02/06/2021

L'Onde de coop, le festival des coopératives

L'onde de coop

Trois jours de festival rassemblant plus de 50 coopératives pour un changement de modèle économique et social : c’est la riposte coopérative !

« Aux antipodes d’un système économique dominant destructeur pour la planète, fondé sur la recherche infinie du profit et la confiscation du pouvoir de décision et de l’essentiel de la richesse produite par une minorité d’acteurs, venez découvrir ou revisiter le modèle coopératif ! Organisations appartenant collectivement à leurs sociétaires, gouvernées démocratiquement dans une perspective de temps long, à lucrativité limitée, les coopératives œuvrent à changer les règles du jeu.

Dans des domaines tels que l’alimentation, l’énergie, la finance, la mobilité, la santé ou encore la culture, les coopératives essaiment et proposent des solutions incarnant autant d’alternatives au modèle capitaliste, dessinant une société de la solidarité, de la justice sociale, de la démocratisation de la sphère économique ou encore de la transformation de nos modes de produire et de consommer au service de la transition écologique. »

40 stands, 15 débats, 10 ateliers, des animations,
des projections, des rencontres… et de la convivialité !

18 JUIN
>"Coop and the city" : quels leviers pour mieux coopérer
avec les collectivités locales au service de la transition écologique et solidaire ?
>C’est pas la taille qui compte ?! Croître oui, mais comment, et surtout pour quoi faire ?
>La recherche de financement, une gageure pour les coopératives ?
>Le rendez-vous des Tiers-Lieux coopératifs
>Comment favoriser l’inter-coopération :
témoignage d’Ethiquable, sa chocolaterie et ses partenaires
>Salarié.e ET sociétaire, qu’est-ce que ça change ?
>Présentation de "Fabriquer l’égalité : Manifeste pour en finir avec le sexisme dans l’ESS"
>Travailler autrement en coopérative : échanges de pratiques sur l’intelligence collective
>Coopératives éphémères pour entrepreneurs migrants,
une solution d'accompagnement et de formation pertinente?

19 JUIN
>Inégalités sociales, urgence climatique... déclarons la riposte coopérative !
>À bas l'autoentreprise ! Vive la coopérative !
>150 ans après la Commune de Paris, quel héritage pour les coopératives ?
>Pour le climat, reprendre en main la finance
>Des dynamiques coopératives pour faire vivre la culture !
>Données personnelles : en faire des biens communs grâce aux coopératives ?
>Projection We the power - L'avenir de l'énergie appartient à la communauté
>Projection débat La voie normale de Erige Sehiri avec Railcoop

20 JUIN
>Plateformes coopératives : comment faire tomber les Gafam ?!
>Le statut coopératif de SCIC, un levier pour repenser des services publics citoyens ?
>Coopératives : des remèdes pour un système sanitaire en crise
>De la production à la distribution, reconstruisons des communs autour de l’alimentation !
>Changer les règles de consommation : les coopératives à la manœuvre
>Coursiers : comment sortir de l’auto-entrepreneuriat ?
>Mobilités douces et partagées : quelle place pour les coopératives de la transition
>Rendez-vous théâtral : 1336 (paroles de Fralibs)
>Projection de Foodcoop de Tom Boothe et discussion avec "La Louve"

>> PLUS DE DETAILS.

24/05/2021

Sacco et Vanzetti, premier round

Sacco et Vanzetti
> Intervention d’Howard Zinn à la Northeastern University (Boston),
en octobre 1997, sur l’affaire Sacco et Vanzetti.


01/05/2021

1871-2021 - Elle est vivante : vive la Commune !

Commune de ParisFaisons du SAMEDI 29 MAI 2021,
une grande journée populaire
pour célébrer la Commune
de Paris de 1871 !
 
Plus que jamais, la Commune de Paris reste une source d’inspiration et de confiance pour toutes celles et tous ceux qui se réclament, encore et toujours, des valeurs de la République démocratique et sociale, une République émancipatrice et universelle. Face à la haine intacte des versaillais d’aujourd’hui, manifestons la solidarité joyeuse que stimule son héritage.
 
 
• À partir de 10 heures, sur la place de la République, à Paris,
animations, spectacles, prises de parole, pique-nique.
• À 14 heures, départ du cortège populaire en direction du cimetière du Père-Lachaise.
• Objectif : la montée au Mur des Fédérés.
 
Premiers signataires de l'Appel :
Les Amies et Amis de la Commune de Paris-1871, Faisons vivre la Commune,
La chorale populaire de Paris
La Fédération Anarchiste-Groupe Commune de Paris
Les Garibaldiens, La ligue de l’enseignement, La Libre Pensée 75
L’Institut de Recherche et d’Etude de La Libre Pensée (Irelp)
La FSU et l'Institut de recherches de la FSU
Le SNEP-FSU, le SNES-FSU Paris, le SNUEP-FSU
Le SNUipp-FSU Paris
La Confédération Générale du Travail (CGT), UD CGT de Paris
UR Ile-de-France CGT, UL CGT Paris 13e
CGT Info’Com, CGT – Institut d’Histoire Sociale
CGT – FAPT, CGT – Les postaux de Paris
Fedération Nationale des Industries Chimiques CGT
Union syndicale Solidaires
Solidaires Paris, Solidaires Ile-de-France
Les ami.es de Solidaritat, SUD Culture Solidaire
L’Union Communiste Libertaire UCL – Groupe Montreuil
L’Association des Communistes Unitaires
UR Ile-de-France FO, UD FO de Paris
Syndicat FO du personnel de la Confédération
L’ARAC Villejuif, l’ARAC Nationale
Le Parti Communiste Français, la Fédération de Paris du PCF
Sections PCF Paris 13e, Paris 20e
Le Mouvement des Jeunes Communistes Français Paris
Le Parti Socialiste, la fédération de Paris du PS
Le mouvement des jeunes socialistes
Les sections PS Paris 11e et Paris 20e
Europe Ecologie les Verts Paris et Paris 20e
Le NPA, NPA 20e, NPA Paris
La France Insoumise, le Parti de Gauche, le Parti Radical de Gauche
Génération•s (+ Paris, Paris 11, Paris 20)
Loisirs Solidarité Retraités 75
Comité National de Résistance et de Reconquête
Comité Local de Résistance et de Reconquête- 13-14
L’Association Louise Michel – Vroncourt-la-Côte
Rouges Vifs Ile-de-France, Communardes et communards - en lagunak.
 

10/04/2021

Les zapatistes débarquent en Europe !

Pour la première fois, une délégation du mouvement zapatiste du Chiapas / Mexique (EZLN) se rendra sur les cinq continents, en commençant par l'Europe à partir de MI-JUIN.

Cette délégation sera composée de 160 compas membres de l'Armée zapatiste de libération nationale EZLN, du Congrès national indigène CNI, du Conseil indigène de gouvernement et du front des peuples en défense de la Terre et de l'Eau et de Morelos, Puebla et Tlaxcala- FPDTA MPT.

L'objectif est de renforcer les luttes d'en bas et de gauche dans nos régions ainsi que de créer des réseaux avec leurs propres luttes. Il s'agit d'une organisation globale, émancipatrice et continue contre le capitalisme et le patriarcat.

Le soulèvement zapatiste s'est déclaré en 1994 au Chiapas, jour d'entrée en vigueur du traité de libre-échange nord-américain ALENA, au cri de "La terre à qui la travaille". Il s’oppose à l'exploitation, au racisme, à l'oppression des femmes et de tous les genres, à la militarisation, à la destruction de l'environnement ainsi qu’à la marginalisation des populations indigènes et rurales dominées par les propriétaires terriens, les responsables politiques et les entreprises mexicaines et transnationales.

Face à cela les zapatistes s'engagent dans la construction de structures autonomes dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l’autogestion, de l'égalité des sexes, de la production, des médias et de la justice. Depuis leur soulèvement en 1994, ils ont réalisé des améliorations considérables pour leur base sociale ainsi que pour de nombreux autres mouvements. En outre, ils continuent à inspirer de nombreuses luttes sociales au Mexique et dans le monde.

Dans le cadre du périple de 2021, 160 délégué.es (dont 75 % de femmes) prévoient de voyager en bateau du Mexique vers l’Europe, puis de sillonner celle-ci à la rencontre des luttes et des initiatives pour se libérer du capitalisme. C’est une manière symbolique et anticoloniale de prendre le contre-pied de la supposée "conquête" de l'Amérique latine. Le mouvement souligne que la population indigène n’a jamais pu être soumise. Le sous-commandant Moisés, porte-parole de l'EZLN, a récemment expliqué dans un communiqué : « qu'après avoir voyagé dans différents coins de l'Europe d'en bas et à gauche, nous arriverons le 13 août 2021 à Madrid, la capitale de l'Espagne, 500 ans après la prétendue conquête - conquista en espagnol - de ce qui est aujourd’hui le Mexique. »

Avec cette initiative, les zapatistes veulent briser la résignation, semer l'espoir et ébranler à nouveau le statu quo du système en place ainsi que construire de nouvelles voies de solidarité et luttes - avec nous. Ils déclarent : « Nous sommes des zapatistes, porteur.euses du virus de la résistance et de la rébellion. En tant que tel.les nous parcourrons les cinq continents ».

Le Réseau de solidarité prend en charge les frais du voyage en Europe et à l’intérieur des différentes régions du continent . Beaucoup d’argent est nécessaire pour ces frais et la logistique. Les dons simples et les ordres permanents pour ceux. celles qui le souhaiteraient sont les bienvenus.

Depuis quelques mois, la coordination francophone existe et réunit la "Sexta" francophone, un archipel de luttes pour le vivant, la libre circulation, la libre expression, la prise en compte des différences sans barrières de genre, d'âge, de couleur de peau, d'origine sociale ou géographique, d'orientations sexuelles consenties. Elle encourage les initiatives autogérées sur le territoire francophone européen. Cette coordination a pour but de relier entre eux les différents comités d'accueil des zapatistes.


26/03/2021

Les Soulèvements de la Terre

Appel lancé depuis la ZAD de
Notre-Dame-des-Landes, en janvier 2021
.

L’appel aux « soulèvements de la Terre » est issu d’une rencontre récente sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes qui a réuni des personnes des quatre coins du pays : paysan.nes, jeunes écologistes en révolte, habitant.e.s de zad et territoires en lutte, syndicalistes, chercheurs.euses engagé.e.s dans la défense du vivant. Il est aujourd’hui rejoint par des centaines de fermes, collectifs, personnalités et soutiens signataires du texte.

La catastrophe écologique n’est pas à venir, elle est déjà là. Nous ne nous résoudrons pas à la contempler, impuissant-es, isolé-es et enfermé-es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés. Les causes et les responsables de la destruction des sols nous entourent : bétonisation, industries polluantes, et accaparement des terres vivrières par l’agro-industrie. Nous voulons cibler et bloquer ces responsables. Nous voulons aussi occuper et cultiver les terres qui nous ont été arrachées. Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais nous avons décidé de jeter nos forces dans la bataille.

Nous sommes des habitant·es en lutte attaché·es à leur territoire. Nous avons vu débouler les aménageurs avec leurs mallettes bourrées de projets nuisibles. Nous nous sommes organisé·es pour défendre nos quartiers et nos villages, nos champs et nos forêts, nos bocages, nos rivières et nos espèces compagnes menacées. Des recours juridiques à l’action directe, nous avons arraché des victoires locales. Face aux bétonneurs, nos résistances partout se multiplient.

Nous sommes des jeunes révolté·es qui ont grandi avec la catastrophe écologique en fond d’écran et la précarité comme seul horizon. Nous sommes traversé·es par un désir croissant de déserter la vie qu’ils nous ont planifiée, d’aller construire des foyers d’autonomie à la campagne comme en ville. Sous état d’urgence permanent, nous avons lutté sans relâche contre la loi travail, les violences policières, le racisme, le sexisme et l’apocalypse climatique.

Nous sommes des paysan·nes. La France n’en compte presque plus. Avec ou sans label, nous sommes les dernier·es qui s’efforcent d’établir une relation de soin quotidien à la terre et au vivant pour nourrir nos semblables. Nous luttons tous les jours pour produire une nourriture saine à la fois financièrement accessible et garantissant une juste rémunération de notre travail.

Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais,
nous avons décidé d’agir ensemble.


Depuis longtemps, l’économie nous a séparé·es de la terre pour en faire un marché. Erreur fatale qui nous mène droit au désastre. La terre n’est pas du capital. C’est le vivant, le paysage et les saisons. C’est le monde que nous habitons en passe d’être englouti par la voracité extractiviste. Après avoir enclos et privatisé les communs, le marché capitaliste et ses institutions précipitent aujourd’hui le ravage de la biodiversité, le bouleversement climatique et l’atomisation sociale.

L’ère Covid a achevé de rendre l’atmosphère irrespirable. Entassé·es dans des métropoles chaque jour plus invivables, confiné·es dans une existence hors-sol et artificielle, un sentiment d’étouffement nous étreint. Le coronavirus relève de la dévastation écologique, de l’exploitation globale de la terre et du vivant. Il dévoile notre totale dépendance à l’économie mondialisée, révèle la fragilité de cette fausse abondance étalée dans les rayons des supermarchés. La gestion gouvernementale a pour conséquence de reconfigurer l’économie (télétravail, dématérialisation...) tout en abolissant nos libertés fondamentales (loi sécurité globale, régime d’exception...).

Nous ne croyons pas dans une écologie à deux vitesses dans laquelle une minorité se targue de manger bio et de rouler en 4x4 hybride tandis que la majorité est contrainte de faire des jobs subis, de longs trajets quotidiens et de manger low-cost. Nous n’acceptons pas que les exploitants agricoles soient réduits au rang de sous-traitants sur-équipés et sur-endettés de l’industrie agroalimentaire. Nous ne nous résoudrons pas à contempler la fin du monde, impuissant·es, isolé·es et enfermé·es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés pour explorer de nouvelles relations entre humains comme avec le reste du vivant. 

De sensibilités, de parcours et d’horizons très différents,
un constat commun nous rassemble :


1 - La question foncière est à la croisée de la fin du monde et de la fin du mois, de la planète des écologistes et de la terre des paysans. Dans les dix ans à venir, la moitié des exploitant·es agricoles de France va partir à la retraite. Concrètement, près d’un tiers de la surface du territoire national va changer de main. C’est le moment ou jamais de se battre pour un accès populaire à la terre, pour restaurer partout les usages et les égards à même d’en prendre soin.

2 - Quoi qu’on puisse en penser ou en attendre, l’État laisse le champ libre au ravage marchand de la terre. Il organise le contournement des régulations foncières et environnementales qu’il a lui même instituées. En guise de verdissement publicitaire, Macron rebondit sur la proposition de la Convention citoyenne sur le climat d’organiser un référendum pour « inscrire la défense de l’environnement dans la Constitution ». Mais le même refuse d’interdire glyphosate et néonicotinoïdes. Le même s’apprête à bétonner à tour de bras en vue des JO de 2024. Il est temps d’établir un rapport de force pour faire redescendre l’écologie sur terre.

3 - Nos luttes comme nos alternatives sont absolument nécessaires mais, séparées les unes des autres, elles sont impuissantes. Syndicalisme paysan, mouvements citoyens, activismes écologiques, agitations autonomes, luttes locales contre des projets nuisibles, ne parviennent, seuls, à renverser la situation. Il est nécessaire d’unir nos forces pour impulser et inventer des résistances nouvelles, à la mesure du ravage auquel nous assistons stupéfait·es.

L’incertitude produite par la crise sanitaire ne doit pas nous empêcher de nous projeter et de nous organiser sur le long terme. Nous voulons faire advenir des soulèvements pour la défense de la terre comme bien commun. Nous voulons arracher des terres à l’exploitation capitaliste pour constituer des espaces libérés, propices à une multiplicité d’usages communs, de relations et d’attachements. Nous voulons défendre le monde vivant grâce à une agroécologie paysanne et solidaire, à la protection des milieux de vie et à une foresterie respectueuse. 

Cela commence par trois gestes :

1 - Pour faire cesser le ravage, nous appelons à enclencher le frein d’urgence, à concentrer nos forces pour cibler, bloquer et démanteler trois des industries toxiques qui dévorent la terre : celles du béton, des pesticides et des engrais de synthèse. 

2 - Remettre la terre entre nos mains et l’arracher des griffes des accapareurs exige que nous soyons chaque jour plus nombreux à remettre les mains dans la terre. Des centres urbains jusqu’aux confins des périphéries, nous appelons à des reprises de terres, par l’installation paysanne, le rachat en commun ou l’occupation. 

3 - Pour restituer aux habitant·es et aux paysan·nes de chaque localité le pouvoir de décider de l’attribution, l’usage et la destination des terres, nous appelons à s’introduire en masse, chaises en main, dans les diverses institutions et lieux de pouvoir où se décide sans nous le devenir de la Terre. Nous ne pouvons laisser plus longtemps ce pouvoir entre les mains de la FNSEA et de l’agroindustrie, des aménageurs et des bétonneurs. 

La première saison des soulèvements de la Terre sera marquée par une vague d’occupations de terres et de blocages contre le bétonnage :

> le 27 mars aux Vaîtes, à Besançon (jardins populaires vs extension urbaine),
> les 10 et 11 avril à Rennes, à la Prévalaye (cultures collectives vs métropole),
> les 22 et 23 mai au Pertuis, en Haute-Loire
(paysans expropriés vs construction d’une déviation routière),
> les 19-20-21 juin à Saint-Colomban, en Loire-Atlantique
(défense du bocage menacé par les carrières de sable et le maraîchage industriel),
> à partir du 29 juin (semaine d’actions de blocage d’envergure
et simultanées ciblant l’industrie de la construction et du Grand Paris).
> les 3-4 juillet, un grand rassemblement festif aura lieu
pour célébrer la fin de la saison 1 sur des terres à défendre en Île-de-France

La seconde saison des soulèvements de la Terre s’ouvrira en septembre 2021
par une marche populaire jusqu’aux portes du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, à Paris. Elle sera prolongée tout au long de l’automne et de l’hiver par des actions de réappropriation dans les institutions et des blocages des industries qui empoisonnent les terres. 

Le programme détaillé de chacun.e de ces mobilisations est disponible sur lessoulevementsdelaterre.org

• Twitter : @lessoulevements
Facebook : les soulèvements de la Terre
Instagram : infos.luttes.paysannes

25/03/2021

La république de Saillans,
vers une vraie démocratie ?

« Printemps 2019. Dans la salle du Conseil municipal de Saillans (Drôme), les habitants reviennent sur leur expérience politique, sur les forces et les failles de la "République de Saillans ". Cette dernière a vu le jour en 2014 avec l'élection d'une liste citoyenne proposant un partage du pouvoir entre les élus et les habitants. Alors que les futures élections approchent, l'épuisement et la déception pointent chez les uns et les autres. L'espoir suscité était pourtant immense. Que s'est-il passé ? Cette expérimentation sera-t-elle défendue par les habitants ? »
Un très intéressant exemple de démocratie participative voire directe,
avec ses forces et ses faiblesses.

> VOIR le reportage sur LCP.
> Pour en savoir plus, un livre "La Petite République de Saillans" de Maud Dugrand est sorti aux éditions du Rouergue en février 2020.

15/03/2021

Commune de Paris 1871, le retour

Pour le 150e anniversaire des événements de la Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871), plusieurs événements auront lieu à Paris et en région (et dans certains pays limitrophes, Belgique et Allemagne) entre aujourd'hui et fin juin.

Pour se tenir au courant (agendas...), voire participer,
quelques sites web ou pages Facebook :

> Faisonsvivrelacommune.org
(site du collectif Faisons vivre la Commune, créé pour la commémoration de 2021)

> Commune1871.org
> Commune150ans.fr
(sites de l'association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871)

> Nouslacommune.fr/lexposition
(l'exposition en extérieur de silhouettes grandeur nature de communard.e.s, à Paris)

> Quefaire.paris.fr/communedeparis
(programme Ville de Paris)

> Printemps1871.wordpress.com
(balades et circuits communards à Paris)

> Facebook.com/groups/260951063994532
(groupe FB public Commune de Paris - 1871)

> Facebook.com/AssociationdesAmiesetAmis
delaCommunedeParis1871

(groupe FB public de l’association Amies et Amis de la Commune de Paris 1871)

Nous reviendrons dans de prochains messages sur cette commémoration...

11/03/2021

“Demain, les révolutions !”

“Utopies et anticipations révolutionnaires”

Présentation par le coordinateur : 1830, 1848, 1871, 1905, 1917… les révolutions et révoltes populaires se sont succédées pendant un siècle. Portés par une volonté de conquêtes sociales, d’une transformation profonde de la société et par l’espoir de voir leurs idées triompher, des auteurs engagés dans différents courants progressistes ont imaginé l’avenir des révolutions qu’ils vivaient ou qu’ils souhaitaient : à partir de théories ils projettent les lecteurs dans une ère nouvelle, un âge d’or à venir. 

Les 7 textes réunis ici témoignent de la diversité des points de vue, des courants et des moyens de réaliser la révolution annoncée. Ces disciples de Saint-Simon et de Charles Fourier, socialistes et anarchistes, communards et anarcho-syndicalistes rêvent de voir le monde changer de base. 

Dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire. Si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d’actualité, elles portent en germe l’émancipation du genre humain et le désir d’un avenir radieux. L’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n’est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !

AU SOMMAIRE
>Louis Desnoyers (réformateur et utopiste), "Paris révolutionné", 1834.
>Barthélémy Enfantin (saint-simonien), "Mémoires d'un industriel de l'an 2240", vers 1838.
>Victor Hennequin (phalanstérien), "Scènes phalantériennes", 1850-1852.
>Paschal Grousset (socialiste), "Le rêve d'un irréconciliable", 1869.
>Louise Michel (socialiste libertaire), "L'Ère nouvelle", 1887.
>Olivier Souëtre (anarchiste), "La cité de l'égalité", 1892.
>Émile Pouget (anarcho-syndicaliste), "Que nous réserve la révolution de demain ?", 1909.

Editions Publie.net, 22 euros (papier), 4,99 euros (numérique).
Possibilité de feuilleter le début du livre sur le site de l'éditeur.

10/03/2021

Au sommaire de "CQFD" de mars

Dossier
« La Commune is not dead »

- Allons z’enfants de la Commune... – La Commune de Paris revient comme une boussole invariable des révoltes sociales.

- Entre police citoyenne et police politique, les condés de la Commune – Comment la Commune a-t-elle géré son « volet sécuritaire » ? Explications avec les historiens Quentin Deluermoz et Maxime Jourdan.

- Caricature et complotisme : « C’est la canaille ? Eh bien, j’en suis ! »Histoire d’une affiche signée par Frédéric Job, qui nous montre que loin d’appuyer la critique des puissants, la caricature a pu se retrouver du côté du manche, accablant des vaincus déjà à terre.

- Nathalie Le Mel : la « pétroleuse » oubliée – Bretonne, féministe, membre de la première Internationale et agitatrice professionnelle, Nathalie Le Mel fait partie de ces personnages de la Commune que les grands noms ont éclipsés. Une bande dessinée de Roland Michon et Laëtitia Rouxel, Des Graines sous la neige, lui rend hommage. Entretien avec le scénariste.

- Thiers : « Ce spectacle affreux servira de leçon… » – Le 28 mai 1871, la dernière barricade de la Commune cède, au terme de ce qui restera pour l’histoire la Semaine sanglante. Ce bain de sang n’a été que peu étudié avec méthode. Michèle Audin revient sur cette lacune.

ET AUSSI...

-  « Loi "séparatisme" : les associations dans le viseur – Véritable fourre-tout répressif, la loi « confortant les principes de la République » s’en prend particulièrement au secteur associatif. Décryptage.

- Travail du sexe & crise sanitaire : « Plus les personnes sont précarisées, plus le client a du pouvoir » – Si le vécu des travailleuses et travailleurs du sexe est pluriel, chacun·e essuie aujourd’hui les plâtres d’une année de crise sanitaire. On fait le point avec Cybèle Lespérance, secrétaire générale du Strass, le syndicat du travail sexuel.

- Dans les Pyrénées, les frontières contre-attaquent – Au prétexte de la « menace terroriste » et de « l’immigration clandestine », le gouvernement a fermé plusieurs points de passage entre la France et l’Espagne. Alors que l’extrême droite joue la surenchère, des habitants protestent.

- Olivier Tesquet : « Dans la rue comme sur Facebook, notre visage ne nous appartient plus » – État d’urgence technologique. Voilà le titre aussi parlant qu’alarmant du dernier ouvrage du journaliste Olivier Tesquet. Il y décrit comment la surveillance généralisée a étendu son emprise à la faveur de la pandémie, avec d’étranges acteurs aux manettes. Zoom sur 5 entreprises méconnues du grand public qui propagent le germe du flicage technologique à vitesse grand V(irus).

- Les voix, la vision et la cruelle boulette du tribunal – Récit d’une journée au tribunal de Marseille, avec des comparutions immédiates où s’enchaînent décisions arbitraires et boulettes.

- Luttes paysannes au Brésil : les sans-terre à l’ère Bolsonaro – Depuis l’élection de Jair Bolsonaro, le Mouvement des sans-terre a dû passer en mode défensif : plutôt que d’investir de nouvelles terres agricoles inexploitées par les grands propriétaires terriens, il s’agit d’abord de préserver les occupations existantes. Reportage dans l’État de Pernambuco.

- Feu ubi – Hommage à Ubi (Joseph Ponthus).

- Avenue Ibrahim-Ali : le poing final – Vingt-six ans après le meurtre raciste d’un jeune Marseillais de 17 ans par des colleurs d’affiches du FN, une avenue porte enfin le nom de la victime...


ET LES CHRONIQUES..
- Je vous écris de l’Ehpad : récit sensible du quotidien d’un auxiliaire de vie.
- Le Mexique sous les tombes – Don Winslow est romancier, John Gibler journaliste. Tous deux sont d’accord sur un point : la guerre contre la drogue est une farce tragique.
- Le retour de la révolution –
Quelques titres excitants.

> EN SAVOIR PLUS.

08/03/2021

Danser encore

"DANSER ENCORE" - Flashmob à la gare du Nord (Paris) le 4 mars 2021.
Une chanson de HK, téléchargeable gratuitement
sur son site.

Makhno et Durruti, deux anars en BD

Viva l'anarchie
“Viva l’anarchie !” (tome 2)
de Bruno Loth


Présentation de l'éditeur :
Le 15 juillet 1927 a lieu, à Vincennes, une rencontre entre deux anarchistes : Nestor Makhno et Buenaventura Durruti. L'un est Ukrainien, l'autre Espagnol. L'un avait mené, en 1917, la révolution libertaire d'Ukraine ; l'autre luttera toute sa vie contre les injustices des gouvernants et des patrons. Les deux hommes, entourés de leurs proches, s'engagent dans une discussion fraternelle autour des valeurs libertaires qu'ils ont ardemment défendues. Chacun conte ses combats qui, face à l'adversité et la répression, ont parfois dû être menés armes à la main, malgré leurs rêves de paix et de fraternité. La quête de l'idéal est à ce prix.

Ce second volume traite des opérations d’envergure visant à mettre en pratique leurs idéaux. Makhno raconte ses combats menés à la tête d’une armée insurrectionnelle, pour établir une zone révolutionnaire libertaire puis pour la défendre face aux impérialistes et aux bolcheviks. De son côté, Durruti détaille les actions réalisées dans l’espoir d’affaiblir le pouvoir en place et le patronat, tant en Espagne et en Amérique centrale.
Editions La Boîte à Bulles, 124 pages, 20 euros. Paru en janvier 2021.

> Lire l'article des Clionautes.
Makhno

07/03/2021

“Pour un projet libertaire anticapitaliste”

Un livre de Jacques Langlois
Présentation par l’éditeur : Tout en montrant la puissance actuelle des partisans du capitalisme néolibéral, cet ouvrage propose un projet libertaire de société et une stratégie de résistance et d'accélération pour sa disparition. Le moment est opportun car le système néolibéral est à bout de souffle et confronté à des problèmes mortels. Ce projet est d'inspiration proudhonienne. Il ne propose que des principes de conduite du changement, compatibles avec la société future envisagée, et des exemples pratiques de construction d'un contre-modèle dans l'action directe, coopérative, expérimentale et fédérée. La lutte sera longue et loin des vieilles lunes révolutionnaires de la prise du pouvoir d'Etat. Mais elle est possible et il y a de l'espoir maintenant pour vaincre le système libéralo-capitaliste et de sauver la planète.

Jacques Langlois, militant syndical, socialiste proudhonien,
a écrit dans Le Monde Libertaire et tient le blog siolgnal.unblog.fr.

Editions L’harmattan, 200 pages, 20 euros. Sorti en janvier 2021.

06/03/2021

L’utopie, tentative de redéfinition

“Utopie”, de Thomas Bouchet

Présentation par l’éditeur : Alors que le mot « utopie » est au mieux paré des vertus du doux rêve, au pire rangé pour certains non loin des totalitarismes, l’historien Thomas Bouchet s’en empare, dans un voyage au sein de la littérature et de la théorie politique, afin de le recharger.

« Les six lettres d’utopie nous sont assez familières. Pourtant, il est difficile de déterminer quelle place le mot tient dans nos vies. Il paraît à la fois proche et lointain. Il est déroutant en lui-même car si en grec "topos" signifie "lieu", le "u" initial peut être l’équivalent d’un "ou" et l’utopie serait alors le non-lieu (le lieu de nulle part), ou bien l’équivalent d’un "eu" et l’utopie serait alors le bon lieu (le lieu du bonheur). Il déroute aussi parce qu’il est environné d’une petite nébuleuse de mots dérivés, de qualificatifs, d’expressions apparentées. Utopie, mais aussi utopiste ou utopique. Utopie, pure utopie, belle utopie, folle utopie. Ceci est une utopie, cela n’est pas une utopie ou n’est qu’une utopie. 

Il y a aussi anti-utopie ou contre-utopie (mais quel lien entre ces deux-là ?), qui peuvent aussi accompagner utopie, ou s’y confronter, ou s’y substituer. Accommodée à toutes les sauces, l’utopie a été parée dans l’histoire de couleurs diverses voire inconciliables. Cela reste le cas aujourd’hui – on peut s’en convaincre en faisant le test auprès de proches ou de passants. Orange sur le mur de la Croix-Rousse, mais aussi rose ou rouge ou brune ou noire, verte comme l’écologie, jaune comme l’opposition populaire au président Macron et à son gouvernement. Ou arc-en-ciel. Certains la voient transparente, d’autres opaque. Ici claire, sombre là.

Elle peut être désirée ou bien dénigrée, prisée ou bien méprisée. Elle peut s’employer avec le U majuscule de l’admiration ou de la peur, ou avec un u minuscule motivé par la confiance, l’attendrissement, la moquerie. Elle donne lieu à toutes sortes de parallèles, rapprochements, télescopages, mises à distance : avec idéologie (Karl Mannheim, Paul Ricoeur), rêve, mythe, réalité, fiction et aussi science-fiction, et même totalitarisme. Car utopie est aussi – et peut-être même surtout – ce qu’en font celles et ceux qui s’en saisissent. Ce mot-caméléon prend les teintes de ce qui l’entoure. "Vive l’utopie" pour les un·es, "À bas l’utopie" pour les autres : le mot est davantage polémique que descriptif et l’effet de brouillage n’en est que plus marqué. En bref : utopie est un mot vif et vivant, un mot qui ne tient pas en place et qui pour cette raison même nous est précieux. »
Thomas Bouchet


Editions Anamosa, collection "Le mot est faible", 96 pages, 9 euros.
Sortie : janvier 2021.


> Interview de l'auteur sur France Culture

Au sommaire de "Siné mensuel" de mars

Sine mensuel


 

03/03/2021

”Utopie 2021” de Léon de Mattis

utopie2021 Lu sur Editionsacratie.com

Utopie 2021 a pour ambition de répondre à une question : est-il encore possible d’imaginer, de nos jours, un monde totalement différent du monde actuel ? Un monde qui ne soit pas dominé par le capitalisme, et dans lequel il n’y ait ni propriété, ni argent, ni classes sociales ?

Le retour en force de la critique des excès du capitalisme depuis la grande crise de 2007-2008 s’est en effet accompagné d’un curieux phénomène : l’incapacité à aller au bout de cette critique.

Les utopistes contemporains, ceux qui veulent changer le monde, imaginent toutes sortes d’alternatives : des monnaies alternatives, une propriété alternative (« les communs »), des formes d’organisations politiques alternatives (plus démocratiques), des moyens de production alternatifs. Mais très peu, voire aucun, ne semble capable d’imaginer une société où il n’y ait plus d’État, plus d’argent et plus d’échange marchand du tout.

Utopie 2021 prend le contrepied de la tendance actuelle.
Son objectif est de montrer qu’il est possible d’imaginer une société sans domination et sans exploitation, de se figurer la création d’un tel monde dans un moment révolutionnaire et de concevoir, à partir des luttes actuelles, le surgissement d’une telle révolution.

L’utopie, on le sait depuis Thomas More, ne nous parle ni de l’ailleurs ni du futur : l’utopie, ou l’uchronie, ne sont situées hors de l’espace et du temps actuels que pour mieux décaler le regard. La réflexion utopique menée par Utopie 2021 ne cherche donc pas tant à penser à quoi pourrait ressembler un monde différent qu’à imaginer par quelles voies il serait possible de l’atteindre : comment et pourquoi les luttes pourraient se transformer en autre chose que ce qu’elles sont maintenant. C’est ici que l’utopie rejoint la critique sociale dont elle n’est, somme toute, que le versant positif. L’utopie sert d’abord à critiquer la société de son temps, et c’est pourquoi elle a toujours une date. C’est ce qui explique le titre du livre : Utopie 2021.

Imaginer la création d’un monde différent ne signifie pas croire en son surgissement réel. Une nouvelle organisation sociale, de toute façon, ne pourra jamais naître de cette manière. Un rapport social ne sort pas du cerveau d’un seul individu, quel qu’il soit, mais est toujours le résultat de l’activité d’un nombre incalculable de personnes.

L’utopie, bien qu’elle soit imaginaire, n’est pas non plus le fait d’un seul. Les manques et les défauts que chaque lecteur ne manquera pas de relever dans cette utopie seront des défauts pour ce lecteur, mais l’ensemble du projet lui permet de comprendre que c’est à lui de recomposer cette utopie pour y ajouter ce qui manque ou corriger ce qui, selon lui, ne va pas.

Un livre qui parle de la révolution est nécessairement un « livre-dont-vous-êtes-le-héros ». L’ambition d’Utopie 2021 n’est pas de décrire un futur radieux, mais de proposer une réflexion collective sur les formes que peuvent prendre la critique en actes de la société actuelle.

Utopie 2021 est composé de trois parties précédées d’une introduction : « communisme », « production du communisme » et « critique en actes du capital ». Cependant, le terme « communisme » pourraient être remplacé par « anarchisme » dans tout le livre sans que le sens n’en soit le moins du monde changé, et ces trois parties pourraient donc aussi bien s’intituler « anarchisme », « production de l’anarchie » et « critique en actes du capital ».

La première partie présente, en des termes généraux, l’idée que l’on pourrait se faire de l’organisation d’un monde différent. La seconde partie est un aperçu de la manière dont la révolution peut s’envisager à l’heure actuelle. La troisième partie, enfin, analyse les luttes contemporaines en cherchant comment elles pourraient conduire à la révolution. Au premier abord, on pourrait penser que la première partie nous parle d’après-demain (le communisme ou l’anarchisme achevé), la deuxième partie de demain (la révolution) et la troisième partie d’aujourd’hui (les luttes actuelles). En réalité, chacune de ces parties, conformément à la manière dont est définie l’utopie dans cet ouvrage, ne nous parle que du présent.

Léon de Mattis est l'auteur de Crises (Entremondes, 2012)
et de Mort à la démocratie (L'altiplano, 2007).


Éditions Acratie, 140 pages, 9 euros. À paraître le 18 mars 2021.

27/02/2021

Lobbys contre citoyens

Convention climat
“Qui veut la peau de
la Convention climat ?”


Le premier rapport de l’année de l’Observatoire des multinationales est sorti. Dans cette enquête en 5 volets, on découvre comment les lobbys pro-industriels se sont appliqués à vider de toute substance les propositions des 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat. Une offensive qui a abouti à un projet de loi Climat et Résilience, jugé insuffisant pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, dixit le Haut Conseil pour le climat. Ceci avec, bien sûr, la connivence du gouvernement.

>Un travail d’enquête de plusieurs semaines à télécharger (pdf) en cliquant ICI.

10/02/2021

Du côté de la ZAD du Triangle de Gonesse


Si problème de lecture de la vidéo sur ce site, vous pouvez la voir directement
sur YouTube (cliquez sur la barre de titre sur le haut de l'écran de la vidéo).

> Pour en savoir plus.

07/02/2021

Au sommaire de CQFD de février 2021

CQFD

>Accès aux droits des étrangers : Covid, la galère de plus – Pandémie oblige, c’est désormais uniquement par internet que les étrangers doivent adresser leurs demandes aux préfectures. Sauf que les réponses de l’administration sont rares. 

>Chasse aux migrants : « Ça ne peut pas arriver en France, tout de même ? » – Plusieurs fois par semaine, les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais font démanteler des campements de migrants. À plusieurs reprises, le photographe Louis Witter et le journaliste Simon Hamy se sont vu refuser l’accès aux lieux. Récit.

>La solidarité pro-palestinienne est un sport de combat – Rencontre avec deux membres du collectif toulousain "Palestine vaincra".

>Uber Eats, Deliveroo… « Ils se gavent pendant qu’on mange des pierres » –
Wyssem travaille pour une grande plateforme numérique de livraison de repas à domicile. Il a rejoint un collectif de lutte pour les droits des livreurs. Récit de son quotidien.

>Opposition amérindienne à Bolsonaro : « Notre résistance, c’est de raconter cette histoire » – Dans la région du Sertão, au nord-est du Brésil, le peuple autochtone des Pankararu résiste aux pressions pour continuer à occuper librement ses terres.

>Courrier d’une autre Amérique : De la guerre de Sécession au Capitole – Analyses sur une nation gangrenée par le racisme depuis ses origines.


Dossier « L’obsession punitive »
> La justice, peine perdue ? – La justice française garde une fâcheuse tendance à épargner les riches et enfoncer les pauvres....

>Didier Fassin : « La société jouit du châtiment par délégation » – Qu’est-ce que punir ? Pourquoi punir ? Qui punit-on ? En 2017, le sociologue Didier Fassin tentait de répondre à ces questions dans un stimulant essai, Punir : une passion contemporaine. Mettant les théories de la peine à l’épreuve d’observations ethnographiques, il critiquait sévèrement le « moment punitif » que nous vivons depuis une quarantaine d’années. Entretien.

>Condamnés d’avance – Pourquoi les pauvres et les immigrés sont-ils si nombreux en prison ?

>Un téléphone volé, 3 mois ferme – Un après-midi de janvier à la 23e chambre, celle des comparutions immédiates.

>Il était une fois le « bon juge » – Au lieu d’accabler mendiants, vagabonds et femmes adultères, Paul Magnaud pointait la responsabilité de la société dans leur malheur. Refusant d’appliquer les lois qui lui paraissaient injustes, ce magistrat inventa l’état de nécessité. Portrait.

>Le droit au secours des sans-droits – Depuis 2003, le Codetras (Collectif de défense des travailleur·ses saisonnier·es étranger·es de l’agriculture) se saisit du droit pour défendre ceux de personnes exploitées. Histoire d’une lutte.

>Justice restaurative, justice transformative : des alternatives ? – Entretien avec l’universitaire Gwenola Ricordeau, qui milite de longue date pour l’abolition du système pénal.

>Repenser la justice en terre Navajo – Les Navajos, plus grande nation amérindienne des États-Unis, ont mis en place une justice inspirée de celle qui avait cours avant la colonisation. Ici, plutôt que punir, on tente de réparer les torts et de restaurer les relations brisées.

>Pratikopratik : Ami·e, si tu tombes... – Quelques informations de base pour faire face au système judiciaire en cas d’arrestation en manif.
 

Les chroniques
-Je vous écris de l’Ehpad (épisode 3).
-Retour sur la trajectoire de Nelly Kaplan, réalisatrice de La Fiancée du pirate (1969).
-Destination Fort-de-France – Des Juifs, des républicains espagnols ou encore des opposants au nazisme qui embarquent par milliers depuis la France, entre 1940 et 1941, pour rejoindre la Martinique. C’est cette histoire méconnue que raconte Éric Jennings dans Les Bateaux de l’espoir : Vichy, les réfugiés et la filière martiniquaise (CNRS).

> EN SAVOIR PLUS.

31/01/2021

Une lutte écologique victorieuse... mise en images

À l'occasion de la remise du prix Tournesol à cette BD au festival d'Angoulême 2021, retour sur ce livre paru fin 2020.

« L’Eau vive »,
un grand combat écologique
aux sources de la Loire

d’Alain Bujak et Damien Roudeau


« C’est l’histoire méconnue d’un grand combat écologique gagné en France il y a 30 ans qui sert de modèle encore aujourd’hui dans de nombreux pays. De simples citoyens ont fait face aux grands lobbies et à la puissance politique et publique pour préserver le site naturel de Serre de la Fare, dans la vallée de la Haute Loire.

Pourtant il s’en est fallu de peu qu’il disparaisse sous les eaux. En 1986, est annoncé la construction du barrage de Serre de la Fare. Un chantier déclaré d’utilité publique inscrit dans le cadre d’un vaste projet d’aménagement du bassin versant de la Loire. Un plan d’investissement de grande envergure, soutenu par l’État. Car il faut dompter la Loire, le dernier fleuve sauvage, pour se protéger de ses crues parfois meurtrières.

Alain Bujak va rencontrer celles et ceux, de simples citoyens pour la plupart, qui vont s’opposer au projet de construction du barrage. Au sein de l’association Loire Vivante, ils vont, au fil des ans, bloquer le projet mais surtout, vont proposer des solutions alternatives. Six années de combat mené sur tous les fronts : juridique, médiatique, scientifique… qui aboutiront à l’abandon du projet et la mise en place d’un projet d’aménagement basé sur les propositions des opposants. »

L'eau vive

Éditions Futuropolis, 152 pages, 23 euros.
(1res pages à feuilleter ou à télécharger sur le site de l’éditeur)

> L'article d’ActuaBD.

23/01/2021

Le supermarché coopératif La Louve (Paris)

En novembre 2016, deux Américains ouvrent 116, rue des Poissonniers, à Paris 18e, un supermarché coopératif, inspiré de celui de New York. Quatre ans après, la Louve fédère près de 5000 membres actifs, en quête d'une alternative à la grande distribution et de lien social. Visite guidée avec Tom Booth, l'un des co-fondateurs.
Podcast à réécouter (et à lire) sur France Inter.

 > LE SITE DE "LA LOUVE".
> L'article du Réseau français étudiant pour le développement durable (2017).
> L'article de Reporterre (2019).
> L'article, évidemment négatif, de L'Expansion,
mais certaines critiques intéressantes
(notamment sur la difficulté d'intégration dans un quartier populaire).

Cooperative La Louve

“1871 La Commune de Paris...

Commune de Paris
... les acteurs, l’événement, les lieux”,
sous la direction de Michel Cordillot,

Éditions de l'Atelier. 1438 pages.
Paru le 21 janvier 2021.


« 150 ans après, cet événement continue de faire l’objet de beaucoup de mythes et de fantasmes. Mais que fut, en réalité, la Commune de Paris ? Quels enjeux a-t-elle soulevés, et quelles controverses en entourent la mémoire ? Quels lieux emblématiques de la capitale a-t-elle marqués de son empreinte ? Enfin, et surtout, qui étaient celles et ceux qui y ont pris part ? Que furent leur vie, leurs engagements ? À l’occasion de son 150e anniversaire, un collectif d’une trentaine de chercheurs et de spécialistes a rassemblé en un seul et même volume l’ensemble des connaissances cumulées à son sujet. Richement illustré, cet ouvrage constitue une entrée sans équivalent dans cette page à bien des égards mal connue de l’histoire sociale française et internationale. »

> Pour en avoir un avant-goût, les 48 premières pages de ce livre
sont accessibles en ligne sur Calameo 😉 :

08/01/2021

La Commune de Paris dans “Alternative libertaire”

Commune de Paris 1871
Pour les 150 ans de la Commune de Paris, le numéro de janvier 2021 d‘“Alternative libertaire”, mensuel de l'Union communiste libertaire, propose un dossier de 13 pages sur le sujet.

Présentation : « (...) Le dossier que propose Alternative libertaire cherche à déchiffrer un moment clé de l’histoire des mouvements populaires d’émancipation. Il est bien sûr un hommage aux femmes et aux hommes dont l’espoir fut si grand qu’il nous inspire encore aujourd’hui. Mais mémoire et lucidité doivent aller de pair, et nous avons cherché à éviter autant la mythification que la condescendance. Quelles étaient les contradictions internes, les dynamiques, les limites ? Quelles leçons pour nous aujourd’hui, quels écueils éviter ?

Tout en refusant d’annexer la Commune de 1871 à l’histoire du mouvement anarchiste – qui ne naîtra qu’une décennie plus tard – nous nous sommes efforcé·es de l’analyser d’un point de vue libertaire. Jusqu’à quel point y eut-il une poussée du pouvoir populaire ? Y eut-il tentation de remettre en question la propriété privée des moyens de production et d’échange ? Pourquoi le "peuple en armes" fut-il ainsi terrassé par l’armée régulière ? Dans quelle mesure la hiérarchie hommes-femmes fut-elle altérée ? Quels étaient les principes éducatifs et démocratique en gésine ? (..) »

SOMMAIRE
Crise prérévolutionnaire

-Les rouges prémices de la Commune.
-Les tendances politiques qui vont animer la révolution.
-L’AIT parisienne en ordre dispersé.
Chronologie commentée
-18 mars-28 mai : de la révolte montante à l’ultime barricade.
Mémoire politique
-Quand les libertaires prenaient leurs distances.
-Pour l’anarchiste Jean Grave, « La Commune légiférait, mais agissait peu ».
-Gustave Lefrançais (1826-1901), entre communalisme et anarchisme.
-La postérité internationale de l’idée de « commune ».
Pouvoir populaire
-Commune, comités de quartiers, une dialectique inaboutie.
-Mesures sociales : pas de révolution sans attenter à la propriété privée.
Aspects éducatifs
-L’alliance des mains et des cerveaux.
Aspects féministes
-Serge Kibal (historien) : « Un début de reconnaissance des femmes comme individus libres ».
Aspects militaires
-Pourquoi et comment les fédérés furent écrasés.
-La garde nationale : une force politico-militaire autonome.
-Lyon, Marseille... tentatives avortées.
Bibliographie
Rougerie, Tombs, Thomas... le drapeau rouge à chaque page.

> POUR EN SAVOIR PLUS.

UCL