09/01/2024
04/06/2022
“Comment changer le monde ?”
100 réponses issues de 30 pays
De la Seconde Guerre mondiale aux luttes écologistes actuelles, 100 figures militantes, politiques ou intellectuelles racontent leurs plus belles victoires, livrent leurs analyses et prodiguent leurs conseils. Ils et elles démontrent que rien n’est impossible, et que nous pouvons agir. Maintenant.AVEC : Lula, Alain Damasio, Caroline De Haas, Alain Badiou, Camille Étienne, José Bové, Rob Hopkins, Michael Löwy, Cédric Herrou, Jean-Baptiste Eyraud, Bernard Friot, Kali Akuno, Nikhil Dey...
Editions L1nterview, 258 pages, 20 euros.
Sorti en mars 2022.
Sommaire complet téléchargeable
sur la page de l'éditeur (rubrique "extrait").
09/04/2022
CQFD d'avril
SOMMAIRE
– Macron, repris de justice climatique – Des cadeaux à l’agro-industrie, de nouveaux réacteurs nucléaires et une double condamnation de l’État pour inaction climatique : face à l’urgence écologique, le mandat de Macron a surtout été marqué par la procrastination.
– Entretien avec Francis Dupuis-Déri - « Ce cirque qui consiste à voter pour nos maîtres » – Francis Dupuis-Déri, chercheur en sciences politiques, commet en 2019 un essai vivifiant : Nous n’irons plus aux urnes – Plaidoyer pour l’abstention. Où il est question de critique radicale du système électoral, de subversion du jeu et de pistes d’émancipation.
– Épidémie de dissolutions administratives – Après la menace de dissolution planant sur le média militant Nantes révoltée et celle, effective, de deux collectifs de soutien à la Palestine, c’est au tour d’un groupe antifasciste lyonnais de se retrouver dans le viseur du gouvernement.
– Maltraitance des exilé·es : à Calais, l’État se donne en spectacle – Depuis trente ans, les gouvernements successifs reproduisent inlassablement les mêmes démonstrations de force pour mieux masquer la défaillance de l’État quant à l’accueil des personnes exilées.
– Droit de vote aux États-Unis : le retour de Jim Cross.
DOSSIER « Guerre en Ukraine : crimes et résistances »
– Ukraine/Russie : dissidents de tous les pays,unissez-vous ! – Introduction de notre long dossier sur les résistances au conflit en cours et sur ses soubassements historiques.
– Autodéfense ukrainienne, mobilisations russes – Face à l’invasion russe, la résistance s’organise en Ukraine : des brigades d’autodéfense populaire se forment et un réseau de volontaires civils assure la logistique et l’aide à plus de 10 millions de déplacé·es. De l’autre côté de la frontière, en Russie, la mobilisation contre la guerre est inédite, malgré la répression.
– Pillages, insoumission, répression : La société ukrainienne contre l’état – Le discours dominant présente le « peuple » ukrainien comme soudé par le patriotisme contre l’invasion russe. Pourtant, la société ukrainienne n’est pas un bloc homogène. Un camarade anti-autoritaire de Lviv a répondu à quelques questions sur les conséquences socio-économiques de la guerre, sur les pillages et leur répression, sur la conscription et ses réfractaires, ainsi que sur des pistes d’actions émancipatrices.
– Russie : de pire empire – Le spectre de l’empire soviétique plane depuis longtemps sur la Russie, où la propagande patriotique étouffe le souvenir des horreurs du passé. Une dérive mémorielle mise en lumière notamment par l’œuvre de l’écrivaine Svetlana Alexievitch. Et par un récent livre de Galia Ackerman, Le Régiment immortel – Les Guerres sacrées de Poutine.
– Victoria Lomasko : « J’ai dû m’enfuir à mon tour... » – Entretien avec l’artiste russe en exil, dont les reportages dessinés auscultent la Russie de Poutine et donnent la parole à celles et ceux qui ne l’ont jamais.
– De la Syrie à l’Ukraine : l’ombre du campisme – Tandis que rebelles syriens et zapatistes expriment leur soutien à la résistance ukrainienne, une partie de la gauche occidentale reste coincée entre débats géopolitiques et propagande russe. Les journalistes et militants Taras Bilous et Leila al-Shami dénoncent les errements du campisme « de gauche ».
– Entretien avec Mylène Sauloy : « Poutine s’est construit sur la guerre en Tchétchénie » – Territoire caucasien sous contrôle russe, la Tchétchénie a connu deux guerres d’indépendance atroces, où a péri un quart de sa population civile. Mylène Sauloy, réalisatrice de documentaires, revient sur cette histoire qui a vu Poutine s’installer sur son trône et faire ses classes de massacreur.
– Kombinat et mat : À l’ombre d’une aciérie russe – Vitrine de la grandeur industrielle soviétique sous Staline, le complexe sidérurgique de Magnitogork est le sujet de Kombinat, film documentaire du réalisateur Gabriel Tejedor.
ETC.
08/03/2022
En kiosque dès aujourd'hui
Hors-série bilingue (franco-ukrainien) spécial Ukraine de "Siné Mensuel". 8 pages. Les bénéfices de ce numéro, vendu 4 euros, seront reversés aux associations et aux lieux qui accueillent les réfugiés ukrainiens.
Au menu, des dessins de l'Ukrainien Vladimir Kazanevsky, contraint de fuir en emportant uniquement son téléphone avec lequel il travaille dans un abri ; les caricatures de Denis Lopatin, réfugié politique russe vivant en France ; un récit d'Inna Shevchenko, présentatrice de journal TV menacée de mort par les pro-Russes du Donbass ; le témoignage d’Alina Savchuk, une Ukrainienne qui se mobilise depuis la France pour envoyer de l'aide à son pays...
25/02/2022
Ukraine-Russie, où sont les anarchistes ?
Anarchistes et guerre
Perspectives anti-autoritaires en Ukraine
Ce texte a été rédigé par plus d’une dizaine de personnes, dont des participant·es aux événements qui y sont décrits, des journalistes qui ont vérifié l’exactitude des affirmations, et des anarchistes d'Ukraine, de Russie, de Biélorussie et d’Europe.
Une analyse fine et nuancée de la situation en Ukraine durant et après la révolte de Maïdan (Kiev) en 2014 et l'attitude face à la Russie de chaque parti.
10/12/2020
“Anarchisme non-violent...
... et pacifisme libertaire”
de Sebastian Kalicha
Présentation :
« L’anarchisme non-violent ne cesse d’apparaître dans l’histoire, aujourd’hui encore, comme un courant et une tradition ayant une identité propre au sein du mouvement hétérogène que forme l’anarchisme. Encore qu’il faille sans doute – par rapport aux autres tendances – plus d’attention pour le distinguer et l’isoler clairement du reste afin de pouvoir l’étudier de manière approfondie. »
Voici l’objectif qui s’est donné Sebastian Kalicha en travaillant sur ce texte. Après une première partie qui s’arrête sur les théories ayant contribué à questionner la domination et la violence, quelles qu’elles soient, il présente dans une deuxième partie un certain nombre de personnalités liées à ce mouvement. Enfin, dans une troisième partie, il nous propose une liste (non exhaustive) de groupes et d’organisations qui en ont écrit l’histoire. Une histoire qui reste actuelle par la présence de la violence dans nos vies quotidiennes, que ce soit par l’utilisation qui en est faite par les institutions se considérant comme seules légitimes à pouvoir s’en servir, mais aussi par celle se réclamant d’un projet révolutionnaire et émancipateur qui se propose comme alternative à celle-là.
Enfin, si l’auteur laisse quelques questions en suspens, il faudra naturellement d’autres recherches pour essayer d’y répondre, ainsi que pour enrichir cette démarche significative dans de nombreuses actions et initiatives, passées et présentes, où est perceptible la présence d’un « anarchisme non-violent ». Ce livre va sûrement nous aider à poursuivre et nous interroger sur l’engagement libertaire.
Editions Atelier de création libertaire, 76 pages, 16 euros. Sorti en novemrbre 2020.
13/08/2020
L'ennemi juré de toutes les guerres
"Louis Lecoin, son action et sa vie".
1-Vérité, justice et paix. 2- L'apôtre de la Paix (1re diffusion : 28 et 29/11/1966)
Avec les témoignages de : Henri Jeanson, Jean Gauchon, Emile Bauchet, Manès Sperber, Gérard Rosenthal, Henri Roser, abbé Pierre, Robert Jospin, Pierre Châtelain-Tailhade, May Piqueray...
> L'article Louis Lecoin dans le “Maitron”.
25/02/2020
La Marseillaise de Graeme
Pour tous les enfants de la Terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L’étendard d’espoir est levé
L’étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos cœurs
L’amitié la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.
Graeme Allwright, Sylvie Dien
Texte libre de droits, à distribuer sans modération.
28/12/2019
Utopia version BD

“Utopia”, de Simon Bailly
D’après Thomas More
Présentation : « Thomas est l’écrivain du roi. Un jour, le roi ordonne d’augmenter les taxes pour se construire un deuxième château et chasse Thomas hors du royaume pour avoir oser s’opposer à lui. Thomas embarque sur un navire qui va le conduire à un endroit merveilleux où les princes et les paysans dînent à la même table, où l’or n’a aucune valeur, où tous les hommes vivent en harmonie : Utopia. Mais le roi envoie ses soldats pour se venger de Thomas. Une grande bataille s’annonce…
Un récit captivant qui est à la fois une immersion graphique dans une cité utopique, libre et égalitaire, et une aventure faite de passion et de batailles, campée par des personnages au fort caractère. Un album qui s’inspire librement de Thomas More pour initier une réflexion politique chez les enfants. »
Éditions L’Agrume, 88 p., 20 €. Paru en octobre 2019. À partir de 7 ans.
« (...) Cette très libre adaptation du texte de Thomas More permet aux jeunes lecteurs de comprendre ce que sont le despotisme qui soumet les peuples aux décisions arbitraires d’un tyran, et une société égalitaire dans laquelle ont disparu la propriété et l’argent. (...). »
(blog bibliotheque fahrenheit)
06/12/2019
"L'Anarchie ou le chaos"
Un livre de Philippe Godard (2018)Présentation de l'éditeur : « Que disent les anarchistes des grandes questions contemporaines ? Nous n’entendons jamais leurs opinions à propos de la corruption des politiciens, du dérèglement du climat, de la consommation de masse ou de l’individualisme… Ils n’ont donc aucune idée ? Ils ne cherchent qu’à provoquer l’insécurité et le chaos ? L’anarchie n’est pas le chaos… mais les opinions des anarchistes dérangent. Pourtant, si nous connaissions mieux leurs idées, nous saurions qu’il y a 150 ans (déjà !), un anarchiste a "pensé" l’empathie, ou encore que les anarchistes ont été des centaines à imaginer et à mettre en œuvre des systèmes éducatifs bien plus "performants" et émancipateurs que ceux que nous connaissons depuis Jules Ferry ! Laissons la parole aux anarchistes. Même si l’anarchie nous semble parfois irréalisable immédiatement, quel formidable remue-méninges qu’une utopie ! »
Thèmes traités : La liberté • Le pouvoir • Le vote • L’individu • Le collectif • La révolution • La violence • La non-violence • L’argent • La consommation • L’écologie • L’éducation • L’abolition des frontières • La science • La folie • L’illégalité • En guise de conclusion : le refus de parvenir.
Illustrateur : Vincent Odin.
Editions Le Calicot, 224 pages, 10 euros. À partir de 12 ans.
> Une critique dans La Cause littéraire.
10/11/2019
Maudite soit la guerre.
05/10/2019
L'entraide, l'autre loi de la jungle
« Le mythe de la loi du plus fort, la loi de la jungle, a forgé nos sociétés occidentales. Pourtant, il existe bien un parfum d’entraide dans cette jungle, elle est partout dans l’éventail du vivant, c’est un principe de vie. Pour en parler, Mathieu Vidard, de "La Tête au carré" (France Culture) reçoit Pablo Servigne, agronome et docteur en biologie. Il a coécrit avec Gauthier Chapelle un livre autour de ce sujet complexe : "L'entraide, l'autre loi de la jungle" (paru en octobre 2017 aux éditions Les Liens qui Libèrent). » Emission du 1er février 2018, à écouter ci-dessous.
11/08/2019
Le sentiment contre le ressentiment
02/06/2019
L'antimilitarisme en France
« Souvent relégué dans l’ombre du pacifisme, avec lequel il ne peut être confondu, l’antimilitarisme est difficile à cerner tant ses formes sont diverses : critique révolutionnaire de l’armée, refus de la conscription, pacifisme radical, contestations religieuses du fait guerrier, remise en question de la place de l’armée dans le système politique et la société. Si l’antimilitarisme, au sens fort du terme, reste un phénomène radical et marginal tout au long des XIXe et XXe siècles, il est aussi la pointe acérée d’un mouvement plus global de remise en question de l’ordre social dans son ensemble.
Peut-être du fait de cette diversité subversive (mais pas toujours), l’antimilitarisme – que l’on peut définir sommairement comme une hostilité systématique envers l’institution militaire – n’a pas été vraiment étudié dans sa globalité sur un temps long. Tel est l’un des objets de ce colloque, le premier à se confronter à l’histoire contemporaine de l’antimilitarisme en France.»
6-7 juin, Maison de la recherche, Paris 6e.
29/10/2018
29/05/2018
Les Guarani du Brésil menacés par les fermiers
Lu sur Survival International :
« Pour les Guarani, la terre est à l’origine de toute vie. Mais les invasions violentes des fermiers ont dévasté leur territoire dont la plus grande partie a été spoliée. Les enfants souffrent de malnutrition et leurs leaders sont assassinés. Ces dernières années, des centaines de Guarani, hommes, femmes, enfants, se sont suicidés. (...) Depuis la colonisation, les Guarani du Mato Grosso do Sul ont été pratiquement dépossédés de toutes leurs terres. Plusieurs vagues de déforestation ont transformé leur territoire ancestral, autrefois fertile, en un vaste réseau de fermes d’élevages et de plantations de canne à sucre destinées au marché brésilien d’agrocarburants (le Brésil est l’un des premiers producteurs de biocarburant au monde).
De nombreux Guarani ont été regroupés dans de petites réserves qui sont aujourd’hui surpeuplées de manière chronique. Dans la réserve de Dourados par exemple, 12 000 Guarani vivent sur moins de 3 000 hectares. La destruction de la forêt a rendu impossible leur pratique de la chasse et de la pêche et il n’y a pas assez de terres pour y cultiver des plantes comestibles. La malnutrition représente un grave problème et a causé la mort de 53 enfants guarani depuis 2005.
Le Brésil est depuis des années l’un des leaders mondiaux de la production d’agrocarburants. Les plantations de canne à sucre sont établies depuis les années 1980 et dépendent fortement de la main-d’œuvre indigène. Leurs conditions de travail sont épouvantables. Une compagnie de production d’éthanol a été fermée par les autorités après qu’on eut découvert qu’elle employait plus de 800 Indiens dans des conditions proches de l’esclavage. De nombreux Indiens sont forcés de travailler dans les plantations et s’absentent de leurs communautés pendant de longues périodes; les conséquences sur la santé et la société guarani sont désastreuses. Les maladies sexuellement transmissibles et l’alcool ont été introduits par les travailleurs de retour chez eux et les tensions et violences internes ont augmenté.
Dans le seul Etat du Mato Grosso do Sul, 80 nouvelles plantations de canne à sucre et distilleries d’éthanol sont prévues, dont la plupart sur la terre ancestrale revendiquée par les Guarani. Les Guarani du Mato Grosso do Sul sont victimes de racisme et de discrimination et sont harcelés par les officiers de police. On estime que plus de 200 Guarani sont en prison avec peu ou pas d’accès aux conseils juridiques et à des interprètes, piégés dans un système judiciaire qu’ils ne comprennent pas. Beaucoup d’innocents ont été condamnés. Nombre d’entre eux subissent de lourdes peines pour des délits mineurs. (...)
Marcos Veron, âgé de 70 ans, était le leader de la communauté guarani-kaiowá de Takuára. Durant 50 ans, sa communauté a tenté de récupérer une petite partie de son territoire ancestral après qu’un riche Brésilien l’ait transformé en une immense ferme d’élevage. La majorité de la forêt qui recouvrait autrefois ce territoire a aujourd’hui disparu. En avril 1997, désespéré d’avoir vainement fait pression sur le gouvernement pendant des années, Marcos décida de retourner avec sa communauté sur les terres du ranch. Ils commencèrent à y reconstruire des maisons et à y planter des jardins.
Mais le fermier qui avait occupé leurs terres porta plainte et un juge ordonna l’expulsion des Indiens. En octobre 2001, plus d’une centaine de policiers armés et de militaires expulsèrent à nouveau les Indiens qui finirent par s’installer sous des bâches en plastique le long d’une route. (...) En 2003, alors qu’il tentait pacifiquement de retourner sur sa terre, il fut sauvagement frappé par les hommes de main du fermier. Il mourut quelques heures plus tard. Suite à une audience qui s’est tenue début 2011, les trois hommes jugés pour son assassinat ont été acquittés d’homicide, mais reconnus coupables de crimes mineurs liés à l’attaque. (...) »
> Pour en savoir plus sur les Guaranis et les aider.
21/05/2018
"Les années 68 - La vague (1965-1969)"
« Du Brésil au Japon, de la Californie à l'Europe, Don Kent fait revivre la vague contestataire qui, de 1965 à 1975, a ébranlé le monde. Un voyage impressionniste porté par de vibrants témoins. Premier volet.
En 1968 et 1969, alors qu'au Sud-Viêtnam les États-Unis s'engagent de plus en plus massivement dans la guerre, une vague de contestation déferle sur la planète. Dans des pays aussi différents que les vieilles nations européennes, le Japon, les États-Unis, le Mexique, le Brésil sous dictature militaire, la Tchécoslovaquie communiste ou le Zaïre de Mobutu, la jeunesse étudiante constitue souvent le fer de lance de cette révolte multiforme et globale.
Le réalisateur donne la parole à une foule de témoins, aussi divers que pertinents, rencontrés du Brésil au Japon, de la Californie à l'Italie. Certains sont célèbres internationalement (l'ex-guérillera et présidente brésilienne Dilma Rousseff, les philosophes Régis Debray, Toni Negri et Judith Butler, l'ex-Panthère noire Kathleen Cleaver, les écrivains Hélène Cixous, Erri De Luca, Alain Mabanckou et Viet Thanh Nguyen, l'ancien batteur des Doors John Densmore…), d'autres beaucoup moins, à l'instar de ces activistes japonaises (l'une pacifiste, l'autre féministe), animées d'une foi restée intacte au fil du demi-siècle. »
Visible en ligne jusqu'au 20 juillet 2018.
Diffusion sur Arte mardi 22 mai à 20h50.
12/05/2018
Vient de paraître
"Protest !
Les affiches qui ont changé le monde, 1968-1973"
de Michael Lellouche

« Protest! explore l’univers graphique des affiches créées par les mouvements contestataires de 1968 à 1973. Six années d’une intense agitation politique et sociale, marquées, en France, par les mouvements étudiants et ouvriers de Mai 68, aux États-Unis, par la poursuite des luttes des minorités, les manifestations contre la guerre du Vietnam, la montée du féminisme et de l’écologie et, dans le monde entier, par une aspiration à plus de liberté, de dignité et de justice.
"Sois jeune et tais-toi", "Power to the people", "Make love not war", "Black Power" sont quelques-uns des slogans mis en image et diffusés par milliers, à la faveur d’une technique nouvelle et rapide, la sérigraphie. Étudiants et artistes inventent un langage visuel simple et concis, d’une force expressive inédite. Les 400 affiches rassemblées ici, replacées dans leur contexte historique, attestent ce bouillonnement créatif.»
Editions du Chêne, 348 pages, 35 euros.
14/12/2017
Bon anniversaire Errico Malatesta !
Le 14 décembre 1853, Errico Malatesta naissait près de Naples.
> Sa vie, son œuvre sur Wikipedia.
> Différents textes de Malatesta sont disponibles en ligne sur Wikisource.
Extrait de Le programme anarchiste (1920), par E. Malatesta
Déclaration de principes rédigée pour le congrès de Bologne de l'Union Anarchiste Italienne, reprise de textes antérieurs, notamment de Notre programme (1905).
(...) Puisque tous ces maux dérivent de la recherche du bien-être poursuivie par chacun pour soi et contre tous, nous voulons leur donner une solution en remplaçant la haine par l'amour, la concurrence par la solidarité, la recherche exclusive du bien-être par la coopération, l'oppression par la liberté, le mensonge religieux et pseudo-scientifique par la vérité.
Par conséquent :
1. Abolition de la propriété privée de la terre, des matières premières et des instruments de travail - pour que personnes n'ait le moyen de vivre en exploitant le travail d'autrui, - et que tous, assurés des moyens de produire et de vivre, soient véritablement indépendants et puissent s'associer librement les uns les autres, dans l'intérêt commun et conformément à leurs affinités personnelles.
2. Abolition du gouvernement et de tout pourvoir qui fasse la loi pour l'imposer aux autres : donc abolition des monarchies, républiques, parlements, armées, polices, magistratures et de toute institution ayant des moyens coercitifs.
3. Organisation de la vie sociale au moyen des associations libres, et des fédérations de producteurs et consommateurs, créées et modifiées selon la volonté des membres, guidées par la science et l'expérience, et dégagées de toute obligation qui ne dériverait pas des nécessités naturelles, auxquelles chacun se soumet volontiers, lorsqu'il en a reconnu le caractère inéluctable.
4. Garantie des moyens de vie, de développement, de bien-être aux enfants et à tous ceux qui sont incapables de pourvoir à leur existence.
5. Guerre aux religions, et à tous les mensonges, même s'ils se cachent sous le manteau de la science. Instruction scientifique pour tous, jusqu'au degrés les plus élevés.
6. Guerre au patriotisme. Abolition des frontières, fraternité entre tous les peuples.
7. Reconstruction de la famille, de telle manière qu'elle résulte de la pratique de l'amour, libre de toute chaîne légale, de toute oppression économique ou physique, de tout préjugé religieux.
Tel est notre idéal. (...)
27/10/2017
Vient de paraître

"La machine à tuer,
la guerre des drones"
de Jeremy Scahill
« Les drones et le nouvel art de la guerre dans le viseur des équipes américaines de The Intercept, entre agence de presse spécialisée et site d'investigation à l'origine de l'affaire Snowden. Avec Jeremy Scahill, ils analysent l'usage de cette nouvelle arme de guerre et de renseignement et dénoncent l'utilisation politique qui en est faite.
Même s’ils sont l’instrument de prédilection pour les frappes dites “chirurgicales”, les drones ne visent juste qu’une fois sur dix et, la plupart du temps, assassinent des personnes qui ne représentent aucune menace. De plus en plus utilisés par les militaires et les services de renseignements américains, ces engins et ceux qui les commandent à distance font non seulement de nombreuses victimes innocentes, mais ils affaiblissent le renseignement antiterroriste en attisant la colère des populations affectées par la menace de la mort venue du ciel, en plus d’empêcher la collecte d’informations, parce qu’ils tuent au lieu de capturer.
Jeremy Scahill, Glenn Greenwald et toute l’équipe du site d’investigation The Intercept analysent ici une série de documents qui leur ont été confiés par un lanceur d’alerte. Un livre glaçant qui révèle comment l’État s’arroge le droit de vie et de mort sur des centainesde personnes, y compris des citoyens américains, et montre une machine militaire qui s’est emballée et semble aujourd’hui contrôler les apprentis sorciers qui l’ont créée. »
Editions Lux, 208 pages, 18 euros.
> LIRE quelques pages du livre en ligne





