23/06/2018

Cet été, rendez-vous sur la ZAD

Semaine intergalactique 2018

Semaine intergalactique 
sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes 
Du 27 août au 2 septembre

« Après plus de deux ans de travaux réguliers et un nouveau mois de chantier cet été, la semaine du 27 août au 2 septembre sera celle de l’inauguration de l’ambazada, espace destiné entre autres à accueillir sur la zad de Notre-Dame-des-Landes des luttes et des peuples insoumis du monde entier. Pour pendre dignement cette crémaillère-là, nous ne pouvions que convier à une nouvelle semaine intergalactique. Nous souhaitons qu’elle contribue à se redonner de l’élan et des horizons avant les mobilisations de la rentrée ici et ailleurs.

Des questions n’ont cessé pour notre part de nous habiter tout au long de la saison passée, celles entre autres de l’ancrage dans la durée sans se laisser domestiquer, de l’entre-soi ou de la porosité de nos mouvements, du rapport de force plus ou moins frontal avec l’Etat et de possibilités que des victoires se prolongent. Nous avons dû trouver nos propres réponses partielles dans l’urgence, nous avons dû faire des choix décisifs face aux tanks et sous une pression dramatique.

Nous voulons reposer ces enjeux et les recroiser avec d’autres territoires nés de batailles et ayant tracé leur propre chemin. Une partie de la semaine sera donc consacrée à des rencontres ouvertes avec des invités du Wendland, en Allemagne, de Christiania, au Danemark, du quartier libre des Lentillères, en France, d’Errekaleor, au Pays Basque, ou encore d’Exarchia, en Grèce. Chacun de ces territoires nous racontera la manière dont il s’est emparé de ces problématiques et ouvrira un débat croisé.

A une autre échelle, des peuples entiers résistent toujours de par le monde à l’assimilation culturelle et à l’idéologie libérale. Un moment de rencontres spécifiques à ce sujet au cours de la semaine est aussi en cours de préparation.

Nous vous proposerons aussi de voyager au cours de diverses soirées à travers des décennies de luttes marquantes dans différents pays européens. L’Italie révolutionnaire des années 70, les mouvements autonomes allemands des années 80 ou l’écologie radicale anglaise et anticapitaliste des années 90, entre autres, ont reconfiguré le langage politique, les pratiques d’actions et d’organisation. Nous replonger dans ces histoires vibrantes, ce sera partir en quête d’héritages et d’imaginaires qu’elles nous donnent pour penser le présent.

Divers autres contenus sont en cours de programmation, notamment :
- un après-midi de rencontre avec une militante kurde sur le mouvement de libération des femmes au Kurdistan, et son rôle au sein de la société.
- une présentation de la situation politique, sociale et des luttes au Mexique suite aux élections présidentielles de juillet et à la campagne de la candidate indigène Marichuy.
- témoignages de personnes sans papiers à Nantes et des groupes qui organisent leur soutien dans les squats et dans leurs démarches administratives.
- Les matinées seront consacrées à des chantiers sur divers lieux pour renforcer les communs de la zad, ainsi qu’à faire tourner l’orga logistique de la semaine.

Les participant.e.s sont les bienvenu.e.s à proposer des contributions aux diverses discussions annoncées. Il est possible de contacter les organisateurs pour faire des propositions supplémentaires d’ateliers et discussions. Nous avons cependant fait le choix général de favoriser quelques grandes thématiques et temps communs pendant lesquels avancer ensemble plutôt que de superposer une multiplicité de discussions en parallèle.

Des rencontres se pensent en parallèle sur d’autres lieux de la zad avec des groupes de syndicalistes ou d’étudiant.e.s qui consacreront certaines journées de la semaine à tirer un bilan de leurs mobilisations de l’année et se pencher sur la suite. Des croisements entre les un.e.s et les autres et la semaine intergalactique sont à prévoir .

Nous avons besoin de prévoir la logistique à l’avance, donc de connaître le nombre de participant-e-s (pour cette semaine, nous avons prévu des infrastructures pour environ 300 personnes). Nous souhaitons que les participant-e-s restent la semaine entière afin de prendre le temps d’une élaboration collective. Merci de préciser avant le 31 juillet combien d’entre vous seront présent-e-s et à quelles dates. Des structures de cantine seront organisées sur place, mais n’oubliez pas de prendre une tente et un duvet pour dormir. »


Pour tous contacts, inscriptions, questions : galaczad(at)riseup.net
Le programme complet de la semaine sera bientôt en ligne sur ZadNadir.

20/06/2018

Montreuil - 23-24 juin

Livres anarchistes

Rencontres autour de publications anarchistes

Présentation : « Pour que l’idée ne flétrisse pas, il faut l’action pour la revigorer. Pour que l’action ne tourne pas en rond, il faut l’idée pour l’enchanter. C’est peut-être là que se tisse le véritable fil noir de l’histoire tumultueuse de l’anarchisme, qui est en même temps sa proposition de lutte : auto-organisation, action directe, conflictualité permanente avec l’autorité sous toutes ses formes. Ces Rencontres autour de publications anarchistes sont une occasion sous forme d’invitation pour celles et ceux qui sont à la recherche d’idées critiques, qui cherchent à agir, qui se révoltent contre ce monde mortifère d’oppression, d’exploitation et d’autorité. Une occasion, et un défi en même temps, pour mettre en relief ce foisonnement anarchiste qui se diffuse au travers de publications, d’agitation, de locaux, d’interventions, d’actions et de luttes – et qui exprime, en proposant la destruction du pouvoir plutôt que son aménagement, le bouleversement total plutôt que la réforme, la concordance entre moyens et fins plutôt que la stratégie politique, l’éthique plutôt que le calcul, une perspective révolutionnaire à approfondir et à défendre. »

La Parole errante, 9, rue François Debergue, Montreuil 93.
(Métro Ligne 9 - Croix de Chavaux, sortie place Jacques Duclos).

> Le programme détaillé (pdf).

19/06/2018

Une autre agriculture est possible



"Les paysans de demain, le champ des possibles"
Un documentaire de Marie-France Barrier (2017).

« Alors que le monde agricole est en pleine crise, les Français sont chaque année de plus en plus nombreux à choisir de changer de vie pour devenir paysan. Pour redonner du sens à leur travail, ils quittent leur confort urbain pour apprendre à vivre de la terre. Attirés par une agriculture respectueuse de la vie, ces néo-paysans viennent grossir les rangs de ces agriculteurs de souche qui remettent eux aussi en question leur travail.

Revenus des pratiques productivistes et industrialisées qu’ils ont apprises, des grands céréaliers, des vignerons ou des éleveurs laitiers changent de logique pour renouer avec la nature et ainsi retrouver goût à leur métier. D’autres paysans choisissent de s’installer en collectif pour mutualiser leur force de travail et leur matériel, quand d’autres décident de devenir berger au cœur de la ville. Chacun d’eux réinvente le métier de paysan et explore le champ des possibles... » (CIVAM)

> L'article de Télérama sur ce film.

18/06/2018

"Sous les pavés, la terre"



Un reportage de Pablo Girault et Thierry Kruger

solutions écologiques alternatives« Sous les pavés, la terre ! vise à présenter des solutions alternatives et valides au modèle socio-économique actuel. Il s’avère qu’il y a urgence en matière d’avenir pour notre planète : il faut redéfinir les possibles, du soutenable au durable.

Ce film décrit le parcours d’hommes et de femmes qui à un moment ont changé leur rapport à la Terre. Ils soutiennent et participent à ce documentaire, parce qu’il défend leur raison d’être et d’espérer en une société plus fraternelle, plus juste, plus respectueuse des hommes et de l’environnement. Une société où leurs luttes se conjuguent avec leur capacité à proposer des solutions locales, globales et concrètes aux problèmes de surexploitation et de surproduction.

Ce combat pour une Terre vivable commence par notre maison, nos assiettes, une remise en question de chacun de nos actes : Comment se déplacer ? Comment recycler son eau ? Comment construire une maison passive ? Où sont fabriqués nos vêtements ? D’où provient ce fruit ? »

AVEC :
• Patrick Baronnet, concepteur de maisons autonomes
• Dominique Belpomme, médecin et professeur de cancérologie
• Lydia et Claude Bourguignon, ingénieurs agronomes
• José Bové, syndicaliste paysan
• André Chassaigne, député
• Pierre Rabhi, paysan et philosophe
• Jacques Testart, biologiste
• Richard Wallner, agriculteur

DVD sorti aux éditions Montparnasse en 2012, 15 euros.

17/06/2018

Vient de paraître

anticapitalisme ecologie
"La colère du concombre amer.
Face au saccage de la planète",

de Charles Maestracci


« La professeure Coloquinte confie au narrateur la tâche de recenser les multiples dangers qui menacent la vie sur terre en raison de ce "putain de facteur humain", comme dirait Hubert Reeves.
Au fil d’une enquête sur les méfaits mortels des pesticides, l’enfouissement des déchets nucléaires, la surpopulation galopante, l’industrie pharmaceutique et autres épisodes de l’agonie planétaire, le narrateur prend conscience de l’emballement des nuisances écologiques. Il comprend qu’elles sont inéluctables en raison de la nature même du mode de domination capitaliste mondial.
Le narrateur n’est pas un expert, puisque comme il le dit, il ne fait "profession de rien". Les informations scientifiques sont si glaçantes qu’elles ne peuvent qu’inciter à réagir. Ce récit aux allures de parabole est un plaidoyer en faveur de la planète mutilée et de toutes les formes de vie menacées d’extinction dont l’espèce humaine. »
L'insomniaque, coll. Moroténia, 96 p. (20 ill.), 10 €.

Espagne : Révolutionnaires, réfugiés et résistants



anarchistes espagnols
« Fuyant Franco, des centaines de milliers de républicains espagnols arrivent en France à l’hiver 1939, dans un dénuement total. Parqués dans des camps, dans le froid et des conditions effroyables, ils témoignent dans ce livre de ce qu’ils y ont vécu, vu et de comment ils ont survécu. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, nombreux sont ceux qui participent à la lutte contre le nazisme, gardant toujours l’espoir en un monde meilleur.

Ce livre est issu du travail de mémoire entrepris par Federica Montseny pour transcrire ce qu’a été la vie des réfugiés espagnols – des sans-grade – depuis les camps d’internement du sud de la France et d’Afrique du Nord jusqu’à leur engagement dans la Résistance. Federica Montseny fut une des figures de la CNT (Confederación Nacional del Trabajo) espagnole pendant la révolution de 1936 et la guerre civile puis, après, en exil.

"Révolutionnaires, réfugiés et résistants
Témoignages des républicains espagnols en France (1939-1945)", 

Editions CNT-RP, 15 euros. Sortie le 14 juin.
Traduction : Serge Utgé-Royo

16/06/2018

Pourgues, une utopie au quotidien



« Depuis un an, en Ariège, le collectif du Village de Pourgues fait le pari de la liberté. Cet écolieu qui s'étend sur près de 50ha est habité par une vingtaine d'adultes et d'enfants. On y célèbre la nature, la démocratie et la joie de vivre. Découvrez cette expérience pionnière de l'intérieur. »

"Mort au capitalisme !" de Stephanie McMillan

Cinéma engagé dans les années 68

1972
"Coup pour coup",  
de Marin Karmitz (1972)
«  Dans une petite usine de textile, la pression monte. La cadence à suivre, la rentabilité à tout prix, et les conditions de travail difficiles épuisent les ouvrières. Mais à l’atelier les choses changent progressivement : actes de sabotage des machines, débrayages… Élaborant peu à peu une stratégie, les femmes s’unissent contre l’oppression. La réaction du patron ne se fait pas attendre et les "meneuses" sont licenciées. En opposition, les ouvrières décident d’occuper l’usine.

Coup pour coup est le dernier film d’une trilogie réalisée par le cinéaste pendant les années 1970. Après Sept jours ailleurs (1969) et Camarades (1970), Marin Karmitz entreprend l’écriture collective d’un film avec les actrices, véritables ouvrières militantes. Entre la fiction et le documentaire, Coup pour coup interroge sur les conditions de travail et la place de la femme dans la société de l’après mai 1968. »
2 DVD MK2, 16,99 €. DVD sorti en 2004,  toujours disponible sur le Net.

DVD 1 : Préface de Serge Kaganski • Marin Karmitz parle de la sortie de "Coup pour coup" • Interview de Serge July • Interview de Louis Joinet, avocat général auprès de la Cour de cassation • Interview d'Olivier Rolin, écrivain (dirigeant de la Gauche Prolétarienne à l'époque de la sortie du film) • Bande-annonce du film.
DVD 2 : Journal du tournage, par Marin Karmitz • "Le conflit Lip 1973-1974" de Dominique Dubosc • Présentation de Dominique Dubosc.

Karmitz
> Présentation du film et de sa genèse.
> La bande annonce du film.
Disponible également dans un coffret "Mai 68" 
avec Mourir à 30 ans de Romain Goupil. MK2-Potemkine. 24 €. Sorti en mai 2018.

15/06/2018

En soutien au Jargon Libre

Juin 2018

Samedi 16 juin de 15 à 20h • Dimanche de 12h à 20h
BOURSE AUX LIVRES
APERO-CONCERT avec Dominique Grange, Julien Gonzales et Jonathan Malnouri. 
Au Jargon Libre 32, rue Henri Chevreau, Paris 20e. M. Gambetta, Jourdain.

Sous les pavés, l'Alsace !



« Rencontre avec l'historien Léon Strauss et des militants lors des mouvements de mai 68 en Alsace. Un mouvement social à la saveur particulière dans cette région ouvrière. Un reportage réalisé par Radio MNE, la campus mulhousienne, qui entrecroisent entretiens et archives sonores.

AVEC Armand, ancien commercial bas-rhinois, Michel Muller, typographe et militant CGT, Agnès Taupouzian, sténodactylographe et militante communiste à Mulhouse. »
A écouter en cliquant sur la flèche du player ci-dessus.

14/06/2018

Mai 68 à Marseille, Lyon, Rennes et Brest



"La Fabrique de l'Histoire" du 23 avril dernier est revenue 
sur les années 68 en régions. À réécouter en cliquant sur la flèche du player.

Sont abordés les débuts du mouvement et la première occupation d'usine à Sud-Aviation, à Nantes, avec Christian Bougeard (Les années 68 en Bretagne, Presses universitaires de Rennes). En compagnie de Sophie Béroud (Lyon en luttes dans les années 68, Presses universitaires de Lyon), est évoqué le Mai lyonnais. Olivier Fillieule (Marseille années 68, Presses de Science Po) parle de Marseille comme ville d'avant-garde de combats tels que la défense des travailleurs immigrés et la reconnaissance des mouvements féministes, lesbiens et homosexuels.

11/06/2018

Propaganda - La fabrique du consentement


Prochaine diffusion sur Arte jeudi 14 juin à 10h55.
Disponible en ligne jusqu'au 27 juillet 2018.

« Comment influencer les foules ? À travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l'un des inventeurs du marketing et l'auteur de Propaganda, un passionnant décryptage des méthodes de la "fabrique du consentement".

Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, l'auteur du livre de référence Propaganda et l'un des inventeurs du marketing, Edward Bernays (1891-1995) en fut l’un des principaux théoriciens.

Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de "fabrique du consentement" des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et transformer ainsi le citoyen en consommateur.

En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle. Ce documentaire riche en archives retrace, à la lumière d’une analyse critique – dont celle du célèbre linguiste Noam Chomsky –, le parcours de celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l'artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954. »

> "Propaganda ou Comment manipuler l'opinion en démocratie"
le livre d'Edward Bernays. est paru à La Découverte.

10/06/2018

"Vous avez dit démocratie ?"



« Il y a un an, grâce au précieux soutien de 7819 personnes, nous avons démarré un voyage en démocratie(s). Au fil des semaines puis des mois, au gré des rencontres, des échanges et des lectures, nous avons questionné ce mot étrange : la démocratie. En France mais aussi en Grèce, en Islande, en Belgique ou encore en Espagne, nous avons rencontré des citoyen·ne·s qui travaillent à insérer plus de démocratie dans leur quotidien. Voici en 90 minutes le résultat de cette aventure pour essayer de saisir ce que renferme ce mot. »
Un film de Henri Poulain, Julien Goetz et Sylvain Lapoix. #Datagueule.

> Interview de #Datagueule par MrMondialisation.

Vente de livres aux Editions Rouge et Noir

juin 2018

08/06/2018

La ZAD, là où se cultivent les alternatives

ZAD Notre-Dame-des-Landes
"Éloge des mauvaises herbes.
Ce que nous devons à la ZAD"

Coordonné par Jade Lindgaard


« Pour la première fois, des intellectuels et des écrivains prennent partis pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils expliquent que la "zone à défendre" est bien plus qu’un bout de bocage. Dans un monde où tout doit être normé, catalogué, mesuré, homogénéisé, s’y inventent de nouvelles formes de vies et de liberté. C'est un carré de mauvaises herbes dans un paysage artificialisé, calibré, et bétonné.

Sur la ZAD, on existe en commun et on cohabite avec la nature. On partage des rêves et des outils. On sort de l’emprise du marché en construisant sa cabane en terre-paille. On redonne du sens au travail en élevant des vaches et en prenant soin de la forêt. On échappe au couperet de l’Etat en cultivant les solidarités et l’accueil. On lutte en dormant et on prépare les alternatives en occupant des terres. Ce n’est pas une utopie, c’est notre réalité de demain qui prend formes sous nos yeux. »

Ont contribué à cet ouvrage : Olivier Abel, Christophe Bonneuil, Patrick Bouchain, Alain Damasio, Virginie Despentes, Amandine Gay, John Jordan, Bruno Latour, Wilfried Lupano, Geneviève Pruvost, Nathalie Quintane, Kristin Ross, Pablo Servigne, Vandana Shiva et Starhawk. Préface de David Graeber.

Editions Les liens qui libèrent, 180 pages, 14 euros. À paraître le 13 juin.
Les recettes des ventes de ce livre iront aux activités développées sur la ZAD.

06/06/2018

Bientôt l'été... Bye bye, les pailles !

Pollution
« (...) La paille en plastique n’est pas une fatalité. On peut tout à fait s’en passer. Ou opter pour une solution réutilisable. Bambou, verre, inox, carton, les alternatives existent. Quant aux prix, ils varient entre un euro pour la paille en bambou et trois euros pour la paille en verre. Et à ce prix, on reçoit même une petite brosse pour nettoyer sa paille avant de la mettre au lave-vaisselle. » (RTBF)

> L'article de National Geographic sur la campagne anti-pailles en plastique.
> L'article de Libé.
> L'association Bas les pailles ! et sa pétition.
> Des alternatives aux pailles en plastique pour les addicts.

Siné mensuel de juin est en kiosques

03/06/2018

"Le Désir libertaire"

Surrealisme arabe
"Le surréalisme arabe à Paris (1973-1975)"

« Au début des années 1970, des exilés de plusieurs pays arabes (Irak, Syrie, Liban, Algérie, etc.), précairement installés à Paris, fondent Le Désir libertaire "afin de mettre sans réserve le pied du surréalisme dans le plat de tous les intégrismes religieux, sociaux ou esthétiques ; la revue était surréaliste dans sa défense de la poésie, et dans la persistance du blasphème, et ne confondit jamais l’action poétique et l’action politique". (A.K.Janabi ).

Foisonnant et provocateur, Le Désir libertaire présente des traductions en arabe de grands poètes francophones, d’auteurs surréalistes et situationnistes, des tracts et proclamations sur la situation au Moyen Orient et les poèmes et diverses expérimentations stylistiques des membres du collectif. Voici une anthologie, richement illustrée et commentée, de cette revue, digne héritière subversive et internationaliste de George Henein et du groupe surréaliste égyptien, Art et Liberté. »

AU SOMMAIRE :
Abdul Kader El Janabi : Point de repères – Introduction : Une révolution poétique sans fin – Face à la réalité arabe. Le Désir libertaire, revue du surréalisme interdit chez les arabes – Manifeste de 1975 – Où en sommes-nous avec le surréalisme ? – Ne construisez pas d’édifices, érigez des toits ! – Éditorial pour la deuxième série – L’Age de la vie – De la mémoire, brûlant de tous ses oublis – Visa aux lectures – Une voix hérétique : Qorrat al-Aïn (1814-1854) – Jeux surréalistes Vers la libération du langage – Cadavres exquis – Anti-proverbes – Lexique Imagination – Blasphème – Désir – Manifestes personnels Ghazy Younes : Soupir – Mohammed Awadh : Cet aboiement ne suffit-il pas ? – Farid Lariby : Mes écrits – Tract : Fermez le Livre et ouvrez la fenêtre – Maroine Dib : L’umour : testament L’autre nous-mêmes Edouard Jaguer : Flash pour fantômes – Jimmy Gladiator : Ni dieu ni maître, sauf maître Kanter ! – Pierre Peuchmaurd : Black Canary Billets, slogans, aphorismes ! Quatre étranges cavaliers : Farid Lariby – Ghazi Younes – Abdul Kader El Janabi – Maroine Dib – Le Nil du surréalisme : le groupe Art et Liberté (1938-1952).
Éditions de l’Asymétrie, 200 p., 12 €.

02/06/2018

La Plume noire a besoin de v.s.ous

Lyon

« Depuis plus de 25 ans, la librairie La Plume noire est un espace d'organisation, de diffusion d'idées et de pratiques de lutte et de solidarité, porté par le mouvement anarchiste organisé à Lyon. Gérée actuellement par les militantes et militants de la coordination des groupes anarchistes (CGA), elle a besoin de votre soutien financier pour continuer ses activités. En effet, nous sommes loin d'avoir remboursé les prêts qui nous ont permis l'acquisition du lieu. Si la précédente collecte de solidarité suite à l'attaque fasciste que nous avons subi nous a permis de réouvrir le lieu (nous remercions encore celles et ceux qui y ont participé), nous avons encore besoin de tout votre soutien pour faire face à des échéances de remboursement. Alors n'hésitez pas à contribuer à cette souscription, de manière ponctuelle ou plus permanente. » (L'équipe de La Plume noire)

> Souscription pour La Plume noire au Pot commun.
ACTU : du 2 juin au 8 juillet, La Plume noire accueille le festival antipatriarcal
(chaque semaine : 1 film, 1 débat = 1 thématique).

Kupka, l'anar qui révolutionna la peinture

Jusqu'au 30 juillet, le Grand Palais, à Paris, présente une grande et belle exposition rétrospective intitulée "Kupka, pionnier de l'abstraction". Elle retrace le parcours artistique de František Kupka (Bohème 1871- Hauts-de-Seine 1957), « ses débuts marqués par le symbolisme et son évolution progressive vers l’abstraction dont il sera l’un des pionniers ».

L'Assiette au Beurre Religions
L'Ephéméride anarchiste nous rappelle que Kupka « collabore à la célèbre revue satirique anarchisante L'Assiette au Beurre, y réalisant trois numéros – L'Argent (11 janvier 1904), Religions (7 mai 1904), La Paix (20 août 1904) –, mais aussi aux Temps Nouveaux, de Jean Grave (qu'il soutiendra également en faisant des dons aux tombolas de 1908 et 1912), à La Cravache, au Rire, au Cri de Paris, ainsi qu’à des revues anarchistes tchèques. (...) En 1909, il dessine la couverture pour la réédition de la brochure (n°37) sur Le Salariat, de Pierre Kropotkine. Il aurait préparé des illustrations pour La Grande Révolution, de Kropotkine, mais le projet ne se réalisa pas et les dessins n’ont pas été retrouvés. En 1909, il était en correspondance avec Francisco Ferrer pour donner des illustrations à une série de brochures de l'Escuela Moderna. (...) »

L'Assiette au Beurre
Le CIRA de Marseille précise en 2002 que « Kupka n'est pas un anarchiste militant mais sa participation à ces périodiques montre qu'il avait un intérêt certain pour les idées libertaires. Il collabore à treize numéros de L'Assiette au Beurre entre 1901 et 1907.
Kupka critique une société inégalitaire asservie à l'argent. Il s'en prend aux guerres coloniales et aux fureurs nationalistes. Il dénonce l'abrutissement dû à tous les fanatismes religieux. Il n'épargne aucun dogme. Ses attaques sont dirigées aussi bien contre les monothéismes que contre les paganismes ou les "sagesses" orientales. En 1904, Kupka semble s'être éloigné de ses idées mystiques antérieures. Ses dessins de L'Assiette au Beurre sont beaux et percutants. Il quitte L'Assiette au Beurre à l'arrivée d'un nouveau propriétaire. A son sujet, il écrit : "(Il ne) veut que des dessins qui ne troublent pas la digestion de ses lecteurs. Je suis trop révolutionnaire".

Pour Malato
Kupka

Les Temps nouveaux sera illustré à partir de juillet 1904. Jean Grave demande un dessin d'actualité chaque semaine à ses amis artistes (Luce, Signac, Angrand, Delannoy, Van Dongen, Jossot…). Les rapports de Kupka avec Grave resteront formels et occasionnels. Entre 1905 et 1912, Kupka réalise une lithographie, six dessins et des illustrations pour « Le Coin des enfants ».
L'Homme et la Terre
Kupka est aussi l'illustrateur du dernier livre d'Elisée Reclus (1830-1905), L'Homme et la Terre. Il a réalisé ce travail entre 1904 et 1906. Les deux hommes s'appréciaient mutuellement mais on ignore s'ils ont pu collaborer de façon étroite. Avant d'illustrer le livre, Kupka en avait entièrement pris connaissance. On peut y voir plus d'une centaine de dessins : en-têtes, culs-de-lampe et frontispices. Ses dessins sont d'esprit symboliste. De grandes illustrations présentent les civilisations humaines à travers les millénaires. Il y montre entre autres les oppositions entre le progrès et l'obscurantisme. La nudité très présente symbolise la pureté, l'innocence retrouvée des origines. A un ami poète, il écrivait en avril 1905 : "Ce que j'aurais de mieux à faire serait d'aller éduquer les masses avec un homme comme le vieux Reclus, laisser tomber ce lyrisme stupide qui, bon an mal an, envoie des toiles à des expositions snob". »

Reclus

L'expo du Grand Palais présente plusieurs planches de L'Homme et la Terre ainsi que des dessins tirés de L'Assiette au Beurre et des Temps nouveaux.



> La radio tchèque en langue française a aussi évoqué l'engagement anarchiste de Kupka (écouter et lire l'interview).

01/06/2018

Causons démocratie avec Casto et Mermet


Entretien avec Cornélius Castoriadis en 1996 
dans "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet.