19/07/2018

La Grande Marche

Du 27 juillet au 27 août
De La Hague à Paris

Présentation : « Parce que l’énergie est un enjeu de société, nous proposons une grande marche de La Hague à Paris du 27 juillet au 27 août 2018. L’occasion de discuter, débattre et réfléchir ensemble à la question du nucléaire et plus largement à la transition énergétique en cours, pour prendre conscience des enjeux sur lesquels nos consommations énergétiques reposent.
Un mois de convivialité et de bonne humeur avec conférences, films, débats, temps musicaux, repas et rencontres à chaque étape pour rassembler tous les acteurs du domaines et les citoyens que nous sommes et débattre pour s’interroger au fur et à mesure de la marche vers Paris.
Les choix énergétiques sont l’affaire de tous, il s’agira ici de sortir le débat des hautes sphères de l’Etat, parce que nous pouvons tous connaître les enjeux, influer sur nos consommations et sur les productions énergétiques.

L’association Nucléaire en Questions est née d’une rencontre d’individus d’origines diverses (enseignants, étudiants, salariés), convaincus de la nécessité d’une appropriation de la transition énergétique par les citoyens. Notre objectif, plus que de créer une nouvelle dynamique, est plutôt de rassembler les acteurs qui existent déjà grâce à cet événement.

Le projet se veut citoyen avant tout, l’objectif est de rencontrer tous ceux qui veulent en savoir plus sur la question énergétique, pour créer la discussion et finalement pour favoriser l’information, base indispensable à la démocratie.

Chaque soirée consistera en une conférence de 20 minutes suivie d’un débat spécifique sur la question du jour, puis d’un débat plus général le tout filmé avec un mini-film de 3 minutes et un plus long de 20 minutes. L’accès à toutes les conférences et spectacles sont à prix libre. De plus, les ouvrages et films de nos partenaires seront en vente tout du long de la marche.

LES ETAPES 
Beaumont Hague-Vauville
Vauville - Siouville
Siouville - Saint-Germain-le-Gaillard
Saint-Germain-le-Gaillard - Bricquebec
Briquebec - Saint-Sauveur-le-Vicomte
Saint-Sauveur-le-Vicomte - Picauville
Picauville - Carentan
Carentan - Isigny-sur-Mer
Isigny-sur-Mer - Trévières
Trévières - Bayeux
Bayeux - Martragny
Martragny - Saint-Contest
Saint-Contest - Caen - Bavent
Bavent - Dives-sur-Mer
Dives-sur-Mer - Tourgeville
Tourgeville - Pont l'Evêque
Pont l'Evêque - Moyaux
Moyaux - Saint-Georges-du-Vièvre
Saint-Georges-du-Vièvre - Brionne
Brionne - Amfreville-la-Campagne
Amfreville-la-Campagne - Louviers
Louviers - Bernière-sur-Seine
Bernières-sur-Seine - Les Andelys
Les Andelys - Les Thilliers-en-Vexin
Les Thilliers-en-Vexin - Magny-en-Vexin
Magny-en-Vexin - Sagy
Sagy - Maisons Laffitte
Maisons-Laffitte - Suresnes
Suresnes - Paris


17/07/2018

Du côté des zapatist.e.s

16/07/2018

Du vin bio fait main... et pieds

vin bio
vin bio
Vu sur le Web :
Grenache
« Nous sommes un petit collectif de vignerons bio, utilisant le savoir-faire traditionnel, la permaculture, et nos propres expérimentations afin de produire des vins de qualité à un prix abordable. Tous les profits sont réinvestis dans l’entreprise afin de poursuivre nos projets de conservation. Nous apprécions et valorisons les différences culturelles ; nous sommes féministes, anti-racistes et, bien sûr, anti-fascistes.

Nous consommons peu d’énergies, aspirons à un système “zéro-déchet” et nous valorisons les technologies traditionnelles (nous pressons les raisins à l’aide d’un ancien pressoir manuel et de… nos pieds). Ainsi, nous concevons un vin quasi unique par sa simplicité et son honnêteté.

Pourquoi un Collectif Anonyme ? Il vous suffira par exemple de feuilleter n’importe quel magazine d’œnologie pour constater clairement que les mérites de la réussite d’un cru ne sont attribués qu’à un seul individu. Nous ne nions pas que l’individu joue un rôle important dans la production d’un vin. Cependant, nous voulons attirer l'attention sur le fait que le vin, comme tout produit, est produit socialement, et n’est surtout pas issu du travail d’une seule et unique personne.

Nous restons anonymes afin de mettre en valeur la nature nécessairement sociale de la production de vin. Et nous nous protégeons ainsi contre le développement d’une hiérarchie au sein de notre groupe, qui menerait inévitablement à des inégalités. Nous sommes tous égaux dans ce Collectif, et le vin parle pour nous !

Nous vivons dans nos parcelles. Nous réutilisons les porte-greffes de notre vignoble. Nous travaillons au développement de la biodiversité sur toutes nos parcelles. Nous limitons notre consommation d’énergies fossiles et préférons employer l’énergie humaine pour produire nos vins. Nous protégeons et développons les discontinuités dans nos vignobles.

Le vignoble est composé à 70% de Grenache noir, et à 30% de cépages variés (Grenache gris, Grenache blanc, Carignan et Carignan blanc).»
GIE Collectif Anonyme, 10, rue Henri Dunant, 66660 Port-Vendres.

> Le site du Collectif Anonyme (+ boutique).
> Lire aussi l'article de Munchies-Vice.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

15/07/2018

Quand écologie rime avec anarchie



Conférence de Floréal Roméro le 13 juin 2011 à Biocybèle (81 Gaillac).
« Floréal Roméro, dont les parents ont connu la révolution sociale espagnole au début du XXe siècle, par ses recherches récentes sur les programmes politiques des anarchistes espagnols, nous fait découvrir la cité-jardin, un programme politique écologiste de la ville. »

Floréal Romero est devenu l'un des principaux promoteurs des thèses d'écologie sociale de Murray Bookchin en Espagne, mais aussi en France à travers des rencontres, des publications et des articles. Il vit en Andalousie et travaille comme agriculteur en lien avec des AMAP. Il a publié en 2014, avec Vincent Gerber, Murray Bookchin pour une écologie sociale et radicale (Le passager clandestin).

14/07/2018

14 juillet, naissance de B. Durruti

> B. Durruti sur Wikipedia.


08/07/2018

Un festival éco-citoyen dans le Jura

Jura
Samedi 14 et dimanche 15 juillet, la septième édition du festival éco-citoyen LES RESISTIVES organisé par le Collectif Citoyens Résistants se tiendra à Ney, près de Champagnole (Jura).
Il s’agit de réunir les différents acteurs qui, par leurs actes ou en musique, défendent des valeurs telles que le respect et l’éducation à l’environnement, la défense des terres agricoles, pour une alimentation de qualité, la réduction du gaspillage, et bien d’autres engagements encore. C’est donc l’occasion de partager un moment simple, festif, dans un cadre on ne peut plus agréable, ainsi que de rencontrer des idées nouvelles dans une ambiance amicale
> Pour en savoir plus.
> La page Facebook du festival.

07/07/2018

La lutte des sidérurgistes lorrains, 40 ans après

Lutte des sidérurgistes 1978 1979
"Longwy. Paroles libérées.
1978-1979 - 40 ans après"


EXTRAIT du Monde diplo d'octobre 1997 : 
« Décembre 1978, coup de tonnerre sur le haut pays lorrain : le troisième "plan acier" prévoit la suppression de 22000 emplois dans la sidérurgie, dont 6500 dans le bassin de Longwy. (...) Très vite, la résistance s’organise ; les Lorrains, réputés pour leur calme, se révoltent. Au sommet du crassier de Longwy, symbole d’un siècle de labeur, un signal lumineux s’allume : SOS. Signal d’un combat pour l’emploi mené par une intersyndicale à laquelle se joindra toute la population. A la traditionnelle "lutte dans l’entreprise" vont s’ajouter  – pendant plus de six mois – des actions de rue, spectaculaires et mobilisatrices.

Elaborée avec des moyens de fortune, une radio pirate cédétiste commence à émettre, avertissant les Longoviciens des actions qui se succèdent à un rythme effréné de janvier à juillet 1979. Après les manifestations unitaires (80000 personnes à Metz le 13 janvier) et sans résultats, vient le temps de l’exaspération.

Les premières violences ont lieu dans la nuit du 29 au 30 janvier : restée neutre jusque-là, la police intervient pour délivrer le directeur d’une usine séquestré par des militants. La riposte est immédiate : les sidérurgistes attaquent le commissariat de la ville. La CFDT, avec une vigueur qu’on ne lui connaît plus, assume la "violence légitime des travailleurs". Le 6 février, à l’issue d’une entrevue avec l’intersyndicale, le ministre du Travail refuse de revenir sur le plan de restructuration ; il tente néanmoins de parer au plus pressé : l’âge de la retraite est abaissé et des négociations avec les syndicats sont ouvertes. Mais ces derniers réclament le réexamen du dossier.

Dix jours plus tard, Longwy et l’ensemble du haut pays se réveillent paralysés par la grève générale, isolés par des barrages routiers. (...) »



Présentation du livre par l'éditeur :  
« (...) Longwy, ce trou de cul du monde, où se côtoyaient sans réels liens entre elles (à l’exception du travail), plus de 52 nationalités, avait bien montré dans son histoire qu’elle avait l’échine sensible et le verbe haut. Bâtie de sable et de chaux, autour  de quelques valeurs guerrières, on se souvenait ici de l’année 1905 et d’un certain Tullo Cavallazzi, l’agitateur anarchiste italien expulsé le 20 juillet 1905… On se souvenait aussi du coup de lance d’un dragon qui la même année avait tué un maçon belge, Nicolas Huart.

On se souvenait des grèves de 47 et de 48, de la chasse aux CRS entre les hauts fourneaux. Des victoires communistes. Des défilés triomphants. Des défaites amères. Les renseignements généraux pointaient avec gourmandise les chiffres des encartés communistes et cégétistes. Autour de 5000 vignettes remises chaque année. Une armée de militants aguerris mais… "responsables". Des débordements ? Ici ?  Mais vous n’y pensez pas, monsieur le chef de cabinet… La loi restera à la loi comme dira plus tard le préfet de Meurthe-et-Moselle, Pierre Rouvière, rapidement dépassé par les événements… qui par ses décisions inconséquentes ne fera qu’attise le brasier. Et puis…. ce trou de cul du monde n’intéressera personne. Et pourtant…

C’est un article de presse qui va mettre le feu aux poudres. Le Républicain Lorrain titre le 13 décembre 1978 à sa Une : "Usinor frappe Longwy à mort !" Face à une mobilisation exceptionnelle (20000 personnes  le 19 décembre 1978 dans les rues de Longwy), Raymond Barre reste de glace… VGE va rentrer en campagne… et se soucie de ce trou de cul du monde comme d’une guigne ! Genre : "Qu’on leur donne de la brioche !"…

La déflagration sera considérable et fera vaciller le trône du brillant monarque emberlificoté dans son affaire de diams et ses avions renifleurs. Ce n’est pas la seule raison qui fait entrer Longwy au panthéon social au même titre que Fourmies ou Carmaux… mais les "Longwy", comme on les a rapidement appelés, ont inventé ici des formes de luttes reprises et développées ailleurs : occupations d’usines, déménagements de bureaux, opérations coups de poing, ville morte,  prises d’otages, kidnappings, attaques des institutions et notamment des commissariat et autre sous-préfecture et banque, etc.

Avec une liesse et une joie de manifester qui, quarante ans après, ne laissent pas de nous impressionner. Mais qu’est-ce qui agitait donc l’occiput des Robert, Michel, Marcel, Lucien qui, en bleus de chauffe, allaient pendant près d’un an agiter le bocal longovicien… ? (...) En tout cas, en 1978, il y a quarante ans, tout est prêt pour la lutte finale… »  
(Guy-Joseph Feller, écrivain-éditeur, 2008, 2017).

Editions Paroles de Lorrains, 340 p., 42 €. Tirage limité à 500 ex.
> En savoir plus et/ou le commander.


RETOUR EN IMAGES sur la révolte des sidérurgistes en 1978-79.




+ Film amateur sur la Marche des sidérurgistes à Paris le 23 mars 1979 
et les échauffourées qui ont suivi.
+ La lutte des sidérurgistes vue par le NPA. 
+ Le long article de la revue Vingtième siècle.

06/07/2018

"Petit traité d'écologie sauvage"

05/07/2018

Il était une fois... le (beau) futur du monde

04/07/2018

Ça va, Manu ?



"Ca va Manu ?" Petite chanson écrite "à l'arrache" par Agnès Bihl.  
« Pour te remercier du glyphosate, des violences policières, des futures obsèques du service public et de l'humiliation d'un gamin de 15 ans... entre autres... c'est cadeau ! »

03/07/2018

Pour une économie des communs

Juste mesure contre GPII

La découverte
"Le monde des Grands Projets 
et ses ennemis.
Voyage au cœur des nouvelles pratiques révolutionnaires"

de Serge Quadruppani


« Ce brûlant petit livre, écrit par un ardent compagnon de route de Notre-Dame-des-Landes, de la vallée de Suse et des "cortèges de tête" des manifestations de ces dernières années, a pour ambition de cerner la nouvelle subjectivité collective révolutionnaire qui émerge en de nombreux endroits de la planète : hétérogène, multiforme, d’une grande richesse culturelle et réflexive, parcourue de forces contradictoires mais unifiée par son ennemi même : le monde de la "révolution managériale" et de sa loi "Travaille !", un monde qui est, indissociablement, celui des Grands Projets "inutiles et imposés", ces infrastructures (aéroports, barrages, parcs d’éoliennes, sites d’enfouissement des déchets nucléaires, etc.) qui accompagnent la métropolisation du monde et entraînent un peu partout la naissance de Zones à défendre.

Les Grands Projets représentent une nécessité pour un monde qui prétend être le seul possible et reposer en tous ses aspects sur la raison : la raison de l’économiste, celle du financier, de l’ingénieur, de l’aménageur, du manager. À cette irrationnelle rationalité qui ramène tout à la mesure de l’argent, il s’agit d’opposer une recherche essentielle en ces temps de catastrophe écologique, celle de la juste mesure dans chaque réalité : dans la production de tels ou tels objets aussi bien que dans les échelles de la vie en commun. Et d’inventer, en lien étroit avec ces territoires en lutte, des savoirs, des imaginaires, des contre-cultures qui rendront possible une autre société. »
Editions La Découverte, 160 p., 13 €. Paru en mai 2018.

> Lire quelques pages du livre.

02/07/2018

Un nouveau livre sur les utopies

Carlo Bevilacqua
"Utopia. Tenir à l’impossible"
de Carlo Bevilacqua


4e de couv : « Les utopistes sont les vrais rêveurs, non pas ceux qui rêvent les yeux ouverts mais ceux qui réalisent leurs rêves. L'histoire regorge d'exemples de héros rêveurs qui imaginent une société tolérante, libre, sans conditionnement, pacifique et écologique. Cette société est possible. Carlo Bevilacqua a sillonné la planète à la recherche de personnes qui osent croire en un monde meilleur. De personnes qui croient que ce monde est possible et le construisent au quotidien. Chemin faisant, il dessine l'atlas fascinant d'un monde à portée de main. »
Editions Intervalles, 192 p., 34 €.

Carlo Bevilacqua est photographe et réalisateur de documentaires né en Sicile en 1961.

SOMMAIRE
À Greenbank, en Virginie occidentale, une communauté a choisi de vivre à l'abri des ondes et des réseaux électromagnétiques. À Ithaque, dans l'État de New York, un écovillage innovant prouve qu'un monde respectueux de l'environnement est non seulement possible mais heureux.  À Damanhur, dans le Piémont, c'est depuis 1975 que cet écovillage affiche ses ambitions artistiques, culturelles et environnementales. À Freedom Cove, près de Vancouver, un couple a construit sur une île une habitation parfaitement neutre en terme d'impact écologique.  

À Earthship, au Nouveau-Mexique, depuis la première maison à impact zéro construite en 1972, c'est toute une communauté qui s'est développée, dont les enseignements sont désormais suivis dans le monde entier.  Auroville est une cité expérimentale fondée en Inde en 1968 où la propriété privée n'a pas droit de cité et qui compte aujourd'hui plus de 50 nationalités parmi ses habitants.

À Sadhana Forest, dans le Tamil Nadu, une écocommunauté s'attache à protéger les ressources en eau et à mettre en valeur les circuits courts. Au monastère de Mandarom, dans les Alpes de Haute-Provence, l'aumisme est un mouvement religieux fondé en 1969 et présenté par ses membres comme la synthèse de toutes les religions existantes.
•  The Farm, dans le Tennessee, est une communauté agricole végétarienne, sans tabac ni alcool, fondée en 1971 et qui intervient également en tant qu'ONG pour secourir les victimes de tremblements de terre et d'inondations à travers le monde.

À Marinaleda, en Andalousie, une petite commune de 2 700 habitants pratique la démocratie directe depuis 1979. À Yogaville, en Virginie, 200 habitants s'adonnent à la pratique du yoga. Arcosanti, en Arizona, est née dans les années 1970 par la volonté de plus de 7 000 volontaires persuadés que le monde moderne n'était pas soutenable écologiquement.  

Elephant, en Arizona, est un petit village troglodyte conçu avec des matériaux recyclés en 1979 qui vit de la vente d'œuvres d'art produites localement.  Uzupis, en Lituanie, est un quartier de Vilnius qui proclame la supériorité de l'ironie sur la politique depuis 1997. •  Can Masden, en Catalogne, est un centre de recherches sociales et écologiques né en 2001. •  La vallée des elfes, en Toscane, regroupe une communauté autosuffisante depuis 1980. •  Christiania, au Danemark, a été fondée en 1971 sur un ancien terrain militaire et c'est désormais la 3e génération qui y expérimente la démocratie directe et la non-propriété.  

Twin Oaks, en Virginie, est née en 1967 de la volonté de 8 membres désirant construire une société utopique et égalitaire inspirée du roman Walden Two, de B. F. Skinner.  Slab City, en Californie, est un squat géant installé sur un ancien camp militaire. •  Spirit Land, au Pays de Galles, est une communauté autosuffisante de dix personnes. •  À Voltagio, en Italie, Angelo se consacre depuis 1994 à sauver des chevaux destinés à l'abattoir. Dans la forêt de Mulai, en Inde, vit un homme qui ressemble trait pour trait au héros de L'homme qui plantait des arbres, de Jean Giono.  

À la Vieille Valette, dans le Languedoc, une expérience sociale et économique à finalité écologique est menée depuis 1991. •  Cherry Grove, aux États-Unis, est une utopie LGBT née en 2013 à quelques encablures de New York. •  L'Atelier Van Lieshout, à Rotterdam, est un collectif multidisciplinaire qui œuvre dans les champs de l'art contemporain, du design et de l'architecture depuis 1995.



Davantage un livre de belles photos "inspirantes" que d'analyses. Pour faire nombre et multiplier les pages, on mélange un peu tout, notamment on y inclut des communautés "spirituelles" new age un peu limites, des pauvres, qui vivent avec des bouts de ficelles recyclés, et d'autres soutenus par de riches investisseurs de la Silicon Valley. "Une société tolérante, libre, sans conditionnement..." : on peut s'interroger sur la réalité derrière ce commentaire très optimiste. Et les points faibles de chaque communauté, certaines en fin de vie ou qui ont dévié de leur but initial, semblent volontairement (ou plutôt faute de temps et d'envie) passés sous silence au profit d'une série d'images pieuses, avec sourires d'enfants et ciels immenses et lumineux en prime. Soit, pourquoi pas. Il faut de tout pour faire un nouveau monde, à condition de garder les deux yeux grands ouverts... sinon on se prend le mur en pleine face. (UtopLib)

01/07/2018

Extinction des feux, svp !

> Pour en savoir plus, voir le site de l'ANPCEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement).
> L'article de Futura Sciences sur le effets de la pollution lumineuse.

Écologie et pensée libertaire

Ardillo"La liberté dans un monde fragile".
de José Ardillo


« Peut-on construire une société libre dans un monde aussi fragile que le nôtre ? Au cours des deux derniers siècles, la plupart des projets politiques qui avaient l’émancipation pour horizon ne se sont pas posé cette question, car tout leur paraissait possible. La raréfaction des ressources, la disparition des espèces et la pollution n’étaient pas prises en considération, la puissance des sciences et des technologies semblait alors sans limites.

A contrario, l’écologie nous enseigne aujourd’hui que la liberté de l’être humain doit être mise en regard des restrictions qu’impose le monde physique. Des auteurs comme Thoreau, Reclus, Kropotkine, Landauer, Huxley, Mumford, Ellul, Illich ou Bookchin ont compris très tôt que la nature et les limites de la planète et du monde vivant ne sont pas des chaînes qui entravent nos désirs et nos actions : elles sont au contraire les conditions de leur réalisation la plus authentique.

Le point commun de ces penseurs : ils se sont tous situés, d’une manière ou d’une autre, au croisement de l’écologie et de la pensée libertaire. Avec un style vivant et dans une langue accessible à tous, ce livre fait l’inventaire des jalons philosophiques et politiques posés par ces penseurs hors normes. Il est une invitation à revisiter leurs œuvres et à reprendre leur réflexion, en vue d’une critique radicale de la société industrielle. »
Editions L'échappée, 288 p., 18 €. Sorti en mai 2018.

30/06/2018

La démocratie se réinvente

Démocratie
« 369 éditions est une nouvelle maison d’édition qui veut connecter les savoirs, la création, le design, les technologies, la pensée, les arts et les savoir-faire. Elle relie les bouleversements écologiques, politiques, sociaux, économiques et scientifiques afin d’en dégager du sens.

369 éditions lance sa collection de manuels avec 3 premiers titres :
À Saillans, la démocratie se réinvente, 
d’Élisa Mignot (texte) et Louise Drulhe (dessins)
• Petit ouvrage d’autonomie technologique, 
de Claire Richard (texte) et Louise Drulhe (dessins)
• Cantines de quartier : la recette du lien, de Claire Gausse (texte) et Louise Drulhe (dessins)



"À Saillans, la démocratie se réinvente"
« Ce manuel décrypte une expérience de démocratie participative en action : celle de Saillans, un village de la Drôme qui a pris son destin en main et pratique une autre forme de gouvernement. C’est l’histoire d’une aventure collective et d’un nouvel horizon politique, racontée en mots et en dessins, à partir des paroles des habitants et d’une série d’outils pratiques. (...)

Aujourd’hui, des communautés, des villages, des villes ouvrent des chemins non conventionnels, en prise avec les usages, les besoins et les préoccupations des populations. Il existe des expériences fragiles et inspirantes, à des échelles suffisamment tangibles pour que chacun puisse en percevoir les tenants et aboutissants. Réinterprétées ailleurs, rejouées dans d’autres circonstances, elles sont le terreau d’une réinvention de la politique et de la souveraineté citoyenne. L’expérience politique de Saillans en est un exemple parlant, édifié sur une volonté de transparence, de collégialité et de participation. »
64 pages, 12 €.

29/06/2018

Rencontres déconnomiques 2018

Pour en savoir plus sur les Rencontres déconnomiques 2018, cliquer sur l'affiche.

Festival CNT Région parisienne

Juin 2018
15 rencontres et débats
3 concerts
6 spectacles théâtre et lectures
3 film documentaires
“La poésie manifeste"
Programmation jeune public

3 expositions
Salon du livre et des associations
Pour connaître le programme complet du Festival CNT 2018 
à Montreuil, cliquer sur l'affiche ci-dessus.

27/06/2018

Humanité en soldes

Pour commencer à changer... en douceur

Les dernières titres parus de la collection "Je passe à l'acte !" d'Actes Sud - Kaizen.

Des bouquins un peu basiques limite gadgets pour bobos, mais sur une bonne idée marketing, qu'il finiront sûrement par proposer en coffrets recouverts de papiers à fleurs (avec des familles sympas et souriantes à vélo, avec une maman, un grand-père, un petit garçon et une petite fille cheveux au vent et panier en osier sur le guidon, sur les côtés et, j'allais oublier, les trois incontournables éoliennes au fond à droite) à offrir à tante Annie pour Noël, mais qui peuvent faire des bonnes introductions (c'est notre jour de bonté), douces et sans maux de tête, pour tous ceux qui pourraient commencer à vouloir avoir envie de réfléchir à comment ils pourraient un jour commencer à changer leur façon de consommer et de vivre... Enfin, dès que leur start-up commencera à rapporter de l'argent et leur permettra d'acheter une résidence secondaire en Ardèche, pas trop loin d'une voie cyclable. Allez, c'est promis : demain, on passe à l'acte et on arrête d'être acariâtre.

> Accéder à la page de l'éditeur et voir toute la collection 
(il en sort de nouveaux numéros chaque année).

26/06/2018

Réédition en format poche

"Constellations.
Trajectoires révolutionnaires 

du jeune 21e siècle"
du Collectif Mauvaise troupe 

(réédition 2017 en format de poche)

« Des contre-sommets à Notre-Dame-des-Landes, de l'imaginaire à l'habiter, des free parties au mouvement anti-CPE, des sabotages aux savoir-faire, des usines occupées aux sans-papiers, de la communauté des squats aux résistances numériques…

Constellations et trajectoires révolutionnaires du collectif Mauvaise troupe reprend le récit, à la première personne du pluriel, des luttes, désertions, imaginations, batailles, occupations, fêtes qui ont ponctué les treize premières années du nouveau siècle. Au fil d'entretiens, correspondances, documents, écrits, dessins, photos, se confirme l'existence d'une génération éparpillée qui vit et combat chaque jour pour "inventer une vie immédiate", loin des modèles rancis promus par l’époque. Livre d'espérances, d'enthousiasmes, de colères, il trace des voies praticables sur le parcours piégé de la radicalité politique et de ses figures parfois sclérosantes. Voies de l'intelligence des faits, et de l'autonomie vis-à-vis des pouvoirs institués. »
Lyber-éclat, 894 pages, 12 euros. 1re parution en 2014, parution poche en sept. 2017.

25/06/2018

Tout sur "Tout !"

Gauchisme et contre-culture
"Tout !
Gauchisme, contre-culture et presse alternative
dans l'après-Mai 68"

de Manus Mc Grogan


« "Ce n’est qu’un début, continuons le combat !" Après Mai 68, et malgré la répression policière, les groupuscules gauchistes se recomposent et tentent de poursuivre l’aventure révolutionnaire. Parmi eux, les étudiants de Vive la Révolution détonnent. Ces maoïstes tendance libertaire, ou "mao spontex", comme on les qualifiera, militent auprès des ouvriers, notamment immigrés, tout en étant fortement influencés par les mouvements radicaux américains.

Leur journal, rebaptisé Tout !, quinzomadaire grand format aux couleurs vives ayant Jean-Paul Sartre pour directeur de publication, cherche à fomenter une révolution à la fois politique et culturelle. Il ouvre ses colonnes aux mouvements et luttes antiautoritaires qui foisonnent : libération des femmes, antipsychiatrie, combats des homosexuels, jeunes en colère...

Bien qu’éphémère, cette extraordinaire expérience d’un journal foutraque se trouve au carrefour de trois courants : gauchisme, nouveaux mouvements sociaux et contre-culture. Pour la première fois racontée, cette histoire montre comment Tout ! a concentré de façon explosive ces influences, qu’il a agrémentées de slogans percutants et d’un graphisme éclatant, pour devenir le fer de lance de la presse alternative. »
Editions de L'échappée,  224 p., 19 €.
> Voir les sommaires et les numéros complets de "Tout ! " en pdf.