15/11/2018

Pour flipper encore un peu plus...



"La société ingouvernable : 
une généalogie du libéralisme autoritaire",
de Grégoire Chamayou
gregoire chamayou
Présentation : Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».

Aux États-Unis, le phénomène inquiétait au plus haut point un monde des affaires confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une prétendue « révolution managériale », à des mobilisations écologistes inédites, à l’essor de nouvelles régulations sociales et environnementales, et – racine de tous les maux – à une « crise de la démocratie » qui, rendant l’État ingouvernable, menaçait de tout emporter. C’est à cette occasion que furent élaborés, amorçant un contre-mouvement dont nous ne sommes pas sortis, de nouveaux arts de gouverner dont ce livre retrace, par le récit des conflits qui furent à leurs sources, l’histoire philosophique.

On y apprendra comment fut menée la guerre aux syndicats, imposé le « primat de la valeur actionnariale », conçu un contre-activisme d’entreprise ainsi qu’un management stratégique des « parties prenantes », imaginés, enfin, divers procédés invasifs de « détrônement de la politique ». Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n’est pas animé d’une « phobie d’État » unilatérale. Les stratégies déployées pour conjurer cette crise convergent bien plutôt vers un libéralisme autoritaire où la libéralisation de la société suppose une verticalisation du pouvoir. Un « État fort » pour une « économie libre ».
La Fabrique, 336 pages, 20 euros, octobre 2018.

> Feuilleter quelques pages du livre (pdf).


12/11/2018

"Des livres et l’alerte"

Salon du livre des lanceurs et lanceuses d’alerte
Les 16, 17 et 18 novembre • Paris


novembre 2018
« Cette année encore, le salon accueillera des personnalités du monde de l’alerte, des auteurs et des journalistes, toutes et tous engagés pour l’intérêt général. Ce salon indépendant est l’unique lieu où se rencontrent largement celles et ceux qui enquêtent, s’informent et réfléchissent sur les alertes et les enseignements qu’elles recèlent. Connus ou inconnus, toutes et tous ont fait le choix d’obéir à leur conscience de l’intérêt général, souvent au prix de représailles injustifiables, mais toujours avec la fierté de pouvoir "se regarder dans la glaces et d’avoir transmis les preuves si importantes pour notre société.

Les principes fondamentaux de la République seront au cœur du 4e salon "Des livres et l’alerte" l’année où le Conseil constitutionnel a dû rappeler que le principe de fraternité et de solidarité s’impose au nom de l’idéal exprimé dans la devise de la République "Liberté, Égalité, Fraternité". Nous l’évoquerons avec Annette Beaumanoir, Christiane Hessel et Christiane Taubira. »

La Maison des Métallos, 94, rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e.
M° Couronnes (L2) ou Parmentier (L3).
Entrée libre et gratuite. 

> Le site de la manifestation.
> Télécharger le programme.

11/11/2018

"J'ai eu horreur de me soumettre"



Georges Brassens, sur le plateau d"Apostrophes", le 14 mars 197.

Chantons un peu en attendant la fin du monde


"La Java des bombes atomiques" (1955), de Boris Vian, interprété par Dolbeau Trio (2012).

A bas la guerre


"La Chanson de Craonne" (1918) par Les Amis d'ta femme 
(album "Noir et rouge aussi un peu", 2003).

Une guerre exemplaire


"Les sentiers de la gloire" de Stanley Kubrick (1957). Extrait du procès.

09/11/2018

Quand la bagnole aura cessé d’être un besoin

Le capitalisme est « l’ennemi à abattre »

"Après le capitalisme. Essai d’écologie politique", 
de Pierre Madelin, éditions Écosociété, mars 2017, 152 p., 13 €.

SOMMAIRE

Chants de lutte

paris

04/11/2018

Réédition en format poche


"Utopies réalistes",  
de Rutger Bregman

Présentation de l'éditeur : « Ouvrir grand les frontières, établir une semaine de travail de quinze heures ou le revenu universel de base. Des idées naïves et dépassées ou bien la force de l’utopie renouvelée ? Résolument anti-décliniste, Utopies réalistes tombe à pic et nous explique comment construire un monde idéal aujourd’hui. D’une ville canadienne qui a totalement éradiqué la pauvreté à l’histoire d’un revenu de base pour des millions d’Américains sous Richard Nixon, Bregman nous emmène dans un voyage à travers l’histoire et défend des idées qui s’imposent par la force même de l’exemple et le sérieux de la démarche historique. À la fois pédagogique et percutant, à contre-courant du pessimisme ambiant, cet essai brillant a rencontré un formidable succès mondial. »
Editions Points-Seuil, 400 pages, 8,80 euros. 
Sorti en grand format en août 2017. Sorti en poche en octobre 2018.

03/11/2018

Les éditeurs indé s'exposent

Paris - Du 16 au 18 novembre
Salon L'Autre Livre
« Depuis sa création en 2002, l’association L’Autre Livre s’attache à résister à la marchandisation du livre et défend l’exception culturelle, la pluralité et la diversité face à la concentration croissante de l’édition et de la distribution dans des groupes industriels et financiers, et face à l’arrivée de géants mondiaux du numérique dans la chaîne du livre. Ainsi, chaque année, avec l’arrivée de l’hiver, l’association organise un salon pour présenter les ouvrages des éditeurs indépendants et échanger, alerter les citoyens sur la situation du livre et son rôle dans le débat d’idées et le lien social. »

Espace des Blancs-Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e. Entrée libre.
> Le site de l'Autre Livre. 
> Dossier de presse de l'édition 2018 (avec le nom des éditeurs présents) (pdf).

Paris

02/11/2018

La communauté de Twin Oaks tient bon



Petite virée vidéo (vostf) à Twin Oaks, un écovillage égalitarien
fondé en 1967 en Virginie (États-Unis).


Lu sur Wikipedia :
« C'est l'une des plus anciennes et des plus grandes "communautés intenationnelles" d'Amérique du Nord. Elle fut bâtie en s'inspirant du célèbre récit utopique de B.F. Skinner Walden Two, qui décrit une communauté fonctionnant selon les principes du béhaviorisme. Cependant, par la suite, Twin Oaks a pris ses distances avec les idées développées par Skinner. Parmi les valeurs libertaires sur lesquelles repose actuellement le projet, on trouve :
• Le partage communautaire
• La non-violence
• L'égalité entre les individus et entre les sexes
• Un mode de vie écologique

Twin Oaks fut fondée par un groupe de six individus sur le site d'une ferme de 40 hectares offert par un paysan. L'historien Ronald Creagh souligne que cette communauté fut "différente de bien d'autres communautés des années 60 : égalité farouche, interdiction de toute drogue et même de tout alcool, y compris pour les visiteurs [et] elle établit un règlement, au contraire des communautés hippies de l'époque".

Selon Kat Kinkade, une des fondatrices, la communauté a lutté considérablement les premières années qui ont suivi son établissement. En effet, au départ, le renouvellement des membres était très important et la communauté ne dégageait que peu de revenu. Cependant, selon Kinkade, la communauté a évité les problèmes caractéristiques de ce type de projet (en particulier la paresse au travail, les profiteurs, et le manque excessif d'organisation) en adoptant un système de travail structuré, mais flexible. Elle est partie de Twink Oaks au bout de quinze ans, une certaine stabilité étant assurée, pour fonder deux autres communautés. Elle y revint en 2009.

Les revenus économiques de la communauté sont principalement assurés par la commercialisation de hamacs, de miel, de tofu et d'autres aliments. (...) »

01/11/2018

Pour s'émanciper de l'État avec Vaneigem



autogestion
Présentation de l'éditeur : « À la déshumanisation que le capitalisme propage en désertifiant la planète, l’expérience de sociétés autogérées oppose l’émergence de terres libres, affranchies du joug de l’État et du système économique qui détermine ses décrets. Des empires aux républiques, les modes de gouvernement du passé n’ont fait que moderniser la barbarie universelle aux dépens d’un bonheur individuel et collectif auquel aspirent des millions d’êtres. La société autogérée est la seule à pouvoir restaurer le devenir humain d’hommes et de femmes qui, réduits quotidiennement à l’état de marchandise, ont dû jusqu’à ce jour se contenter d’en rêver. »


> Quelques extraits. 

"Contribution à l'émergence de territoires libérés de l'emprise étatique et marchande", de Raoul Vaneigem, éditions Rivages, 192 p., 15,90 €. Sortie octobre 2018.

28/10/2018

La gratuité, on en parle ?



Vient de paraître
"Gratuité versus Capitalisme" de Paul Ariès
paul aries
« Partant du constat que notre système d’allocation des ressources par le marché arrive à bout de souffle, Paul Ariès propose un modèle alternatif fondé sur la gratuité. Ce manifeste croise les revendications mondiales en faveur d’un revenu universel mais va plus loin : la gratuité ne doit pas être considérée comme une mesure d’urgence mais représente le passage vers un nouveau modèle de société, voire une nouvelle conception de la vie. Pour étayer son propos, l’auteur fait le tour des différentes expériences et initiatives en matière de gratuité en France et à l’étranger (gratuité de l’eau, des transports en commun, de la restauration scolaire, des services funéraires, au service juridique, à la santé…), dénonce les idées reçues sur le sujet et fait des propositions pour mettre en œuvre concrètement ce projet. »

Éditions Larousse, 400 pages, 20 euros.

À savoir aussi : « L' Obser­va­toire inter­na­tio­nal de la gratuité (OIG) lance une mobi­li­sa­tion en trois temps qui doit permettre de mettre la gratuité au cœur des prochaines élec­tions muni­ci­pales : la publi­ca­tion du livre-mani­feste Gratuité vs capi­ta­lisme ; le lance­ment d'une péti­tion natio­nale en faveur de la gratuité en octobre ; l'or­ga­ni­sa­tion du deuxième Forum natio­nal de la gratuité à Lyon le 5 janvier 2019, avec la parti­ci­pa­tion des forces des gauches et de l'éco­lo­gie et des collec­tifs luttant pour la gratuité. »

L'OIG répond à toutes les demandes de conférences/débats sur la gratuité du service public : eau vitale, transports en commun, bouclier énergétique, services culturels, restauration scolaires, services funéraires... La gratuité comment c'est possible ? Quels retours d'expérience ? La défense et l'extension de la sphère de la gratuité : le grand combat du XXIe siècle...
> Pour joindre l'OIG (Observatoire international de la gratuité du service public et des biens communs) : paul.aries(at)laposte.net
> Le blog de l'OIG.
> Voir aussi l'article de l'OIG dans Bellaciao.

26/10/2018

Les scop, ça marche !

20/10/2018

Le scandale du CumEx expliqué par l'image

Coopération vs collaboration

PRESENTATION de "L'impasse collaborative" : 
« Notre époque est marquée par un paradoxe : nous vivons simultanément le règne de la collaboration et le recul, peut-être même le déclin, de la coopération. Le problème est général et profond : la coopération est aujourd’hui dévorée par la collaboration. Or des sociétés collaboratives d’où l’esprit de coopération disparaît sont des sociétés frénétiques mais dévitalisées, nerveuses mais instables, et finalement conservatrices, car incapables d’innovation et d’adaptation.

Ce livre dévoile trois visages de la crise de la coopération que nous traversons : l’épidémie de solitude, qui, plus que la montée tant décriée de l’individualisme, isole les personnes et les empêche de faire société ; l’avènement des nouveaux passagers clandestins – multinationales, 1 % les plus fortunés… –, qui, à force de contourner, ridiculiser et saboter règles fiscales et droit social, finissent par décourager la coopération ; enfin, la guerre contre le temps, induite par une transition numérique hypertrophiée et une transition écologique négligée, rendant incertain l’avenir de la coopération sous la pression conjuguée d’une accélération du présent et d’un obscurcissement du futur.

C’est pourquoi il nous faut reconquérir les imaginaires et reconstruire les institutions de la coopération. En dépassant les "mythologies économiques" pour sortir de la croissance et retrouver la bienveillance de l’économie civile et la profondeur de l’économie écologique ; en endiguant la concurrence fiscale et sociale – d’abord en Europe – afin de restaurer la puissance coopérative des systèmes sociaux et fiscaux ; enfin en décélérant la transition numérique pour accélérer la transition écologique. »
Editions Les liens qui libèrent,  192 p., 16 €.

10/10/2018

Festival du livre et de la presse d’écologie

13 et 14 octobre • Paris
Le 16e Festival du livre et de la presse d’écologie se tiendra au 100ecs (100, rue de Charenton, Paris 12e) et à La Maison des Ensembles (3-5, rue d’Aligre, Paris 12e).
Tables rondes, rencontres avec des auteurs, dédicaces, ateliers, spectacles, espace jeunesse...
> Programme complet sur le site officiel.

07/10/2018

Climat : on remet ça le 13 octobre !

Marche pour le climat du 13 octobre
Après la formidable mobilisation du 8 septembre, 
de nouvelles marches pour le climat auront lieu samedi 13 octobre.

Pour en savoir plus :
> La page FB de "Il est encore temps", coordinateur des actions.
> Une carte des initiatives du 13 octobre.
(Liste non close. D'autres villes peuvent encore se joindre au mouvement).


QUELQUES RENDEZ-VOUS :
Aix-en-Provence : https://www.facebook.com/events/1006071636220141/
Amiens : https://www.facebook.com/events/1841107212639212/
Angers : https://www.facebook.com/events/2138093446464662/
Antibes : https://www.facebook.com/events/710686279281342/
Avignon : https://www.facebook.com/events/471229270056542/
Besançon : https://www.facebook.com/events/238869813454452/
Blois : https://www.facebook.com/events/680062279045685/
Bordeaux : https://www.facebook.com/events/289965448501368/
Cherbourg : https://www.facebook.com/events/536293236813999/
Fort-de-France : https://www.facebook.com/events/1921544788147787/
Grenoble : https://www.facebook.com/events/688334914864868/
La Rochelle : https://www.facebook.com/events/1590239964454696/
Lille : https://www.facebook.com/events/232190430986530/
Limoges : https://www.facebook.com/events/307947543322417/
Lons-le-Saulnier: https://www.facebook.com/events/2176943855896806/
Lyon : https://www.facebook.com/events/2096868347297052/
Marseille : https://www.facebook.com/events/335119010579863/
Montbéliard : https://www.facebook.com/events/1024473154404255/
Montpellier : https://www.facebook.com/events/247069265977282/?ti=cl
Metz : https://www.facebook.com/groups/metzmarchepourleclimat/
Nantes : https://www.facebook.com/events/1827527333968585/
Nice : https://www.facebook.com/events/605325659864614/
Nouméa : https://www.facebook.com/events/1908909255821468/
Paris : https://www.facebook.com/events/2217054808575846/
Reims : https://www.facebook.com/events/1876267455826926/
Rennes : https://www.facebook.com/events/868452286877048/
Roanne : https://www.facebook.com/events/230449424488170/
Saint-Brieuc : https://www.facebook.com/events/234686807203526/
Saint-Malo : https://www.facebook.com/events/1954485304850612/
Saint-Etienne : https://www.facebook.com/events/1225877697553702/
Suresnes : https://www.facebook.com/events/345315232873597/
Tours : https://www.facebook.com/events/257637368280155/
Toulouse : https://www.facebook.com/events/470485096767757/
Vannes : https://www.facebook.com/events/257786154874308/

01/10/2018

En ai-je vraiment besoin ?

26/09/2018

Ivry fait Causes Communes

Du 28 septembre au 6 octobre, au Théâtre Antoine Vitez, scène d'Ivry, 
1, rue Simon Dereure, Ivry-sur-Seine (94), 
métro L7 Mairie d'Ivry ou RER C-gare d’Ivry-sur-Seine.

« Débattre, partager nos expériences, accueillir des paroles sensibles, faire de notre pluralité un atout, recomposer une vision d’ensemble à partir des pratiques, c’est le chantier démocratique inauguré cette rentrée : organiser des rencontres autour des luttes actuelles et de leurs intersections.

Dix jours pour détricoter la fabrique du consentement idéologique, en compagnie de celles et ceux qui nous donnent à lire et entendre des voix discordantes : universitaires partageux et partageuses, journalistes indépendants et indépendantes, militantes et militants engagé-e-s dans des expériences singulières. Écologie, féminisme, luttes des classes...  il s’agit, en compagnie des artistes et du poème, de convier la politique dans ce lieu du sensible.

Celles et ceux qui lancent l’alerte,
qui organisent l’hospitalité due aux migrants au risque de l’illégalité, les zadistes des grandes causes et du quotidien, les travailleuses et travailleurs debout contre leurs exploiteurs, les étudiantes et étudiants mobilisés contre la sélection, les femmes dénonçant leur "porc"…

Combien sont-ils qui redressent la tête au cœur de l’orage ? Combien sommes-nous ? Certes nous vivons en de sombres temps, mais "là où croît le péril croît aussi ce qui sauve", nous dit le poète Hölderlin. »

> Le programme complet.