« L’avenir que dépeignent les œuvres de science-fiction est plutôt sombre. Les utopies positives, les récits d’un monde meilleur ou d’un nouvel âge d’or semblent passés de mode. Pourquoi ? Notre vision désespérée du monde nous aurait-elle fait perdre tout espoir en un avenir meilleur ? Ou faut-il chercher ailleurs les germes de ce désenchantement ? »
05/10/2025
Le B-A/BA de l'utopie (Arte)
« L’avenir que dépeignent les œuvres de science-fiction est plutôt sombre. Les utopies positives, les récits d’un monde meilleur ou d’un nouvel âge d’or semblent passés de mode. Pourquoi ? Notre vision désespérée du monde nous aurait-elle fait perdre tout espoir en un avenir meilleur ? Ou faut-il chercher ailleurs les germes de ce désenchantement ? »
27/02/2022
Refleurissons notre quotidien
d’Ophélie Damblé et Roca Balboa
Présentation par l’éditeur : Camomille et ses ami·es aimeraient plus de verdure dans leur cour d’école, dans leur ville... et dans leurs vies. Mais comment faire ? Un incident survenu à l’école va les aider à convaincre tout le monde de la beauté et de l’utilité de faire une plus grand place à la nature. C’est parti pour l’opération bye bye béton !
La végétalisation urbaine, l’écologie du quotidien et le regard que nous portons sur les plantes qui nous entourent sont abordés avec humour dans ce premier album jeunesse d’Ophélie Damblé illustré par Roca Balboa, qui prête à cette aventure écolo son univers pop et coloré, fourmillant de 1000 détails cocasses ou adorables.
Ophélie Damblé est la créatrice de la chaîne YouTube « Ta Mère Nature ». Communicante de formation, elle plaque tout en 2017 pour se reconvertir dans le maraîchage bio. Elle se partage entre l’agriculture urbaine et la création de contenus. Elle a publié Guerilla Green et Manifeste pratique de végétalisation urbaine.
Roca Balboa est illustratrice, créatrice d’objets et de textiles, bricoleuse, et tatoueuse.
Éditions La ville brûle, 48 p., 15 €. À partir de 3 ans.
Parution : le 4 mars 2022.
04/09/2021
Au sommaire de "CQFD" de septembre
- Pass sanitaire : des bleus partout – Avec le pass sanitaire, le gouvernement a transformé des centaines de milliers de bistrotiers et autres personnes chargées d’accueillir du public en auxiliaires de police.
- À Grenoble, une écologie sauce tartuffe – En septembre aura lieu la primaire écologiste. Parmi les aspirants déclarés, Éric Piolle, maire de Grenoble depuis 2014. Et tant pis si son bilan écologique municipal est proche du néant, comme le détaille un journaliste dans son livre Le Vide à moitié vert – La gauche rouge-verte au pouvoir : le cas de Grenoble. Entretien.
- Brest : la gentrification se pare de vert – Suite aux élections municipales de 2020, l’alliance renégociée entre le PS et EELV devait permettre d’accorder une place plus importante à l’environnement dans les politiques municipales. Résultat : un vague verdissement des projets urbains. Mais des collectifs défendent d’autres manières d’inventer la ville.
- Castel fait picoler l’Afrique, puis exfiltre un max’ de fric – Leader français du négoce de vin, le groupe Castel réalise l’essentiel de ses bénéfices en Afrique, où il s’est spécialisé dans la bière, les sodas, le sucre et... l’évasion fiscale. Un scandale disséqué dans un accablant rapport de l’association Survie.
- « On veut que ces questions soient prises en compte ! » – Les Paysannes en polaire, 5 agricultrices du Sud-Est, se sont alliées à la dessinatrice Maud Bénézit pour mettre en BD le sexisme en œuvre dans leur métier et se donner de la force pour lutter.
- Le variant asiatique du fado portugais – Les immigrants asiatiques, par leurs salaires extrêmement bas, permettent à l’agro-industrie de survivre au Portugal, alors que les travailleurs portugais émigrent plus loin pour fuir la misère.
- Un été avec les zapatistes – Une délégation zapatiste a débarqué sur le Vieux Continent au mois de juin. Depuis, elle multiplie les rencontres avec les acteurs et actrices des luttes d’Europe. Récit en BD.
- Souheil, 19 ans, tué par un policier – Comment un simple contrôle routier a-t-il pu s’achever par la mort de Souheil d’une balle policière en plein thorax ?
Dossier « Des fringues et des luttes »
- « La fabrique des apparences est politique » – L’historienne Christine Bard a publié en 2010 Une histoire politique du pantalon et Ce que soulève la jupe : identités, transgressions, résistances, qui prolongeaient son essai sur Les Garçonnes — mode et fantasmes des Années folles, réédité cet automne. Entretien.
- Des vies en bleus – Il n’y a pas si longtemps encore, presque tous les ouvriers d’usine portaient un bleu de travail. La disparition de cette unanimité vestimentaire a coïncidé avec l’affaissement de l’unité et de la visibilité de la classe ouvrière, analyse Jean-Pierre Levaray.
- Atelier drag-king : des performances de genre – Le pendant masculin des drag-queen, le « drag-king » se démocratise à la faveur de l’intérêt grandissant pour les questions queer. Plongée dans un univers qui ambitionne de faire des « fringues d’hommes » portées par des femmes des armes de destruction massive des stéréotypes de genre.
- Chez Frida Kahlo, une « corrélation idéologique et vestimentaire » – À travers des dizaines d’autoportraits, Frida Kahlo a fait de ses tenues des outils de revendication identitaire, transformant ses vêtements en messages politiques. Rachel Viné-Krupa a consacré un essai à ses costumes.
- En Birmanie, des pagnes contre les tanks – Les Birmanes se sont massivement mobilisées contre le coup d’État militaire de février dernier. Se saisissant du mythe patriarcal selon lequel passer sous les vêtements d’une femme peut faire perdre la puissance virile à un homme, les manifestantes ont accroché leurs jupes sur du fil à linge au milieu de la rue pour ralentir l’avancée des tanks.
ET AUSSI...
- Le retour de l’Abrégé du Capital de Karl Marx – Dès 1878, l’anarchiste italien Carlo Cafiero avait rédigé dans un style simple et accessible un condensé du livre I du Capital. A (re)paraître le 24 septembre.
- Cap sur l’utopie : sus aux « gros fripouillards » ! – Réédition du Sabotage, du syndicaliste révolutionnaire Émile Pouget. (...)
08/03/2021
Danser encore
"DANSER ENCORE" - Flashmob à la gare du Nord (Paris) le 4 mars 2021.
Une chanson de HK, téléchargeable gratuitement sur son site.
18/12/2020
Une thèse loin des clichés
une force néolibérale”
d'André Rouillé
Présentation : Les photos argentiques étaient des images-choses statiques, à regarder. Les photos numériques sont des images dynamiques, à échanger. Elles circulent en flux ininterrompus sur les réseaux planétaires : à la fois incorporelles et agissantes, ce sont des forces à part entière. Elles instillent subrepticement et continûment dans la subjectivité de chacun la rationalité néolibérale : instantanéité, accélération, fluidité, circulation, horizontalité, partage et ubiquité. Cette dissémination du modèle du marché – même là où il n’est pas question d’argent – fait exploser les anciennes limites entre l’ici et l’ailleurs, la nation et le monde, le privé et le public. Dans le sillage de Theodor Adorno qui a théorisé l’art comme fait social, l’auteur, un des meilleurs connaisseurs de l’histoire de la photographie et des images, élabore une critique globale des processus esthétiques, techniques, économiques et politiques à l’œuvre actuellement. Il montre comment la photo numérique a ouvert une nouvelle ère qui se caractérise par la profusion d’images aberrantes, l’apparition de nouveaux pouvoirs, l’essor d’une nouvelle économie et la fabrique d’un individu néolibéral.
Éditions L’échappée, 224 pages, 17 euros. Sorti en octobre 2020.
05/12/2020
À travers les luttes
Allemagne - Suisse - Argentine”,
de Clément Moreau
Présentation : «Ce troisième recueil consacré à Clément Moreau, né Carl Meffert (1903-1988), présente la suite de ses travaux dans le domaine de la gravure (linogravures et gravures sur plomb pour des livres, des périodiques et en portfolios, 1930-1983, œuvres isolées dans des livres, des périodiques, pour des manifestations politiques ou syndicales..., 1925-1976). Ainsi grava-t-il avec colère et violence ses œuvres antifascistes durant la période de la terreur nazie, avec amitié celles illustrant des livres d’écrivains proches, avec l’amour du métier et des gens ses suites consacrées à la vie quotidienne et aux fêtes populaires des paysans argentins.
Les grands traits de sa vie vont toujours dans le sens de la lutte contre les injustices sociales, depuis sa jeunesse difficile et ses débuts dans une Allemagne se durcissant de jour en jour envers les intellectuels et les artistes ; dans une Suisse où il entra clandestinement pour échapper aux nazis et que, visé par une arrestation, il dut fuir pour l’Argentine, pays où il poursuivit le combat contre les dictatures européennes et se lia d’affection avec le peuple indien – et qu’il dut quitter devant l’irruption d’une autre dictature... »
Editions Plein Chant, 320 pages, 25 euros.
> Lire l'article biographique sur Clément Moreau.
19/12/2019
Noël en chantant...
"Les fantômes de l’Internationale",d'Élise Thiébaut (texte)
et Edmond Baudouin (dessin)
Présentation : « Si tout le monde connaît L’Internationale, hymne planétaire du mouvement ouvrier, peu de gens connaissent son histoire, une histoire particulièrement riche et complexe qui nous emmènera de la Commune à 2018, en passant par les États-Unis et l’URSS. On découvrira au fil des pages un auteur méconnu qui meurt dans la misère, un compositeur spolié de ses droits d’auteur, deux révolutions, des cimetières, des tables qui tournent, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Jaurès et Lénine… et quelques fantômes. Un récit feuilletonnant et riche en rebondissements, mené tambour battant par Élise Thiébaut et illustré avec force et passion par Edmond Baudoin qui donne vie ici aux damnés de la Terre, aux forçats de la faim, et à toutes celles et ceux qui voulaient chanter le monde. »
Editions La ville brûle, 128 p., 19 €. Paru fin août 2019.
> La critique du blog "Un dernier livre".
> La critique du blog "Le Suricate".
14/12/2019
Un "pavé citoyen"

"Un Paris révolutionnaire.
Émeutes, subversions, colères".
Sous la direction de Claire Auzias
Présentation : « La ville appartient à ceux qui l'ont faite, et ceux qui l'ont faite se dressèrent à mains nues, qui dans son atelier de peintre, qui devant son piano, qui avec son cocktail Molotov. Ils venaient de tous les coins du monde. Ils sont aujourd'hui plus multicolores que jamais. Notre Paris est celui des métèques, des voyageurs, des flâneurs, comme des prolétaires. Entaulés de tous les âges, féministes de tous les temps, opprimés de toutes les oppressions. Ils y sont nombreux, ce livre est leur livre. Il est le livre illustré des fameux Parisiens, c'est-à-dire de ces anonymes à foison qui, voisins d'un même immeuble, descendaient dans la rue. "Votre pavé citoyen". C'est le livre des squatts et des déménagements à la cloche de bois. C'est le Paris des étrangers dans la ville, comme dans leur vie. Ils viennent ici humer le passage admiré d'un esprit fécondant nos colères. La ville appartient à ceux qui l'arpentent, pour un jour ou pour dix ans, ou pour toujours. Véhicules incendiés, arbres déterrés, chaussées défoncées, ce livre vous est dédié. »
« D’Étienne Dolet, éditeur mis à mort en 1546 pour avoir dénoncé l’escroquerie de l’immortalité de l’âme, à l’assemblée des chômeurs de Jussieu en 1995, ce livre recense des centaines d’histoires du Paris des révolutionnaires et des poètes à travers les âges, des histoires savoureuses ou dramatiques, le plus souvent méconnues, de ce grand carrefour où d’arrondissements en arrondissements on fait le tour des révolutions du monde. Une tripotée d’auteurs érudits font de ce livre une petite encyclopédie de la subversion, non exhaustive, subjective, mais très instructive et jamais ennuyeuse. Le tout étant agrémenté de quelques balades à travers les lieux de cette mémoire. » (Présentation de la première édition)
Les Editions libertaires, 416 p., 35 €.
Paru en 2001 (Dagorno), édition revue et augmentée en novembre 2019.
26/11/2019
Expo-vente solidaire
La CNT organise le samedi 30 novembre de 14h à 19h et le dimanche 1er décembre de 10h à 19h au 33, rue des Vignoles, à Paris 20e (M° Avron ou Buzenval), une exposition-vente solidaire artisanale et artistique. Au menu : peinture, céramique, sacs, bijoux, travail du verre, mosaïque, photos, affiches, bijoux... et animation musicale.
24/11/2019
Fénéon, à l'avant-garde toujours
Expo "Félix Fénéon (1861-1944) -
Les temps nouveaux : de Seurat à Matisse"
Jusqu'au 27 janvier 2020
Musée de l'Orangerie, place de la Concorde - Jardin des Tuileries 75001 Paris.
Présentation : « Aucune exposition n’a encore rendu hommage à Félix Fénéon (1861-1944), acteur majeur de la scène artistique de la fin du XIXe siècle et du tournant du XXe siècle. L’exposition montrera les différentes facettes de ce personnage singulier, au physique de quaker et à l’humour pince-sans-rire, qui sut concilier carrière de fonctionnaire modèle, engagement artistique et convictions anarchistes. Chroniqueur, rédacteur à la Revue Blanche, critique d’art, éditeur - il publia Les Illuminations de Rimbaud -, galeriste, Fénéon fut également un collectionneur exceptionnel qui réunit un nombre important de chefs d’œuvre, comprenant un ensemble de sculptures africaines et océaniennes. Soutien inconditionnel du néo-impressionnisme, découvreur de Seurat, défendant le fauvisme, le futurisme, Matisse, le rôle de Fénéon sur la scène artistique du début du XXe siècle fut déterminant. L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de peintures et dessins de Seurat, Signac, Degas, Bonnard, Modigliani, Matisse, Derain, Severini, Balla, etc., des pièces africaines et océaniennes ainsi que des documents et archives. »
Cycle "Anarchie et cinéma" à l'Auditorium du musée
« À la fin du XIXe siècle, les idées libertaires se propagent et gagnent les milieux artistiques. Le jeune cinéma ne tarde pas à porter lui aussi cette séduisante conception de la société. À l’occasion de l’exposition Félix Fénéon, anarchiste engagé dès 1886, le musée de l’Orangerie s’interroge sur la manière dont le cinéma a véhiculé ces idées nouvelles à travers une sélection de films de fictions tournés, pour certains, du vivant de Fénéon et d’oeuvres plus récentes préludant ou accompagnant les événements de mai 1968. »
• "Week-end" (J.-L. Godard). Mercredi 4 décembre 2019, 12h.
• "La Nouvelle Babylone" (G. Kozintsev et L. Trauberg). Mercredi 18 décembre 2019, 12h.
• "L’An 01" (J. Doillon, A. Resnais et J.Rouch). Samedi 11 janvier 2020, 15h.
> Lire l'article de "Beaux Arts" sur l'expo Fénéon.
> L'émission de France Culture.
> La bio militante par le Maitron.
30/05/2019
"Amour - Entre résistance et utopie"
Le premier album de Kalune est sorti !
Extraits du site de Kalune : « Humaniste misanthrope, artiste-artisan, punk à chats... Kalune chante l’écologie et l’engagement citoyen. L’artiste se situe à mi-chemin entre résistance et utopie. La résistance qu’il juge nécessaire, pour enrayer cette grosse machine qu’est le capitalisme, et qui détruit tout sur son passage. Et l’utopie pour proposer autre chose, un autre monde, une autre façon d’être, un autre rapport au vivant et à ce qui nous entoure. Il ne conçoit pas de faire de la musique sans donner un sens à son art.
Après plusieurs projets en groupe, dont un album avec Les Gueules de WaB, Kalune voulait que son premier opus solo lui ressemble. Dans la forme d’abord. Les 17 titres qui composent l’album ont été réalisés de façon artisanale. Des lignes de violon d’Anaïs Laffon jusqu’aux guitares et aux claviers d’Adrian Waves, tout a été enregistré à la maison, à la frontière du hip-hop, de la world et de la chanson française.
Avec l’écologie en fer de lance, Kalune n’hésite pas à chanter son militantisme à travers des titres forts : "On recrute", "Rien ne m’appartient" ou encore "Les fleurs de la résistance" qu’il compose à la demande d’Alternatiba pour soutenir leur Tour de France éco-citoyen à vélo. Il raconte aussi de vraies histoires comme celles de "Lila", éprise de liberté, ou de "Cannelle", la dernière ourse des Pyrénées... »
> Le site de Kalune.
> La page Facebook de Kalune.
05/03/2019
La Révolution espagnole en images

"Espagne 36,
les affiches des combattant-e-s
de la liberté" 3e édition augmentée
« Ce livre propose de découvrir 300 affiches, timbres, cartes postales, éditées par les organisations libertaires (CNT, FAI, FIJL, Mujeres Libres, SIA…) durant la révolution espagnole. Une soixantaine de graphistes a été identifiée, une vingtaine de biographies vous est présentée. Trois cents documents pour constater que leur production a été plus variée que la légende ne le dit. Pour comprendre la situation sociale, culturelle d’un quartier, d’une ville, d’un pays, il suffit de regarder ce que racontent leurs murs... »
SOMMAIRE
La révolution avait aussi des couleurs •
Les images d’Épinal de l’anarchisme dans la révolution espagnole •
La représentation de l’ennemi sur les affiches antifascistes.
LES ACTEURS
Réflexions sur les affiches de la guerre civile espagnole •
Les affichistes de la révolution espagnole •
Le syndicat des dessinateurs professionnels de Barcelone (SDP UGT).
LE PEUPLE EN ARMES
Guerre et/ou révolution • Le 19 juillet dans les Asturies •
Barcelone en rouge et noir • Armée populaire ou milices •
Plénum des milices CNT et libertaires (Valence, mars 1937) •
La barricade, Paris 1871-Barcelone 1936.
LE SOCIALISME LIBERTAIRE
Les collectivisations • Les taxis de Barcelone •
La CNT et l’éducation • L’Ecole Nouvelle Unifiée •
La femme dans la guerre et la révolution : Mujeres Libres •
Maternité et centre d’avortement • Actions contre la prostitution •
Culture : ni Hollywood ni Moscou ! •
Deux réalisateurs : Armand Gerra, Adrien Porchet.
LA CONTRE-RÉVOLUTION
Mai 1937, contre-révolution stalinienne à Barcelone.
CNT FAI FIJL
Le poids des mots, le choc du dessin. Les anars sont bavards •
Qui commande ? Quelle signature ? •
Ascaso, Durruti, glorification des héros ou idolâtrie des affiches anarchistes.
Journaux et revues
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE ANTIFASCISTE
« Volontaires étrangers dans les milices ouvrières et Brigades Internationales » •
Deux camarades français témoignent : Nicolas Faucier et Paul Lapeyre •
Blum à l’action… contre l’Espagne libérale et ouvrière •
La bataille de la mémoire • Les chiffres clés.
Editions libertaires, 206 p., 23 x 28 cm, 35 €.
02/12/2018
Un peu de légèreté pour les fêtes...
à avoir tort qu'ils ont raison !
12 923 citations pour aiguiser l'esprit critique"
Une anthologie de Jean-Pierre Boyer
Une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il pleut (George Bernard Shaw) ; Les livres : sève vivante des esprits immortels (Virginia Woolf) ; Toute révolution devrait commencer par une réforme du dictionnaire (Victor Hugo).
Présentation : Loin des lieux communs et du prêt-à-penser idéologique, cette anthologie rassemble 12 923 citations, aphorismes et proverbes à teneur philosophique, sociopolitique, humoristique et poétique, selon une cartographie sémantique originale. Donnant la parole à quelque 3 500 auteur.e.s qui se sont exprimé.e.s depuis quatre millénaires et sur les six continents, cet ouvrage vous fera vivre un voyage à travers le temps et les cultures qui ont façonné l’histoire de l’humanité, depuis l’invention de l’écriture jusqu’à l’ère des téléphones "intelligents".Argent, baiser, bêtise, colère, capitalisme, fin du monde, folie, gouvernement, guerre, préjugé, révolution et xénophobie sont quelques-unes des 708 entrées de cette anthologie hors du commun. De Bouddha à Beauvoir, en passant par Platon, Thoreau, Marx, Arendt, Senghor, Mandela, Bersianik, Giroud, Kristeva, Weil, Leclerc, Vian ou Miron, ces citations ont été choisies pour stimuler l’imagination, la créativité, la réflexion et l’esprit critique. Car comme le disait Coluche avec mordant, c’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison !
Unique et solidement documenté, cet ouvrage est une ressource indispensable à nos quêtes de sens individuelles et collectives, en ce XXIe siècle chargé d’enjeux et de défis à relever.
Editions Ecosociété, 780 pages, 28 euros. Sortie octobre 2018.
Feuilleter les premières pages :
19/09/2018
Siné Mensuel, spécial 10 ans
Catherine Sinet, directrice de la rédaction, et toute l’équipe de Siné Mensuel sont très heureux de fêter les 10 ans du journal avec un hors-série exceptionnel, en kiosques dès aujourd'hui.#Anniversaire #10ans #EnKiosques pic.twitter.com/0Xo1sJoI94— Sine Mensuel (@sinemensuel) 19 septembre 2018
18/09/2018
Festival America
Expositions, projections, débats avec des délégué.e.s autochtones des Amériques
EXPOSITIONS
• "La Résistance est l’Existence / ReZistance is Existence"
L'exposition rassemble des œuvres d’artistes amérindiens et chicanos (peintures, dessins, photographies, sculptures, affiches) nées de la lutte contre la construction de l’oléoduc Dakota Access Pipeline (DAPL) par Energy Transfer Partners dans la réserve sioux de Standing Rock (Dakota du Nord). Suspendue par Barack Obama, celle-ci a finalement été relancée et achevée après l’investiture de Donald Trump en janvier 2017.
Articulée autour de trois axes, « L’Union fait la Force », « Protéger le Sacré » et « Ouvrir la Voix », l’exposition présente des œuvres qui promeuvent plus largement des revendications écologiques et politiques visant à conserver dans le sol les énergies fossiles et à lutter contre l’ensemble des projets extractifs qui conduisent à la destruction de l’écosystème et ont des conséquences, en premier lieu, sur les communautés autochtones.
Jusqu'au 23 septembre. Galerie Artedomus, 74, rue de Montreuil, Vincennes.
• "Standing Rock", par le photographe Zen Lefort
Autour de l’Hôtel de Ville de Vincennes.
DÉBATS EN PRÉSENCE D'INVITÉS AMÉRINDIENS
• "Canada, Premières Nations #1 : Une histoire douloureuse"
Samedi 22 septembre, de 14 à 15h.
• "Canada, Premières Nations #2 : Le renouveau"
Samedi 22 septembre, de 18 à 19h30.
• "Le Canada et l’environnement"
Dimanche 23 septembre, de 12 à 13h.
Cœur de ville - Auditorium Jean-Pierre Miquel,
98, rue de Fontenay, Vincennes.
PROJECTION DU FILM "BLACK INDIANS"
Documentaire de Jo Béranger, Hugues Poulain et Edith Patrouilleau
(En salles le 31 octobre)
Avant-première le 22 septembre, de 11 à 13h.
Espace Sorano - Théâtre,
16, rue Charles Pathé, Vincennes.
Les BLACK INDIANS... ce sont des habitants des quartiers de la Nouvelle-Orléans, noirs américains qui se regroupent en tribus, fabriquent de superbes costumes, et défilent dans les rues tels des anges africains déguisés en indiens de rêve en affirmant à la face du monde la fierté, la beauté, et l'humanité de leurs communautés.
Le film rend hommage aux esprits indiens de la terre d'Amérique comme le font les Big Chiefs des tribus que nous suivons tout au long du film. Musical et dansé, joyeux, Black Indians nous fait remonter jusqu’aux racines du call and response, forme musicale qui est la dernière tradition vivante de la culture africaine et l’une des sources du jazz…
> EN SAVOIR PLUS sur le programme proposé par CSIA-Nitassina.
> Programme complet du Festival America.
05/07/2018
Il était une fois... le (beau) futur du monde
Le jour où la France sera devenue une Zad https://t.co/sfhIeCvV6u via @Reporterre— UtopLib (@UtopLib) 4 juillet 2018
03/06/2018
"Le Désir libertaire"

"Le surréalisme arabe à Paris (1973-1975)"
« Au début des années 1970, des exilés de plusieurs pays arabes (Irak, Syrie, Liban, Algérie, etc.), précairement installés à Paris, fondent Le Désir libertaire "afin de mettre sans réserve le pied du surréalisme dans le plat de tous les intégrismes religieux, sociaux ou esthétiques ; la revue était surréaliste dans sa défense de la poésie, et dans la persistance du blasphème, et ne confondit jamais l’action poétique et l’action politique". (A.K.Janabi ).
Foisonnant et provocateur, Le Désir libertaire présente des traductions en arabe de grands poètes francophones, d’auteurs surréalistes et situationnistes, des tracts et proclamations sur la situation au Moyen Orient et les poèmes et diverses expérimentations stylistiques des membres du collectif. Voici une anthologie, richement illustrée et commentée, de cette revue, digne héritière subversive et internationaliste de George Henein et du groupe surréaliste égyptien, Art et Liberté. »
AU SOMMAIRE :
Abdul Kader El Janabi : Point de repères – Introduction : Une révolution poétique sans fin – Face à la réalité arabe. Le Désir libertaire, revue du surréalisme interdit chez les arabes – Manifeste de 1975 – Où en sommes-nous avec le surréalisme ? – Ne construisez pas d’édifices, érigez des toits ! – Éditorial pour la deuxième série – L’Age de la vie – De la mémoire, brûlant de tous ses oublis – Visa aux lectures – Une voix hérétique : Qorrat al-Aïn (1814-1854) – Jeux surréalistes Vers la libération du langage – Cadavres exquis – Anti-proverbes – Lexique Imagination – Blasphème – Désir – Manifestes personnels Ghazy Younes : Soupir – Mohammed Awadh : Cet aboiement ne suffit-il pas ? – Farid Lariby : Mes écrits – Tract : Fermez le Livre et ouvrez la fenêtre – Maroine Dib : L’umour : testament L’autre nous-mêmes Edouard Jaguer : Flash pour fantômes – Jimmy Gladiator : Ni dieu ni maître, sauf maître Kanter ! – Pierre Peuchmaurd : Black Canary Billets, slogans, aphorismes ! Quatre étranges cavaliers : Farid Lariby – Ghazi Younes – Abdul Kader El Janabi – Maroine Dib – Le Nil du surréalisme : le groupe Art et Liberté (1938-1952).
Éditions de l’Asymétrie, 200 p., 12 €.
02/06/2018
Kupka, l'anar qui révolutionna la peinture
Le CIRA de Marseille précise en 2002 que « Kupka n'est pas un anarchiste militant mais sa participation à ces périodiques montre qu'il avait un intérêt certain pour les idées libertaires. Il collabore à treize numéros de L'Assiette au Beurre entre 1901 et 1907.
Kupka critique une société inégalitaire asservie à l'argent. Il s'en prend aux guerres coloniales et aux fureurs nationalistes. Il dénonce l'abrutissement dû à tous les fanatismes religieux. Il n'épargne aucun dogme. Ses attaques sont dirigées aussi bien contre les monothéismes que contre les paganismes ou les "sagesses" orientales. En 1904, Kupka semble s'être éloigné de ses idées mystiques antérieures. Ses dessins de L'Assiette au Beurre sont beaux et percutants. Il quitte L'Assiette au Beurre à l'arrivée d'un nouveau propriétaire. A son sujet, il écrit : "(Il ne) veut que des dessins qui ne troublent pas la digestion de ses lecteurs. Je suis trop révolutionnaire".
Les Temps nouveaux sera illustré à partir de juillet 1904. Jean Grave demande un dessin d'actualité chaque semaine à ses amis artistes (Luce, Signac, Angrand, Delannoy, Van Dongen, Jossot…). Les rapports de Kupka avec Grave resteront formels et occasionnels. Entre 1905 et 1912, Kupka réalise une lithographie, six dessins et des illustrations pour « Le Coin des enfants ».
Kupka est aussi l'illustrateur du dernier livre d'Elisée Reclus (1830-1905), L'Homme et la Terre. Il a réalisé ce travail entre 1904 et 1906. Les deux hommes s'appréciaient mutuellement mais on ignore s'ils ont pu collaborer de façon étroite. Avant d'illustrer le livre, Kupka en avait entièrement pris connaissance. On peut y voir plus d'une centaine de dessins : en-têtes, culs-de-lampe et frontispices. Ses dessins sont d'esprit symboliste. De grandes illustrations présentent les civilisations humaines à travers les millénaires. Il y montre entre autres les oppositions entre le progrès et l'obscurantisme. La nudité très présente symbolise la pureté, l'innocence retrouvée des origines. A un ami poète, il écrivait en avril 1905 : "Ce que j'aurais de mieux à faire serait d'aller éduquer les masses avec un homme comme le vieux Reclus, laisser tomber ce lyrisme stupide qui, bon an mal an, envoie des toiles à des expositions snob". »
L'expo du Grand Palais présente plusieurs planches de L'Homme et la Terre ainsi que des dessins tirés de L'Assiette au Beurre et des Temps nouveaux.
> La radio tchèque en langue française a aussi évoqué l'engagement anarchiste de Kupka (écouter et lire l'interview).
30/05/2018
Le Chiapas fait des petits à Paris
"Un mundo donde quepan muchos mundos"
Exposition de peintures zapatistes du Chiapas
« Les peintures présentées ont été réalisées par des paysans mayas-tseltals de l’une des cinq régions zapatistes, celle de Morelia, qui, sans nullement se considérer comme des artistes, ont activement participé au compArte. Peindre constitue pour eux une pratique humble qui n’est guère dissociée d’autres activités productives comme le tissage ou la broderie des vêtements traditionnels, dans les riches motifs desquels se cachent les "yeux des ancêtres". Mais il ne s’agit pas moins d’une pratique importante, intimement attachée à ce qui fait pour eux le sens de leur vie, la lutte pour faire croître leur liberté, c’est-à-dire pour défendre et déployer des formes de vie qu’ils éprouvent comme leur. »
Galerie Salle principale, 28, rue de Thionville, Paris 19e (Mo Ourcq).
Mercredi > vendredi : 14 - 19 h - Samedi : 11 h - 19 h.
Vernissage : jeudi 31 mai, de 18 à 21 h.
Le 20 juin à 19 h : rencontre-discussion autour des peintures et de l’expérience zapatiste.
24/05/2018
Reprise de "Reprise"
"REPRISE", d'Hervé Le Roux (1996)
« Le 10 juin 1968, des étudiants en cinéma filment la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen. Une jeune ouvrière dit qu’elle ne rentrera pas. En 1995, la recherche de cette femme prend le tour d’une enquête quasi-obsessionnelle... Le film est la relation de la recherche, 28 ans après les faits, de l'identité de Jocelyne, la jeune femme qui s'illustre dans La Reprise du travail aux usines Wonder. C'est une ouvrière des usines Wonder, quasi anonyme parmi les centaines qui travaillaient à l'époque. Comme lors d'une enquête minutieuse, chaque personne apparaissant dans le reportage d'origine est recherchée, son rôle et ses souvenirs sont questionnés lors d'interviews. Le suspense grandit. Réussira-t-on à mettre un nom et une histoire sur les images de cette jeune femme révoltée dont le réalisateur tombe peu à peu amoureux ? »
> Le film est sorti en DVD aux éditions Montparnasse (15 €).
> Disponible en VOD à la Boutique des Mutins (4 €).
> Extrait du livre d'Hervé Le Roux sur le tournage.
> L'article des Inrocks.
> L'interview d'Hervé Le Roux.















