24/06/2020

Une Zad pour Seattle ?



Lu sur Nantes révoltée (15 juin 2020).

Seattle : une zone autonome en pleine métropole
« Depuis 8 jours, à Seattle, grande métropole des USA, une Zone Autonome prend racine. L’équivalent d’une ZAD, mais au cœur d’une grande ville américaine ! Dans un quartier appelé "Capitol Hill”, ce territoire ”libéré” s’est baptisé CHAZ : "Capitol Hill Autonomous Zone".

L’enseignante féministe Gwenola Ricordeau raconte sur twitter ce qu’elle y voit :
« Je suis arrivée à la CHAZ de Seattle avec l’intention de participer, apprendre, échanger avec les camarades. Quelques petites infos rapidos […]. La zone a été établie le 8 juin, autour du commissariat que la police a du abandonner. C’est un ensemble de 6 pâtés de maison dans le quartier emblématique de Seattle à la fois pour ses lieux alternatifs, politiquement radicaux et pleins d’espaces, bars et associations LGBT.
Depuis, il y a des espaces de discussions, des forums, des concerts, un campement, un potager fait par des africains-américains, il y a de la nourriture, des toilettes, une bibliothèque … Tout ça gratuit. Il y a des street medics […] des gens qui gèrent la sécurité à la fois aux entrées de la zone et qui gèrent les embrouilles. J’en ai vu d’autres et je peux vous dire que c’est plutôt impressionnant pour une zone établie il y a moins d’une semaine. Parenthèse : quasiment tout le monde porte des masques. A disposition il y a partout du gel.
Alors une zone d’autonomie pour quoi faire ? Pour apprendre – je ne suis pas la seule à être frappée qu'autant de Blancs découvrent maintenant les violences policières… –, pour construire l’autonomie, avoir une base stratégique pour le mouvement… La CHAZ, c’est des centaines de personnes impliquées dans plein de commissions, de groupes de volontaires. C’est des dizaines de milliers de personnes qui y passent. […] »

Quelle que soit l’issue de cette zone autonome, qu’il s’agisse d’un énième espace de délibérations comme l’étaient les mouvements Occupy ou Nuit Debout, ou que cela débouche sur une vraie base de lutte pour organiser la révolution, il est déjà prodigieux de voir un quartier arraché à la normalité dans une ville aux USA.(...) »

> La page Wikipedia de la CHAZ.
> L'article d'Observers-France24.
> L'interview complète de Gwenola Ricordea.

21/06/2020

Vient de paraître


“La révolte des Gilets jaunes.
Histoire d'une lutte de classes”
par le Collectif Aouh aouh aouh

« Les Gilets jaunes semblent défier le pouvoir autant que l’analyse. Basé sur des expériences directes, ce petit livre interroge les pratiques qui s’y sont déployées – et parfois confrontées. Alors que chaque nouvelle séquence de la lutte a semblé effacer la précédente, on en retrace ici l’enchaînement : des blocages aux émeutes, des occupations de ronds points aux assemblées populaires, des appels à l’unité avec les forces de l’ordre à la critique de la répression.
Surgie et demeurée en dehors des cadres des forces politiques classiques, que nous dit cette révolte du cours de la lutte des classes ? Quels sont les mouvements qui l’agitent ? Quels débordements de l’ordre social laisse-t-elle entrevoir ?
Le collectif Ahou ahou ahou, formé à l’occasion de l’écriture de ce livre, est composé de quatre individus ayant traversé la lutte des Gilets jaunes à Paris, à Marseille et dans plusieurs petites villes du sud de la France. »

Sommaire
• Le surgissement (17 novembre 2018)
• L’énervement (17 novembre – 1er décembre)
• Le débordement (1er – 10 décembre)
• Gueule de bois et retour de flamme (10 décembre 2018 – 5 janvier 2019)
• Devenir un mouvement social (5 janvier – 5 février)
• Alliances en chiens de faïences (5 février – 16 mars)
• Une lutte sans fin(s) (après le 16 mars 2019)
Niet Editions, 218 pages, 9 euros.

16/06/2020

"L'âge de faire" s'attaque au nucléaire

journal écologieAu sommaire de
“L’âge de faire” de juin


> DOSSIER : “Vous reprendrez bien un peu de nucléaire ?” Dangereux, générateur de déchets radioactifs, ruineux, dépassé par les renouvelables… Le nucléaire est à bout de souffle, même en France, pays le plus nucléarisé du monde. Le gouvernement cherche pourtant à le relancer, vaille que vaille. Quant à la filière, elle met en avant de nouveaux arguments pour se vendre, notamment celui… de la sauvegarde de la planète. Alors, le nucléaire est-il en train de renaître de ses cendres ? Ou assiste-t-on au chant du cygne ?





> EDITO L’appli StopCovid, entre doudou et gourou
> Le corona-vélo… et après ?
> Bretagne : la pêche… en plongée
> Femmes en Indonésie
> Les pieds dans le ciment
> Aides publiques massives : « une opportunité historique » pour changer de cap
> Livre :  Léon Layon, des plages à la forêt commune.
> Sicklo, livrer sans être ubérisé
> La carte des terres en transition en Île-de-France
> Triangle de Gonesse : là où l’agroécologie peut s’envoler
> La démocratie alimentaire, ce n’est pas le vote du caddy
> Agriculture humaine, ou agriculture 4.0 ?
> La start-up nation au chevet des cadres
> Augmentation de la durée du travail ; un éternel retour...
>> En savoir plus.

15/06/2020

”Irréductibles”

ZAD
“Enquête sur des milieux de vie.
De Bure à Notre-Dame-des-Landes”

de Sylvaine Bulle


Présentation de l'éditeur : D’où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu’est-ce que l’« autonomie politique » comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD qui, par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture.
L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'État.
Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.

Sylvaine Bulle est professeure de sociologie à l’ENSA Paris Val de Seine (Université de Paris). Elle est spécialiste des conflits, de la violence politique, des formes contemporaines tournées vers l'émancipation politique.
UGA (Université Grenoble Alpes) Editions, 370 pages, 25 euros. Sorti en janvier 2020.

Interview de Sylvaine Bulle pour Radio Parleur (22 mai 2020) :

09/06/2020

Vient de paraître

Durruti"Viva l’Anarchie !
La rencontre de 

Makhno et Durruti"
Une BD de Bruno Loth


« Bruno Loth, auteur des Fantômes de Ermo en 2017, retrace ici les principaux événements qui ont marqué la vie des deux anarchistes Buenaventura Durruti et Nestor Makhno, qui ont en commun d’avoir réussi à mettre en pratique l’anarchie sur tout un territoire (en Catalogne et en Ukraine).
En 1927, après une tentative de coup d'État contre le roi d'Espagne Alphonse XIII, Durutti est emprisonné en France. Finalement libéré, il échappera à l'extradition vers l'Argentine, mais aura 10 jours pour quitter la France. C'est à Paris, dans la clandestinité, que Durrutti rencontre Nestor Makhno, figure de l'anarchisme ukrainien, communiste libertaire et fondateur de l'armée révolutionnaire insurrectionnelle Makhnovchtchina.
Cette rencontre sera pour eux l’occasion de confronter leurs expériences et leurs idéaux… »
Editions la Boîte à bulles, 80 pages, 18 euros. Sorti en février 2020

> Feuilleter quelques pages.
Interview de l'auteur pour son précédent ouvrage "Les Fantômes de Ermo" :

08/06/2020

"Siné Mensuel" de juin est sorti !

juin 2020
utopies> Lire des articles de Siné Mensuel de juin en ligne.

Pour cause de problèmes de distribution, les régions de Lyon, Ajaccio et Var-Marseille ne seront pas approvisionnées avant le 10 juin.

07/06/2020

Le CQFD n°188 (juin) est sorti !


AU SOMMAIRE
- Violences policières racistes : « On est toujours assignés au statut de colonisés » – Pendant le confinement, un concentré de brutalité policière s’est abattu sur les quartiers populaires de l’Hexagone, des propos d’un racisme crasse accompagnant bien souvent les coups... Entretien avec le militant antiraciste Omar Slaouti.

- « Les policiers sont dressés à différencier les proies dont ils peuvent abîmer les corps » – Mathieu Rigouste replace dans le temps long l’explosion des violences policières qui touche les quartiers populaires au temps du Covid-19.

- Impunité policière : qui gardera les gardiens ?

- L’hélicoptère, la caméra thermique et les « chasseurs de morilles » – Les campagnes et les espaces naturels n’ont pas échappé à la surveillance qui a déferlé pendant le confinement. Cluster du coronavirus, Izaut-de-l’Hôtel (31) a même pris des allures de laboratoire répressif...

- Le virus de la télé servile : Covid-ORTF – L’ampleur de la soumission des grandes chaînes d’information aux pouvoirs en place.

- « Les citoyens ne décident de rien mais sont responsables de tout » – Ancienne vice-présidente d’Act Up-Paris, Gwen Fauchois décortique l’incurie des autorités dans la gestion de la crise sanitaire actuelle.

- Pour l’hôpital : de la maille, pas des médailles ! – Les problèmes structurels du service public de la santé demeurent. Une certitude : dans le « monde d’après », rien ne sera obtenu sans lutte.

- Dans l’enfer de la psychiatrie covidienne – Tout autant que les autres services médicaux, l’hôpital psychiatrique est à l’agonie depuis des années. Il n’a pas non plus été épargné par le Covid-19...

- Couturières déter’ : « Si l’État a des besoins de main-d’œuvre, qu’il nous embauche » – Après avoir passé plus de 2 mois à confectionner masques et surblouses bénévolement, de nombreuses couturières ont pris conscience que leur élan de solidarité était en passe d’être récupéré...

- « Dans les faits, l’école n’a toujours pas rouvert » – Entretien avec Karim Bacha, directeur de l’école élémentaire Samira-Bellil à l’Île-Saint-Denis (93), porte-parole du syndicat SNUipp-FSU 93.

- Au Congo-Kinshasa, c’est le remède qui risque de tuer le malade – En République démocratique du Congo, le Covid-19 reste encore discret. Mais les mesures prises pour éviter sa propagation ont des effets secondaires néfastes...

- Courrier d’une autre Amérique : « La “race”, la classe et le Covid-19 » – Aux États-Unis, les Amérindiens, les Latinos et les Afro-Américains meurent du Covid-19 à un taux beaucoup plus élevé que la population blanche. Cette surmortalité a des raisons historiques...

- Fuck da Minneapolice – Dans un contexte de crise sociale sans précédent depuis 1929, la colère provoquée par l’étranglement de George Floyd par un flic à Minneapolis est en train de mettre le feu aux poudres de l’Amérique de Trump.

- « Tout est à inventer pour un service bancaire au service de la population » – Dans le fort punchy Force de vente : dans la peau d’un conseiller financier, Damien Lelièvre raconte son quotidien d’employé de banque et décrypte son malaise grandissant face aux rôles qu’on lui fait jouer...

- « Retourner les textes sacrés contre le patriarcat ». C’est le plan audacieux mis sur pied par des musulmanes qui refusent de laisser aux promoteurs d’un islam résolument misogyne le monopole de l’interprétation des textes. Ce mouvement de pensée aux contours variés est présenté par Zahra Ali dans son livre Féminismes islamiques.

- Cap sur l’utopie : à l’assaut des saints offices – Les éditions Alia ressortent l’ensemble, colossal, des écrits anthumes (1922-1967) du surréaliste de combat belge Paul Nougé.

- Queen Kong : l’espoir est une discipline – Avec son film Halte, sorti en juillet 2019, le réalisateur philippin Lav Diaz faisait de la SF. Dans un territoire laminé par des épidémies justifiant un contrôle permanent et intrusif de la population, survolé de drones inquisiteurs, plongé dans une nuit permanente évoquant l’absence de perspective et le confinement, un président schizophrène régnait avec un autoritarisme croissant sur une population habituée à raser les murs. L’action n’était certes située qu’en 2034, mais tout est allé un peu plus vite que prévu...

Le n°188 de CQFD est en kiosque du 5 juin au 2 juillet.

Un camion pour un marché solidaire

Lyon

LYON • Marché Rouge
Un camion pour les approvisionner tous.tes !
L’équipe du Marché Rouge revient, plus que jamais déterminée à approvisionner
le quartier de la Guillotière, à Lyon, et au-delà.


Le Marché Rouge c’est quoi ?
Un marché de quartier de fruits et légumes (à 1 euro le kilo) à prix libre.

Pourquoi le Marché Rouge ?
A l'heure où on galère à remplir son frigo, il est de plus en plus difficile de trouver de bons légumes à prix abordables. L'objectif  est de sortir d’une vision marchande de l’échange de denrées alimentaires par la participation du plus grand nombre au fonctionnement de ce marché. Nous avons envie de faire de ce moment un vrai temps de rencontre et de mise en commun.

Comment ça marche ?
L'idée, c'est de récupérer ou acheter des légumes à prix coûtant, et de les redistribuer au même prix ou moins cher aux habitant.es du quartier de la Guillotière, sans bénéfice. L’ambition, à terme, c'est que le Marché Rouge puisse s'autofinancer par les dons des personnes les plus aisées, au bénéfice d’une gratuité totale pour les personnes qui n'en n'ont pas les moyens.

Où trouver le Marché Rouge ? 
Le Marché Rouge de la Guillotière prend place tous les jeudis de 17 à 19h à l’Espace communal de la Guillotière (ECG). Il participe au projet de ce lieu, qui est à disposition des habitant.es du quartier pour organiser l’entraide et la solidarité, notamment face aux changements brutaux dont la Guillotière est l’objet comme tant d’autres quartiers populaires en voie de gentrification.

Par l’approvisionnement en légumes peu chers et sans bénéfice, le Marché Rouge se place au côté des autres activités ayant lieu à l’Espace communal (permanences d’aide contre les expulsions locatives, permanences d’aide aux sans-papiers, distributions de récup’ alimentaires, etc.), qui tentent de répondre aux besoins les plus immédiats.

Pourquoi un appel à don ?
Avec cette pandémie, ce confinement, et la crise économique qui vient, nous sommes de plus en plus nombreux.ses à nous retrouver dans la galère. Le Marché Rouge est une occasion de continuer à nous organiser autour de réseaux de solidarité qui s'avèrent aujourd'hui d'autant plus nécessaires. Hors,après plusieurs tonnes de légumes distribuées depuis janvier 2020, la seule chose qui nous limite aujourd’hui est l’absence d’un véhicule adéquat pour récupérer les fruits et légumes.

Par cet appel à dons, nous souhaitons réunir un petit trésor de guerre afin de nous munir d’un camion dans les plus brefs délais, et d’augmenter le volume de légumes à partager entre tous.tes. Nous avons besoin de plus ou moins 2500 euros pour pouvoir acheter ce véhicule et payer la première année d’assurance.
Longue vie au Marché Rouge, Viva la révolution !

Lyon

05/06/2020

Makhno de retour dans une vraie BD

Makhno
Makhno







"Le Vent des libertaires"
de Philippe Thirault et Roberto Zaghi

« Ukraine, début du XXe siècle. Issu de la paysannerie très pauvre et adopté par une famille bourgeoise, le jeune Nestor Makhno ne trouve pas sa place dans un monde impitoyable, dominé par les riches. L’histoire romancée du plus grand des anarchistes ukrainiens qui, défiant à la fois les bolcheviques et les Allemands, a traversé un demi-siècle de révoltes et de révolutions. »
TOME 1, 56 pages. Sortie : août 2019.   TOME 2, 56 pages. Sortie : mars 2020.
Éditions Les Humanoïdes associés.

> Feuilleter en ligne le tome 1.
bande dessinéeBD
En novembre 2020, paraîtra le coffret "Le Vent des libertaires" (T1+T2),
112 pages, 28,99 euros.
Un joli cadeau de Noël pour les plus jeunes.
Makhno anarchiste

04/06/2020

Vient de paraître

Latouche
"Cornelius Castoriadis
& l’autonomie radicale"

par Serge Latouche
et Cornelius Castoriadis


Présentation par l'éditeur :
Philosophe, économiste et psychanalyste, mais aussi militant politique et révolutionnaire, Cornelius Castoriadis (1922-1997) prônait l'avènement d'une société autonome fondée sur la démocratie directe et l'écologie. La force de sa pensée, nous dit Serge Latouche, est d'inciter au dévoilement des mythologies sociales qui sous-tendent nos sociétés, car l'homme a oublié qu'il était lui-même à l'origine des lois qui les fondent. La réalisation d'une société de décroissance implique donc de décoloniser nos imaginaires pour changer le monde avant que le changement du monde nous y condamne dans la douleur. À l'heure où les discours sur l'effondrement se font de plus en plus présents, Castoriadis nous rappelle que "l'insertion de la composante écologique dans un projet démocratique radical est indispensable" pour éviter "face à une catastrophe écologique mondiale", de voir s'installer "des régimes autoritaires imposant des restrictions draconiennes à une population affolée et apathique".
Editions Le passager clandestin, 128 pages, 10 euros. Sortie : janvier 2020.

02/06/2020

L'utopie comme émancipation


Michèle Riot-Sarcey - Mai 2020.

01/06/2020

Des #Datagueule sur les Utopie(s) ?



« Pour ce nouvel opus documentaire, "Utopie(s)", #Datagueule a décidé d'utiliser un nouveau format : la série documentaire. Chaque épisode durera une heure et confrontera plusieurs utopies uniquement par le montage, sans voix-off, histoire de voir, dans les frictions, quelles étincelles jaillissent.

Ce que nous souhaitons documenter, ce sont des utopies en mouvement, déjà actives localement, pas des concepts théoriques. Certaines s'élaborent aujourd'hui même, d'autres sont nées il y a plusieurs décennies et restent encore bien vivantes. Toutes s’expérimentent dans des lieux précis et engagent des collectifs plus ou moins nombreux. Nous irons donc à la rencontre de ces utopies aux fondamentaux idéologiques divers et parfois opposés : écolo, libertaires, libertarien, égalitaires, élitiste, collectivistes... Nous voulons questionner en profondeur cette notion d'utopie ainsi que sa mise en pratique. L'enjeu n'est pas de porter un jugement, ni de distribuer des bons points. Avec ce projet, nous espérons réveiller le désir d'utopie en chacune et chacun de nous.

En guise d'exemples, liste non-exhaustive et non définitive de destinations :
> Le Rojava (Kurdistan occidental, Syrie) : une confédération démocratique de communes sans état, ni leader, défendant un utopique fonctionnement décentralisé et égalitaire au coeur du conflit syrien.
> Les Seasteadings (Californie, États-Unis ; Thaïlande) : un projet d'utopiques habitations flottantes dans les eaux internationales, libérées de toute pression étatique. Plusieurs implantations concrètes sont à l'étude au sein du Seasteading Institute.
> Les Kichiwas de Sarayaku (Sarayaku, Équateur) : l'une des 14 nations indigènes de l'Équateur a réinventé son organisation sociale pour permettre une lutte efficace contre les géants de l'industrie pétrolière. 1200 personnes réparties dans 7 villages vivent ainsi, depuis plusieurs années, suivant d'utopiques règles démocratiques.
> La coopérative Mondragon (Pays Basque, Espagne) : un immense consortium de sociétés coopératives créé en 1915 et rassemblant aujourd'hui 266 entreprises et 80000 employés. Toutes et tous travaillent collectivement selon l'utopique modèle de l'intercoopération.
> Le Sidewalk Labs Quayside (Toronto, Canada) : un quartier de la métropole de Toronto intégralement repensé suivant le paradigme de la donnée pour devenir la ville rêvée par le géant américain Alphabet (maison mère de Google) : une utopique "smart city" gouvernée par les data.
> Le Free State Project (New Hampshire, États-Unis) : un projet de migration massive pour instaurer un "État Libre" mettant en œuvre le principe du "vivre et laisser mourir" par la conquête des institutions à tous les niveaux.
> Notre-Dame des Landes et la ZAD mobile (diverses régions, France) : née de la lutte écologique contre un projet d'aéroport, la Zone À Défendre de Notre-Dame des Landes a tenté de réinventer la vie collective, jusqu'à faire naître une utopique version mobile et disséminée de ces principes. »

> Pour en savoir plus sur le projet voire le financer (fin étape 1 : 14 juin minuit).

Préparons l'anniversaire de la Commune de Paris

anniversaire 2021
Pour en savoir plus, cliquer sur l’affiche ci-dessus.
 
L’association Faisons vivre la Commune ! a pour objet de défendre la mémoire et les acquis politiques de la Commune de Paris, en particulier dans la perspective de son 150e anniversaire qui sera célébré en 2021. Pour ce faire, l’association se propose d’organiser tous les événements susceptibles de soutenir et d’accompagner de la façon la plus concrète et la plus vivante la mémoire des 72 jours de la Commune de Paris.

    Les événements pourront prendre de nombreuses formes :
    colloques, débats et rencontres, réunions publiques, site internet, blog ou tout autre moyen de communication, parades et manifestations de rue, spectacles, expositions, projection de films, gestion d’un ou plusieurs lieux éphémères dédiés à l’objet de l’association, notamment pour permettre la vente d’ouvrages par les libraires et éditeurs partenaires. Et tout autre type d’apparition publique que l’association jugera opportune ou à laquelle elle décidera de s’associer avec d’autres partenaires.

31/05/2020

Vient de paraître

"La Commune de 1871 : une relecture"
Sous la direction de Marc César et Laure Godineau

livre

TEXTES DE : Inès Ben Slama, Filippo Benfante, Olivier Berger, Marc César, Iain Chadwick, Philippe Darriulat, Quentin Deluermoz, Benoît Doessant, Jean-Numa Ducange, Carolyn J. Eichner, Fabrice Erre, Jérémie Foa, Éric Fournier, Jacques Frayssenge, Gilbert Gaudin, Jacques Girault, Anthony Glinoer, Laure Godineau, Odile Krakovitch, Gauthier Langlois, Claude Latta, Laurent Le Gall, Masaï Mejiaz, John Merriman, Daniel Mollenhauer, Burak Onaran, Guillaume Parisot, Rémy Pech, Jérôme Quaretti, Michèle Riot-Sarcey, Jean-Louis Robert, Jacques Rougerie, Gonzalo J. Sánchez, Jr., Antoine Schwartz, Robert Tombs, Danièle Voldman, Jonathan Vouters, Deborah Xuereb.

« (...) Au départ de ce projet, il y a eu le colloque international de Narbonne en 2011, qui s’intitulait "Regards sur la Commune de 1871 en France. Nouvelles approches et perspectives". L’idée était de rassembler les chercheurs, pour parler de la Commune, autour d’un appel à communications qui avait comme objectif d’ouvrir le sujet à la fois dans le temps et dans l’espace. C’est ce que nous avons poursuivi sous une forme éditoriale, avec un livre qui rassemble les contributions de l’essentiel des participant·e·s au colloque, mais avec un ordonnancement différent. Un rythme adapté à la lecture et un important travail d’actualisation nous ont permis de concrétiser ce volume. On ne publie pas les actes du colloque de Narbonne, mais un livre qui vient après, repensé, refait mais qui en est bien entendu issu. (...) » (extrait de l'interview du site FVLC)
Éditions Creaphis, 16,5 x 22,5 cm, 592 pages, 80 documents, 27 euros.

> Télécharger le dossier de presse (sommaire complet + extraits).
> L'entretien avec les directeurs de l'ouvrage sur le site "Faisons vivre la Commune".
> L'entretien sur le site de l'Université Paris XIII. 

Feuilleter les premiers chapitres du livre :

30/05/2020

Bon anniversaire Mikhail !

En mai, que de révolutionnaires sont nés !

 
 
Un Bakounine top chic en 1843. 😀

Tous ensemble ! Tous ensemble !

APPEL À "SE FÉDÉRER"  
(29 mai 2020)
« Nous sommes nombreuses, nous sommes nombreux : nous sommes tant et tant à penser et éprouver que ce système a fait son temps. Mais nos voix sont dispersées, nos appels cloisonnés, nos pratiques émiettées. Au point que quelquefois nous doutons de nos forces, nous succombons à la détresse de l’impuissance. Certes, parfois cette diffraction a du bon, loin des centralisations et, évidemment, loin des alignements. Il n’empêche : nous avons besoin de nous fédérer. Sans doute plus que jamais au moment où une crise économique, sociale et politique commence de verser sa violence sans faux-semblant : gigantesque et brutale. 

Si "nous sommes en guerre", c’est bien en guerre sociale. D’ores et déjà les attaques s’abattent, implacables : le chantage à l’emploi, la mise en cause des libertés et des droits, les mensonges et la violence d’État, les intimidations, la répression policière, en particulier dans les quartiers populaires, la surveillance généralisée, la condescendance de classe, les discriminations racistes, les pires indignités faites aux pauvres, aux plus fragiles, aux exilé-es. Pour une partie croissante de la population, les conditions de logement, de santé, d’alimentation, parfois tout simplement de subsistance, sont catastrophiques. Il est plus que temps de retourner le stigmate contre tous les mauvais classements. Ce qui est "extrême", ce sont bien les inégalités vertigineuses, que la crise creuse encore davantage. Ce qui est "extrême", c’est cette violence. Dans ce système, nos vies vaudront toujours moins que leurs profits. (...)

... nous avons conscience que la puissance du capital ne laissera jamais s’organiser paisiblement une force collective qui lui est contraire. Nous connaissons la nécessité de l’affrontement. Il est d’autant plus impérieux de nous organiser, de tisser des liens et des solidarités tout aussi bien locales qu’internationales, et de faire de l’auto-organisation comme de l’autonomie de nos actions un principe actif, une patiente et tenace collecte de forces. Cela suppose de populariser toutes les formes de démocratie vraie : brigades de solidarité telles qu’elles se sont multipliées dans les quartiers populaires, assemblées, coopératives intégrales, comités d’action et de décision sur nos lieux de travail et de vie, zones à défendre, communes libres et communaux, communautés critiques, socialisation des moyens de production, des services et des biens… (...)  »

29/05/2020

Bon anniversaire Louise !

29 mai, anniversaire de la naissance de Louise Michel (29 mai 1830-9 janvier 1905).

> Lire l'article de Libé paru en 2019.
> Lire l'article du dictionnaire biographique Le Maitron.
> L'interview posthume de la revue "Regards".

Abrégés du Maitron

Maitron

Les ouvrages de la nouvelle collection CellesEtCeux s'inspirent et se nourrissent des biographies du dictionnaire biographique du mouvement social dit "Le Maitron".
DIsponibles à partir du 4 juin (Terrains de jeux) et du 11 juin (Manifs et stations).
> Pour en savoir plus.

13/05/2020

Déconfinés, acte I

Réouverture de la librairie Publico
145, rue Amelot, Paris 11e.

La Librairie Publico a été contrainte de fermer ses portes au public, jusqu’au 11 mai 2020. Cependant, la mobilisation pour traiter les commandes par correspondance actuelles et à venir s’est poursuivie. Nous reprendrons des horaires d’ouverture habituels à partir du 12 mai, donc du mardi au samedi de 14h à 19h30.
Nous serons heureux et heureuses de vous revoir mais il nous faudra ensemble respecter les mesures sanitaires les plus élémentaires :
- venir avec un masque ;
- se nettoyer les mains en arrivant, avec la solution hydroalcoolique mise  à disposition à l’entrée de la librairie ;
- garder une distance physique entre nous. Plus que jamais, solidarité et entraide sont au cœur du projet libertaire que nous portons.
Merci de continuer à suivre les nouveautés mises à jour quotidiennement
sur www.librairie-publico.com.
Nous vous remercions de votre soutien et à très bientôt ! ✊🏴❤️
Librairie Publico 

Réouverture de la librairie Quilombo
23, rue Voltaire, Paris 11e.

La librairie rouvre le 12 mai aux horaires habituels, du mardi au samedi de 13h à 20h.
Malgré notre tendance aux accolades, aux embrassades, malgré notre bonheur de vous revoir après ces longues semaines sans vous… Nous vous remercierons de respecter les consignes suivantes, pour le bien de toutes et tous : vous nettoyer les mains en arrivant avec le gel hydroalcoolique mis à votre disposition sur le comptoir ; vous tenir à environ 1 mètre les uns des autres ; privilégier le paiement par carte bleue (pas de minimum), et si possible sans contact (dans ces conditions exceptionnelles) ; limiter, autant que possible, la manipulation des ouvrages ; le port du masque reste vivement conseillé.

La situation actuelle menace notre santé, celle de nos proches, remet en question notre travail et nos ressources, restreint nos libertés individuelles et collectives, nos moyens de lutte. Au fil des jours, chaque nouvelle information est un motif d’indignation. Le coronavirus renforce tout ce contre quoi nous luttions déjà : numérisation des activités humaines, distanciation sociale et peur de l’autre, discriminations, répression et surveillance, consommation de la culture de masse… et surexploitation des travailleurs les plus précaires auxquels nous adressons notre soutien.

Nous nous opposons de toutes nos forces à ce monde qui ne cesse d’accentuer les inégalités, et nous soumettre à des modes de vie uniformisés et dépendants. C’est pourquoi nous continuons de nous battre plus que jamais pour soutenir l’édition indépendante et rendre visibles des ouvrages critiques de qualité. Nous espérons votre soutien dans ce moment difficile. En effet, la librairie a été fermée pendant plusieurs semaines ; aujourd’hui, l’activité reprend de façon réduite. Nous ne pouvons plus organiser de rencontres, et beaucoup de lecteurs et de lectrices qui faisaient le chemin jusqu’à chez nous limiteront leurs déplacements pendant encore un certain temps.

Cette période incroyable que nous vivons, c’est une mise à l’arrêt de l’activité mais elle ne ressemble pas à que nous avions imaginé dans nos projets de décroissance ; elle n’annonce pas des lendemains qui chantent mais bien au contraire plus de destruction et de contraintes, et elle nous prive de nos forces collectives.

N’hésitez pas à demander par e-mail le catalogue de printemps, réunissant 80 excellents ouvrages parus depuis janvier, principalement dans des maisons d’édition indépendantes. C’est un outil de résistance, le moyen de vous faire connaître les ouvrages parus récemment qui ont grandement souffert du confinement, et qui sont pourtant les meilleures sources de connaissance et de réflexion pour lutter contre le technolibéralisme et la déshumanisation. 
Librairie Quilombo