04/09/2021

Au sommaire de "CQFD" de septembre



- Pass sanitaire : des bleus partout – Avec le pass sanitaire, le gouvernement a transformé des centaines de milliers de bistrotiers et autres personnes chargées d’accueillir du public en auxiliaires de police.

- À Grenoble, une écologie sauce tartuffe – En septembre aura lieu la primaire écologiste. Parmi les aspirants déclarés, Éric Piolle, maire de Grenoble depuis 2014. Et tant pis si son bilan écologique municipal est proche du néant, comme le détaille un journaliste dans son livre Le Vide à moitié vert – La gauche rouge-verte au pouvoir : le cas de Grenoble. Entretien.

- Brest : la gentrification se pare de vert – Suite aux élections municipales de 2020, l’alliance renégociée entre le PS et EELV devait permettre d’accorder une place plus importante à l’environnement dans les politiques municipales. Résultat : un vague verdissement des projets urbains. Mais des collectifs défendent d’autres manières d’inventer la ville.

- Castel fait picoler l’Afrique, puis exfiltre un max’ de fric – Leader français du négoce de vin, le groupe Castel réalise l’essentiel de ses bénéfices en Afrique, où il s’est spécialisé dans la bière, les sodas, le sucre et... l’évasion fiscale. Un scandale disséqué dans un accablant rapport de l’association Survie.

- « On veut que ces questions soient prises en compte ! » – Les Paysannes en polaire, 5 agricultrices du Sud-Est, se sont alliées à la dessinatrice Maud Bénézit pour mettre en BD le sexisme en œuvre dans leur métier et se donner de la force pour lutter.

- Le variant asiatique du fado portugais – Les immigrants asiatiques, par leurs salaires extrêmement bas, permettent à l’agro-industrie de survivre au Portugal, alors que les travailleurs portugais émigrent plus loin pour fuir la misère. 

- Un été avec les zapatistes – Une délégation zapatiste a débarqué sur le Vieux Continent au mois de juin. Depuis, elle multiplie les rencontres avec les acteurs et actrices des luttes d’Europe. Récit en BD.

- Souheil, 19 ans, tué par un policier – Comment un simple contrôle routier a-t-il pu s’achever par la mort de Souheil d’une balle policière en plein thorax ?

Dossier « Des fringues et des luttes »

- « La fabrique des apparences est politique » – L’historienne Christine Bard a publié en 2010 Une histoire politique du pantalon et Ce que soulève la jupe : identités, transgressions, résistances, qui prolongeaient son essai sur Les Garçonnes — mode et fantasmes des Années folles, réédité cet automne. Entretien.

- Des vies en bleus – Il n’y a pas si longtemps encore, presque tous les ouvriers d’usine portaient un bleu de travail. La disparition de cette unanimité vestimentaire a coïncidé avec l’affaissement de l’unité et de la visibilité de la classe ouvrière, analyse Jean-Pierre Levaray.

- Atelier drag-king : des performances de genre – Le pendant masculin des drag-queen, le « drag-king » se démocratise à la faveur de l’intérêt grandissant pour les questions queer. Plongée dans un univers qui ambitionne de faire des « fringues d’hommes » portées par des femmes des armes de destruction massive des stéréotypes de genre.

- Chez Frida Kahlo, une « corrélation idéologique et vestimentaire » – À travers des dizaines d’autoportraits, Frida Kahlo a fait de ses tenues des outils de revendication identitaire, transformant ses vêtements en messages politiques. Rachel Viné-Krupa a consacré un essai à ses costumes.  

- En Birmanie, des pagnes contre les tanks – Les Birmanes se sont massivement mobilisées contre le coup d’État militaire de février dernier. Se saisissant du mythe patriarcal selon lequel passer sous les vêtements d’une femme peut faire perdre la puissance virile à un homme, les manifestantes ont accroché leurs jupes sur du fil à linge au milieu de la rue pour ralentir l’avancée des tanks.

ET AUSSI...
- Le retour de l’Abrégé du Capital de Karl Marx – Dès 1878, l’anarchiste italien Carlo Cafiero avait  rédigé dans un style simple et accessible un condensé du livre I du Capital. A (re)paraître le 24 septembre.

- Cap sur l’utopie : sus aux « gros fripouillards » ! – Réédition du Sabotage, du syndicaliste révolutionnaire Émile Pouget. (...)

> POUR PLUS DE DETAIL.

04/08/2021

Le Larzac, une agriculture en autogestion

À lire sur Reporterre (2 août 2021)
Autogestion et propriété collective, la vie paysanne foisonnante du Larzac
« Un demi-siècle après le début de la résistance à l’extension du camp militaire du Larzac, la lutte y est toujours vivante. Le système de gestion des fermes et terres agricoles qui y règne mêle décisions collectives et valorisation de l’usage contre la propriété privée. Il attire des nouvelles générations prêtes à reprendre le flambeau. »

EXTRAIT
(...) Reste un mystère : comment se fait-il qu’un système aussi efficace n’ait pas plus essaimé ? Il y a certes Terre de liens qui s’en est inspiré, mais « l’État ne s’est jamais intéressé à ce que l’on fait », regrette Élise. Alors qu’il est le propriétaire final de ces terres et bâtiments si bien valorisés, il a ainsi refusé de mettre en place à Notre-Dame-des-Landes, à la place du projet d’aéroport, un modèle similaire à celui du Larzac. « L’État a dit qu’il ne voulait surtout pas un second Larzac, regrette Christian Roqueirol, ancien de la lutte et jeune retraité. La seule raison que je vois à cela est politique : notre expérience démontre ce que l’on peut faire sans propriété privée et de manière autogérée. » (...)

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03/08/2021

Agir contre la réintoxication du monde

Vu sur le blog Agir17.

Il y a à peine un an, au sortir du premier confinement, une centaine de collectifs en lutte répondaient à un premier appel à agir « contre la réintoxication du monde ». Puis les 17 novembre et 17 avril, malgré les restrictions sanitaires, cette constellation d’habitant-e-s, de paysan-ne-s, d’activistes persévéraient et renouvelaient leurs actions aux quatre coins du pays. Par leurs blocages, leurs rassemblements, leurs occupations, leurs irruptions dans l’espace public, en un mot leur résistance, ils et elles dessinaient une voie vers un monde s’émancipant des logiques marchandes et industrielles mortifères.

Aujourd’hui, alors que la crise du Covid semble s’atténuer mais que la méga-machine repart de plus belle, nous appelons une nouvelle fois à agir, le 17 SEPTEMBRE, partout sur le territoire contre les sites et projets destructeurs du vivant et des solidarités sociales. Car tandis que la crise du sanitaire s’atténue, avec elle disparaissent aussi les promesses d’un « Monde d’Après », s’extirpant de l’impasse de celui d’avant. Que ce soit par des plans de relance industrielle sans aucune remise en question, ou la nécessité fumeuse de rembourser une dette fictive, la classe dirigeante mondiale est unanime : il faut que la sacro-sainte économie reparte, vite et fort.

L’impératif de s’y soumettre coûte que coûte s’accompagne d’un zèle renouvelé à réprimer tout ce qui y ferait obstacle. On a vu, malgré les oppositions populaires, l’apparition d’un nouvel arsenal « légal » qui piétine allègrement la liberté de manifester, celle de la presse et ouvre à la possibilité d’expulser sans procédure toute occupation de logements vacants et de zones menacées. Le sentiment d’impunité policière est dorénavant encouragé au plus haut niveau de l’État. Après une année pendant laquelle se sont développés des mécanismes de contrôle inédit au nom de la crise sanitaire, le gouvernement agit comme si les habitudes de soumission devaient durer toujours et s’étendre à l’entièreté du champ social.

A celles et ceux qui croyaient encore qu’une loi climat pouvait améliorer la situation, les débats parlementaires du printemps ont répondu par une gifle. Main dans la main, lobbies et gouvernant-e-s ont méthodiquement détricoté toute mesure limitant l’entreprise de destruction en cours. Freiner les implantations de l’ogre Amazon ? Poubelle. Arrêter les extensions d’aéroport ? Surtout pas. S’en prendre à la bétonisation, à la vente de voitures les plus polluantes, à la publicité, aux engrais azotés, aux pesticides ? Plus tard, peut être, ou bien jamais.

Le message est limpide : il y aura toujours de l’énergie du côté des gouvernant.e.s pour nier l’urgence à agir, jamais pour s’attaquer aux industriels et aux financiers et à leur responsabilité – pourtant abyssale – dans la catastrophe écologique.

Pourtant, loin des ministères et des sièges épais du CAC40,
hors du champ des micros d’une sphère médiatique en roue libre, il s’en passe des choses… pour peu que l’on s’y intéresse. Ici, des dizaines de collectifs émergent, à Rouen, à Argenteuil, à Lyon… pour en finir avec la culture de la catastrophe industrielle tolérée, pour empêcher de nouveaux Lubrizol, de nouveaux AZF. Là, un mouvement national, les Soulèvements de la Terre, occupe et cultive des zones menacées d’artificialisation par des projets de route, d’urbanisation, d’extension de carrières de sable. 

À Saclay ou encore à Aubervilliers, de nouvelles ZADs naissent contre la destruction de parcelles agricoles et de jardins ouvriers par le Grand Paris, la spéculation immobilière et le saccage olympique. Une zad souterraine apparaît face à une carrière de Béton dans le Var, et la ZAD du LIEN revient sur un projet routier près de Montpellier. 

D’autres collectifs, enfin, comme à Grandpuits ou à la Chapelle-Darblay rassemblent syndicats et associations écologistes pour travailler concrètement aux reconversions de certains sites de production. Ils développent des activités autrement plus respectueuses du vivant, et empêchent ces entreprises de laisser les salarié-e-s sur le carreau tout en rémunérant grassement leurs actionnaires en pleine crise. Ils nous rappellent à l’urgence de penser, avec les travailleurs des secteurs les plus toxiques, les mutations possibles des activités, les réappropriations des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources et droits pendant les périodes de transition.

Partout, localement, des foyers de résistance se multiplient et émergent là où les industriels souhaitent étendre leur emprise. C’est bien simple : ils ne peuvent plus bétonner en rond ! Face à des instances gouvernementales hors-sol, c’est au plus proche de nos territoires de vie et de luttes que nous avons arraché un nombre croissant de victoires ces dernières années. Que ce soit via des occupations de terre, des recours juridiques, des ZADs, des rassemblements : des centaines de collectifs poussent, tels des plantes vivaces en rhizome. Chaque fois qu’ils en déracinent une, d’autres naissent, et gagnent du terrain. 

Rien que ces derniers mois ont été enterrés le projet d’extension de l’aéroport d’Andorre, le projet de ferme-usine à Ossun, le projet de Surf Park à Saint-Père-en-Retz, les plans d’entrepôt Amazon en Alsace ou de contournement Est à Rouen. Les Jardins de l’Engrenage à Dijon ont déjà repoussé par deux fois les tractopelles et la police. L’extension de l’aéroport de Roissy, la bétonisation des terres de Gonesse, du Carnet, des Vaîtes à Besançon ou le projet de stade de Chambly ont eux aussi subi de sérieux revers et sont aujourd’hui largement remis en cause : autant de cas qui démontrent la force de nos mobilisations collectives.

Et qu’on ne s’y trompe pas : chaque victoire, chaque projet enterré, chaque terre préservée façonne la suite.
Car ces terrains défendus avec acharnement et finalement préservés peuvent aussi chemin faisant devenir des places fortes, des lieux d’expérimentation et de création d’autres modes de vies. Des lieux qui démontrent en pratique l’adage « Créer c’est résister, résister c’est créer ».

Alors nous serons au rendez-vous le 17 septembre prochain pour montrer la force de ce mouvement de fond. Cette 4e vague d’actions coordonnées « contre la réintoxication du monde » aura lieu de manière concomitante à la venue d’une grande délégation zapatiste en Europe. L’expérience des territoires autonomes du Chiapas, née du soulèvement de 1994, est une source d’inspiration inépuisable pour toutes les luttes qui souhaitent réellement reprendre du terrain à l’« hydre capitaliste ». Nous espérons que leur « voyage pour la vie » participera à démultiplier le désir d’actions collectives pour ce 17 septembre.

Nous poursuivrons notre élan avec les dynamiques de Notre Maison Brûle,
prévoyant des mobilisations locales chaque jour du 18 septembre au 3 octobre, et des Soulèvements de la Terre, entrant dans une seconde saison d’occupations de terres et blocages contre l’accaparement et l’empoisonnement des sols par l’agro-industrie. Avec elles et eux, nous persisterons, récidiverons, et nous implanterons partout où il le faudra. Collectivement, durablement, car nous savons à quel point ces luttes sont un travail de fond. Puisque ce Monde d’Après tant rêvé ne nous sera pas donné par quiconque, c’est en allant gagner cette multitude de batailles de terrain que nous allons le construire, ici et maintenant !

Nous appelons donc une nouvelle fois les habitant.es des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment empoisonnants et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon, unités d’élevage industriel, développements de l’industrie nucléaire, clusters développant le monde « sans contact »… Nous appelons en ce sens le 17 septembre à une 4e série d’actions, blocages, rassemblements et occupations contre de tels lieux de production, chantiers et infrastructures.

Nous invitons les organisations, réseaux, territoires en luttes, syndicats et groupes locaux qui le souhaitent à signer cet appel en écrivant à agir17@riseup.net

02/08/2021

Assemblée du peuple et double pouvoir

Traduction d’un entretien de Cosmonaut pour le site de la revue Ballast (12 novembre 2020).

Kali Akuno : « Nous n’allons pas mourir pour les riches »
« Le système capitaliste-impérialiste est en train d’éteindre la vie sur notre précieuse planète du fait de sa volonté incessante d’accumuler des profits, des ressources et du pouvoir politique, ceci au bénéfice d’une infime fraction de l’humanité : la bourgeoisie. » 

Ce sont là les mots de Kali Akuno. Né à Los Angeles, il est le cofondateur du réseau Cooperation Jackson, établi dans l’État du Mississippi. Il est également membre de Black Socialists in America, une jeune organisation afro-américaine à ambition internationaliste. Dans cet entretien initialement paru aux États-Unis au printemps, en plein pic de la première vague de Covid-19, le militant écosocialiste et antiraciste revient notamment sur la notion de « ouble pouvoir », qu’il promeut afin de transformer la société tout entière, et son expérience dans la prise en charge de la pandémie – le pays franchissait alors la barre des 60000 décès et, dans ce même pays, le risque de mourir du virus s’avère 2,4 fois plus grand pour la population noire.

Assemblee du peuple

EXTRAIT :
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que vous voulez dire
par une expérience de « double pouvoir » ?

Pour nous, surtout à cette époque, ça signifiait la construction d’institutions autonomes et une pratique d’autogouvernance au sein de la communauté. Ça permettrait deux choses. Premièrement, que la communauté s’autogouverne et se concentre sur la prise en charge des besoins de base – en particulier dans une communauté pauvre comme à Jackson, qui n’avait ni la capacité ni la volonté de le faire. L’objectif était de répondre soi-même à certains de ces besoins grâce à l’entraide et à des activités de type économie solidaire, comme la construction de coopératives. L’autre aspect consistait véritablement à stopper le bras répressif de l’État. C’est la notion de double pouvoir que nous avons essayé de construire et de faire avancer avec le plan Jackson-Kush. 

Dans la pratique, de 2003 à 2012–2014, ça a pris la forme d’assemblées populaires. Je pense que ça en a été la plus haute expression : nous avons ainsi rassemblé différentes forces de la communauté pour prendre de réelles décisions démocratiques sur sur la façon de tout gérer – soutien à un grand nombre de personnes âgées, énorme travail autour de la médiation des guerres de territoire et de la violence communautaire à l’œuvre (à la fois dans la communauté et sur un plan domestique). Ce sont là des domaines dans lesquels l’Assemblée du peuple s’est spécialisée. Elle soulève également des questions démocratiques plus larges, sur la façon de contenir la police, sur la manière d’instaurer une force contre la violence perpétrée par la police. Voici ce que l’Assemblée a fait de bien. (...)

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Cooperation Jackson

24/07/2021

Passe sanitaire, le début de la fin

Un bon (et long) résumé sur l'importance non anodine de la mise en place du passe sanitaire à lire sur le site de Reporterre.

« Overdose d’autoritarisme », « adoption hâtive de lois », « politique absurde »… Penseurs telle Barbara Stiegler, associatifs, défenseurs des libertés, syndicats, politiques s’inquiètent des mesures liberticides de l’exécutif. Car avec le passe sanitaire, un cran de plus a été atteint dans le contrôle des corps et des esprits.

> LIRE L'ARTICLE.

16/07/2021

L'ESS, pionnière du monde-d'après ?

utopies locales

“Utopies locales. Les solutions écologiques et solidaires de demain”, de Timothée Duverger

Présentation par l'éditeur : Le « monde d’après » annoncé par tant de prophètes pendant le confinement du printemps 2020 existe déjà. Il ne demande qu’à se déployer pour que les innombrables « utopies locales », porteuses d’une autre manière de produire, de vivre et de consommer, deviennent la norme de l’économie de demain. Ce monde d’après est en grande partie mis en musique par des acteurs de l’économie sociale et solidaire. Cette foule d’initiatives citoyennes défriche les possibles et construit des solutions écologiques et solidaires face aux besoins et aux aspirations des habitants.

Pôles territoriaux de coopération économique, tiers-lieux, revenu de transition écologique, énergies citoyennes, foncières solidaires, mobilités partagées : les expérimentations des associations, coopératives, mutuelles, fondations et autres entreprises sociales se multiplient dans les territoires. Elles ouvrent la voie à une « société post-croissance », une société où primerait la finalité du bien-vivre.

Timothée Duverger
est maître de conférences associé à Sciences Po-Bordeaux et chercheur associé au Centre Émile-Durkheim, auteur notamment de L’Économie sociale et solidaire. Une histoire de la société civile en France et en Europe de 1968 à nos jours (Le Bord de l’eau, 2016).
Éditions Les petits matins, 125 p., 12 €. Sorti en février 2021.

15/07/2021

Par ici l'utopie ?

utopie

Lu sur Lagryffe.net.  

Le numéro 46 (printemps 2021) de la revue RÉFRACTIONS (Recherches et expressions anarchistes) vient de paraître. Ce numéro succède à une précédente discussion autour de la « démocratie sauvage » (automne 2020), une notion que le mouvement des Gilets jaunes venait d’illustrer aux carrefours des routes et des rues, à travers un type de « conflits » qui cesseraient d’être perçus comme un dysfonctionnement mais au contraire plutôt comme étant le ressort même du projet anarchiste. Par bien des aspects, Réfractions - « Préfigurations : par ici l’utopie ? » - en prolonge le questionnement.

Quoi qu’il en soit des « étiquetages » produits par les savoirs universitaires (« préfigurations », « utopies concrètes », « intersectionnalité » etc.), « que vaut le rassemblement sous ces étiquettes du mouvement Occupy, en Amérique du Nord, des ZAD en France, plus généralement des tentatives de communautés libertaires, rurales ou urbaines, des zones autonomes temporaires (TAZ), voire de certaines composantes des mobilisations altermondialistes

Que signifie préfigurer la communauté anarchiste à venir, ou concrétiser ici et maintenant dans une expérience la société nouvelle qu’on souhaite voir advenir ? Pourquoi insister sur le fait que les pratiques de lutte actuelles ne doivent pas entrer en contradiction avec les finalités qui les motivent ? Cela veut-il dire notamment que la révolution sociale ne serait plus à l’ordre du jour, mais ferait place à des expériences locales, diverses, multicolores, reliées entre elles par des réseaux informels ? Ou bien qu’elle devrait désormais se concevoir différemment, à la manière dont quelqu’un comme Gustav Landauer l’envisageait ?... Quelques pistes dans ce numéro.

> Le site de “Réfractions” (pas encore actualisé).

11/07/2021

Au sommaire du "CQFD" d'été

CQFD

- Psys en colère, patients dans la galère.

- À Nice, des féministes pour un monde sans murailles – Le 5 juin, plusieurs milliers de personnes se sont réunies à Nice, terre de droite extrême, pour une manifestation transnationale et féministe contre les frontières. Récit.

- 7 de Briançon, entre délits de faciès et de solidarité – Deux ans et demi après leur condamnation à Gap, sept militants solidaires des migrants ont comparu devant la cour d’appel de Grenoble. L’avocat général a requis des peines de prison avec sursis.

- Dans les ruines de Raqqa –
Raqqa, ancienne capitale de Daech en Syrie, a été reprise en octobre 2017 par l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) et avec l’appui aérien de la coalition internationale. Du 24 mai au 2 juin, l’écrivaine et militante Corinne Morel Darleux a accompagné une délégation au Rojava, rassemblée autour du projet Jasmines dont le but est de créer des ponts entre acteurs locaux et soutiens français. Récit.

- La France et les leçons du Rwanda – Le 27 mai dernier, à Kigali, un président de la République reconnaissait enfin une « responsabilité accablante » de la France dans le génocide des Tutsis en 1994. Dans le même temps, il refusait de présenter des excuses et rejetait l’idée d’une complicité française.

- Si la paresse squattait les urnes… –
Avec Paresse pour tous, l’écrivain Hadrien Klent balance un pavé dans la mare des imaginaires politiques radicaux, mettant en scène une candidature à la présidentielle 2022 aussi bien révolutionnaire dans les idées qu’efficace dans les urnes. En première ligne, le joyeux refus du productivisme à tous crins. Entretien.

- Ouvriers immigrés : « Exister en tant que sujets » –
De 1982 à 1984, d’importants conflits sociaux agitent l’industrie automobile, alors en pleine « restructuration ». En région parisienne, les ouvriers immigrés d’usines Citroën et Talbot se mobilisent en masse. Pour les discréditer, le patronat innove, en criant notamment à l’intégrisme musulman. Entretien avec le sociologue Vincent Gay, auteur de Pour la dignité (PUL), livre consacré à cet épisode.

- « Faire ces conneries est devenu politique » –
D’une jeunesse en HLM à Montreuil (93), un parcours scolaire en pointillés et pas mal de galères, le graffeur Crapule2000 a su extirper de la couleur pour éclabousser les murs. Rencontre.

- L’adoption internationale à la loupe –
La réalisatrice Amandine Gay jette un peu de lumière sur un sujet sensible : l’adoption internationale (et transraciale) du point de vue des premiers concernés.

- De l’air – CQFD a souvent salué les exploits de princes et princesses de la belle, en lutte acharnée contre l’enfer carcéral. Ici, le récit va suivre la geste de militants révolutionnaires dans le Pérou de la fin des années 1980. 

DOSSIER. Sous le béton, la déter’ – Super intro de notre dossier « Luttes pour la terre ».
- To-do list : désarmer le béton, reprendre la terre, sortir les poubelles – Une belle manif et des prises de paroles incisives. Une palanquée de tracteurs en colère. Des actions de blocage contre l’agriculture industrielle et son monde. Des montgolfières antifascistes. Des militants de tous horizons, issus des luttes pour le climat, des braises encore vives de Notre-Dame-des-Landes ou de l’agriculture paysanne... Sûr, le week-end organisé par le collectif informel des Soulèvements de la Terre les 19, 20 et 21 juin dernier avait de quoi requinquer le plus pessimiste des militants anticapitalistes. Et c’était d’autant plus salvateur que le lieu choisi, Saint-Colomban (44) croule sous les assauts des bétonneurs de tous crins. Retour sur un élan qui ne demande qu’à faire tache d’huile.

- Entretien avec Jeanne Burgart-Goutal : « L’écoféminisme invite à dépasser les dualismes » – Au sein des luttes pour la défense des terres, une constante : la présence massive de femmes. Et parmi elles, des écoféministes considérant qu’il existe un lien tangible entre domination patriarcale et accaparement des terres. Explications de Jeanne Burgart Goutal, philosophe et autrice d’Être écoféministe – Théories et pratiques (L’Échappée).

- À Bure, « qui sont les malfaiteurs ? » – Quatre ans après son ouverture, la gigantesque enquête pour « association de malfaiteurs » visant des opposants à l’implantation d’une poubelle nucléaire dans la Meuse a finalement débouché sur un procès. Début juin, 7 personnes ont été jugées, sous des motifs en bonne partie farfelus. Une fois n’est pas coutume, c’est l’accusation qui a pris cher : pour dénoncer le caractère politique de ces poursuites et de multiples entorses au droit, la défense s’en est donné à cœur joie.

- Grandir sous l’œil de l’atome – Depuis deux décennies, les habitants de Bure doivent cohabiter avec le projet de poubelle nucléaire porté par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs. Parfois venus de loin, des militants se sont installés dans les environs pour organiser la lutte. Mais cette opposition n’a pas toujours bonne presse et le village subit l’omniprésence policière. 

- « Le Larzac rejoint bien d’autres luttes » – De 1970 à 1981, une centaine de paysans d’un plateau perdu du sud de l’Aveyron s’opposent à l’extension d’un camp militaire. Dans Le Peuple du Larzac, l’historien Philippe Artières revient sur ce combat fondateur.

- Les montagnes en partage – Présentée comme une solution à la crise écologique, la notion de « communs » connaît aujourd’hui un notable regain d’attention. Dans la vallée d’Ossau, en Béarn (Pyrénées-Atlantiques), certains alpages sont encore gérés de manière collective...

- À Gaza, cultiver la résistance – Vent debout contre l’accaparement de leurs terres, les paysans gazaouis maintiennent coûte que coûte les champs en culture. Une lutte de longue haleine que nous raconte Sarah Katz, membre d’une ONG palestinienne.

- Baril de « pétroleuses » – Que lire d’éperonnant durant la belle saison ? Et pourquoi pas de jouissifs brûlots consacrés à, ou fricassés par, d’intrépides crameuses d’« officines à hypocrisies », comme disait le surréaliste René Crevel. 

> POUR EN SAVOIR PLUS et lire quelques articles en ligne.

Un compte en banque en commun ?

Dans le numéro d'été de la revue XXI, « Emmanuel Carrère est parti chez nos voisins belges. Il raconte dix amis qui partagent leur argent, comme si la haie était tombée, les gardénias enjambés. Ce qui est à toi est à moi. »

> En savoir un peu plus dans la revue de presse de France Inter du 9 juillet.

26/06/2021

Montreuil (93) en jaune

25/06/2021

#GrandParis = Grand Péril Express


Rendez-vous à partir du mardi 29 juin 2021
pour une semaine d'actions radicales et d'ampleur en Île-de-France.

Habitant-es des villes ou des campagnes, la bétonisation et l’artificialisation des sols nous impactent tou-tes. Les grands projets inutiles épuisent nos ressources, détruisent les sols en France comme dans le monde. Symbole de cette destruction, le projet du Grand Paris tel qu’il est conçu actuellement est un désastre écologique, sociale et démocratique ! Nous pouvons leur résister, reprendre le pouvoir et rendre visible les scandales écologiques, politiques et financiers qui se jouent depuis des dizaines d’années. 

L’action « Grand Péril Express » marque la fin de la première saison des « Soulèvement de la Terre ». Elle scande notre désir de cesser d’attendre. Nous parions sur le rassemblement des luttes et des collectifs qui partout sur le territoire mènent des batailles contre l’intoxication du monde et pour une réappropriation des terres.

Dans nos paysages comme dans nos imaginaires, le béton est désormais devenu la norme. L’industrie de la construction est à elle seule une catastrophe. À l'échelle mondiale, elle est responsable de 39% des émissions de CO2. En France, ce secteur est à la fois le premier consommateur de ressources naturelles minérales, le second émetteur de gaz à effet de serre, et le premier producteur de déchets. Le Grand Paris, initié par Nicolas Sarkozy, illustre à l'échelle nationale la destruction massive dont l'artificialisation des sols est responsable. 22 millions de tonnes de terre excavées par an entraînent le ravage des dernières terres agricoles d'Île de France notamment à Gonesse, Saclay et Aubervilliers.

Le Grand Paris veut construire à tout prix sous couvert du besoin en logement alors qu'on estime que 2,8 millions de logements sont vacants en France. C’est aussi un projet ferroviaire absurde qui répond au nom de Grand Paris Express comprenant plus de 200 km de nouvelles voies et 68 gares dont le but principal est d’améliorer la circulation entre les aéroports et Paris. L’argent public est avalé par les tractopelles avec la complicité de l’Etat et des élu.es.

Au cœur de ce désastre, il y a l’extraction d’une matière première qui sert à fabriquer le béton : le sable. C’est la deuxième ressource la plus utilisée de la planète après l’eau. Alors que cette ressource s'épuise, le Grand Paris continue de creuser les sols, d'agrandir les carrières et de draguer les fonds de mer. Ce sont les paysages, les champs, les rivières, les plaines de l'Ile-de-France et des régions avoisinantes qui sont exploitées pour ce projet. Bien que situé en Ile-de-France, l’impact est national et notre réponse doit venir de toute la France.

Le rythme des chantiers s’accélère sous l’impulsion des Jeux Olympiques 2024 et les protestations sont englouties par le bitume. Si nous voulons mettre un terme à cette fuite en avant, nous devons cesser d'attendre et réunir nos forces.

(Les Soulèvements de la Terre - Extinction Rebellion).

> La page de l'événement FB.
> Le site des Soulèvements de la Terre.
> La page FB des Soulèvements de la Terre.

02/06/2021

L'Onde de coop, le festival des coopératives

L'onde de coop

Trois jours de festival rassemblant plus de 50 coopératives pour un changement de modèle économique et social : c’est la riposte coopérative !

« Aux antipodes d’un système économique dominant destructeur pour la planète, fondé sur la recherche infinie du profit et la confiscation du pouvoir de décision et de l’essentiel de la richesse produite par une minorité d’acteurs, venez découvrir ou revisiter le modèle coopératif ! Organisations appartenant collectivement à leurs sociétaires, gouvernées démocratiquement dans une perspective de temps long, à lucrativité limitée, les coopératives œuvrent à changer les règles du jeu.

Dans des domaines tels que l’alimentation, l’énergie, la finance, la mobilité, la santé ou encore la culture, les coopératives essaiment et proposent des solutions incarnant autant d’alternatives au modèle capitaliste, dessinant une société de la solidarité, de la justice sociale, de la démocratisation de la sphère économique ou encore de la transformation de nos modes de produire et de consommer au service de la transition écologique. »

40 stands, 15 débats, 10 ateliers, des animations,
des projections, des rencontres… et de la convivialité !

18 JUIN
>"Coop and the city" : quels leviers pour mieux coopérer
avec les collectivités locales au service de la transition écologique et solidaire ?
>C’est pas la taille qui compte ?! Croître oui, mais comment, et surtout pour quoi faire ?
>La recherche de financement, une gageure pour les coopératives ?
>Le rendez-vous des Tiers-Lieux coopératifs
>Comment favoriser l’inter-coopération :
témoignage d’Ethiquable, sa chocolaterie et ses partenaires
>Salarié.e ET sociétaire, qu’est-ce que ça change ?
>Présentation de "Fabriquer l’égalité : Manifeste pour en finir avec le sexisme dans l’ESS"
>Travailler autrement en coopérative : échanges de pratiques sur l’intelligence collective
>Coopératives éphémères pour entrepreneurs migrants,
une solution d'accompagnement et de formation pertinente?

19 JUIN
>Inégalités sociales, urgence climatique... déclarons la riposte coopérative !
>À bas l'autoentreprise ! Vive la coopérative !
>150 ans après la Commune de Paris, quel héritage pour les coopératives ?
>Pour le climat, reprendre en main la finance
>Des dynamiques coopératives pour faire vivre la culture !
>Données personnelles : en faire des biens communs grâce aux coopératives ?
>Projection We the power - L'avenir de l'énergie appartient à la communauté
>Projection débat La voie normale de Erige Sehiri avec Railcoop

20 JUIN
>Plateformes coopératives : comment faire tomber les Gafam ?!
>Le statut coopératif de SCIC, un levier pour repenser des services publics citoyens ?
>Coopératives : des remèdes pour un système sanitaire en crise
>De la production à la distribution, reconstruisons des communs autour de l’alimentation !
>Changer les règles de consommation : les coopératives à la manœuvre
>Coursiers : comment sortir de l’auto-entrepreneuriat ?
>Mobilités douces et partagées : quelle place pour les coopératives de la transition
>Rendez-vous théâtral : 1336 (paroles de Fralibs)
>Projection de Foodcoop de Tom Boothe et discussion avec "La Louve"

>> PLUS DE DETAILS.

24/05/2021

Sacco et Vanzetti, premier round

Sacco et Vanzetti
> Intervention d’Howard Zinn à la Northeastern University (Boston),
en octobre 1997, sur l’affaire Sacco et Vanzetti.


01/05/2021

1871-2021 - Elle est vivante : vive la Commune !

Commune de ParisFaisons du SAMEDI 29 MAI 2021,
une grande journée populaire
pour célébrer la Commune
de Paris de 1871 !
 
Plus que jamais, la Commune de Paris reste une source d’inspiration et de confiance pour toutes celles et tous ceux qui se réclament, encore et toujours, des valeurs de la République démocratique et sociale, une République émancipatrice et universelle. Face à la haine intacte des versaillais d’aujourd’hui, manifestons la solidarité joyeuse que stimule son héritage.
 
 
• À partir de 10 heures, sur la place de la République, à Paris,
animations, spectacles, prises de parole, pique-nique.
• À 14 heures, départ du cortège populaire en direction du cimetière du Père-Lachaise.
• Objectif : la montée au Mur des Fédérés.
 
Premiers signataires de l'Appel :
Les Amies et Amis de la Commune de Paris-1871, Faisons vivre la Commune,
La chorale populaire de Paris
La Fédération Anarchiste-Groupe Commune de Paris
Les Garibaldiens, La ligue de l’enseignement, La Libre Pensée 75
L’Institut de Recherche et d’Etude de La Libre Pensée (Irelp)
La FSU et l'Institut de recherches de la FSU
Le SNEP-FSU, le SNES-FSU Paris, le SNUEP-FSU
Le SNUipp-FSU Paris
La Confédération Générale du Travail (CGT), UD CGT de Paris
UR Ile-de-France CGT, UL CGT Paris 13e
CGT Info’Com, CGT – Institut d’Histoire Sociale
CGT – FAPT, CGT – Les postaux de Paris
Fedération Nationale des Industries Chimiques CGT
Union syndicale Solidaires
Solidaires Paris, Solidaires Ile-de-France
Les ami.es de Solidaritat, SUD Culture Solidaire
L’Union Communiste Libertaire UCL – Groupe Montreuil
L’Association des Communistes Unitaires
UR Ile-de-France FO, UD FO de Paris
Syndicat FO du personnel de la Confédération
L’ARAC Villejuif, l’ARAC Nationale
Le Parti Communiste Français, la Fédération de Paris du PCF
Sections PCF Paris 13e, Paris 20e
Le Mouvement des Jeunes Communistes Français Paris
Le Parti Socialiste, la fédération de Paris du PS
Le mouvement des jeunes socialistes
Les sections PS Paris 11e et Paris 20e
Europe Ecologie les Verts Paris et Paris 20e
Le NPA, NPA 20e, NPA Paris
La France Insoumise, le Parti de Gauche, le Parti Radical de Gauche
Génération•s (+ Paris, Paris 11, Paris 20)
Loisirs Solidarité Retraités 75
Comité National de Résistance et de Reconquête
Comité Local de Résistance et de Reconquête- 13-14
L’Association Louise Michel – Vroncourt-la-Côte
Rouges Vifs Ile-de-France, Communardes et communards - en lagunak.
 

10/04/2021

Les zapatistes débarquent en Europe !

Pour la première fois, une délégation du mouvement zapatiste du Chiapas / Mexique (EZLN) se rendra sur les cinq continents, en commençant par l'Europe à partir de MI-JUIN.

Cette délégation sera composée de 160 compas membres de l'Armée zapatiste de libération nationale EZLN, du Congrès national indigène CNI, du Conseil indigène de gouvernement et du front des peuples en défense de la Terre et de l'Eau et de Morelos, Puebla et Tlaxcala- FPDTA MPT.

L'objectif est de renforcer les luttes d'en bas et de gauche dans nos régions ainsi que de créer des réseaux avec leurs propres luttes. Il s'agit d'une organisation globale, émancipatrice et continue contre le capitalisme et le patriarcat.

Le soulèvement zapatiste s'est déclaré en 1994 au Chiapas, jour d'entrée en vigueur du traité de libre-échange nord-américain ALENA, au cri de "La terre à qui la travaille". Il s’oppose à l'exploitation, au racisme, à l'oppression des femmes et de tous les genres, à la militarisation, à la destruction de l'environnement ainsi qu’à la marginalisation des populations indigènes et rurales dominées par les propriétaires terriens, les responsables politiques et les entreprises mexicaines et transnationales.

Face à cela les zapatistes s'engagent dans la construction de structures autonomes dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l’autogestion, de l'égalité des sexes, de la production, des médias et de la justice. Depuis leur soulèvement en 1994, ils ont réalisé des améliorations considérables pour leur base sociale ainsi que pour de nombreux autres mouvements. En outre, ils continuent à inspirer de nombreuses luttes sociales au Mexique et dans le monde.

Dans le cadre du périple de 2021, 160 délégué.es (dont 75 % de femmes) prévoient de voyager en bateau du Mexique vers l’Europe, puis de sillonner celle-ci à la rencontre des luttes et des initiatives pour se libérer du capitalisme. C’est une manière symbolique et anticoloniale de prendre le contre-pied de la supposée "conquête" de l'Amérique latine. Le mouvement souligne que la population indigène n’a jamais pu être soumise. Le sous-commandant Moisés, porte-parole de l'EZLN, a récemment expliqué dans un communiqué : « qu'après avoir voyagé dans différents coins de l'Europe d'en bas et à gauche, nous arriverons le 13 août 2021 à Madrid, la capitale de l'Espagne, 500 ans après la prétendue conquête - conquista en espagnol - de ce qui est aujourd’hui le Mexique. »

Avec cette initiative, les zapatistes veulent briser la résignation, semer l'espoir et ébranler à nouveau le statu quo du système en place ainsi que construire de nouvelles voies de solidarité et luttes - avec nous. Ils déclarent : « Nous sommes des zapatistes, porteur.euses du virus de la résistance et de la rébellion. En tant que tel.les nous parcourrons les cinq continents ».

Le Réseau de solidarité prend en charge les frais du voyage en Europe et à l’intérieur des différentes régions du continent . Beaucoup d’argent est nécessaire pour ces frais et la logistique. Les dons simples et les ordres permanents pour ceux. celles qui le souhaiteraient sont les bienvenus.

Depuis quelques mois, la coordination francophone existe et réunit la "Sexta" francophone, un archipel de luttes pour le vivant, la libre circulation, la libre expression, la prise en compte des différences sans barrières de genre, d'âge, de couleur de peau, d'origine sociale ou géographique, d'orientations sexuelles consenties. Elle encourage les initiatives autogérées sur le territoire francophone européen. Cette coordination a pour but de relier entre eux les différents comités d'accueil des zapatistes.


26/03/2021

Les Soulèvements de la Terre

Appel lancé depuis la ZAD de
Notre-Dame-des-Landes, en janvier 2021
.

L’appel aux « soulèvements de la Terre » est issu d’une rencontre récente sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes qui a réuni des personnes des quatre coins du pays : paysan.nes, jeunes écologistes en révolte, habitant.e.s de zad et territoires en lutte, syndicalistes, chercheurs.euses engagé.e.s dans la défense du vivant. Il est aujourd’hui rejoint par des centaines de fermes, collectifs, personnalités et soutiens signataires du texte.

La catastrophe écologique n’est pas à venir, elle est déjà là. Nous ne nous résoudrons pas à la contempler, impuissant-es, isolé-es et enfermé-es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés. Les causes et les responsables de la destruction des sols nous entourent : bétonisation, industries polluantes, et accaparement des terres vivrières par l’agro-industrie. Nous voulons cibler et bloquer ces responsables. Nous voulons aussi occuper et cultiver les terres qui nous ont été arrachées. Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais nous avons décidé de jeter nos forces dans la bataille.

Nous sommes des habitant·es en lutte attaché·es à leur territoire. Nous avons vu débouler les aménageurs avec leurs mallettes bourrées de projets nuisibles. Nous nous sommes organisé·es pour défendre nos quartiers et nos villages, nos champs et nos forêts, nos bocages, nos rivières et nos espèces compagnes menacées. Des recours juridiques à l’action directe, nous avons arraché des victoires locales. Face aux bétonneurs, nos résistances partout se multiplient.

Nous sommes des jeunes révolté·es qui ont grandi avec la catastrophe écologique en fond d’écran et la précarité comme seul horizon. Nous sommes traversé·es par un désir croissant de déserter la vie qu’ils nous ont planifiée, d’aller construire des foyers d’autonomie à la campagne comme en ville. Sous état d’urgence permanent, nous avons lutté sans relâche contre la loi travail, les violences policières, le racisme, le sexisme et l’apocalypse climatique.

Nous sommes des paysan·nes. La France n’en compte presque plus. Avec ou sans label, nous sommes les dernier·es qui s’efforcent d’établir une relation de soin quotidien à la terre et au vivant pour nourrir nos semblables. Nous luttons tous les jours pour produire une nourriture saine à la fois financièrement accessible et garantissant une juste rémunération de notre travail.

Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais,
nous avons décidé d’agir ensemble.


Depuis longtemps, l’économie nous a séparé·es de la terre pour en faire un marché. Erreur fatale qui nous mène droit au désastre. La terre n’est pas du capital. C’est le vivant, le paysage et les saisons. C’est le monde que nous habitons en passe d’être englouti par la voracité extractiviste. Après avoir enclos et privatisé les communs, le marché capitaliste et ses institutions précipitent aujourd’hui le ravage de la biodiversité, le bouleversement climatique et l’atomisation sociale.

L’ère Covid a achevé de rendre l’atmosphère irrespirable. Entassé·es dans des métropoles chaque jour plus invivables, confiné·es dans une existence hors-sol et artificielle, un sentiment d’étouffement nous étreint. Le coronavirus relève de la dévastation écologique, de l’exploitation globale de la terre et du vivant. Il dévoile notre totale dépendance à l’économie mondialisée, révèle la fragilité de cette fausse abondance étalée dans les rayons des supermarchés. La gestion gouvernementale a pour conséquence de reconfigurer l’économie (télétravail, dématérialisation...) tout en abolissant nos libertés fondamentales (loi sécurité globale, régime d’exception...).

Nous ne croyons pas dans une écologie à deux vitesses dans laquelle une minorité se targue de manger bio et de rouler en 4x4 hybride tandis que la majorité est contrainte de faire des jobs subis, de longs trajets quotidiens et de manger low-cost. Nous n’acceptons pas que les exploitants agricoles soient réduits au rang de sous-traitants sur-équipés et sur-endettés de l’industrie agroalimentaire. Nous ne nous résoudrons pas à contempler la fin du monde, impuissant·es, isolé·es et enfermé·es chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés pour explorer de nouvelles relations entre humains comme avec le reste du vivant. 

De sensibilités, de parcours et d’horizons très différents,
un constat commun nous rassemble :


1 - La question foncière est à la croisée de la fin du monde et de la fin du mois, de la planète des écologistes et de la terre des paysans. Dans les dix ans à venir, la moitié des exploitant·es agricoles de France va partir à la retraite. Concrètement, près d’un tiers de la surface du territoire national va changer de main. C’est le moment ou jamais de se battre pour un accès populaire à la terre, pour restaurer partout les usages et les égards à même d’en prendre soin.

2 - Quoi qu’on puisse en penser ou en attendre, l’État laisse le champ libre au ravage marchand de la terre. Il organise le contournement des régulations foncières et environnementales qu’il a lui même instituées. En guise de verdissement publicitaire, Macron rebondit sur la proposition de la Convention citoyenne sur le climat d’organiser un référendum pour « inscrire la défense de l’environnement dans la Constitution ». Mais le même refuse d’interdire glyphosate et néonicotinoïdes. Le même s’apprête à bétonner à tour de bras en vue des JO de 2024. Il est temps d’établir un rapport de force pour faire redescendre l’écologie sur terre.

3 - Nos luttes comme nos alternatives sont absolument nécessaires mais, séparées les unes des autres, elles sont impuissantes. Syndicalisme paysan, mouvements citoyens, activismes écologiques, agitations autonomes, luttes locales contre des projets nuisibles, ne parviennent, seuls, à renverser la situation. Il est nécessaire d’unir nos forces pour impulser et inventer des résistances nouvelles, à la mesure du ravage auquel nous assistons stupéfait·es.

L’incertitude produite par la crise sanitaire ne doit pas nous empêcher de nous projeter et de nous organiser sur le long terme. Nous voulons faire advenir des soulèvements pour la défense de la terre comme bien commun. Nous voulons arracher des terres à l’exploitation capitaliste pour constituer des espaces libérés, propices à une multiplicité d’usages communs, de relations et d’attachements. Nous voulons défendre le monde vivant grâce à une agroécologie paysanne et solidaire, à la protection des milieux de vie et à une foresterie respectueuse. 

Cela commence par trois gestes :

1 - Pour faire cesser le ravage, nous appelons à enclencher le frein d’urgence, à concentrer nos forces pour cibler, bloquer et démanteler trois des industries toxiques qui dévorent la terre : celles du béton, des pesticides et des engrais de synthèse. 

2 - Remettre la terre entre nos mains et l’arracher des griffes des accapareurs exige que nous soyons chaque jour plus nombreux à remettre les mains dans la terre. Des centres urbains jusqu’aux confins des périphéries, nous appelons à des reprises de terres, par l’installation paysanne, le rachat en commun ou l’occupation. 

3 - Pour restituer aux habitant·es et aux paysan·nes de chaque localité le pouvoir de décider de l’attribution, l’usage et la destination des terres, nous appelons à s’introduire en masse, chaises en main, dans les diverses institutions et lieux de pouvoir où se décide sans nous le devenir de la Terre. Nous ne pouvons laisser plus longtemps ce pouvoir entre les mains de la FNSEA et de l’agroindustrie, des aménageurs et des bétonneurs. 

La première saison des soulèvements de la Terre sera marquée par une vague d’occupations de terres et de blocages contre le bétonnage :

> le 27 mars aux Vaîtes, à Besançon (jardins populaires vs extension urbaine),
> les 10 et 11 avril à Rennes, à la Prévalaye (cultures collectives vs métropole),
> les 22 et 23 mai au Pertuis, en Haute-Loire
(paysans expropriés vs construction d’une déviation routière),
> les 19-20-21 juin à Saint-Colomban, en Loire-Atlantique
(défense du bocage menacé par les carrières de sable et le maraîchage industriel),
> à partir du 29 juin (semaine d’actions de blocage d’envergure
et simultanées ciblant l’industrie de la construction et du Grand Paris).
> les 3-4 juillet, un grand rassemblement festif aura lieu
pour célébrer la fin de la saison 1 sur des terres à défendre en Île-de-France

La seconde saison des soulèvements de la Terre s’ouvrira en septembre 2021
par une marche populaire jusqu’aux portes du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, à Paris. Elle sera prolongée tout au long de l’automne et de l’hiver par des actions de réappropriation dans les institutions et des blocages des industries qui empoisonnent les terres. 

Le programme détaillé de chacun.e de ces mobilisations est disponible sur lessoulevementsdelaterre.org

• Twitter : @lessoulevements
Facebook : les soulèvements de la Terre
Instagram : infos.luttes.paysannes

25/03/2021

La république de Saillans,
vers une vraie démocratie ?

« Printemps 2019. Dans la salle du Conseil municipal de Saillans (Drôme), les habitants reviennent sur leur expérience politique, sur les forces et les failles de la "République de Saillans ". Cette dernière a vu le jour en 2014 avec l'élection d'une liste citoyenne proposant un partage du pouvoir entre les élus et les habitants. Alors que les futures élections approchent, l'épuisement et la déception pointent chez les uns et les autres. L'espoir suscité était pourtant immense. Que s'est-il passé ? Cette expérimentation sera-t-elle défendue par les habitants ? »
Un très intéressant exemple de démocratie participative voire directe,
avec ses forces et ses faiblesses.

> VOIR le reportage sur LCP.
> Pour en savoir plus, un livre "La Petite République de Saillans" de Maud Dugrand est sorti aux éditions du Rouergue en février 2020.

15/03/2021

Commune de Paris 1871, le retour

Pour le 150e anniversaire des événements de la Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871), plusieurs événements auront lieu à Paris et en région (et dans certains pays limitrophes, Belgique et Allemagne) entre aujourd'hui et fin juin.

Pour se tenir au courant (agendas...), voire participer,
quelques sites web ou pages Facebook :

> Faisonsvivrelacommune.org
(site du collectif Faisons vivre la Commune, créé pour la commémoration de 2021)

> Commune1871.org
> Commune150ans.fr
(sites de l'association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871)

> Nouslacommune.fr/lexposition
(l'exposition en extérieur de silhouettes grandeur nature de communard.e.s, à Paris)

> Quefaire.paris.fr/communedeparis
(programme Ville de Paris)

> Printemps1871.wordpress.com
(balades et circuits communards à Paris)

> Facebook.com/groups/260951063994532
(groupe FB public Commune de Paris - 1871)

> Facebook.com/AssociationdesAmiesetAmis
delaCommunedeParis1871

(groupe FB public de l’association Amies et Amis de la Commune de Paris 1871)

Nous reviendrons dans de prochains messages sur cette commémoration...

11/03/2021

“Demain, les révolutions !”

“Utopies et anticipations révolutionnaires”

Présentation par le coordinateur : 1830, 1848, 1871, 1905, 1917… les révolutions et révoltes populaires se sont succédées pendant un siècle. Portés par une volonté de conquêtes sociales, d’une transformation profonde de la société et par l’espoir de voir leurs idées triompher, des auteurs engagés dans différents courants progressistes ont imaginé l’avenir des révolutions qu’ils vivaient ou qu’ils souhaitaient : à partir de théories ils projettent les lecteurs dans une ère nouvelle, un âge d’or à venir. 

Les 7 textes réunis ici témoignent de la diversité des points de vue, des courants et des moyens de réaliser la révolution annoncée. Ces disciples de Saint-Simon et de Charles Fourier, socialistes et anarchistes, communards et anarcho-syndicalistes rêvent de voir le monde changer de base. 

Dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire. Si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d’actualité, elles portent en germe l’émancipation du genre humain et le désir d’un avenir radieux. L’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n’est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !

AU SOMMAIRE
>Louis Desnoyers (réformateur et utopiste), "Paris révolutionné", 1834.
>Barthélémy Enfantin (saint-simonien), "Mémoires d'un industriel de l'an 2240", vers 1838.
>Victor Hennequin (phalanstérien), "Scènes phalantériennes", 1850-1852.
>Paschal Grousset (socialiste), "Le rêve d'un irréconciliable", 1869.
>Louise Michel (socialiste libertaire), "L'Ère nouvelle", 1887.
>Olivier Souëtre (anarchiste), "La cité de l'égalité", 1892.
>Émile Pouget (anarcho-syndicaliste), "Que nous réserve la révolution de demain ?", 1909.

Editions Publie.net, 22 euros (papier), 4,99 euros (numérique).
Possibilité de feuilleter le début du livre sur le site de l'éditeur.

10/03/2021

Au sommaire de "CQFD" de mars

Dossier
« La Commune is not dead »

- Allons z’enfants de la Commune... – La Commune de Paris revient comme une boussole invariable des révoltes sociales.

- Entre police citoyenne et police politique, les condés de la Commune – Comment la Commune a-t-elle géré son « volet sécuritaire » ? Explications avec les historiens Quentin Deluermoz et Maxime Jourdan.

- Caricature et complotisme : « C’est la canaille ? Eh bien, j’en suis ! »Histoire d’une affiche signée par Frédéric Job, qui nous montre que loin d’appuyer la critique des puissants, la caricature a pu se retrouver du côté du manche, accablant des vaincus déjà à terre.

- Nathalie Le Mel : la « pétroleuse » oubliée – Bretonne, féministe, membre de la première Internationale et agitatrice professionnelle, Nathalie Le Mel fait partie de ces personnages de la Commune que les grands noms ont éclipsés. Une bande dessinée de Roland Michon et Laëtitia Rouxel, Des Graines sous la neige, lui rend hommage. Entretien avec le scénariste.

- Thiers : « Ce spectacle affreux servira de leçon… » – Le 28 mai 1871, la dernière barricade de la Commune cède, au terme de ce qui restera pour l’histoire la Semaine sanglante. Ce bain de sang n’a été que peu étudié avec méthode. Michèle Audin revient sur cette lacune.

ET AUSSI...

-  « Loi "séparatisme" : les associations dans le viseur – Véritable fourre-tout répressif, la loi « confortant les principes de la République » s’en prend particulièrement au secteur associatif. Décryptage.

- Travail du sexe & crise sanitaire : « Plus les personnes sont précarisées, plus le client a du pouvoir » – Si le vécu des travailleuses et travailleurs du sexe est pluriel, chacun·e essuie aujourd’hui les plâtres d’une année de crise sanitaire. On fait le point avec Cybèle Lespérance, secrétaire générale du Strass, le syndicat du travail sexuel.

- Dans les Pyrénées, les frontières contre-attaquent – Au prétexte de la « menace terroriste » et de « l’immigration clandestine », le gouvernement a fermé plusieurs points de passage entre la France et l’Espagne. Alors que l’extrême droite joue la surenchère, des habitants protestent.

- Olivier Tesquet : « Dans la rue comme sur Facebook, notre visage ne nous appartient plus » – État d’urgence technologique. Voilà le titre aussi parlant qu’alarmant du dernier ouvrage du journaliste Olivier Tesquet. Il y décrit comment la surveillance généralisée a étendu son emprise à la faveur de la pandémie, avec d’étranges acteurs aux manettes. Zoom sur 5 entreprises méconnues du grand public qui propagent le germe du flicage technologique à vitesse grand V(irus).

- Les voix, la vision et la cruelle boulette du tribunal – Récit d’une journée au tribunal de Marseille, avec des comparutions immédiates où s’enchaînent décisions arbitraires et boulettes.

- Luttes paysannes au Brésil : les sans-terre à l’ère Bolsonaro – Depuis l’élection de Jair Bolsonaro, le Mouvement des sans-terre a dû passer en mode défensif : plutôt que d’investir de nouvelles terres agricoles inexploitées par les grands propriétaires terriens, il s’agit d’abord de préserver les occupations existantes. Reportage dans l’État de Pernambuco.

- Feu ubi – Hommage à Ubi (Joseph Ponthus).

- Avenue Ibrahim-Ali : le poing final – Vingt-six ans après le meurtre raciste d’un jeune Marseillais de 17 ans par des colleurs d’affiches du FN, une avenue porte enfin le nom de la victime...


ET LES CHRONIQUES..
- Je vous écris de l’Ehpad : récit sensible du quotidien d’un auxiliaire de vie.
- Le Mexique sous les tombes – Don Winslow est romancier, John Gibler journaliste. Tous deux sont d’accord sur un point : la guerre contre la drogue est une farce tragique.
- Le retour de la révolution –
Quelques titres excitants.

> EN SAVOIR PLUS.

08/03/2021

Danser encore

"DANSER ENCORE" - Flashmob à la gare du Nord (Paris) le 4 mars 2021.
Une chanson de HK, téléchargeable gratuitement
sur son site.

Makhno et Durruti, deux anars en BD

Viva l'anarchie
“Viva l’anarchie !” (tome 2)
de Bruno Loth


Présentation de l'éditeur :
Le 15 juillet 1927 a lieu, à Vincennes, une rencontre entre deux anarchistes : Nestor Makhno et Buenaventura Durruti. L'un est Ukrainien, l'autre Espagnol. L'un avait mené, en 1917, la révolution libertaire d'Ukraine ; l'autre luttera toute sa vie contre les injustices des gouvernants et des patrons. Les deux hommes, entourés de leurs proches, s'engagent dans une discussion fraternelle autour des valeurs libertaires qu'ils ont ardemment défendues. Chacun conte ses combats qui, face à l'adversité et la répression, ont parfois dû être menés armes à la main, malgré leurs rêves de paix et de fraternité. La quête de l'idéal est à ce prix.

Ce second volume traite des opérations d’envergure visant à mettre en pratique leurs idéaux. Makhno raconte ses combats menés à la tête d’une armée insurrectionnelle, pour établir une zone révolutionnaire libertaire puis pour la défendre face aux impérialistes et aux bolcheviks. De son côté, Durruti détaille les actions réalisées dans l’espoir d’affaiblir le pouvoir en place et le patronat, tant en Espagne et en Amérique centrale.
Editions La Boîte à Bulles, 124 pages, 20 euros. Paru en janvier 2021.

> Lire l'article des Clionautes.
Makhno