantaine de livres, consacrés notamment aux hérésies, au surréalisme et, plus généralement à la critique de la société marchande.
Éditions de l’Insomniaque, 64 p., 8 €. Sorti en octobre 2022.

13/09/2022

La Fête des Possibles, c’est maintenant !


Jusqu'au 25 septembre,
dans toute la France et en Belgique.
La Fête des Possibles 2022 a pour objectif de rendre visibles toutes les initiatives citoyennes qui construisent une société plus durable, humaine et solidaire, et d’inviter toutes et tous à découvrir ces initiatives puis à agir.

Qu’ils cultivent la terre dans des jardins partagés, montent des projets d’énergies renouvelables citoyennes, s’investissent dans des associations de solidarité ou pour plus de démocratie directe dans leur commune, la coopération est importante pour les créateurs·trices de possibles. Tous les ans, sont organisés des villages associatifs, festivals, projets communs qui réunissent 2, 3 ou des dizaines d’initiatives ! La Fête des Possibles, ce sont aussi des formats variés pour découvrir comment faire changer son territoire : un atelier dans un jardin partagé, une visite de ferme avec une AMAP près de chez soi, une balade à vélo des lieux de la transition du coin, un rassemblement sur une place publique pour discuter du futur de son territoire, un atelier d’éco-construction dans une ressourcerie, un banquet végétarien participatif, une soirée projection/débat, un parcours pédagogique sur l’efficacité et la sobriété énergétiques… il y en a pour tous les goûts !

> Connaître un rendez-vous Fête des Possibles près de chez vous.

17/08/2022

Framabook, à fond le livre libre

Framabook, la maison d’édition de l'association Framasoft, a été créée pour promouvoir le libre sous toutes ses formes, numériques et culturelles. Depuis une dizaine d’années, ce sont près de 50 ouvrages qui ont été édités, traduits et publiés. Cela va des bandes dessinées aux ouvrages techniques en passant par les essais et les manuels informatiques.

Envisagée surtout comme un moyen, Framabook ambitionnait de proposer une façon éthique de travailler, respectueuse des auteurs et autrices et du public : rémunération de 15% en droits d’auteur, contrats non-exclusifs, ouvrages sous licences libres.

Voyant les limites de ces pratiques, Framabook a décidé de reconnaître la réalité du travail en amont, en le rémunérant directement par une bourse, une allocation forfaitaire versée dès la signature de convention, au début du projet de rédaction, bien évidemment accompagné par un éditeur.

La mise à disposition libre, sous format électronique, des œuvres une fois achevées, permettra au public d’y accéder sans devoir payer une rente capitaliste. En outre, il a été décidé d’assumer une mise en avant plus active des communs culturels, par la proposition systématique de placer le résultat du travail sous une licence dite à copyleft afin d’en éviter l’enclosure à l’avenir, même partielle, garantissant à tous les agents culturels futurs un libre accès d’usage et de réutilisation. 

Appel à publication
Nous sommes entrés dans une ère de conflits dont la notion de propriété est l’un des nœuds principaux. Alors que se concentrent la plupart des ressources financières, informationnelles, énergétiques aux mains de quelques firmes mondialisées ou de quelques nantis selon les pays, nous assistons à des mobilisations importantes qui tendent à défendre les communs et leur gouvernance collective. Il s’ensuit de nombreuses tensions populaires, la cristallisation de zones de résistances, une instrumentalisation de la justice pour dénier le droit de manifester et de multiples points de disjonction entre le pouvoir et l’exercice de la démocratie.

Le mode d’organisation associatif, lorsqu’il porte des valeurs d’ouverture, de partage et de solidarité, est usuellement réputé comme un déploiement d’espaces démocratiques et d’émancipation collective. C’est la raison pour laquelle les résistances aux enclosures numériques, culturelles ou environnementales y développent des moyens d’action en dehors des structures habituelles de gouvernement. Qu’il s’agisse d’éducation populaire, de défense des droits humains ou encore de lutte pour le climat, l’association (ou le collectif) s’efforce de mettre en phase ses valeurs et les outils déployés pour l’action et la création.

Framasoft lance ce qui est communément appelé un appel à publication. Cet appel a pour objectif de mobiliser l’attention des auteur·ices ayant un projet de rédaction mature. Nous entendons par là : non pas un livre déjà rédigé à « faire publier », mais un projet suffisamment clair pour pouvoir être exposé, tout en offrant les garanties suffisantes pour que nous puissions l’éditer ensemble. Un contrat formalise les droits et engagements entre Framasoft et les auteur·ices durant toute la durée de la collaboration.

Des Livres en Communs publie des œuvres sous forme exclusivement numérique. Nous sommes ouvert·es à toute forme d’écriture innovante, surtout si la forme sert le propos et soutient au mieux l’expression. Votre projet peut donc prendre l’aspect d’un essai, d’un récit de fiction ou non, ou de tout autre genre littéraire ou non qui vous paraît le mieux à même de répondre à la thématique proposée.
(Framabook-Livres en Communs)

> POUR EN SAVOIR PLUS sur Livres en Communs.

> Lire l’interview sur Actualitte.

21/07/2022

“La voie des écovillages”

ecolieux
“Guide pour repenser
nos lieux de vie en collectif”

de William Wadoux

« Communautés d’intention, habitats collectifs, labos transitionnaires, écolieux 2.0, écohameaux et écovillages, oasis… Nombreux sont les mots qui définissent des modes de vie alternatifs visant à s’extraire des mécanismes déshumanisants de la société moderne, à raviver les liens entre les personnes et à prendre soin de notre maison, la Terre.
Les crises actuelles viennent nous rappeler combien il est urgent de repenser notre communauté humaine et notre relation à l’environnement. Les écovillages représentent des lieux d’expérimentation bien utiles, à l’heure de concevoir de nouvelles formes d’organisation et de convivialité. Ces espaces de vie, que l’on compte déjà par milliers en France, offrent aussi une voie alternative pour dynamiser nos campagnes.
Dans ce guide nourri d’expériences, William Wadoux propose aux personnes souhaitant initier ce type de projet des données techniques et des pistes de réflexion que chacun pourra adapter en fonction de ses valeurs : lieu d’implantation, type de construction, comptabilité, gestion des espaces et des ressources, économie intérieure, vie en communauté, gouvernance, intégration de nouveaux membres, statut juridique… Il s’adresse également à celles et ceux qui souhaitent rejoindre un tel projet ou simplement en connaître les enjeux. » 

Éditions Terran, 304 p., 25 €. Paru en avril 2022.
Possibilité de feuilleter les 1res pages, dont le sommaire, sur le site de l’éditeur.

04/07/2022

ZADenvies à Notre-Dame-des-Landes en juillet

ZAD
Zadenvies
Rencontres d’été du 8 au 10 juillet à Notre-Dame-des-Landes (44)

« (...) Parce que nous croyons à la possibilité de nouveaux surgissements autant qu’à la nécessité de projections au long cours, nous avons choisi pour ces rencontres d’été d’échanger sur les manières de s’organiser - depuis le bas, les terres, les liens et les lieux. Tous les cris d’urgence et les derniers rapports du GIEC ne feront qu’accroître le sentiment d’impuissance si l’on ne s’attèle sérieusement à dépoussiérer et clarifier les moyens de se structurer et de renverser la vapeur.

Voici donc quelques repères qui ont guidé les invitations lancées pour les 9 et 10 juillet à divers.es collectifs, compagnon.nes de luttes et de pensées, et avec desquels nous avons tenté d’articuler les temps d’assemblées et d’ateliers : permettre des échanges stratégiques croisés entre des tentatives d’organisation en cours à différentes échelles locales et nationales - se laisser inspirer par des mouvements éclatants plus lointains dans l’espace et le temps - construire les autonomies face à la production capitaliste et repenser l’idée de liberté face au libéralisme - imaginer les solidarités populaires dans un monde happé par la guerre et le fléau identitaire - oser des hypothèses révolutionnaires à moyen terme tout en se donnant les moyens concrets de rester offensif ici et maintenant - se doter d’outils pour prendre soin du collectif comme ce que l’on a de plus précieux...

Zadenvies, ce sera aussi de grands moments de fête et de danse,
de spectacles, projections et promenades dans le bocage, de jeux de prairies et de cantines amies... (...) »

> POUR CONNAITRE LE PROGRAMME.

Zadenvies

11/06/2022

Alternatives anticapitalistes au quotidien

Interview à découvrir sur Reporterre (8 juin 2022).

Dans les campagnes, « nous pouvons reproduire
de petites sociétés autogérées »

Elle dépeint les espoirs et les enjeux d’une société inspirée par l’écoféminisme où l’entraide mènerait à la subsistance et à l’ancrage local : Geneviève Pruvost, autrice de Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte), est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.

« (...) Le capitalisme industriel est fondé sur l’hégémonie technique. Quand il y a une nouvelle technologie, elle doit détruire les autres. Ce que racontent les alternatives écologiques que j’ai pu observer, c’est justement une recomposition, un réaménagement des priorités techniques, de l’agenda, de la manière dont on va gagner de l’argent. (...) »

Présentation de “Quotidien politique”
par son éditeur :

Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’autrice explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.

Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.
> LIRE UN EXTRAIT (Calameo).

08/06/2022

Le CQFD de juin est en kiosque

AU SOMMAIRE DU n°210 (juin 2022). « Dans ce numéro de juin criant son besoin "d’air", un dossier sur la machine répressive hexagonale et les élans militants permettant de ne pas s’y noyer et d’envisager d’autres horizons. Mais aussi : un long reportage à Laâyoune, Sahara occidental, où les candidats à la traversée pour les Canaries sont traqués par les flics marocains, une visite dans la Zone À Patates (ZAP) de Pertuis, un dialogue sur les blessures de la guerre d’Algérie et des appelés français, de la boxe autonome, une guérilla maoïste indienne, des trous orgasmiques… »

–  Agent.es de nettoyage en grève : « Si je me fais licencier, je serai fière » – Depuis le 29 mars, à Marseille, les agent·es de nettoyage de l’Agence régionale de santé sont en grève, dénonçant le management brutal et la surcharge de travail imposés par leur nouveau patron, le sous-traitant Laser.

–  Pertuis : face aux bétonneuses, des patates frondeuses – En bordure de Pertuis, petite ville d’environ 20000 âmes au sud-est du Vaucluse, un projet d’extension d’une zone d’activité menace de faire disparaître 86 ha de terres fertiles. Aux côtés des habitants mobilisés, des militants ont investi des maisons inoccupées, ensemencé plusieurs parcelles et renommé les lieux la « ZAP » : Zone à patates. Les 14 et 15 mai dernier, deux journées de rencontres et de déambulation revendicatives et festives y étaient organisées.

–  Usine squattée à Montreuil (93) : des pêches et du benzène –
Depuis septembre 2020, des habitant·es de Montreuil ont investi une ancienne usine vouée à la démolition. L’enjeu est double : tenir les promoteurs immobiliers à distance et éviter une potentielle catastrophe écologique et sanitaire.

–  Du Front populaire à la Nupes, la trahison au fond des urnes ? –
Postier retraité, historien du dimanche, Charles Jacquier a réédité et préfacé la somme de l’auteur révolutionnaire Daniel Guérin Front populaire, révolution manquée. Alors que les législatives de juin remettent l’idée de Front pop’ à l’ordre du jour, on évoque avec lui l’année 1936, qui a vu une coalition des gauches accéder au pouvoir.

–  Exils, traques et naufrages au Sahara occidental : Laâyoune, tombeau des invisibles – Autour de la capitale du Sahara occidental, territoire en pleine crise géopolitique où le Maroc réprime toute velléité indépendantiste, d’autres drames humains se jouent. En phase avec une Europe forteresse, les autorités marocaines traquent les personnes venues d’Afrique subsaharienne. 

–  Mémoire de la guerre d’Algérie : Nos pères, des tortionnaires ? – Dans son documentaire Ce qu’ont fait nos pères, Emmanuel Vigier confronte son paternel à ses souvenirs d’appelé du contingent pendant la guerre d’Algérie. 

–  « Le design sonore rend désirable la malbouffe auditive » – Des sons, partout, tout le temps, pour tout : des annonces dans les transports en commun aux mélodies sirupeuses des habitacles des voitures dernier cri en passant par l’électroménager. Dans son livre L’Orchestration du quotidien, la chercheuse Juliette Volcler dissèque le champ large du design sonore.

–  Boxe autonome : jouer des poings hors des cadres – Depuis quelques années, des collectifs de boxe autonome essaiment aux quatre coins de la France. 

DOSSIER « Luttes et résistances : ils répriment, on rempile »

–  Lettres de libre flot : « Ce sont mes opinions politiques qu’on essaie de criminaliser » –
Arrêté le 8 décembre 2020 avec 8 autres personnes, Florian D., aka Libre Flot, est accusé d’avoir constitué sur le sol français un « groupe clandestin armé », après un séjour auprès des combattant.es kurdes du Rojava. Incarcéré, il passe plus de quinze mois à l’isolement au centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy (Yvelines). Il n’est libéré que début avril, après 37 jours de grève de la faim. De prison, il a écrit des lettres puissantes. Extraits.

–  « Affaire Tarnac » : les blessures de Manon –
Elle s’appelle Manon Glibert et fait partie des « inculpés de Tarnac ». En 2018, dix ans après le début de l’affaire, elle se prépare pour le procès. Capturés par la caméra d’Audrey Ginestet, ces instants ont nourri un film : Relaxe (2022). Pensé « comme une arme pour tous ceux qui, dans le futur, auront besoin de se défendre », le documentaire dépeint aussi une existence marquée au fer rouge par dix années d’acharnement judiciaire.

–  À Calais, des militants britanniques chassées de France –
Ils avaient participé à des ouvertures de squats pour loger des personnes exilées à Calais : deux militants britanniques se sont vu retirer leurs titres de séjour sous des prétextes fallacieux. L’un d’eux a même écopé d’une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an. 

–  Autoréduction : Carrefour, on a (pas) tous droit au meilleur – Début janvier 2021, des militants organisent une opération d’autoréduction dans un Carrefour parisien. Le principe : se servir et redistribuer.

Et bien d'autres choses...
> EN SAVOIR PLUS.

07/06/2022

La Bascule, une autre société en marche

 

« Dans la petite commune de Plouray, dans le Centre Ouest Bretagne, une ancienne blanchisserie inoccupée pendant plus de huit ans s’est convertie en habitat collectif. Cette vieille bâtisse a été mise à disposition gracieusement par des religieuses et accueille désormais quatorze habitant·es. Baptisé Bascule Argoat, ce lieu de vie participe, entre douceur et radicalité, à la transition écologique, démocratique et sociale du territoire. Plongée au cœur de cet idéal citoyen. (...) »
 

> Le site de la Bascule Argoat.

Extrait de la présentation de la Bascule Argoat : « (...) Nous sommes actuellement 14 habitant.e.s d’une tranche d’âge entre 24 et 36 ans. Notre collectif fonctionne en autogestion grâce au principe de gouvernance partagée (rapports non hiérarchiques pour avancer vers une vision commune). Nous y expérimentons un mode de vie suivant le principe de la sobriété heureuse (aussi bien au niveau alimentaire, qu’énergétique ou matériel), le plus écologique possible, et respectueux de l’Autre (des êtres vivants quels qu’ils soient). En considérant "l’Autre" (ce qui est extérieur à nous, que ce soit des personnes ou de l’environnement), nous essayons de "prendre soin" : prendre soin des habitants, prendre soin de la nature et du territoire, ceci est notre axe d’inscription sur le territoire à l’échelle locale. Nous cultivons également un axe engagé et militant, afin d’être en capacité de former et de sensibiliser autour de nous aux outils de vie que vous utilisons au quotidien, et ainsi donner l’occasion que la toile s’agrandisse. 
 
Le bâtiment nous permet d’avoir une assez grande capacité d’accueil, que nous essayons de développer afin que des visiteur.se.s puissent également venir expérimenter ce mode de vie. En ce sens, l’objectif est d’incarner cette utopie, et de pouvoir inspirer d’autres personnes en démontrant qu’il est possible de vivre ainsi. Ces temps de visites sont aussi l’occasion de pouvoir échanger et transmettre nos connaissances avec de nouvelles personnes. (...)
 
Si ce lieu d’enchantement vous a, vous aussi, envoûté et que vous souhaitez rejoindre le collectif, vous devrez effectuer auparavant un séjour de 3 semaines avant de réaliser votre demande officielle pour devenir habitant.e. Ceci vous permettra de jauger si vous vous sentez bien dans ce lieu et avec ses habitant.e.s ! Les 3 semaines peuvent être réalisées à la suite ou bien séparément. Vous n’êtes pas dans l’obligation de les planifier d’avance, vous pouvez par exemple venir innocemment en visite pour une semaine, être complètement subjugué.e par le lieu et ses habitants, et faire une demande de prolongation pour rester les semaines suivantes. (...) »
 
Bascule Argoat, 1, allée du Calvaire, 56770 Plouray
(à 30 km au sud de Carhaix-Plouguer, Morbihan).

La Bascule

> Extrait de l'article de linfodurable (27/05/2020) sur l'association La Bascule :
« (...) Présent sur les quatre coins du territoire, l’association La Bascule se divise en plusieurs collectifs dispatchés dans quatre villes de France : Rennes, Paris, Bordeaux et Plouray.  
 
Fondé par l’entrepreneur écologiste et lobbyiste Maxime de Rostolan en février 2019, ce mouvement citoyen a rapidement trouvé écho auprès d’un grand nombre de personnes désireuses de chercher des alternatives au système mis en place. L’objectif : permettre aux bénévoles engagés dans chacun de ses collectifs d’accompagner et de soutenir des projets de transition sur leur territoire. 
 
La Bascule met en place différents programmes d’actions visant notamment à encourager le lobbying citoyen, en proposant des formations au local ou encore des assemblées citoyennes, entre autres. (...) »
 

25/05/2022

Dijon: pérenniser la Zone d’écologies communale

Vu sur dijoncter.info :

Quartier libre des Lentillères (Dijon)
Construire et défendre la Zone d’Ecologies Communale.


180 personnes et collectifs « penseur.euses et bâtisseur.euses de la ville » apportent leur soutien au quartier libre des Lentillères, à sa ZEC (Zone d’Ecologies Communale) ainsi qu’aux formes d’habitats diverses et multiples qui peuplent le quartier.

Le 21 mars 2022, lors du conseil municipal, le maire de Dijon a réaffirmé son intention de s’attaquer au dossier « Quartier Libre des Lentillères ». Il se dit prêt à négocier avec les usagèr.e.s du lieu et avec les Dijonnais.e.s qui voudraient s’impliquer sur ces 8 hectares de terre. Cela sans jamais reconnaître que s’il est en capacité de verdire ses intentions publiquement aujourd’hui, c’est parce que ces terres ont été préservées de l’urbanisation par l’occupation et les formes d’organisation collectives qui s’y inventent depuis 12 ans… N’ayant pas peur de la contradiction, il remet à jour son projet d’urbaniser malgré tout deux des 8 hectares et il menace de nouveau les formes d’autoconstruction et d’habitat qui sont un ressort essentiel de l’occupation et donc de la lutte qui a permis de préserver ces terres. Nous écrivons donc pour soutenir le Quartier des Lentillères, pour contrer le discours de la mairie et pour réaffirmer ce qui selon nous est aujourd’hui en péril mais absolument nécessaire à la vie de ce lieu en lutte. (...)
> LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE sur Dijoncter.

> La Fête de printemps des Lentillères aura lieu du 26 AU 29 MAI. Pour en savoir plus.

24/05/2022

L'utopie, au-delà de la science-fiction


« L’utopie comme possibilité de construire des récits différents pour des futurs désirables et vecteurs d’émancipation : telle est l’objectif de la philosophe Alice Carabedian, autrice de Utopie radicale : par-delà l’imaginaire des cabanes et des ruines, aux éditions du Seuil. Elle est l’invitée de #LaMidinale (23 mai 2022) de "Regards". » Une interview qui enfonce un peu les portes ouvertes à notre avis, mais quand on parle d'utopies on partage.

Présentation du livre par l'éditeur : Des événements qui, il y a peu, relevaient de l’improbable, de scénarios du pire, ou de la dystopie, sont désormais notre quotidien. La science-fiction est devenue notre réalité. Nous vivons dans un chaos qui s’intensifie même si, ici ou là, fleurissent sur les ruines du capitalisme des utopies concrètes, localistes et réalisables, des cabanes et des refuges. Mais ces utopies ne sont-elles pas souvent concédées, dans les marges, par ceux-là mêmes qui promettent la colonisation de l’espace et les cités autosuffisantes pour milliardaires ? Il y a urgence à revendiquer des lieux où se déploieraient en totale liberté nos imaginaires. L’utopie radicale peut répondre à l’extrémité des désastres actuels et à venir. Nous pouvons et devons rêver de technologies et de rencontres intergalactiques émancipatrices et ne pas laisser ce pouvoir aux seuls capitaines des vaisseaux capitalistes. Face à la catastrophe, oserons-nous rêver d’autres mondes ? 

Éditions du Seuil, 160 pages, 17 euros. Paru en mars 2022.

Si YouTube vous empêche de visionner cette vidéo sur ce blog, vous pouvez la voir directement sur YouTube ICI.

13/05/2022

“Comment nous pourrions vivre”

Nouvel hors-série de la revue “Socialter”

Fort du succès des précédents hors-séries sur les imaginaires, le vivant, le temps et l'écologie, le magazine indépendant Socialter récidive sur le thème des utopies avec cette nouvelle édition au format de 180 pages. 

« D’impératif politique, le slogan "un autre monde est possible" devient impératif vital. Pour affirmer cette possibilité, il faut rouvrir l’horizon : se rappeler "Comment nous pourrions vivre", selon la formule de William Morris. Nous pourrions désespérer de chercher la sortie à tâtons dans le noir, mais l’obscurité a ses vertus : elle aide l’imagination à se déployer. Toutefois l’imagination, l’horizon utopique, n’est pas tout : il faut s’appuyer sur l'élan déjà là, dans les interstices de ce monde, cultivé par des gens qui donnent à voir d’autres façons de vivre, d’autres repères. L’élan réside aussi en nous : il faut aussi chercher la force de dire non, lorsque le refus devrait être un devoir.

Il y a tant à opposer à ce monde : l’aspiration à la beauté plutôt que la production de la laideur, la coopération plutôt que la compétition, la recherche de l’échelle adéquate plutôt que le gigantisme, l’intermittence plutôt que la veille continue, la participation plutôt que la représentation, la liberté plutôt que la délivrance…

Dans les 180 pages de ce hors-série, Socialter remet les clés à l’écrivaine et militante Corinne Morel Darleux afin de trouver des lignes de fuite et les sentiers qui, là, sous notre nez, pourraient nous y mener. »

> Le SOMMAIRE complet et la possibilité de précommander
ce hors-série
(19 €, jusqu'au 20 mai minuit) ou simplement de soutenir financièrement le projet.
> Le site de SOCIALTER.

12/05/2022

Réinventer des mondes

“Pour une écologie libertaire”
Penser sans la nature,
réinventer des mondes
 

Présentation par l'éditeur : Dans ce livre, nous racontons une histoire, celle de la disparition des communautés paysannes avec l’avènement de la modernité. Auto-gouvernées et auto-subsistantes, celles-ci entretenaient avec leurs territoires une relation de co-construction impensable au départ des catégories modernes, en particulier celles d’industrie, de patrimoine et de nature. 

Nous défendons une hypothèse : l’industrialisation des territoires, indissociable de l’invention de zones à valeur patrimoniale (historique ou naturelle), s’inscrit dans une logique de gouvernement des vivants. Une fois séparés le monde des humains et celui de la nature, une fois rompues les puissances qui les lient ou les attachent l’un à l’autre, une fois que chacun a son monde, sa zone, sa place et son rôle bien à soi, les interactions entre ces mondes peuvent être soigneusement contrôlées, chacun d’eux peut être plus facilement gouverné. 

Nous faisons un pari : assumer l’artificialité des découpages modernes permet de dégager d’autres manières de composer des mondes, plus riches en vivants, mais également plus libres, jusque sur les pelouses des grands-ensembles, dans la rue en cul-de-sac d’une grande ville ou dans un espace naturel protégé. Autrement dit, nous posons que l’enjeu, à la fois politique et écologique, est d’expérimenter des manières d’hybrider les espaces et de faire cohabiter les vivants que la modernité a séparés. 

Ce livre est conçu comme une aventure : nous pensons chaque fois en étant pris dans des expériences concrètes (la mise en réserve naturelle d’un espace de montagne, la création d’une A.O.P., une ZAD), depuis les conflits qu’elles génèrent et les déplacements que ceux-ci opèrent sur nos habitudes de pensée.

Damien Darcis est professeur de philosophie à la faculté d’architecture et d’urbanisme de l’Université de Mons. Il travaille sur les mouvements de contestation sociale mettant en jeu les espaces urbains ou, plus largement, les territoires (squats à Calais, mouvement des gilets jaunes, ZAD). Ses recherches actuelles s’inscrivent dans le champ de l’écologie politique.
Editions Eterotopia, 200 pages, 19,00 euros. Sorti en mars 2022.

22/03/2022

Cultiver l’autonomie populaire

“Terre et liberté : la quête d'autonomie contre le fantasme de délivrance”,
d’Aurélien Berlan

Présentation de l'éditeur : Dans la plupart des civilisations ou des milieux sociaux, l'idée de la liberté qui prévaut est de pouvoir se décharger de la vie matérielle, des tâches de subsistance : sur les esclaves, sur les travailleurs manuels et les femmes, sur les machines... Dans cet essai philosophique, Aurélien Berlan ravive une conception opposée, subalterne, de la liberté portée par des mouvements populaires d'hier, en Occident, et des mouvements paysans d'aujourd'hui, dans les pays du Sud (en Inde et au Mexique, en premier lieu) : la prise en charge collective et égalitaire des besoins de base, des besognes nécessaires à la vie sur terre. Contre le rêve de délivrance, le projet d'autonomie, contre le libéralisme, le marxisme et notre société de services néo-domestique, la réappropriation de la part matérielle de nos vies.
Éditions La Lenteur, 220 pages, 16 euros. Paru en novembre 2021.

> Lire l’article d'Aude du blog Écologie politique (déc.2021).
> Interview audio de l’auteur
(6:03).
> Une série de 4 podcasts sur le livre
(interview).

06/02/2022

En salles le 9 février 2022


 “L’Horizon”, film d’Émilie Carpentier.

Synopsis : Au cœur de sa banlieue lointaine où s’enlacent bitume et champs, Adja, 18 ans, brûle du désir de vivre intensément. Elle cherche sa voie entre sa meilleure amie influenceuse qui brille sur les réseaux sociaux et son footballeur de grand frère. L’inattendu que lui propose la ZAD (zone à défendre) installée à la limite de son quartier l’attire. S’y rapprochant d’Arthur, ami de lycée, elle y vit des journées intenses et décisives où le choix d’un monde plus durable lui retourne le cerveau tout autant qu’il l’amène à prendre des risques aux côtés de cette Génération Climat.

Lu sur unificationfrance : « (...) Le film se montre particulièrement intéressant dans sa manière de montrer comment Adja, étudiante pourtant impliquée dans ses études et cherchant à s’intégrer au mieux dans le monde des adultes, va se radicaliser pour défendre des idéaux qu’elle tournait pourtant au ridicule. Le film parvient à ne pas être trop caricatural dans sa manière de caractériser les situations et les protagonistes en s’appuyant sur une intrigue à la fois pédagogique et chargée d’émotion. Si la conclusion aussi surprenante que jusqu’au-boutiste ne manquera pas de diviser le public, on retiendra surtout sa dimension symbolique pertinente invitant chacun à s’impliquer pour bouger les choses.
Le casting est au diapason et joue avec beaucoup de naturel. Il est mis en valeur par une mise scène qui ose proposer de vrais beaux plans de cinéma empêchant L’Horizon d’être classé dans la catégorie téléfilm. (...) »

Interview de la réalisatrice Émilie Carpentier :

25/01/2022

La démocratie à venir selon Murray Bookchin

Bookchin

“La Révolution à venir.
Assemblées populaires et promesses de démocratie directe"

de Murray Bookchin


Présentation par l'éditeur : Comme l’impératif capitaliste du croître-ou-mourir est radicalement opposé à l’impératif d’interdépendance et de limite propre à l’écologie, l’un et l’autre ne peuvent pas coexister ; aucune société fondée sur le mythe d’une réconciliation de ces deux impératifs ne peut espérer survivre. Soit nous établissons une société écologique, soit la société s’effondrera pour tout un chacun, quel que soit son statut social.

S’arrêter au constat que la planète est menacée de destruction ne suffit pas. Bookchin part d’une critique radicale du marxisme et de l’anarchisme, jointe à une analyse des moments dans l’histoire qui ont posé les jalons d’une véritable démocratie – de l’antique cité athénienne aux assemblées anarchistes espagnoles de 1936 – pour développer un projet de société qui repose sur des municipalités autogérées par les personnes qui les habitent, et la formation d’une confédération pour constituer un contre-pouvoir à l’État-nation et abolir le capitalisme.

Ce recueil, inédit en France, rassemble des essais sur la démocratie directe, la crise écologique, la question nationale, l’avenir de la gauche afin d’établir les conditions de réalisation des solutions nouvelles et concrètes pour une société de liberté et d’abondance.

Murray Bookchin (1921-2006) est l’auteur d’une œuvre abondante qui a influencé un large éventail de penseurs politiques et de mouvements sociaux, en offrant une vision politique audacieuse qui peut nous faire passer de la seule protestation à la transformation sociale. Ont notamment été traduits en français : Au-delà de la rareté (Écosociété, 2016), Pouvoir de détruire, pouvoir de créer (L’Échappée, 2019) et Changer sa vie sans changer le monde (Agone, 2019).
Editions Agone, 36 pages, 22 euros. Paru le 21 janvier 2022.
Préface d’Ursula Le Guin.
 

• Le chapitre 5 est à lire en ligne sur le site de l'éditeur > ICI.

24/12/2021

Quelles alternatives au capitalisme ?

 

Dans ce podcast de 38 minutes, Radio Parleur s’intéresse aux liens entre le zapatisme du Chiapas (Mexique) et le Rojava (Syrie) et donne la parole à Jens, membre de Solidarité Liège Rojava.