09/01/2024
07/01/2024
Une sacrée nanarchiste !
WIKIPEDIA : Leah Feldman (1898-1993), également connue sous le nom de Leah Downes, était une ouvrière anarchiste du vêtement née à Odessa qui, pendant la majeure partie de sa vie, résida à Londres. Feldman a été active dans le mouvement anarchiste pendant près de 80 ans et, vers la fin de sa vie, elle a été le dernier lien vivant du mouvement anarchiste britannique avec la révolution russe, l'Armée insurrectionnelle révolutionnaire d'Ukraine et le mouvement anarchiste juif d'avant la Première Guerre mondiale.
Feldman est née dans une famille juive à Odessa en septembre 1898. Puis sa famille a déménagé à Varsovie, en Pologne. A 12 ans, elle y rejoint un club socialiste. En 1913, elle déménage en Angleterre avec quelques proches, contre la volonté de sa mère. Elle y travaillercomme fourreuse et croise pour la première fois le mouvement anarchiste. Elle commence à fréquenter une école du dimanche au Jubilee Street Anarchist Club. Elle participe au syndicalisme en langue yiddish, qui était actif dans l'Est de Londres.
En mai 1917, comme de nombreux anarchistes juifs russes et d’Europe de l’Est en Grande-Bretagne, Leah s’installe en Russie pour prendre part à la révolution. Elle rencontre le théoricien libertaire Kropotkine et, en mai 1921, assiste à ses funérailles. Alors que certains anarchistes occidentaux se tournaient vers le bolchevisme, Feldman critique farouchement le nouveau gouvernement russe et lui resta opposée durant toute sa vie. Leah Feldman s'est rendue en Ukraine pour participer au mouvement makhnoviste, travaillant comme couturière pendant la guerre civile.
En 1927, elle voyage à Berlin, puis vit à Paris pendant un an avant de retourner à Londres en 1928. Elle a continué à travailler comme ouvrière du vêtement, mais a trouvé alors le mouvement anarchiste anglais déprimant et trop en retrait. Elle part quatre ans en Palestine dans les années 1930, puis revient à Londres en 1936 où elle a soutient activement le mouvement anarchiste lors de la révolution espagnole.
Leah Feldman a été active dans les différentes campagnes en solidarité au mouvement anarchiste mondial (Sacco et Vanzetti, Croix-Noire, révolution espagnole, marches antinucléaires des années 1960, Angry Brigade...). Dans la soixantaine, elle s'est rendue à Varsovie pour tenter de retrouver ses proches, qui avaient tous péri. Elle est décédée à Londres le 3 janvier 1993 à l'âge de 94 ans.
On peut découvrir son album photo personnel sur le site de la Kate Sharpley Library.
02/08/2023
"Une histoire de l'anarchisme", part.3
Ces mercredis 2 et 9 août à 20h30 sur LCP.
Et en replay sur lcp.fr et YouTube.
« Moribond au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'anarchisme renaît peu à
peu de ses cendres et finit par réoccuper, au cœur des années 60, le devant de la
scène grâce aux révoltes ludiques et libertaires menées partout par la jeunesse. ».
14/07/2023
Remember
Le , elle fait partie des neuf personnes fusillées dans les caves de la prison de la Tcheka à Moscou.
08/11/2022
Vient de sortir
“Séverine - L’Insurgée”
Présentation de l'éditeur : « Caroline Rémy, dite Séverine (1855-1929), aura été l’une des pionnières du journalisme et l’une des grandes figures de l’histoire des mouvements révolutionnaires. Disciple et amie de Jules Vallès, première femme à diriger un quotidien national, elle se lance à corps perdu dans la grande mêlée sociale de la "Belle Époque".
Sa plume, ardente et infatigable, n’aura de cesse de défendre le peuple face à ses ennemis : le capital et la bourgeoisie. Féministe, pacifiste et libertaire, d’une intégrité à toute épreuve, elle sera en première ligne de tous les combats de son temps.
Durant toute sa vie, Séverine a écrit plus de 6 000 articles dans de nombreux journaux : Le Cri du Peuple, La Fronde, Gil-Blas, L’Humanité, Le Figaro, etc. Dans ce recueil sont réunis ses textes les plus flamboyants. Au détour de ces pages apparaissent les grands et petits noms de l’anarchisme auxquels elle rend hommage, les innombrables batailles des femmes et du mouvement ouvrier, et le parfum de poudre et de révolte de ces années tumultueuses. »
Éditions L'Echappée, 272 p., 20 €. Sorti en octobre 2022.
16/07/2022
Mise au point sur Makhno
“Souvenirs sur Nestor Makhno”
d’Ida Mett
« La veille de la guerre, j’ai mis sur papier mes souvenirs personnels sur Makhno tel que je l’ai connu dans le temps à Paris. Ces souvenirs ont été perdus pendant la guerre. Maintenant, ayant lu ce qu’a écrit à son sujet Voline dans son livre sur la révolution russe, je me décide d’écrire de nouveau ces brefs souvenirs dans l’intérêt de la vérité historique. » (Ida Mett)
Ida Mett (1901-1973) a fréquenté Nestor Makhno dans les années vingt à Paris, où il s’était réfugié après avoir, à la tête de son armée de paysans ukrainiens, lutté à la fois contre les troupes tsaristes et celles de l’Armée rouge. Les conversations qu’elle eut avec lui éclairent la personnalité complexe de celui pour qui la révolution ne pouvait être la vérification d’une idéologie quelconque – fût-elle anarchiste – mais la destruction de toutes les idéologies.
Éditions Allia, 48 p., 6,50 €. Réédité en mai 2022.
Souvenirs sur Nestor Makhno, écrit en français en 1948, a été publié en 1983 par Allia.
05/07/2022
À la rencontre de résistantes
Éditions Delcourt, 336 p., 24 €, paru en juin 2022.
> Lire un extrait.
> Écouter (et lire) la critique de France Inter.
04/07/2022
ZADenvies à Notre-Dame-des-Landes en juillet
« (...) Parce que nous croyons à la possibilité de nouveaux surgissements autant qu’à la nécessité de projections au long cours, nous avons choisi pour ces rencontres d’été d’échanger sur les manières de s’organiser - depuis le bas, les terres, les liens et les lieux. Tous les cris d’urgence et les derniers rapports du GIEC ne feront qu’accroître le sentiment d’impuissance si l’on ne s’attèle sérieusement à dépoussiérer et clarifier les moyens de se structurer et de renverser la vapeur.
Voici donc quelques repères qui ont guidé les invitations lancées pour les 9 et 10 juillet à divers.es collectifs, compagnon.nes de luttes et de pensées, et avec desquels nous avons tenté d’articuler les temps d’assemblées et d’ateliers : permettre des échanges stratégiques croisés entre des tentatives d’organisation en cours à différentes échelles locales et nationales - se laisser inspirer par des mouvements éclatants plus lointains dans l’espace et le temps - construire les autonomies face à la production capitaliste et repenser l’idée de liberté face au libéralisme - imaginer les solidarités populaires dans un monde happé par la guerre et le fléau identitaire - oser des hypothèses révolutionnaires à moyen terme tout en se donnant les moyens concrets de rester offensif ici et maintenant - se doter d’outils pour prendre soin du collectif comme ce que l’on a de plus précieux...
Zadenvies, ce sera aussi de grands moments de fête et de danse, de spectacles, projections et promenades dans le bocage, de jeux de prairies et de cantines amies... (...) »
> POUR CONNAITRE LE PROGRAMME.
11/06/2022
Alternatives anticapitalistes au quotidien
Interview à découvrir sur Reporterre (8 juin 2022).
Dans les campagnes, « nous pouvons reproduire
de petites sociétés autogérées »
Elle dépeint les espoirs et les enjeux d’une société inspirée par l’écoféminisme où l’entraide mènerait à la subsistance et à l’ancrage local : Geneviève Pruvost, autrice de Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance (La Découverte), est l’invitée des Grands entretiens de Reporterre.
« (...) Le capitalisme industriel est fondé sur l’hégémonie technique. Quand il y a une nouvelle technologie, elle doit détruire les autres. Ce que racontent les alternatives écologiques que j’ai pu observer, c’est justement une recomposition, un réaménagement des priorités techniques, de l’agenda, de la manière dont on va gagner de l’argent. (...) »
par son éditeur :
Fin des sociétés paysannes, cuisines équipées, bétonisation des terres arables, effacement des savoir-faire et cosmogonies autochtones, ignorance des rythmes du monde vivant… Ces phénomènes divers que l’on apprend aujourd’hui à déplorer sont bel et bien liés, nous disent depuis un demi-siècle des théoriciennes écoféministes, critiques de la modernité industrielle. C’est à leurs pensées, méconnues en France, ainsi qu’aux leçons existentielles et politiques qu’il convient d’en tirer, qu’est consacré cet ouvrage. L’autrice explore les alternatives écologiques et anticapitalistes contemporaines pour démontrer que la vie quotidienne est un terrain politique fondateur.
Sans politique du quotidien, sans reconstruction collective et radicale de notre subsistance, il n’y aura pas de société égalitaire ni écologique. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la généralisation du salariat qui a permis d’accéder à la société de consommation et au confort appareillé, mais le colonialisme et le travail domestique féminin. Une autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible. À condition d’être redistribué, ancré dans une communauté en prise avec un biotope et des usages, le travail de subsistance ainsi repensé devient un facteur d’émancipation. La fabrique du quotidien apparaît alors pour ce qu’elle est : un enjeu révolutionnaire.
La Découverte, 400 p., 22 €. Sorti en septembre 2021.
> LIRE UN EXTRAIT (Calameo).
10/06/2022
“Se faire respecter”
“La puissance de la rhétorique
au quotidien”, de Mathilde Levesque
« Si vous croyez qu’on ne peut rien faire contre les humiliations, les manipulations, les agressions verbales des puissants ou des violents, ce guide d’autodéfense intellectuelle est pour vous. Il vous apprend à vous protéger, et vous aide à riposter. Cohérent dans vos valeurs et imprévisible dans la manière de les défendre, vous deviendrez insaisissable. Se faire respecter est un art qui s’apprend à travers le discours. Sachez repérer les figures de rhétorique des manipulateurs et prendre du plaisir à la confrontation. Avec force, humour, et dignité. Car garder la tête haute, c’est d’abord ne pas avoir à baisser les yeux. Ni face à l’autre, ni face à soi-même. »
Mathilde Levesque, agrégée de lettres modernes et docteur en langue et littérature françaises, enseigne au lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois. Elle est notamment l’autrice de LOL est aussi un palindrome.
Petite Bibliothèque Payot, 224 p., 8,20 €. Sorti en mars 2022.
08/06/2022
Le CQFD de juin est en kiosque
– Agent.es de nettoyage en grève : « Si je me fais licencier, je serai fière » – Depuis le 29 mars, à Marseille, les agent·es de nettoyage de l’Agence régionale de santé sont en grève, dénonçant le management brutal et la surcharge de travail imposés par leur nouveau patron, le sous-traitant Laser.
– Pertuis : face aux bétonneuses, des patates frondeuses – En bordure de Pertuis, petite ville d’environ 20000 âmes au sud-est du Vaucluse, un projet d’extension d’une zone d’activité menace de faire disparaître 86 ha de terres fertiles. Aux côtés des habitants mobilisés, des militants ont investi des maisons inoccupées, ensemencé plusieurs parcelles et renommé les lieux la « ZAP » : Zone à patates. Les 14 et 15 mai dernier, deux journées de rencontres et de déambulation revendicatives et festives y étaient organisées.
– Usine squattée à Montreuil (93) : des pêches et du benzène – Depuis septembre 2020, des habitant·es de Montreuil ont investi une ancienne usine vouée à la démolition. L’enjeu est double : tenir les promoteurs immobiliers à distance et éviter une potentielle catastrophe écologique et sanitaire.
– Du Front populaire à la Nupes, la trahison au fond des urnes ? – Postier retraité, historien du dimanche, Charles Jacquier a réédité et préfacé la somme de l’auteur révolutionnaire Daniel Guérin Front populaire, révolution manquée. Alors que les législatives de juin remettent l’idée de Front pop’ à l’ordre du jour, on évoque avec lui l’année 1936, qui a vu une coalition des gauches accéder au pouvoir.
– Exils, traques et naufrages au Sahara occidental : Laâyoune, tombeau des invisibles – Autour de la capitale du Sahara occidental, territoire en pleine crise géopolitique où le Maroc réprime toute velléité indépendantiste, d’autres drames humains se jouent. En phase avec une Europe forteresse, les autorités marocaines traquent les personnes venues d’Afrique subsaharienne.
– Mémoire de la guerre d’Algérie : Nos pères, des tortionnaires ? – Dans son documentaire Ce qu’ont fait nos pères, Emmanuel Vigier confronte son paternel à ses souvenirs d’appelé du contingent pendant la guerre d’Algérie.
– « Le design sonore rend désirable la malbouffe auditive » – Des sons, partout, tout le temps, pour tout : des annonces dans les transports en commun aux mélodies sirupeuses des habitacles des voitures dernier cri en passant par l’électroménager. Dans son livre L’Orchestration du quotidien, la chercheuse Juliette Volcler dissèque le champ large du design sonore.
– Boxe autonome : jouer des poings hors des cadres – Depuis quelques années, des collectifs de boxe autonome essaiment aux quatre coins de la France.
DOSSIER « Luttes et résistances : ils répriment, on rempile »
– Lettres de libre flot : « Ce sont mes opinions politiques qu’on essaie de criminaliser » – Arrêté le 8 décembre 2020 avec 8 autres personnes, Florian D., aka Libre Flot, est accusé d’avoir constitué sur le sol français un « groupe clandestin armé », après un séjour auprès des combattant.es kurdes du Rojava. Incarcéré, il passe plus de quinze mois à l’isolement au centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy (Yvelines). Il n’est libéré que début avril, après 37 jours de grève de la faim. De prison, il a écrit des lettres puissantes. Extraits.
– « Affaire Tarnac » : les blessures de Manon – Elle s’appelle Manon Glibert et fait partie des « inculpés de Tarnac ». En 2018, dix ans après le début de l’affaire, elle se prépare pour le procès. Capturés par la caméra d’Audrey Ginestet, ces instants ont nourri un film : Relaxe (2022). Pensé « comme une arme pour tous ceux qui, dans le futur, auront besoin de se défendre », le documentaire dépeint aussi une existence marquée au fer rouge par dix années d’acharnement judiciaire.
– À Calais, des militants britanniques chassées de France – Ils avaient participé à des ouvertures de squats pour loger des personnes exilées à Calais : deux militants britanniques se sont vu retirer leurs titres de séjour sous des prétextes fallacieux. L’un d’eux a même écopé d’une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.
– Autoréduction : Carrefour, on a (pas) tous droit au meilleur – Début janvier 2021, des militants organisent une opération d’autoréduction dans un Carrefour parisien. Le principe : se servir et redistribuer.
Et bien d'autres choses...
> EN SAVOIR PLUS.
04/06/2022
“Comment changer le monde ?”
100 réponses issues de 30 pays
De la Seconde Guerre mondiale aux luttes écologistes actuelles, 100 figures militantes, politiques ou intellectuelles racontent leurs plus belles victoires, livrent leurs analyses et prodiguent leurs conseils. Ils et elles démontrent que rien n’est impossible, et que nous pouvons agir. Maintenant.AVEC : Lula, Alain Damasio, Caroline De Haas, Alain Badiou, Camille Étienne, José Bové, Rob Hopkins, Michael Löwy, Cédric Herrou, Jean-Baptiste Eyraud, Bernard Friot, Kali Akuno, Nikhil Dey...
Editions L1nterview, 258 pages, 20 euros.
Sorti en mars 2022.
Sommaire complet téléchargeable
sur la page de l'éditeur (rubrique "extrait").
22/03/2022
Cultiver l’autonomie populaire
“Terre et liberté : la quête d'autonomie contre le fantasme de délivrance”,
d’Aurélien Berlan
Présentation de l'éditeur : Dans la plupart des civilisations ou des milieux sociaux, l'idée de la liberté qui prévaut est de pouvoir se décharger de la vie matérielle, des tâches de subsistance : sur les esclaves, sur les travailleurs manuels et les femmes, sur les machines... Dans cet essai philosophique, Aurélien Berlan ravive une conception opposée, subalterne, de la liberté portée par des mouvements populaires d'hier, en Occident, et des mouvements paysans d'aujourd'hui, dans les pays du Sud (en Inde et au Mexique, en premier lieu) : la prise en charge collective et égalitaire des besoins de base, des besognes nécessaires à la vie sur terre. Contre le rêve de délivrance, le projet d'autonomie, contre le libéralisme, le marxisme et notre société de services néo-domestique, la réappropriation de la part matérielle de nos vies.
Éditions La Lenteur, 220 pages, 16 euros. Paru en novembre 2021.
> Lire l’article d'Aude du blog Écologie politique (déc.2021).
> Interview audio de l’auteur (6:03).
> Une série de 4 podcasts sur le livre (interview).
08/03/2022
En kiosque dès aujourd'hui
Hors-série bilingue (franco-ukrainien) spécial Ukraine de "Siné Mensuel". 8 pages. Les bénéfices de ce numéro, vendu 4 euros, seront reversés aux associations et aux lieux qui accueillent les réfugiés ukrainiens.
Au menu, des dessins de l'Ukrainien Vladimir Kazanevsky, contraint de fuir en emportant uniquement son téléphone avec lequel il travaille dans un abri ; les caricatures de Denis Lopatin, réfugié politique russe vivant en France ; un récit d'Inna Shevchenko, présentatrice de journal TV menacée de mort par les pro-Russes du Donbass ; le témoignage d’Alina Savchuk, une Ukrainienne qui se mobilise depuis la France pour envoyer de l'aide à son pays...
27/02/2022
Refleurissons notre quotidien
d’Ophélie Damblé et Roca Balboa
Présentation par l’éditeur : Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville... et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton !
La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.
Ophélie Damblé est la créatrice de la chaîne YouTube « Ta Mère Nature ». Communicante de formation, elle plaque tout en 2017 pour se reconvertir dans le maraîchage bio. Elle se partage entre l’agriculture urbaine et la création de contenus. Elle a publié Guerilla Green et Manifeste pratique de végétalisation urbaine.
Roca Balboa est illustratrice, créatrice d’objets et de textiles, bricoleuse, et tatoueuse.
Éditions La ville brûle, 48 p., 15 €. À partir de 3 ans.
Parution : le 4 mars 2022.
22/02/2022
En salles le 23 février 2022
“UN PEUPLE”,
film documentaire d’Emmanuel Gras
« En octobre 2018, le gouvernement Macron décrète l’augmentation d’une taxe sur le prix du carburant. Cette mesure soulève une vague de protestations dans toute la France. Des citoyens se mobilisent dans tout le pays : c’est le début du mouvement des Gilets jaunes. À Chartres, un groupe d’hommes et de femmes se rassemble quotidiennement. Parmi eux, Agnès, Benoît, Nathalie et Allan s’engagent à corps perdu dans la lutte collective. Comme tout un peuple, ils découvrent qu’ils ont une voix à faire entendre. »
17/02/2022
"Je ne suis pas ton pauvre", de Stéphane Vuillet
« Janvier 2019. Quelque part en province française… A la veille de l’Acte VIII du mouvement de contestation sociale des Gilets Jaunes, une dizaine d’entre eux se réunissent pour préparer leur montée sur Paris, afin de se faire entendre “là où ça compte le plus”. Mais tout n’est pas si simple à organiser. Certains ont peur que ce voyage à la capitale comporte de gros risques. La répression policière qui a déjà fait une victime au sein de leur groupe, se durcit de jour en jour…
Je ne suis pas ton pauvre est né de l’idée du réalisateur Stéphane Vuillet, à l’occasion de l’invitation faite par les Chantiers Nomades, à mener un atelier destiné à des comédiens professionnels. En 2019 Stéphane Vuillet, passionné par le mouvement des Gilets Jaunes, a l’envie d’en faire le thème du chantier qu’il dirigera. Avec la complicité du scénariste Jean-Sébastien Lopez, ils écrivent un squelette d’histoire, laissant la place à l’improvisation et à l’écriture spontanée pendant le tournage. Pendant l’atelier, ils seront rejoints par le comédien Jacques Gamblin, resté complice avec Stéphane depuis leur collaboration sur son premier long-métrage.
Ce film est construit autour d’une méthodologie originale impliquant de façon personnelle et intime les 12 comédiens dans la construction de leur personnage. Le film se tourne en 5 jours et 4 nuits. Monté en 2 semaines, il est décidé collectivement de montrer le film à un maximum de personnes en le sortant directement sur YouTube... »
(Si vous ne pouvez pas visionner le film sur notre blog, vous pouvez le voir directement sur YouTube ; https://www.youtube.com/watch?v=f6CMIkgKdXM)
06/02/2022
En salles le 9 février 2022
“L’Horizon”, film d’Émilie Carpentier.
Synopsis : Au cœur de sa banlieue lointaine où s’enlacent bitume et champs, Adja, 18 ans, brûle du désir de vivre intensément. Elle cherche sa voie entre sa meilleure amie influenceuse qui brille sur les réseaux sociaux et son footballeur de grand frère. L’inattendu que lui propose la ZAD (zone à défendre) installée à la limite de son quartier l’attire. S’y rapprochant d’Arthur, ami de lycée, elle y vit des journées intenses et décisives où le choix d’un monde plus durable lui retourne le cerveau tout autant qu’il l’amène à prendre des risques aux côtés de cette Génération Climat.
Lu sur unificationfrance : « (...) Le film se montre particulièrement intéressant dans sa manière de montrer comment Adja, étudiante pourtant impliquée dans ses études et cherchant à s’intégrer au mieux dans le monde des adultes, va se radicaliser pour défendre des idéaux qu’elle tournait pourtant au ridicule. Le film parvient à ne pas être trop caricatural dans sa manière de caractériser les situations et les protagonistes en s’appuyant sur une intrigue à la fois pédagogique et chargée d’émotion. Si la conclusion aussi surprenante que jusqu’au-boutiste ne manquera pas de diviser le public, on retiendra surtout sa dimension symbolique pertinente invitant chacun à s’impliquer pour bouger les choses.
Le casting est au diapason et joue avec beaucoup de naturel. Il est mis en valeur par une mise scène qui ose proposer de vrais beaux plans de cinéma empêchant L’Horizon d’être classé dans la catégorie téléfilm. (...) »
Interview de la réalisatrice Émilie Carpentier :
07/01/2022
Au sommaire de "CQFD" de janvier
• Femmes et handicap : le prix du couple - L’Assemblée nat. a refusé de réviser le mode de calcul de l’allocation aux adultes handicapés. Un affront fait à celles et ceux qui la perçoivent et demandentque son montant ne soit plus conditionné par les revenus du conjoint. Parce qu’elles sont particulièrement touchées par les violences et le chômage, les femmes handicapées sont les premières victimes de la conjugalisation de cette allocation.
• À l’Éducation nationale, la patrie reconnaissante - Tour d’horizon des stratagèmes développés par l’armée pour squatter les bancs de l’école.
• Sarajevo : rester, résister - Des collectifs se mobilisent pour dénoncer les potentats qui tiennent le pays, ou pallier leur incurie. Du local d’une association écolo à l’accueil de jour tenu par un collectif de soutien aux exilés, en passant par un centre culturel autogéré, balade dans un Sarajevo en résistance, solidaire et antifasciste.
• Contraception au masculin - En compagnie de trois hommes contraceptés, aperçu de ce que dit la contraception masculine du patriarcat et des évolutions de la masculinité hétérosexuelle.
Dossier « Pour en finir avec une écologie sans ennemis »
• « Cibler les véritables responsables du dérèglement climatique »
• Bonnes feuilles du livre Criminels climatiques - Mickaël Correia publie Criminels climatiques,
livre-enquête sur les 3 multinationales qui émettent le plus de gaz
à effet de serre au monde. Entretien autour du bouquin et des questions
très politiques qu’il soulève, loin de l’écologie des
petits gestes et de la responsabilité individuelle.
• Le Bangladesh face au colonialisme charbonnier chinois - Des entreprises chinoises construisent d’énormes centrales à charbon dont la moitié de la production s’envole littéralement en fumée, le réseau électrique n’étant pas assez développé pour l’absorber.
• Pétrole brutal - Discrète multinationale française, Perenco siphonne sans ménagement les puits de pétrole en fin de vie, en Afrique comme en Amérique latine.
• Capitalocène colère - Vivons-nous dans l’Anthropocène ou le Capitalocène ? Alors que le dérèglement climatique s’intensifie, la question n’est pas que sémantique, mais hautement politique tant « la logique du révolté est [...] de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel » (Camus). Brève histoire d’un débat qui restructure la lutte des classes.
• Les extrêmes droites européennes face au réchauffement : entre négationnisme climatique et « nationalisme vert »
• Médias – Valeurs écocidaires - Quand Valeurs actuelles se pique d’écologie, ça donne un mélange de déni et d’imprécations. Plongée dans 2 récents « dossiers » de l’hebdo.
• L’armée en paix avec les énergies fossiles - Au même titre que le transport routier et l’aviation civile, le secteur
militaire est une cause du dérèglement climatique.
ET AUSSI...
• Traverser, film de Joël Akafou
• Du Congo à la Belgique : le temps et ses blessures - Dans leur série radiophonique, « Sous l’eau, les larmes du poisson ne se voient pas »,
deux autrices belges, Delphine Wil et Jeanne Debarsy, partent sur les
traces du passé familial de la première.
• Brûler Mickey : Souris, c’est l’émeute - Avec son roman Melmoth furieux (La Volte, 2021), Sabrina Calvo réinvente la Commune et savate ce qui ronge les rêves.
• Les fanzines ont des ailes (les punks et les bouquinistes aussi)
• Pratikopratik : « Contraception thermique : ça chauffe dans le slip ! »
Etc.
24/12/2021
Quelles alternatives au capitalisme ?
Dans ce podcast de 38 minutes, Radio Parleur s’intéresse aux liens entre le zapatisme du Chiapas (Mexique) et le Rojava (Syrie) et donne la parole à Jens, membre de Solidarité Liège Rojava.
