18/01/2020

La Commune de Paris, autogérée ?

 

13/01/2020

07/01/2020

La Commune des Communes

Vu sur Assemblee-citoyenne-commercy.

Rencontre des Communes libres
et des initiatives municipalistes

18 et 19 janvier • Commercy

La Commune des Communes n'a aucune identité, ni fonctionnement prédéfinie. Nous initions modestement ce qui nous semble être une nécessité dans un contexte politique injuste et autoritaire. Durant ce week-end nous proposons de définir ce que nous avons en commun, ainsi que les bases qui permettraient de construire un réseau communaliste fort et sincère, s'affirmant comme étant émancipateur et révolutionnaire. Comment coopérer entre communes libres, échanger et mutualiser nos expériences, partager des outils, enraciner le rapport de force localement et nationalement ?

À cette occasion, nous aborderons la question du "Communalisme" comme une perspective de transformation sociale et révolutionnaire. Pour cela, nous développerons une réflexion autour des questions suivantes : Qu'entend-on par "contre-pouvoir" au système en place ? Quelles alternatives économiques et politiques ? Comment les développer et les mutualiser ? Quels outils pour susciter une réappropriation du pouvoir à l'échelle communale (associations, éducation populaire, etc.) ? Comment mieux visibiliser et relier les initiatives communales dans toute leur diversité (Maison du peuple, quartier/zone libérée, assemblée populaire/citoyenne, liste citoyenne, etc.) ? Comment se doter de lieux communs (Maisons du peuple, lieux autogérés, etc.) et les pérenniser ? Comment renforcer l'autonomie matérielle et la capacité de production des initiatives communales?

C'est une première étape de construction d'un espace commun libre. Nous souhaitons que cette espace soit un lieu d'échange afin de proposer une vision révolutionnaire commune, en initiant des changements profonds et durables dans nos lieux de vies respectifs. Un jour alors, peut être, nous  revendiqueront tous à la fois une organisation locale par la démocratie directe, et déclarerons une confédération des communes libres !

Vive le pouvoir au(x) peuple(s), par le(s) peuple(s), pour le(s) peuple(s) ! 
> Le nouveau site de l'Assemblée citoyenne de Commercy.

06/01/2020

Je passe à l'acte



Lancée en 2017, la collection "Je passe à l'acte" (Actes Sud-Kaizen-Ekolibris) comprend à ce jour 23 livres illustrés, de 64 pages chacun. Des thématiques faites sur mesure pour séduire tout bon bourgeois bohème (bobo) urbain en manque d'implication écologique et sociétale. De la méthode Montessori aux vins bio, des vacances solidaires à la pharmacie naturelle maison, du potager en permaculture à l'initiation à la méditation... On y explique simplement et rapidement comment concrètement s'y mettre et pourquoi.
Et pourquoi pas? Ouaips. 🌻

reparerralentir

DEUX EXEMPLES.
"Réparer nos objets ensemble"
d'Aude Raux et Marie-Noëlle Himbert
Présentation par l'éditeur : Tous les ans, nous jetons en moyenne plus de 20 kilos d’appareils électriques par personne. Un tiers seulement passe dans un circuit de récupération. Pourtant, près de la moitié du gros électroménager fonctionne encore ou est réparable. Les “cafés de la réparation” sont une réponse simple et accessible à  ce réflexe du tout-jetable. Imaginé il y a huit ans par une journaliste néerlandaise, le concept de Repair Café met en relation la mamie au grille-pain en déroute et le bricoleur du lundi. Un lieu et un jour, à intervalles réguliers, sont dédiés à ces rencontres improbables mais grandement désirables. Milieux sociaux et générations confondus, les incompétents que nous sommes devenus viennent en quête de talents perdus, pour sauver ce qui peut être réparé. En nous immergeant dans l’intimité de ces cafés de la réparation, cet ouvrage nous invite à une transformation profonde et salutaire de notre rapport aux objets de consommation – et à l’autre. Dans ces lieux, face à l’obsolescence programmée, c’est la vie qui est gagnante.
64 pages, 8 euros. Sorti en septembre 2017.

"Choisir de ralentir", de Nelly Pons
Présentation par l'éditeur : “Pas le temps”, “débordés”, “à la bourre”, “surbookés”... Croissance illimitée, surconsommation, hyperconnectivité, gains de performance et de productivité… Dans sa quête du toujours plus, le monde moderne nous plonge dans la frénésie d’avoir, de réussir. Une course folle dont le pendant est un inéluctable épuisement : de la planète, de ses ressources naturelles, mais aussi des hommes. Face à ce constat, une parade : ralentir. Présenté ici comme une réponse, un choix éclairé face à l’emballement du monde, ralentir est bien plus qu’un simple outil au service de notre bien-être. C’est un art de vivre, au sens propre, qui nous invite à reprendre le pouvoir sur nos existences : une démarche consciente, qui se décide, s’apprend et se transmet. Rescapée d’un burn-out, véritable effondrement physique et psychique, l’auteur nous accompagne dans la lecture de notre monde et la découverte, pas à pas, de cette nouvelle relation singulière qui pourrait nous unir à lui. Car si le monde ne cesse d’accélérer, le seul levier sur lequel nous avons le pouvoir d’agir, c’est nous-mêmes.
64 pages, 8 euros. Sorti en septembre 2017.

05/01/2020

Didier Super : À bas les gens qui bossent

Allez, un peu d'humour décalé... en ces temps de grèves.


04/01/2020

Des villages alternatifs en Espagne ?

Pour lire l'article, cliquer sur le bloc ci-dessus.

01/01/2020

Demain, c'est comment ?

31/12/2019

Rencontres "Ecologie au quotidien"

Drome
Pour en savoir plus sur Ecologie au quotidien, cliquer sur l'affiche ci-dessus.

30/12/2019

Remplacer le matériel de Maud et Yannis
































> Le blog de Yannis Youlountas
auteur des films "Ne vivons plus comme des esclaves" et "Je lutte donc je suis". 
> La page Pot solidaire pour financer leur matériel.

29/12/2019

Des sous pour la série "Ni dieu ni maître"

ulule
Lu sur le blog de Yannis Youlountas :

Pour que « Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme »  
ait une suite
Première chose à savoir : un film composé principalement d’images d’archives représente un coût énorme et avoir la possibilité de faire usage de ces archives pour une diffusion mondiale revient encore plus cher. Voilà pourquoi, je vous invite à soutenir, vous aussi, les volets 3 et 4 du documentaire "Ni dieu ni maître", qui sortiront cette fois sans l’appui de la chaîne Arte.

Deuxième chose à savoir : comme le crowfunding se fait sur le site Ulule, Tancrède Ramonet et ses compagnons ont fait le choix de ne pas trop demander pour ne pas se planter, car il faut atteindre l’objectif pour récupérer les sous, mais soyons clairs : la somme nécessaire pour bien faire les choses n’est pas 15.000 ni même 30.000 euros, mais 60.000 euros (droits des archives pour une diffusion mondiale et pour des versions longues également, le tout sans se restreindre sur les éléments historiques nécessaires). Donc les 20.000 collectés pour l’instant ne permettent pas d’atteindre le vrai objectif. Alors, si vous avez un peu de sous, soutenez la production, et si vous n’en avez pas, partagez l’appel !

Parce que la révolution naitra d’abord dans les têtes, nous avons besoin de films, de livres, de chansons et de témoignages, remontant le temps ou traversant l’espace, pour nous libérer de tous les pouvoirs et prendre nos vies en mains.

> La page Ulule pour soutenir les prochains épisodes de Ni dieu ni maître.

Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme, la suite ?
Ni Dieu ni maître est une série documentaire réalisée par Tancrède Ramonet. A partir d’images d’archives inédites ou méconnues et d’entretiens avec les plus grands historiens du mouvement social, elle raconte pour la première fois l’histoire de l’anarchisme de ses origines à nos jours.

Les deux premiers épisodes de la série, La Volupté de la destruction (1840-1914) et La Mémoire des vaincus (1911-1945) se terminaient avec la défaite des anarchistes dans la Guerre d’Espagne.
Or l’histoire de l’anarchisme ne s’arrête pas là. Bien au contraire !

Elle se prolonge:
• Dans des événements aussi importants que ceux évoqués dans les deux premiers épisodes (depuis les révoltes de Mai 68 jusqu’à l’insurrection au Rojava, en passant par le Summer of love, le geste punk, le soulèvement au Chiapas ou la bataille de Seattle) ;
• Avec des figures tout aussi importantes que celles décrites dans la première partie de son histoire comme Albert Camus, Murray Bookchin, Hakim Bey ou Abdullah Ocalan ;
• Avec des idées et des pratiques nouvelles qui sont venues enrichir encore l’arsenal révolutionnaire du mouvement libertaire (éco-anarchisme, guérilla urbaine, black bloc, zone autonome temporaire, etc.).

Bref, l’anarchisme n’existe pas qu’en noir et blanc, et son histoire n’est pas seulement celle de perdants, même magnifiques. Elle continue en couleurs et se poursuit jusqu’à aujourd’hui. Et il est essentiel de la faire connaître.

Mais comme ARTE, qui avait diffusé les deux premiers épisodes, ne veut pas diffuser la suite de cette histoire, après plusieurs mois de blocages, nous avons décidé de la produire nous-mêmes.

 

28/12/2019

Utopia version BD

BD
“Utopia”, de Simon Bailly
D’après Thomas More

Présentation : « Thomas est l’écrivain du roi. Un jour, le roi ordonne d’augmenter les taxes pour se construire un deuxième château et chasse Thomas hors du royaume pour avoir oser s’opposer à lui. Thomas embarque sur un navire qui va le conduire à un endroit merveilleux où les princes et les paysans dînent à la même table, où l’or n’a aucune valeur, où tous les hommes vivent en harmonie : Utopia. Mais le roi envoie ses soldats pour se venger de Thomas. Une grande bataille s’annonce…
Un récit captivant qui est à la fois une immersion graphique dans une cité utopique, libre et égalitaire, et une aventure faite de passion et de batailles, campée par des personnages au fort caractère. Un album qui s’inspire librement de Thomas More pour initier une réflexion politique chez les enfants. »
Éditions L’Agrume, 88 p., 20 €. Paru en octobre 2019. À partir de 7 ans.
« (...) Cette très libre adaptation du texte de Thomas More permet aux jeunes lecteurs de comprendre ce que sont le despotisme qui soumet les peuples aux décisions arbitraires d’un tyran, et une société égalitaire dans laquelle ont disparu la propriété et l’argent. (...). »
(blog bibliotheque fahrenheit)

26/12/2019

"Afrique anarchistes"

L'Harmattan“Introduction à l'histoire des anarchismes africains”,
de Guillaume Rey

« L'anarchisme connaît un essor historique mondial à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. L'Afrique n'est pas exclue de ce développement. De nombreuses sociétés africaines traditionnelles fonctionnent ou ont fonctionné sans hiérarchie politique. Leur étude permet d'envisager l'anarchie non pas comme une utopie mais comme un phénomène aussi imparfait que réel. Bien que méconnus, l'anarchisme comme courant politique et l'anarchie comme réalité sociale existent bel et bien en Afrique. »
Editions L'Harmattan, 242 p., 24,50 €. 
Sorti en septembre 2018.

> Le compte-rendu d'Hugues Lenoir sur le livre.

24/12/2019

À l'origine d'un mythe (ou pas)

graeber
"Les pirates des Lumières ou la véritable histoire de Libertalia",  
de David Graeber

"Je vais raconter une histoire de magie et de mensonges, de batailles navales et de princesses enlevées, de révoltes d’esclaves et de chasses à l’homme, de royaumes de pacotille et d’ambassadeurs imposteurs, d’espions et de voleurs de joyaux, d’empoisonneurs et de sectateurs du diable et d’obsession sexuelle, toutes choses qui participent des origines de la liberté moderne." 

De 1989 à 1991, David Graeber accomplit une étude de terrain ethnographique à Madagascar. Il en tira sa thèse de doctorat sur la magie, l’esclavage et la politique dans la Grande Île. Lors de ce séjour, il découvrit l’existence d’un groupe ethnique formé des descendants métissés des nombreux pirates qui s’y étaient installés au début du XVIIIe siècle : les Zana-Malata. Il entreprit des recherches historiques sur cette population, ébaucha sur le sujet un essai. Ce n’est que dernièrement qu’il s’est décidé à finaliser cet écrit et à le faire éditer. Il y fait la lumière sur l’utopie pirate baptisée "Libertalia" par Daniel Defoe.

Décryptant la mythologie propre aux légendes pirates et comparant d’un œil critique les rares documents probants, l’auteur avance de très plausibles hypothèses sur l’impact qu’eurent les flibustiers et leurs descendants sur la culture et la politique malgache au siècle des Lumières – mais aussi sur l’influence qu’eurent les récits de pirates et les pratiques proto-démocratiques, voire libertaires, sur les penseurs desdites Lumières. Il en résulte un récit lumineux et passionnant, doublé d’une réflexion stimulante sur la nature et les origines de l’idéologie marchande, du colonialisme et de l’européocentrisme. »

David Graeber, anthropologue américain né en 1961, est notamment l’auteur
de Bullshit Jobs (LLL) ; Dette, 5000 ans d’histoire (LLL), Bureaucratie (LLL), 
Comme si nous étions déjà libres (Lux).
Editions Libertalia, 240 p., 18 €. Novembre 2019.
> Lire la longue critique sur Reporterre.

22/12/2019

Des sous pour les médias libres

Ci-dessous, reprise de la page et des liens donnés par David Dufresne
(on est des grandes feignasses en ces périodes de fêtes !)  
pour soutenir quelques médias libres.

Plus que jamais, la presse indépendante a montré, cette année 2019, sa nécessité, et sa force. À Noël, offrez donc un peu de tumulte et de liberté à vos proches. Abonnez-les aux pure players de la contre-médiatisation. Les liens ci dessous renvoient directement aux offres d’abonnements, de dons ou de parrainage.

Presse et enquêtes

Radios et podcasts

UtopLib rajoute aussi quelques autre associations bien utiles : 
La Quadrature du Net, pour un Internet libre.
Terre de liens, pour aider des fermes bio à s'installer.
La caisse de grève d'Info'com CGT.
Radio libertaire.
Siné mensuel (pour s'abonner)
Démosphère, les agendas alternatifs (manifs, conf, foires aux livres...).

20/12/2019

C'est cadeau !

Pour fêter ses 40 ans d'existence, l'Atelier de création libertaire (ACL) propose tous ses titres (sauf ceux publiés en 2019 ou épuisés) à moitié prix jusqu'au 31 décembre 2019. Seule condition, commander au minimum 2 titres.
> Comment faire ?
editions libertaires

19/12/2019

Noël en chantant...

livre"Les fantômes de l’Internationale",
d'Élise Thiébaut (texte) 

et Edmond Baudouin (dessin)   

Présentation : « Si tout le monde connaît L’Internationale, hymne planétaire du mouvement ouvrier, peu de gens connaissent son histoire, une histoire particulièrement riche et complexe qui nous emmènera de la Commune à 2018, en passant par les États-Unis et l’URSS. On découvrira au fil des pages un auteur méconnu qui meurt dans la misère, un compositeur spolié de ses droits d’auteur, deux révolutions, des cimetières, des tables qui tournent, Louise Michel, Rosa Luxemburg, Jaurès et Lénine… et quelques fantômes. Un récit feuilletonnant et riche en rebondissements, mené tambour battant par Élise Thiébaut et illustré avec force et passion par Edmond Baudoin qui donne vie ici aux damnés de la Terre, aux forçats de la faim, et à toutes celles et ceux qui voulaient chanter le monde. »
Editions La ville brûle, 128 p., 19 €. Paru fin août 2019.

> La critique du blog "Un dernier livre".
> La critique du blog "Le Suricate".
révolution

16/12/2019

15/12/2019

En kiosques

Manière de voir“Le peuple des ronds-points”
"Manière de voir/Monde diplo", n°168.
Déc. 2019 - jan. 2020.

Présentation : « À peine la chute du mur de Berlin célébrée, les médias soufflaient la première bougie du mouvement des "gilets jaunes". Le point de vue privilégié par la presse a consisté à opposer les gentils manifestants aux méchants casseurs. Mais tenter d’instruire de la sorte les Français sur les bonnes manières à observer pour exprimer leurs griefs implique de taire les causes profondes du soulèvement. Ce sont au contraire celles-ci que la dernière livraison de Manière de voir invite à explorer.

En s’intéressant, tout d’abord, aux racines du mouvement. Car la colère des porteurs de chasuble a une histoire. Déserts médicaux, fermeture des petites gares, injustice fiscale… : depuis des années, les politiques menées par les gouvernements successifs creusent l’abysse des inégalités. Il est désormais sensible jusque sur les routes : non seulement les jeunes ruraux meurent davantage au volant, mais ils sont plus durement sanctionnés que les chauffards issus des classes supérieures.

La violence des manifestants – qui choque tant sur les plateaux de télévision – répond donc à l’injustice qu’une partie de la population subit au quotidien. Le choix politique de la répression enclenche alors la logique infernale de l’escalade. Consacré aux mécanismes de ce durcissement policier et législatif, le deuxième chapitre du Manière de voir rappelle par exemple que certains outils du "maintien de l’ordre" sont nés sur les champs de bataille. Ainsi du gaz lacrymogène, dérivé d’armes chimiques expérimentées lors de la première guerre mondiale, et dont les effets sur la santé restent mal connus.

Cette réaction du pouvoir s’explique sans doute par l’inventivité d’un mouvement qui a désarçonné centrales syndicales et préfectures de police. Ne serait-ce qu’à travers les lieux qu’il a choisis pour s’exprimer. Examinant le parcours des manifestations parisiennes, notre carte des "lieux de pouvoir" visés par les cortèges en jaune avait ému certains éditorialistes ; nous la publions de nouveau, dans une version mise à jour.

Au-delà de sa singularité, le mouvement qui bouscule l’Hexagone fait écho à d’autres expériences, ailleurs dans le monde, des États-Unis au Soudan, et à d’autres moments de l’histoire, que ce numéro documente. Les "gilets jaunes" se trouvent ainsi confrontés à des questions qui traversent les mouvements populaires depuis longtemps. Comment s’organiser sans se scléroser ? Quels rapports entretenir avec les institutions de la démocratie représentative ? Par quels moyens faire plier un pouvoir que les manifestations traditionnelles laissent de marbre ?

Assaillis par de telles interrogations, les "gilets jaunes" auraient pu se démobiliser, gagnés par la lassitude. Mais ils ont redécouvert l’une des armes qui inquiètent le plus tous les pouvoirs : le bonheur d’être ensemble, la camaraderie qui soude ceux qui luttent, trempe leur détermination et nourrit l’espérance. De cela, les puissants s’alarment bien davantage que des voitures brûlées. »   8,50 euros (version imprimée).
> Voir le sommaire du numéro et certains articles.

14/12/2019

Bourse aux livres

Rdv 15 décembre à Paris

Chiapas

Dimanche 15 décembre, de 14 à 18 h
Marché solidaire
Artisanat zapatiste et palestinien, entre autres


Au menu :
> le café zapatiste (Échanges solidaires) et de l'artisanat
des communautés zapatistes (avec notamment l'association La Milpa),
> des livres et documents sur la lutte zapatiste
avec le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte.
> des livres, cd, t-shirts et artisanat présentés
par le Comité de solidarité avec les indiens des Amériques.
> des savons à l'huile d'olive palestiniennes et de l'artisanat
du camp de réfugiés de Dheisheh et de Hebron avec l'association Entre ici et Là-bas.
> un stand des comités de solidarité avec les prisonniers basques et corses.
Entrée libre. Bar et petite restauration.
Centre international de culture populaire (CICP)
21 ter, rue Voltaire, Paris 11e. M° Rue-des-Boulets ou Nation.

Un "pavé citoyen"

Auzias
"Un Paris révolutionnaire.
Émeutes, subversions, colères".

Sous la direction de Claire Auzias


Présentation : « La ville appartient à ceux qui l'ont faite, et ceux qui l'ont faite se dressèrent à mains nues, qui dans son atelier de peintre, qui devant son piano, qui avec son cocktail Molotov. Ils venaient de tous les coins du monde. Ils sont aujourd'hui plus multicolores que jamais. Notre Paris est celui des métèques, des voyageurs, des flâneurs, comme des prolétaires. Entaulés de tous les âges, féministes de tous les temps, opprimés de toutes les oppressions. Ils y sont nombreux, ce livre est leur livre. Il est le livre illustré des fameux Parisiens, c'est-à-dire de ces anonymes à foison qui, voisins d'un même immeuble, descendaient dans la rue. "Votre pavé citoyen". C'est le livre des squatts et des déménagements à la cloche de bois. C'est le Paris des étrangers dans la ville, comme dans leur vie. Ils viennent ici humer le passage admiré d'un esprit fécondant nos colères. La ville appartient à ceux qui l'arpentent, pour un jour ou pour dix ans, ou pour toujours. Véhicules incendiés, arbres déterrés, chaussées défoncées, ce livre vous est dédié. »

« D’Étienne Dolet, éditeur mis à mort en 1546 pour avoir dénoncé l’escroquerie de l’immortalité de l’âme, à l’assemblée des chômeurs de Jussieu en 1995, ce livre recense des centaines d’histoires du Paris des révolutionnaires et des poètes à travers les âges, des histoires savoureuses ou dramatiques, le plus souvent méconnues, de ce grand carrefour où d’arrondissements en arrondissements on fait le tour des révolutions du monde. Une tripotée d’auteurs érudits font de ce livre une petite encyclopédie de la subversion, non exhaustive, subjective, mais très instructive et jamais ennuyeuse. Le tout étant agrémenté de quelques balades à travers les lieux de cette mémoire. » (Présentation de la première édition)
Les Editions libertaires, 416 p., 35 €.
Paru en 2001 (Dagorno), édition revue et augmentée en novembre 2019.