12/08/2018

L'histoire de l'anarchisme actuellement sur Arte+7


Arte+7 rediffuse le documentaire "Ni Dieu ni maître - Une histoire de l'anarchisme" (2013), de Tancrède Ramonet. Visible en ligne jusqu'au 16 août.

Une radio pour les Biens communs

radio FM

« Libre à Toi, association de loi 1901 fondée en juin 2015, est une plate-forme transmédia d’innovation sociale et d’éducation populaire. C’est une fabrique de Communs. Depuis le 20 novembre 2017, sur décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel, l'association édite le service de radio Cause Commune, à Paris et en Île-de-France sur 93.1FM (et sur internet). L’ensemble des contenus, produits sous logiciel libre, est aussi publié sous licence "creative commons".

Radio associative et citoyenne, Cause Commune investit des questions d’actualité ou de société en interaction avec ses auditeurs, relaye les initiatives locales dans les domaines de la protection de l’environnement, de l’économie solidaire et du partage des savoirs et de la culture, tout en ouvrant au questionnement, au débat et à l’échange autour de ces initiatives.

"La voix des possibles" rassemble dans sa grille de programmes les voix pour l’instant disparates des chercheurs et des inventeurs de solutions propres à relever les défis écologiques, techniques, sociaux et économiques du monde d’aujourd’hui. Pour ce faire, sont notamment invités à la rejoindre tous les acteurs du logiciel libre et du numérique, de la culture libre, de la science et de l’éducation, de l’environnement et de la nature qui œuvrent pour le maintien et la sauvegarde des biens communs et pour une société de la connaissance fondée sur le partage. »
> Pour en savoir plus (grille, etc.).
> Le compte Twitter de Cause Commune.

06/08/2018

Des conseils pour créer sa coop alimentaire

"Diony Coop. 
Des coopératives alimentaires autogérées dans le 9-3",
de Jean-Claude Richard

Nouvelle édition augmentée.
Avec des conseils pratiques pour créer 
une coop alimentaire dans votre ville.

« Les coopératives alimentaires de consommation Diony-Coop s’incrivent dans une démarche économique et politique. Il s’agit tout d’abord de donner aux habitants de Saint-Denis (93) la possibilité d’acheter des produits bio et du commerce équitable à des prix raisonnables. Pour ce faire le millier de références qui est en rayons dans nos coopératives est revendu au prix d’achat sans aucune marge ajoutée. Il s’agit aussi d’expérimenter des pratiques issues de l’éducation populaire et d’une approche libertaire de l’organisation et des rapports humains.

Dans nos coopératives, l’accent est mis sur la responsabilité individuelle. Chacun peut prendre des responsabilités et les assumer au profit du collectif. Il n’y a pas d’espace de pouvoir puisqu’il n’y a pas de structure juridique active avec des présidents, bureau, commission, assemblée générale et autres, enfin tout ce qui permet au nom de la "responsabilité collective" de déléguer ses responsabilités et à certains d’exprimer leur volonté de pouvoir. »
Editions libertaires, 114 p., 9 €.

05/08/2018

À voir au cinéma




Woman at War, de Benedikt Erlingsson
En salles depuis le 4 juillet
« Halla, la cinquantaine, déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande. Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie…»

« Une croisade pleine d’humour contre ceux qui s’évertuent à détruire la planète. » (L'Humanité, lire l'article complet)

27/07/2018

Chez les YPG



"Un volontaire communiste libertaire 
au sein des YPG raconte".
Interventions d'Arthur Aberlin (blog Kurdistan-Autogestion-Révolution), du Français Siyah et de l'Américain Arges, révolutionnaires internationaux engagés dans les YPG ("Unités de protection du peuple") kurdes en Syrie entre 2016 et 2018. À écouter en cliquant sur la flèche ci-dessus.

Au sommaire : l’émancipation des femmes ; l’architecture de la démocratie pluricommunautaire ; la question de l’anticapitalisme ; l’alternative au modèle étatique ; la vie de tous les jours dans la révolution ; les structures révolutionnaires qui ont permis à cette révolution de naître.

Enregistré pendant la conférence-débat du 11 juin 2018 au local de Mille Bâbords, à Marseille. La conférence était introduite par le film documentaire "Rojava : une utopie au cœur du chaos syrien", de Chris Den Hond et Mireille Court (juillet 2017), version vidéo du reportage publié dans Le Monde Diplomatique en septembre 2017. Voir la vidéo ci-dessous.


26/07/2018

"L'amour et la révolution" de Yannis Youlountas

Le film (version actualisée en juillet 2018) 
est désormais visible sur YouTube (ci-dessous) et disponible en DVD.


Film solidaire en soutien aux initiatives autogérées en Grèce.

Si vous préférez voir le film sur grand écran et en discuter ensuite avec ses auteurs, la tournée du film reprendra dès septembre dans une cinquantaine de villes.

« Dix ans après les premières émeutes, les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d’austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. À Thessalonique, des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète, des paysans s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport. À Athènes, un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d’Exarcheia, menacé d’évacuation, le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d’amour et de révolution. »
> Le site internet du film.

25/07/2018

L'émancipation au programme

SF engagée
"Bâtir aussi",
par les Ateliers de l’Antémonde

Présentation : « 2011, les printemps arabes ont donné le ton à d’autres révoltes. Un mouvement mondialisé s’étend, c’est l’Haraka. Les productions industrielles, les États et toutes les hiérarchies vacillent. Des dynamiques populaires s’entrechoquent pour répondre aux nécessités de la survie et dessiner un futur habitable.

2021, les communes libres s’épanouissent sur les ruines du système. Comment vivre avec l’héritage de l’Antémonde ? Comment faire le tri des objets et des savoirs d’une époque aux traces tenaces ? Les haraks dessinent leur quotidien en fonction de leurs ressources et de leurs rêves. Des dynamos aux rites funéraires, des lave-linge aux assemblées, ces nouvelles d’anticipation politique racontent non pas une utopie parachutée, hors-sol, mais des routines collectives qui se confrontent à la matière, à ce qui résiste dans les têtes, bâtissant un monde qui s’espère sans dominations. Un recueil de textes d'anticipation entre essai et fiction qui invite à imaginer de nouvelles formes de futurs partagés. »
Editions Cambourakis, collection Sorcières, 256 p., 18 €. Mai 2018.

> La page de l'Antémonde.
> Le long article du blog "Un dernier livre".
> L'article de BibliObs  
(soulignant notamment l'utilisation de l'écriture inclusive dans ce livre).

24/07/2018

Une autre vie en chantier


> Pour en savoir plus sur cet épisode de la série documentaire Side Ways.

19/07/2018

La Grande Marche

Du 27 juillet au 27 août
De La Hague à Paris

Présentation : « Parce que l’énergie est un enjeu de société, nous proposons une grande marche de La Hague à Paris du 27 juillet au 27 août 2018. L’occasion de discuter, débattre et réfléchir ensemble à la question du nucléaire et plus largement à la transition énergétique en cours, pour prendre conscience des enjeux sur lesquels nos consommations énergétiques reposent.
Un mois de convivialité et de bonne humeur avec conférences, films, débats, temps musicaux, repas et rencontres à chaque étape pour rassembler tous les acteurs du domaines et les citoyens que nous sommes et débattre pour s’interroger au fur et à mesure de la marche vers Paris.
Les choix énergétiques sont l’affaire de tous, il s’agira ici de sortir le débat des hautes sphères de l’Etat, parce que nous pouvons tous connaître les enjeux, influer sur nos consommations et sur les productions énergétiques.

L’association Nucléaire en Questions est née d’une rencontre d’individus d’origines diverses (enseignants, étudiants, salariés), convaincus de la nécessité d’une appropriation de la transition énergétique par les citoyens. Notre objectif, plus que de créer une nouvelle dynamique, est plutôt de rassembler les acteurs qui existent déjà grâce à cet événement.

Le projet se veut citoyen avant tout, l’objectif est de rencontrer tous ceux qui veulent en savoir plus sur la question énergétique, pour créer la discussion et finalement pour favoriser l’information, base indispensable à la démocratie.

Chaque soirée consistera en une conférence de 20 minutes suivie d’un débat spécifique sur la question du jour, puis d’un débat plus général le tout filmé avec un mini-film de 3 minutes et un plus long de 20 minutes. L’accès à toutes les conférences et spectacles sont à prix libre. De plus, les ouvrages et films de nos partenaires seront en vente tout du long de la marche.

LES ETAPES 
Beaumont Hague-Vauville
Vauville - Siouville
Siouville - Saint-Germain-le-Gaillard
Saint-Germain-le-Gaillard - Bricquebec
Briquebec - Saint-Sauveur-le-Vicomte
Saint-Sauveur-le-Vicomte - Picauville
Picauville - Carentan
Carentan - Isigny-sur-Mer
Isigny-sur-Mer - Trévières
Trévières - Bayeux
Bayeux - Martragny
Martragny - Saint-Contest
Saint-Contest - Caen - Bavent
Bavent - Dives-sur-Mer
Dives-sur-Mer - Tourgeville
Tourgeville - Pont l'Evêque
Pont l'Evêque - Moyaux
Moyaux - Saint-Georges-du-Vièvre
Saint-Georges-du-Vièvre - Brionne
Brionne - Amfreville-la-Campagne
Amfreville-la-Campagne - Louviers
Louviers - Bernière-sur-Seine
Bernières-sur-Seine - Les Andelys
Les Andelys - Les Thilliers-en-Vexin
Les Thilliers-en-Vexin - Magny-en-Vexin
Magny-en-Vexin - Sagy
Sagy - Maisons Laffitte
Maisons-Laffitte - Suresnes
Suresnes - Paris


17/07/2018

Du côté des zapatist.e.s

16/07/2018

Du vin bio fait main... et pieds

vin bio
vin bio
Vu sur le Web :
Grenache
« Nous sommes un petit collectif de vignerons bio, utilisant le savoir-faire traditionnel, la permaculture, et nos propres expérimentations afin de produire des vins de qualité à un prix abordable. Tous les profits sont réinvestis dans l’entreprise afin de poursuivre nos projets de conservation. Nous apprécions et valorisons les différences culturelles ; nous sommes féministes, anti-racistes et, bien sûr, anti-fascistes.

Nous consommons peu d’énergies, aspirons à un système “zéro-déchet” et nous valorisons les technologies traditionnelles (nous pressons les raisins à l’aide d’un ancien pressoir manuel et de… nos pieds). Ainsi, nous concevons un vin quasi unique par sa simplicité et son honnêteté.

Pourquoi un Collectif Anonyme ? Il vous suffira par exemple de feuilleter n’importe quel magazine d’œnologie pour constater clairement que les mérites de la réussite d’un cru ne sont attribués qu’à un seul individu. Nous ne nions pas que l’individu joue un rôle important dans la production d’un vin. Cependant, nous voulons attirer l'attention sur le fait que le vin, comme tout produit, est produit socialement, et n’est surtout pas issu du travail d’une seule et unique personne.

Nous restons anonymes afin de mettre en valeur la nature nécessairement sociale de la production de vin. Et nous nous protégeons ainsi contre le développement d’une hiérarchie au sein de notre groupe, qui menerait inévitablement à des inégalités. Nous sommes tous égaux dans ce Collectif, et le vin parle pour nous !

Nous vivons dans nos parcelles. Nous réutilisons les porte-greffes de notre vignoble. Nous travaillons au développement de la biodiversité sur toutes nos parcelles. Nous limitons notre consommation d’énergies fossiles et préférons employer l’énergie humaine pour produire nos vins. Nous protégeons et développons les discontinuités dans nos vignobles.

Le vignoble est composé à 70% de Grenache noir, et à 30% de cépages variés (Grenache gris, Grenache blanc, Carignan et Carignan blanc).»
GIE Collectif Anonyme, 10, rue Henri Dunant, 66660 Port-Vendres.

> Le site du Collectif Anonyme (+ boutique).
> Lire aussi l'article de Munchies-Vice.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

15/07/2018

Quand écologie rime avec anarchie



Conférence de Floréal Roméro le 13 juin 2011 à Biocybèle (81 Gaillac).
« Floréal Roméro, dont les parents ont connu la révolution sociale espagnole au début du XXe siècle, par ses recherches récentes sur les programmes politiques des anarchistes espagnols, nous fait découvrir la cité-jardin, un programme politique écologiste de la ville. »

Floréal Romero est devenu l'un des principaux promoteurs des thèses d'écologie sociale de Murray Bookchin en Espagne, mais aussi en France à travers des rencontres, des publications et des articles. Il vit en Andalousie et travaille comme agriculteur en lien avec des AMAP. Il a publié en 2014, avec Vincent Gerber, Murray Bookchin pour une écologie sociale et radicale (Le passager clandestin).

14/07/2018

14 juillet, naissance de B. Durruti

> B. Durruti sur Wikipedia.


08/07/2018

Un festival éco-citoyen dans le Jura

Jura
Samedi 14 et dimanche 15 juillet, la septième édition du festival éco-citoyen LES RESISTIVES organisé par le Collectif Citoyens Résistants se tiendra à Ney, près de Champagnole (Jura).
Il s’agit de réunir les différents acteurs qui, par leurs actes ou en musique, défendent des valeurs telles que le respect et l’éducation à l’environnement, la défense des terres agricoles, pour une alimentation de qualité, la réduction du gaspillage, et bien d’autres engagements encore. C’est donc l’occasion de partager un moment simple, festif, dans un cadre on ne peut plus agréable, ainsi que de rencontrer des idées nouvelles dans une ambiance amicale
> Pour en savoir plus.
> La page Facebook du festival.

07/07/2018

La lutte des sidérurgistes lorrains, 40 ans après

Lutte des sidérurgistes 1978 1979
"Longwy. Paroles libérées.
1978-1979 - 40 ans après"


EXTRAIT du Monde diplo d'octobre 1997 : 
« Décembre 1978, coup de tonnerre sur le haut pays lorrain : le troisième "plan acier" prévoit la suppression de 22000 emplois dans la sidérurgie, dont 6500 dans le bassin de Longwy. (...) Très vite, la résistance s’organise ; les Lorrains, réputés pour leur calme, se révoltent. Au sommet du crassier de Longwy, symbole d’un siècle de labeur, un signal lumineux s’allume : SOS. Signal d’un combat pour l’emploi mené par une intersyndicale à laquelle se joindra toute la population. A la traditionnelle "lutte dans l’entreprise" vont s’ajouter  – pendant plus de six mois – des actions de rue, spectaculaires et mobilisatrices.

Elaborée avec des moyens de fortune, une radio pirate cédétiste commence à émettre, avertissant les Longoviciens des actions qui se succèdent à un rythme effréné de janvier à juillet 1979. Après les manifestations unitaires (80000 personnes à Metz le 13 janvier) et sans résultats, vient le temps de l’exaspération.

Les premières violences ont lieu dans la nuit du 29 au 30 janvier : restée neutre jusque-là, la police intervient pour délivrer le directeur d’une usine séquestré par des militants. La riposte est immédiate : les sidérurgistes attaquent le commissariat de la ville. La CFDT, avec une vigueur qu’on ne lui connaît plus, assume la "violence légitime des travailleurs". Le 6 février, à l’issue d’une entrevue avec l’intersyndicale, le ministre du Travail refuse de revenir sur le plan de restructuration ; il tente néanmoins de parer au plus pressé : l’âge de la retraite est abaissé et des négociations avec les syndicats sont ouvertes. Mais ces derniers réclament le réexamen du dossier.

Dix jours plus tard, Longwy et l’ensemble du haut pays se réveillent paralysés par la grève générale, isolés par des barrages routiers. (...) »



Présentation du livre par l'éditeur :  
« (...) Longwy, ce trou de cul du monde, où se côtoyaient sans réels liens entre elles (à l’exception du travail), plus de 52 nationalités, avait bien montré dans son histoire qu’elle avait l’échine sensible et le verbe haut. Bâtie de sable et de chaux, autour  de quelques valeurs guerrières, on se souvenait ici de l’année 1905 et d’un certain Tullo Cavallazzi, l’agitateur anarchiste italien expulsé le 20 juillet 1905… On se souvenait aussi du coup de lance d’un dragon qui la même année avait tué un maçon belge, Nicolas Huart.

On se souvenait des grèves de 47 et de 48, de la chasse aux CRS entre les hauts fourneaux. Des victoires communistes. Des défilés triomphants. Des défaites amères. Les renseignements généraux pointaient avec gourmandise les chiffres des encartés communistes et cégétistes. Autour de 5000 vignettes remises chaque année. Une armée de militants aguerris mais… "responsables". Des débordements ? Ici ?  Mais vous n’y pensez pas, monsieur le chef de cabinet… La loi restera à la loi comme dira plus tard le préfet de Meurthe-et-Moselle, Pierre Rouvière, rapidement dépassé par les événements… qui par ses décisions inconséquentes ne fera qu’attise le brasier. Et puis…. ce trou de cul du monde n’intéressera personne. Et pourtant…

C’est un article de presse qui va mettre le feu aux poudres. Le Républicain Lorrain titre le 13 décembre 1978 à sa Une : "Usinor frappe Longwy à mort !" Face à une mobilisation exceptionnelle (20000 personnes  le 19 décembre 1978 dans les rues de Longwy), Raymond Barre reste de glace… VGE va rentrer en campagne… et se soucie de ce trou de cul du monde comme d’une guigne ! Genre : "Qu’on leur donne de la brioche !"…

La déflagration sera considérable et fera vaciller le trône du brillant monarque emberlificoté dans son affaire de diams et ses avions renifleurs. Ce n’est pas la seule raison qui fait entrer Longwy au panthéon social au même titre que Fourmies ou Carmaux… mais les "Longwy", comme on les a rapidement appelés, ont inventé ici des formes de luttes reprises et développées ailleurs : occupations d’usines, déménagements de bureaux, opérations coups de poing, ville morte,  prises d’otages, kidnappings, attaques des institutions et notamment des commissariat et autre sous-préfecture et banque, etc.

Avec une liesse et une joie de manifester qui, quarante ans après, ne laissent pas de nous impressionner. Mais qu’est-ce qui agitait donc l’occiput des Robert, Michel, Marcel, Lucien qui, en bleus de chauffe, allaient pendant près d’un an agiter le bocal longovicien… ? (...) En tout cas, en 1978, il y a quarante ans, tout est prêt pour la lutte finale… »  
(Guy-Joseph Feller, écrivain-éditeur, 2008, 2017).

Editions Paroles de Lorrains, 340 p., 42 €. Tirage limité à 500 ex.
> En savoir plus et/ou le commander.


RETOUR EN IMAGES sur la révolte des sidérurgistes en 1978-79.




+ Film amateur sur la Marche des sidérurgistes à Paris le 23 mars 1979 
et les échauffourées qui ont suivi.
+ La lutte des sidérurgistes vue par le NPA. 
+ Le long article de la revue Vingtième siècle.

06/07/2018

"Petit traité d'écologie sauvage"

05/07/2018

Il était une fois... le (beau) futur du monde

04/07/2018

Ça va, Manu ?



"Ca va Manu ?" Petite chanson écrite "à l'arrache" par Agnès Bihl.  
« Pour te remercier du glyphosate, des violences policières, des futures obsèques du service public et de l'humiliation d'un gamin de 15 ans... entre autres... c'est cadeau ! »

03/07/2018

Pour une économie des communs

Juste mesure contre GPII

La découverte
"Le monde des Grands Projets 
et ses ennemis.
Voyage au cœur des nouvelles pratiques révolutionnaires"

de Serge Quadruppani


« Ce brûlant petit livre, écrit par un ardent compagnon de route de Notre-Dame-des-Landes, de la vallée de Suse et des "cortèges de tête" des manifestations de ces dernières années, a pour ambition de cerner la nouvelle subjectivité collective révolutionnaire qui émerge en de nombreux endroits de la planète : hétérogène, multiforme, d’une grande richesse culturelle et réflexive, parcourue de forces contradictoires mais unifiée par son ennemi même : le monde de la "révolution managériale" et de sa loi "Travaille !", un monde qui est, indissociablement, celui des Grands Projets "inutiles et imposés", ces infrastructures (aéroports, barrages, parcs d’éoliennes, sites d’enfouissement des déchets nucléaires, etc.) qui accompagnent la métropolisation du monde et entraînent un peu partout la naissance de Zones à défendre.

Les Grands Projets représentent une nécessité pour un monde qui prétend être le seul possible et reposer en tous ses aspects sur la raison : la raison de l’économiste, celle du financier, de l’ingénieur, de l’aménageur, du manager. À cette irrationnelle rationalité qui ramène tout à la mesure de l’argent, il s’agit d’opposer une recherche essentielle en ces temps de catastrophe écologique, celle de la juste mesure dans chaque réalité : dans la production de tels ou tels objets aussi bien que dans les échelles de la vie en commun. Et d’inventer, en lien étroit avec ces territoires en lutte, des savoirs, des imaginaires, des contre-cultures qui rendront possible une autre société. »
Editions La Découverte, 160 p., 13 €. Paru en mai 2018.

> Lire quelques pages du livre.

02/07/2018

Un nouveau livre sur les utopies

Carlo Bevilacqua
"Utopia. Tenir à l’impossible"
de Carlo Bevilacqua


4e de couv : « Les utopistes sont les vrais rêveurs, non pas ceux qui rêvent les yeux ouverts mais ceux qui réalisent leurs rêves. L'histoire regorge d'exemples de héros rêveurs qui imaginent une société tolérante, libre, sans conditionnement, pacifique et écologique. Cette société est possible. Carlo Bevilacqua a sillonné la planète à la recherche de personnes qui osent croire en un monde meilleur. De personnes qui croient que ce monde est possible et le construisent au quotidien. Chemin faisant, il dessine l'atlas fascinant d'un monde à portée de main. »
Editions Intervalles, 192 p., 34 €.

Carlo Bevilacqua est photographe et réalisateur de documentaires né en Sicile en 1961.

SOMMAIRE
À Greenbank, en Virginie occidentale, une communauté a choisi de vivre à l'abri des ondes et des réseaux électromagnétiques. À Ithaque, dans l'État de New York, un écovillage innovant prouve qu'un monde respectueux de l'environnement est non seulement possible mais heureux.  À Damanhur, dans le Piémont, c'est depuis 1975 que cet écovillage affiche ses ambitions artistiques, culturelles et environnementales. À Freedom Cove, près de Vancouver, un couple a construit sur une île une habitation parfaitement neutre en terme d'impact écologique.  

À Earthship, au Nouveau-Mexique, depuis la première maison à impact zéro construite en 1972, c'est toute une communauté qui s'est développée, dont les enseignements sont désormais suivis dans le monde entier.  Auroville est une cité expérimentale fondée en Inde en 1968 où la propriété privée n'a pas droit de cité et qui compte aujourd'hui plus de 50 nationalités parmi ses habitants.

À Sadhana Forest, dans le Tamil Nadu, une écocommunauté s'attache à protéger les ressources en eau et à mettre en valeur les circuits courts. Au monastère de Mandarom, dans les Alpes de Haute-Provence, l'aumisme est un mouvement religieux fondé en 1969 et présenté par ses membres comme la synthèse de toutes les religions existantes.
•  The Farm, dans le Tennessee, est une communauté agricole végétarienne, sans tabac ni alcool, fondée en 1971 et qui intervient également en tant qu'ONG pour secourir les victimes de tremblements de terre et d'inondations à travers le monde.

À Marinaleda, en Andalousie, une petite commune de 2 700 habitants pratique la démocratie directe depuis 1979. À Yogaville, en Virginie, 200 habitants s'adonnent à la pratique du yoga. Arcosanti, en Arizona, est née dans les années 1970 par la volonté de plus de 7 000 volontaires persuadés que le monde moderne n'était pas soutenable écologiquement.  

Elephant, en Arizona, est un petit village troglodyte conçu avec des matériaux recyclés en 1979 qui vit de la vente d'œuvres d'art produites localement.  Uzupis, en Lituanie, est un quartier de Vilnius qui proclame la supériorité de l'ironie sur la politique depuis 1997. •  Can Masden, en Catalogne, est un centre de recherches sociales et écologiques né en 2001. •  La vallée des elfes, en Toscane, regroupe une communauté autosuffisante depuis 1980. •  Christiania, au Danemark, a été fondée en 1971 sur un ancien terrain militaire et c'est désormais la 3e génération qui y expérimente la démocratie directe et la non-propriété.  

Twin Oaks, en Virginie, est née en 1967 de la volonté de 8 membres désirant construire une société utopique et égalitaire inspirée du roman Walden Two, de B. F. Skinner.  Slab City, en Californie, est un squat géant installé sur un ancien camp militaire. •  Spirit Land, au Pays de Galles, est une communauté autosuffisante de dix personnes. •  À Voltagio, en Italie, Angelo se consacre depuis 1994 à sauver des chevaux destinés à l'abattoir. Dans la forêt de Mulai, en Inde, vit un homme qui ressemble trait pour trait au héros de L'homme qui plantait des arbres, de Jean Giono.  

À la Vieille Valette, dans le Languedoc, une expérience sociale et économique à finalité écologique est menée depuis 1991. •  Cherry Grove, aux États-Unis, est une utopie LGBT née en 2013 à quelques encablures de New York. •  L'Atelier Van Lieshout, à Rotterdam, est un collectif multidisciplinaire qui œuvre dans les champs de l'art contemporain, du design et de l'architecture depuis 1995.



Davantage un livre de belles photos "inspirantes" que d'analyses. Pour faire nombre et multiplier les pages, on mélange un peu tout, notamment on y inclut des communautés "spirituelles" new age un peu limites, des pauvres, qui vivent avec des bouts de ficelles recyclés, et d'autres soutenus par de riches investisseurs de la Silicon Valley. "Une société tolérante, libre, sans conditionnement..." : on peut s'interroger sur la réalité derrière ce commentaire très optimiste. Et les points faibles de chaque communauté, certaines en fin de vie ou qui ont dévié de leur but initial, semblent volontairement (ou plutôt faute de temps et d'envie) passés sous silence au profit d'une série d'images pieuses, avec sourires d'enfants et ciels immenses et lumineux en prime. Soit, pourquoi pas. Il faut de tout pour faire un nouveau monde, à condition de garder les deux yeux grands ouverts... sinon on se prend le mur en pleine face. (UtopLib)

01/07/2018

Extinction des feux, svp !

> Pour en savoir plus, voir le site de l'ANPCEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement).
> L'article de Futura Sciences sur le effets de la pollution lumineuse.