30/11/2015
Peut-on encore informer sous l'état d'urgence ?
'Les journalistes peuvent-ils faire leur travail sous l'état d'urgence comme en temps normal ?
L'état d'urgence est entré en vigueur très vite après les attentats et il a été prolongé de trois mois par les parlementaires, ce qui donne au pouvoir exécutif un pouvoir très large. Dans ces circonstances, la liberté de la presse est-elle en danger ? Le pouvoir a-t-il la volonté de réduire le champs d'action des journalistes ? »
AVEC :
- Laurent Borredon, journaliste au Monde.
- Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart.
- Fabrice Lorvo, avocat au cabinet FTPA, spécialiste du droit des médias.
- Didier Si Ammour, journaliste médias à France info.
- Jean-Marie Charon, sociologue, spécialiste des médias.
- Rached Cherif, journaliste tunisien au Courrier de l'Atlas.
En complément :
> Blog sur l'actualité de l'Etat d'urgence du Monde. (blog de L.Borredon)
Naomi Klein : « Cette manifestation est
un geste de défi »
« Pour la journaliste canadienne Naomi Klein, le gouvernement français pratique la "stratégie du choc" en utilisant l'état d'urgence pour réduire au silence les militants du climat. Mais "les gens n'acceptent pas de se taire". Premier épisode de son vidéo blog spécial COP21 pour Mediapart. » lllustré par un diaporama de la chaîne humaine de Paris et du rassemblement de la place de la République du 29 novembre.
28/11/2015
Au programme de l'AlterJT du 28 novembre
Au menu :
• Etat d’urgence et désobéissance • Procès des Bomspotters
• Action BDS et interpellation de C.Taubira • Migrants de Calais envoyés à Marseille
• Microstop avec Olivier Carle • Tour du monde
La lutte contre le changement climatique
en France
Ce samedi, l'émission Terre à Terre était consacrée à la convergence
des actions de lutte contre le changement climatique en préparation de la COP 21.
AVEC :
• Txetx Etcheverry, pour le mouvement Alternatiba.
• Isabelle Frémeaux et John Jordan, artiste-activiste.
• Juliette Rousseau, porte-parole de la Coalition Climat 21.
BONUS : Nicolas Lambert, pour son spectacle "Le Maniement des Larmes",
au Théâtre du Grand Parquet (Paris 18e).
27/11/2015
Quand la nature s’invite en ville
Jardins urbains, éco-pâturage… Quand la nature s’invite en ville https://t.co/WtlYIO7meo pic.twitter.com/KxcMlNGaKt
— CAS Nature en ville (@CASNaturenville) 27 Novembre 2015
« A l’heure où les architectes et les spécialistes de l’urbanisation s’interrogent sur les villes de l’avenir dans un monde où l’on prévoit d’accueillir, en 2050, 70 % des habitants de la planète dans les villes, la revégétalisation urbaine semble être l’une des premières réponses au développement économique et écologique. » (LIRE la suite)Faites sa fête à la dette !
LE cadeau de Noël qui assure : un t-shirt CADTM ! https://t.co/fQpkkAGzmq pic.twitter.com/s1UsTqfj3e
— CADTM (@CADTM_int) 27 Novembre 2015
Une pub gratos pour le CADTM (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde). Lobby Planet Paris COP21
"Lobby Planet Paris": une #COP21 grande ouverte aux lobbys et au greenwashing https://t.co/XzsSnHym2z pic.twitter.com/nYocjoGBdV
— Obs. Multinationales 27 Novembre 2015
L’Observatoire des multinationales publie conjointement avec plusieurs partenaires français et européens Lobby Planet Paris COP21, un guide des lobbies économiques qui tentent d’influencer la Conférence climat. (En savoir plus) 25/11/2015
Un livre jeunesse pour pirater Noël
"Qui sont les pirates ?"
de Neil Jobard, illustrations de Julien Mélique
« Une mère et sa fille et le quotidien qui écrase tout : le boulot, la vie toutes seules, le temps qui manque, l'argent omniprésent, la "réussite". Mais une autre vie se fait jour : pourquoi ne pas prendre exemple sur les pirates... »
Editions Chant d'orties, 28x19 cm, 24 pages, 15 euros.
A partir de 7 ans. Sorti en juin 2015.
Interview des auteurs.
> Diaporama des illustrations du livre sur le site de Julien Mélique.
Pour un climat de justice et de paix
Pour un climat de justice et de paix https://t.co/jivH95o9JD pic.twitter.com/v2ULIfVZmW
— Libération 25 Novembre 2015
TRIBUNE/ Par Christophe Aguiton, militant associatif, Clémentine Autain,
porte-parole d’Ensemble ! – Front de Gauche, Elise Lowy, conseillère régionale EELV,
et Sergio Coronado, député EELV.
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Festival "Réveillons-nous !" à Nice
Du 26 novembre au 13 décembre
Le théâtre se mobilise pour la planète autour de la COP 21
« Lorsque je réussis à comprendre que ma relation à la Terre est celle de la feuille à l’arbre, il devient évident que les besoins de l’arbre doivent passer avant ceux de la feuille. »
« Tout au long de cette année, les désastres continuent autour de nous, chaque minute de chaque journée, dans des formes différentes mais toujours les mêmes : l’homme contre l’homme, l’homme contre la nature, l’homme contre sa propre nature, les guerres, les génocides, la destruction des espèces, la spoliation de la terre, les violences faites aux femmes, le massacre d’innocents, la pauvreté, la famine, l’injustice. La liste est trop longue, on ne sait plus où commencer.
Il devient urgent, même vital, de questionner notre humanité si souvent oubliée, de chercher à comprendre nos relations les uns aux autres et aussi notre relation à la planète. Cette Terre qui nous a tout donné depuis le début des temps et à qui nous prenons tout, que nous détruisons avec une violence sans pareille. Nous ne pouvons plus ignorer ces questions. Comment regarder un enfant dans les yeux et rester passif ? Comment trouver un sens à cette vie que nous menons ?
En tant que directrice d’un lieu aussi important que le CDN de Nice, je ne peux fermer les yeux sur les injustices du monde qui nous entoure. Le théâtre a toujours été le miroir de la société. Aujourd’hui, la société va mal. Impossible de dire le contraire. Et dans ces temps de crise, le théâtre retrouve sa place essentielle car on sent qu’il répond à une soif, à une nécessité, non seulement du public, mais aussi des créateurs. C’est un des rares lieux qui nous reste où l’on peut espérer assouvir ce besoin profond de “vivre ensemble”.
Réveillons-nous ! Voilà notre espoir. Soyons conscients des horreurs que nous perpétrons, soit directement, soit par la non-action. Réagissons pour défendre la planète. Si nous pouvions aller au-delà des théories intellectuelles et politiques et tout simplement accepter de prononcer le mot amour, l’amour pour l’humain et l’amour pour la terre, pour cette vie miraculeuse qui ne vient qu’une fois, alors peut-être aurions-nous une dernière chance. Le futur de la planète et de l’humanité dépend entièrement de nous. Pas du voisin. Pas du politicien. Pas de la religion. Juste de nous-mêmes. Ne perdons plus une minute. Réveillons-nous !
C’est un moment fort et symbolique. Un Festival qui, par ses choix, donne aux artistes et aux spectateurs la possibilité d’imaginer une nouvelle conscience collective. Soyons fiers de pouvoir nous réunir aussi souvent que possible dans nos belles salles du TNN pour rêver ensemble, et même, grâce à la force du théâtre, nous réveiller ensemble à l’infime possibilité d’un monde meilleur ! » Irina Brook
> Voir et télécharger le programme de "Réveillons-nous".
« C’est une triste chose de songer que la Nature parle
et que le genre humain n’écoute pas. » Victor Hugo
Le théâtre se mobilise pour la planète autour de la COP 21
« Lorsque je réussis à comprendre que ma relation à la Terre est celle de la feuille à l’arbre, il devient évident que les besoins de l’arbre doivent passer avant ceux de la feuille. »
John Seed
Il devient urgent, même vital, de questionner notre humanité si souvent oubliée, de chercher à comprendre nos relations les uns aux autres et aussi notre relation à la planète. Cette Terre qui nous a tout donné depuis le début des temps et à qui nous prenons tout, que nous détruisons avec une violence sans pareille. Nous ne pouvons plus ignorer ces questions. Comment regarder un enfant dans les yeux et rester passif ? Comment trouver un sens à cette vie que nous menons ?
En tant que directrice d’un lieu aussi important que le CDN de Nice, je ne peux fermer les yeux sur les injustices du monde qui nous entoure. Le théâtre a toujours été le miroir de la société. Aujourd’hui, la société va mal. Impossible de dire le contraire. Et dans ces temps de crise, le théâtre retrouve sa place essentielle car on sent qu’il répond à une soif, à une nécessité, non seulement du public, mais aussi des créateurs. C’est un des rares lieux qui nous reste où l’on peut espérer assouvir ce besoin profond de “vivre ensemble”.
Réveillons-nous ! Voilà notre espoir. Soyons conscients des horreurs que nous perpétrons, soit directement, soit par la non-action. Réagissons pour défendre la planète. Si nous pouvions aller au-delà des théories intellectuelles et politiques et tout simplement accepter de prononcer le mot amour, l’amour pour l’humain et l’amour pour la terre, pour cette vie miraculeuse qui ne vient qu’une fois, alors peut-être aurions-nous une dernière chance. Le futur de la planète et de l’humanité dépend entièrement de nous. Pas du voisin. Pas du politicien. Pas de la religion. Juste de nous-mêmes. Ne perdons plus une minute. Réveillons-nous !
C’est un moment fort et symbolique. Un Festival qui, par ses choix, donne aux artistes et aux spectateurs la possibilité d’imaginer une nouvelle conscience collective. Soyons fiers de pouvoir nous réunir aussi souvent que possible dans nos belles salles du TNN pour rêver ensemble, et même, grâce à la force du théâtre, nous réveiller ensemble à l’infime possibilité d’un monde meilleur ! » Irina Brook
Ce festival autour du climat donnera à voir au Théâtre national de Nice, des spectacles de théâtre, de danse, des conférence avec des invités tels que Hubert Reeves, Mélanie Laurent, Vandana Shiva, Coline Serreau ou Marie-Monique Robin…, mais aussi des projections de film, des expositions-happening, des ateliers pédagogiques.
« C’est une triste chose de songer que la Nature parle
et que le genre humain n’écoute pas. » Victor Hugo
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24/11/2015
En savoir plus sur la décroissance (radio)
Les deux dernières émissions Terre à Terre étaient consacrées à la décroissance.
AVEC : Fabrice Flipo, maître de conférences en philosophie, pour "Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère" (Passager clandestin), et Agnès Sinaï, journaliste environnementale, pour "Economie de l'après-croissance" (Presses de Sciences-Po).
AVEC : Paul Ariès, auteur de "Ecologie et culture populaire" (Utopia),
et Bernard Lietaer, économiste et universitaire belge, spécialiste des monnaies complémentaires.
AVEC : Fabrice Flipo, maître de conférences en philosophie, pour "Décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère" (Passager clandestin), et Agnès Sinaï, journaliste environnementale, pour "Economie de l'après-croissance" (Presses de Sciences-Po).
AVEC : Paul Ariès, auteur de "Ecologie et culture populaire" (Utopia),
et Bernard Lietaer, économiste et universitaire belge, spécialiste des monnaies complémentaires.
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29 nov : chaîne humaine pour le climat
Communiqué d'Alternatiba (24/11/15) :
État d’urgence climatique :
une chaîne humaine pour un Climat de paix !
Face aux interdictions du gouvernement des mobilisations citoyennes pour le climat lors de la COP21, des citoyen(ne)s ont lancé un appel pour le maintien de ces mobilisations. Dans un contexte où nous devrions être en mesure d’affirmer notre unité face à l’état d’urgence climatique et notre soif de vivre ensemble, ces interdictions sont perçues comme une restriction des libertés élémentaires, d’autant plus que le gouvernement a autorisé la tenue des marchés de Noël et les rencontres sportives.
Alternatiba appelle donc tous les citoyennes et citoyens à se mobiliser
le dimanche 29 novembre, entre 12 et 13 heures, pour former une chaîne humaine
sur les trottoirs du boulevard Voltaire entre République et Nation, à Paris.
Cette initiative est soutenue par la Coalition Climat 21
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21/11/2015
La lutte contre le changement climatique
sur France Culture
L'émission "Terre à Terre" de ce samedi était consacrée
à la lutte contre le changement climatique.
AVEC : Maxime Combes, économiste,
auteur de Sortons de l'âge des fossiles !
Manifeste pour la transition (Seuil).
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20/11/2015
"Plus que jamais mobilisés pour le climat"
Communiqué de presse de la Coalition Climat 21 (20/11/15) :
La Coalition Climat 21 présente
son nouveau plan de mobilisation

Malgré les récentes interdictions de la marche du 29 novembre et des mobilisations du 12 décembre et suite à la décision de prolonger l’état d’urgence, ces deux dates restent des moments clés de mobilisation citoyennes pour le climat.
29 NOVEMBRE,
ça marche encore pour le climat !
• Des installations artistiques visuelles et sonores permettront de tracer autrement le parcours de la marche. Ces créations permettront d’exprimer nos messages : rappeler l'urgence de la crise climatique mais aussi témoigner de notre solidarité avec les populations qui sont aux premières lignes de la crise et du changement ; le lien entre climat, emploi et justice sociale ; les solutions qui existent ; les responsables à qui profitent le crime climatique, la nécessité de protéger la nature pour protéger le climat et enfin, la masse citoyenne qui appelle à l'action - des groupes religieux à la jeunesse, en passant par les grands parents pour le climat.
• Se rassembler autrement : en terrasses de café, dans les boulangeries, les coins de rue, les balcons et les fenêtres, et même sur les vêtements, un symbole commun sera proposé pour exprimer son engagement pour le climat.
• Marche4us.org : un outil inédit qui permettra à tous ceux qui ne peuvent pas marcher ce jour-là, de Beyrouth à Bamako en passant par Paris, de se faire représenter par ceux qui marcheront en Amérique, en Afrique, en Asie, en Europe. Ces derniers représenteront les marcheurs « empêchés » en arborant leurs photos et prénoms dans les défilés. Le site www.march4us.org permettra ces mises en relation et le déploiement de cette solidarité internationale. Mis en ligne dès le 25 novembre.
• 5 et 6 DÉCEMBRE : rendez-vous à Montreuil pour le Sommet citoyen pour le climat.
• Du 7 au 11 DÉCEMBRE : la Zone d’action pour le climat au CENTQUATRE-Paris.
• 12 DÉCEMBRE : nous maintenons l’appel à une mobilisation internationale.
L’état d’urgence aujourd’hui c’est aussi l’état d’urgence climatique. Les nécessités minimales pour une planète juste et vivable sont des lignes rouges qui sont depuis longtemps franchies. Nous souhaitons que le 12 décembre soit l’occasion pour les communautés affectées par les changements climatiques et leurs conséquences de s’exprimer, et nous maintenons donc notre volonté d’organiser des actions à Paris dont nous sommes en train de revoir les modalités au vue des circonstances. Elles seront placées sous le signe de la paix et de la justice climatique.
> Le site de la Coalition Climat 21.
> La page Facebook.
La Coalition Climat 21 présente
son nouveau plan de mobilisation

Malgré les récentes interdictions de la marche du 29 novembre et des mobilisations du 12 décembre et suite à la décision de prolonger l’état d’urgence, ces deux dates restent des moments clés de mobilisation citoyennes pour le climat.
29 NOVEMBRE,
ça marche encore pour le climat !
• Des installations artistiques visuelles et sonores permettront de tracer autrement le parcours de la marche. Ces créations permettront d’exprimer nos messages : rappeler l'urgence de la crise climatique mais aussi témoigner de notre solidarité avec les populations qui sont aux premières lignes de la crise et du changement ; le lien entre climat, emploi et justice sociale ; les solutions qui existent ; les responsables à qui profitent le crime climatique, la nécessité de protéger la nature pour protéger le climat et enfin, la masse citoyenne qui appelle à l'action - des groupes religieux à la jeunesse, en passant par les grands parents pour le climat.
• Se rassembler autrement : en terrasses de café, dans les boulangeries, les coins de rue, les balcons et les fenêtres, et même sur les vêtements, un symbole commun sera proposé pour exprimer son engagement pour le climat.
• Marche4us.org : un outil inédit qui permettra à tous ceux qui ne peuvent pas marcher ce jour-là, de Beyrouth à Bamako en passant par Paris, de se faire représenter par ceux qui marcheront en Amérique, en Afrique, en Asie, en Europe. Ces derniers représenteront les marcheurs « empêchés » en arborant leurs photos et prénoms dans les défilés. Le site www.march4us.org permettra ces mises en relation et le déploiement de cette solidarité internationale. Mis en ligne dès le 25 novembre.
• 5 et 6 DÉCEMBRE : rendez-vous à Montreuil pour le Sommet citoyen pour le climat.
• Du 7 au 11 DÉCEMBRE : la Zone d’action pour le climat au CENTQUATRE-Paris.
• 12 DÉCEMBRE : nous maintenons l’appel à une mobilisation internationale.
L’état d’urgence aujourd’hui c’est aussi l’état d’urgence climatique. Les nécessités minimales pour une planète juste et vivable sont des lignes rouges qui sont depuis longtemps franchies. Nous souhaitons que le 12 décembre soit l’occasion pour les communautés affectées par les changements climatiques et leurs conséquences de s’exprimer, et nous maintenons donc notre volonté d’organiser des actions à Paris dont nous sommes en train de revoir les modalités au vue des circonstances. Elles seront placées sous le signe de la paix et de la justice climatique.
> Le site de la Coalition Climat 21.
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19/11/2015
Je bouge, tu bouges, il bouge...
Lu sur Politis :
l’interdiction de manifester »

Les appels à la résistance se multiplient depuis l’annonce, mercredi soir par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de l’interdiction des manifestations en marge de la conférence de l’ONU pour le climat.
• Le site Avaaz lance un appel à « recouvrir la place et les rues avoisinantes de chaussures, qui symboliseront chacun de nos pas », en guise d’alternative à la manifestation physique, interdite dans Paris. Concrètement, l’organisation spécialisée dans les cyberactions et les campagnes de pétition invite tout un chacun à lui envoyer une paire de chaussures signée et décorée. Des volontaires feront également la collecte sur la place de la République jusqu’au 29 novembre, assure Avaaz.
• Maxime Combes, économiste et membre d’Attac, s’est exprimé à titre personnel sur son blog, formulant une série de propositions pour contourner l’interdiction de manifester :
– Occuper un même jour, aux quatre coins du pays une série de centres commerciaux. L’interdiction de manifester concerne en effet la voie publique et non le domaine privé, fait valoir l’économiste.
– Rendre les transports gratuits en libérant leur accès.
– Occuper l’Espace Génération climat, au Bourget, où des animations sont prévues avec des multinationales.
– Encourager les ONG accréditées à se faire entendre, « quitte à provoquer une crise, au sein même des négociations. »
« Ce n’est pas en demandant la permission que l’on écrit l’histoire ! », lance le militant, qui pointe un « état de nécessité » face au dérèglement climatique. « Désobéir est devenu une nécessité. Pour préserver la démocratie et la planète », insiste-t-il.
• Attac appelle de son côté à « renforcer » toutes les initiatives prévues en région
le week-end du 28 et 29 novembre, qui ne font pas l’objet d’une interdiction.
• Les désobéissants, collectif d’activistes non-violents, ont annoncé dans un communiqué leur intention de ne « pas respecter l’interdiction de manifester le 29 novembre ». L’association dénonce une « stratégie du choc » destinée à « utiliser les attentats tragiques pour restreindre les libertés ». Refusant « la suspension de l’état de droit que constitue l’état d’urgence » les désobéissants appellent donc à manifester à midi, place de la République, « dans le calme, sans haine et sans violence. »
• Les organisateurs de la marche prévue entre Notre-Dame-des-Landes et Paris ont décidé de maintenir en l’état leur mobilisation. « On continuera à manifester, à lutter dans ce monde, et à s’opposer à l’escalade sécuritaire et aux lois liberticides », a déclaré l’assemblée générale. Le départ reste donc prévu samedi 21 novembre à 8 h 30 depuis la ZAD, « en vélo, tracteurs et autres véhicules ». Le convoi devait initialement rejoindre d’autres marches parties d’Agen et de Forcalquier, sur le plateau de Saclay, à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris, vendredi 27 novembre. Les détails de ce rassemblement sont encore en discussion. Selon des participants joints par téléphone, les marcheurs partis de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) le 25 octobre maintiennent eux aussi leur programme.
• La coalition Climat 21, qui regroupe 130 organisations, « regrette qu’aucune alternative n’ait été trouvée ». Le week-end du 28 et 29 novembre, elle comptabilise 2173 événements et 57 marches dans 150 pays et assure qu’« une forme alternative de mobilisation citoyenne » est à l’étude concernant Paris.
Depuis samedi, ces organisations ont plusieurs fois réaffirmé leur détermination à ne pas déserter le terrain de la mobilisation citoyenne. « Nous ferons part de créativité pour mobiliser et rassembler. Pas de COP21 sans mobilisation de la société civile », assurait mercredi soir la porte-parole de la coalition, Juliette Rousseau.
A SUIVRE...
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Leur combat est le nôtre
"Peuples autochtones : notre combat"
Vendredi 20 novembre à 20h30 sur LCP.
« Les peuples autochtones sont les héros de la lutte contre la déforestation et le dérèglement climatique. Des Philippines au Brésil en passant par le Costa Rica, ils tiennent la ligne de front d’un combat que le monde ne peut pas perdre : celui de la préservation des écosystèmes forestiers, les fameux “poumons verts” de la planète.
Ce film qui a nécessité plus de deux ans de travail détaille les menaces auxquelles ces peuples doivent faire face, souvent au péril de leur vie : monoculture de palmiers à huile en Indonésie, commerce illégal du bois au Pérou… et présente les solutions que ces peuples proposent au monde pour reconnecter l’Homme à celle qu’ils appellent Mère Nature. Leur expérience ancestrale de coexistence avec la nature a une valeur inestimable pour l’humanité et son avenir : elle nous permet de comprendre ce que nous devons faire pour sauver notre planète. Leur combat est le nôtre.
Avec le décryptage de Victoria Tauli-Corpuz, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, Yeb Sano, activiste environnemental, et Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète. »
Brésil, Costa Rica, Honduras, Indonésie, Nicaragua, Pérou, Philippines, Réunion,
découvrez les différents chapitres du film sur IfNotUsThenWho.
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Les éditeurs jeunesse avec les réfugiés
"EUX, C’EST NOUS"
« Quand des hommes et des femmes fuient leur pays et la persécution ; quand ils affrontent sur leur route des mers déchaînées et des barrières fermées ; quand ils parviennent sur des territoires inconnus ; les attendent – loin des politiques d’accueil insuffisantes – ceux qui se considèrent comme leurs frères et sœurs, un livre ouvert à la main. A Calais comme à Lampedusa, des bibliothèques se font lieu d’accueil ;
en France, les éditeurs jeunesse se mobilisent ; sur la toile, des bibliographies offrent des outils indispensables pour comprendre la situation, et se tourner vers les autres : "Ces gens qui pourraient être moi, toi, vous. Nous. Mais qui sont eux." (Daniel Pennac).
Cette action, lancée le 8 octobre, vise à réaffirmer "des valeurs fortes d’accueil et de solidarité à l’égard des réfugiés, et d’expliquer à notre public – les enfants, les jeunes lecteurs et les adultes qui les entourent – les fondements et les enjeux de cette actualité", expliquent les éditeurs jeunesse qui publient ensemble Eux, c’est nous.
Les textes de Daniel Pennac, grande voix de la littérature jeunesse, et de Jessie Magana et Carole Saturno, seront illustrés par le trait si généreux de Serge Bloch.
L’ouvrage paraîtra le 20 novembre et sera vendu au prix de 3 euros. L’intégralité des ventes sera reversée à la CIMADE, association œuvrant auprès des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile.
Editeurs Jeunesse, 32 pages, 3 euros.
« Quand des hommes et des femmes fuient leur pays et la persécution ; quand ils affrontent sur leur route des mers déchaînées et des barrières fermées ; quand ils parviennent sur des territoires inconnus ; les attendent – loin des politiques d’accueil insuffisantes – ceux qui se considèrent comme leurs frères et sœurs, un livre ouvert à la main. A Calais comme à Lampedusa, des bibliothèques se font lieu d’accueil ;
en France, les éditeurs jeunesse se mobilisent ; sur la toile, des bibliographies offrent des outils indispensables pour comprendre la situation, et se tourner vers les autres : "Ces gens qui pourraient être moi, toi, vous. Nous. Mais qui sont eux." (Daniel Pennac).
Cette action, lancée le 8 octobre, vise à réaffirmer "des valeurs fortes d’accueil et de solidarité à l’égard des réfugiés, et d’expliquer à notre public – les enfants, les jeunes lecteurs et les adultes qui les entourent – les fondements et les enjeux de cette actualité", expliquent les éditeurs jeunesse qui publient ensemble Eux, c’est nous.
Les textes de Daniel Pennac, grande voix de la littérature jeunesse, et de Jessie Magana et Carole Saturno, seront illustrés par le trait si généreux de Serge Bloch.
L’ouvrage paraîtra le 20 novembre et sera vendu au prix de 3 euros. L’intégralité des ventes sera reversée à la CIMADE, association œuvrant auprès des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile.
Editeurs Jeunesse, 32 pages, 3 euros.
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18/11/2015
Vers un Patriot Act à la française ?
Etat d’urgence : vers un « Patriot Act » à la française https://t.co/ThdREidfqb pic.twitter.com/466xsp5ejE
— Reporterre 18 Novembre 2015
« Le gouvernement va légiférer pour instaurer l’état d’urgence durant trois mois. Décryptage de ce qu’implique cette situation. Selon des juristes, la France reproduit le "Patriot Act", la loi qui avait restreint les libertés aux Etats-Unis en 2001. » (Lire sur Reporterre)
Un DataGueule à ne pas manquer
"Deux degrés avant la fin du monde",
d'Henri Poulain, Julien Goetz, Sylvain Lapoix pour Data Gueule (France 4).
« Du 30 novembre au 11 décembre, Paris organise la COP21, un sommet sur le climat où le réchauffement climatique et les moyens de le limiter seront au cœur des débats. Des experts exposent ici leurs points de vue et des citoyens font part de leurs préoccupations. Le changement climatique, l'impuissance de l'ONU, les nœuds dans notre cerveau pour changer de modèle et rendre notre Terre plus vivable... Tout ça en data, interviews, graphisme et reportages, ça valait bien 90 minutes de #DataGueule spécial. »
Présentation par le producteur Premières Lignes :
« L’équipe du programme court #Datagueule passe au long format, avec un documentaire et un dispositif exceptionnel à l’occasion de la COP21. Deux degrés Celsius, c’est l’objectif en deçà duquel il faut maintenir le réchauffement de la planète pour éviter le pire. Seulement, depuis 1880, les températures ont déjà augmenté de 0,85 °C. La réforme est donc nécessaire et urgente. Mais elle semble aussi possible.
2°C avant la fin du monde donne à voir que la question climatique ne se limite pas à un débat théorique, scientifique, réservé aux sphères du pouvoir. Elle recouvre tous les aspects de notre civilisation qu’ils soient matériels ou philosophiques. Et elle s’applique à toutes les échelles, de celle du neurone à celle du globe.
Le film est ponctué de réactions de citoyens filmés place de la République, à Paris, devant un écran géant où sont projetés plusieurs épisodes inédits de la série Datagueule sur le climat. Ces réactions, recueillies à chaud, permettent de mesurer le niveau de sensibilisation et l’intérêt porté à la question climatique mais aussi de découvrir des réflexions passionnantes et citoyennes ouvrant de vraies pistes de solutions. Il y a aussi des séquences du réel en caméra subjective, des interviews augmentées dans lesquelles les entretiens sont enrichis de motion design et de data-visualisation, et des détournements pour jouer avec les éléments de langage et de communication autour de la COP21.
Parmi les intervenants :
• Jean Jouzel, climatologue et vice-président du GIEC.
• Gilles Bœuf, biologiste et ancien directeur du Muséum national d’Histoire naturelle, nous parle des impacts sur les animaux et la biodiversité.
• Lucile Maertens, doctorante à Sciences Po et spécialiste des relations internationales, met en évidence le "risque climatique" comme enjeu géopolitique et Dominique Bourg, philosophe, démontre comment toute réponse au changement climatique passe nécessairement par une remise en cause des principes philosophiques qui fondent nos sociétés modernes. »
Un excellent reportage-documentaire clair, concis, bien documenté, qui sait nous tenir en haleine grâce à une image sans cesse en mouvement et quelques clins d'œil et sourires, et qui ne craint pas de poser les questions qui nous gênent tous un peu aux entournures.
Spoiler : si, au départ, on comprend que c'est plutôt mal parti pour la survie de l'humanité, à la fin il apparaît quand même quelques lueurs d'espoir. A voir et à partager. (UtopLib)
> Lire aussi l'article de Reporterre sur ce documentaire.
d'Henri Poulain, Julien Goetz, Sylvain Lapoix pour Data Gueule (France 4).
« Du 30 novembre au 11 décembre, Paris organise la COP21, un sommet sur le climat où le réchauffement climatique et les moyens de le limiter seront au cœur des débats. Des experts exposent ici leurs points de vue et des citoyens font part de leurs préoccupations. Le changement climatique, l'impuissance de l'ONU, les nœuds dans notre cerveau pour changer de modèle et rendre notre Terre plus vivable... Tout ça en data, interviews, graphisme et reportages, ça valait bien 90 minutes de #DataGueule spécial. »
Présentation par le producteur Premières Lignes :
« L’équipe du programme court #Datagueule passe au long format, avec un documentaire et un dispositif exceptionnel à l’occasion de la COP21. Deux degrés Celsius, c’est l’objectif en deçà duquel il faut maintenir le réchauffement de la planète pour éviter le pire. Seulement, depuis 1880, les températures ont déjà augmenté de 0,85 °C. La réforme est donc nécessaire et urgente. Mais elle semble aussi possible.
2°C avant la fin du monde donne à voir que la question climatique ne se limite pas à un débat théorique, scientifique, réservé aux sphères du pouvoir. Elle recouvre tous les aspects de notre civilisation qu’ils soient matériels ou philosophiques. Et elle s’applique à toutes les échelles, de celle du neurone à celle du globe.
Le film est ponctué de réactions de citoyens filmés place de la République, à Paris, devant un écran géant où sont projetés plusieurs épisodes inédits de la série Datagueule sur le climat. Ces réactions, recueillies à chaud, permettent de mesurer le niveau de sensibilisation et l’intérêt porté à la question climatique mais aussi de découvrir des réflexions passionnantes et citoyennes ouvrant de vraies pistes de solutions. Il y a aussi des séquences du réel en caméra subjective, des interviews augmentées dans lesquelles les entretiens sont enrichis de motion design et de data-visualisation, et des détournements pour jouer avec les éléments de langage et de communication autour de la COP21.
Parmi les intervenants :
• Jean Jouzel, climatologue et vice-président du GIEC.
• Gilles Bœuf, biologiste et ancien directeur du Muséum national d’Histoire naturelle, nous parle des impacts sur les animaux et la biodiversité.
• Lucile Maertens, doctorante à Sciences Po et spécialiste des relations internationales, met en évidence le "risque climatique" comme enjeu géopolitique et Dominique Bourg, philosophe, démontre comment toute réponse au changement climatique passe nécessairement par une remise en cause des principes philosophiques qui fondent nos sociétés modernes. »
Un excellent reportage-documentaire clair, concis, bien documenté, qui sait nous tenir en haleine grâce à une image sans cesse en mouvement et quelques clins d'œil et sourires, et qui ne craint pas de poser les questions qui nous gênent tous un peu aux entournures.
Spoiler : si, au départ, on comprend que c'est plutôt mal parti pour la survie de l'humanité, à la fin il apparaît quand même quelques lueurs d'espoir. A voir et à partager. (UtopLib)
> Lire aussi l'article de Reporterre sur ce documentaire.
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17/11/2015
Vient de paraître
"Le crépuscule fossile"
de Geneviève Férone-Creuzet
« De quoi fossile est-il le nom ? D’une source d’énergie, d’une civilisation, d’un modèle économique, d’un système de valeurs ? Parmi les énergies fossiles, le pétrole a été le maître de tous les arbitrages géopolitiques, économiques et financiers, au point de créer une nouvelle civilisation : la civilisation fossile, dominée par une nouvelle race de seigneurs. Cette civilisation est entrée dans un crépuscule, un long crépuscule flamboyant dans lequel ces élites, relayées par des lobbys in fluents, con fites dans leur toute puissance, tentent encore de ranimer la flamme d’une croissance éternelle. Quel paradoxe : eux qui ont tant contribué à l’accélération de l’histoire humaine, prenant des risques inconsidérés, sont aujourd’hui à la tête des forces conservatrices uniquement focalisées sur la préservation de leur rente. Comment dès lors lutter contre ces forces adverses et faire émerger une conception nouvelle du bien commun ? Un nouveau modèle de civilisation postfossile ? »
Éditions Stock, 250 p., 19 €.
de Geneviève Férone-Creuzet
« De quoi fossile est-il le nom ? D’une source d’énergie, d’une civilisation, d’un modèle économique, d’un système de valeurs ? Parmi les énergies fossiles, le pétrole a été le maître de tous les arbitrages géopolitiques, économiques et financiers, au point de créer une nouvelle civilisation : la civilisation fossile, dominée par une nouvelle race de seigneurs. Cette civilisation est entrée dans un crépuscule, un long crépuscule flamboyant dans lequel ces élites, relayées par des lobbys in fluents, con fites dans leur toute puissance, tentent encore de ranimer la flamme d’une croissance éternelle. Quel paradoxe : eux qui ont tant contribué à l’accélération de l’histoire humaine, prenant des risques inconsidérés, sont aujourd’hui à la tête des forces conservatrices uniquement focalisées sur la préservation de leur rente. Comment dès lors lutter contre ces forces adverses et faire émerger une conception nouvelle du bien commun ? Un nouveau modèle de civilisation postfossile ? »
Éditions Stock, 250 p., 19 €.
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La ZAD de Notre-Dame-des-Landes se fait un film
"LE DERNIER CONTINENT", de Vincent Lapize
« Sur une durée de deux ans, du printemps 2012 au printemps 2014, Le Dernier Continent construit la fresque d’une expérience politique mouvante : celle mise en place par les opposants au projet d’Aéroport Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes. Le film est un double portrait. Celui d’un lieu, la ZAD, soit 2000 hectares de forêts et de prairies appelés "Zone à Défendre" par ceux qui y vivent et "Zone d’Aménagement Différé" pour l’État et les promoteurs. Et celui de quelques militants aux profils divers, anciens habitants, activistes, sympathisants, constructeurs, combattants et paysans, qui partagent au quotidien une expérience politique atypique. De l’opposition immédiate à l’autonomie alimentaire et énergétique, de l’organisation de stratégies de résistance à la mise en place d’alternatives sur le long terme, de quelques dizaines de squatteurs à plusieurs centaines de militants venus de toute la France, le film interroge la lutte. »
SORTIE NATIONALE LE 11 NOVEMBRE.
Une coproduction A Perte de vue.
> Une interview du réalisateur par Presse Océan.
> La page Facebook du film.
> Dates et lieux de projections.
Du 11 novembre au 1er décembre :
★ Nantes : Cinéma Le Concorde : tous les jours à 15 h 30 et 19 h.
★ Paris : Espace Saint-Michel : mercredi et dimanche à 14 h, 17 h 30 et 20 h 45.
Les autres jours à 14 h, 17 h 30, 19 h. [mercredi 18 à 18h40 : projection et discussion avec Vincent Lapize, vendredi 20 à 18h40 : avec Christian Laval (auteur de Commun – Essai sur la révolution au 21e siècle), dimanche 21 à 18h40 : avec Christophe Laurens (chercheur, architecte, paysagiste et spécialiste de la transformation des territoires urbains contemporains) et Nicolas Contant, cinéaste et membre de Ciné-Attac.
★ Rennes : Ciné Arvor : tous les jours à 18 h.
★ Montpellier : L'Utopia (17 nov. à 14 h).
★ Orléans : Cinéma Les Carmes (séance quotidienne à partir du 17 novembre).
★ Châtelaudren : 29 novembre, Les Petits échos de la mode. Séance unique.
★ Villeneuve d'Asq : le 30 novembre, au Kino Ciné.
Séance unique en présence du réalisateur et de Sandrine Rousseau.
Du 2 au 8 décembre :
★ Saint Gaudens : le 6 décembre, au cinéma Le Régent
Séance unique en présence du réalisateur.
★ Toulouse : Cinéma Utopia Centre (séance quotidienne)
Rencontre dans le cadre de l'Université populaire le 7 décembre.
★ Bordeaux : Cinéma Utopia (séance quotidienne)
Rencontre avec le réalisateur le 8 décembre.
Du 9 au 15 décembre :
★ Poitiers : TAP Cinéma (plusieurs séances / semaine)
Première en présence du réalisateur, le 9 décembre.
★ Saint-Ouen-l'Aumône : le 15 décembre, au cinéma Utopia.
« Sur une durée de deux ans, du printemps 2012 au printemps 2014, Le Dernier Continent construit la fresque d’une expérience politique mouvante : celle mise en place par les opposants au projet d’Aéroport Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes. Le film est un double portrait. Celui d’un lieu, la ZAD, soit 2000 hectares de forêts et de prairies appelés "Zone à Défendre" par ceux qui y vivent et "Zone d’Aménagement Différé" pour l’État et les promoteurs. Et celui de quelques militants aux profils divers, anciens habitants, activistes, sympathisants, constructeurs, combattants et paysans, qui partagent au quotidien une expérience politique atypique. De l’opposition immédiate à l’autonomie alimentaire et énergétique, de l’organisation de stratégies de résistance à la mise en place d’alternatives sur le long terme, de quelques dizaines de squatteurs à plusieurs centaines de militants venus de toute la France, le film interroge la lutte. »
SORTIE NATIONALE LE 11 NOVEMBRE.
Une coproduction A Perte de vue.
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> Dates et lieux de projections.
Du 11 novembre au 1er décembre :
★ Nantes : Cinéma Le Concorde : tous les jours à 15 h 30 et 19 h.
★ Paris : Espace Saint-Michel : mercredi et dimanche à 14 h, 17 h 30 et 20 h 45.
Les autres jours à 14 h, 17 h 30, 19 h. [mercredi 18 à 18h40 : projection et discussion avec Vincent Lapize, vendredi 20 à 18h40 : avec Christian Laval (auteur de Commun – Essai sur la révolution au 21e siècle), dimanche 21 à 18h40 : avec Christophe Laurens (chercheur, architecte, paysagiste et spécialiste de la transformation des territoires urbains contemporains) et Nicolas Contant, cinéaste et membre de Ciné-Attac.
★ Rennes : Ciné Arvor : tous les jours à 18 h.
★ Montpellier : L'Utopia (17 nov. à 14 h).
★ Orléans : Cinéma Les Carmes (séance quotidienne à partir du 17 novembre).
★ Châtelaudren : 29 novembre, Les Petits échos de la mode. Séance unique.
★ Villeneuve d'Asq : le 30 novembre, au Kino Ciné.
Séance unique en présence du réalisateur et de Sandrine Rousseau.
Du 2 au 8 décembre :
★ Saint Gaudens : le 6 décembre, au cinéma Le Régent
Séance unique en présence du réalisateur.
★ Toulouse : Cinéma Utopia Centre (séance quotidienne)
Rencontre dans le cadre de l'Université populaire le 7 décembre.
★ Bordeaux : Cinéma Utopia (séance quotidienne)
Rencontre avec le réalisateur le 8 décembre.
Du 9 au 15 décembre :
★ Poitiers : TAP Cinéma (plusieurs séances / semaine)
Première en présence du réalisateur, le 9 décembre.
★ Saint-Ouen-l'Aumône : le 15 décembre, au cinéma Utopia.
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16/11/2015
La vraie histoire des suffragettes
A l'occasion de la sortie du film Les Suffragettes,
le 18 novembre, retour sur les films d'époque (actualités et fictions) qui évoquent ce mouvement.
Une grande partie de ces courts métrages (21) se retrouve sur le DVD "Make More Noise! Suffragettes in Silent Film (1899-1917)", édité par le British Film Institute (BFI), qui sortira le 23 novembre (en vente sur Internet).
Rassemblement de suffragettes en 1910 (BFI National Archive)
Funérailles de la suffragette Emily Davison (juin 1913), membre du Women's Social and Political Union (WSPU), décédée des ses blessures après avoir tenté d'épingler une écharpe de suffragette sur la selle du cheval appartenant au roi George V, en plein galop, durant la course hippique du Derby d'Epsom. Près de 2000 suffragettes, appartenant à différentes associations militantes (WSPU, Women's Freedom League, Church League for Women's Suffrage...), assistèrent à ces funérailles.
Emily Davison militait depuis 1906 en pratiquant la désobéissance civile et avait été emprisonnée à plusieurs reprises. Voir sa fiche Wikipédia.
"Milling the Militants; A Comical Absurdity". Une comédie de 1913. (BFI National Archive)
Extraits de différents films commentés par la conservatrice des films muets du BFI.
> L'article "1913, les suffragettes passent à l'action directe" d'Alternative libertaire.
> Lire aussi l'article "Vision et visibilité : la rhétorique visuelle des suffragistes et des suffragettes britanniques de 1907 à 1914" de la revue LISA (2003).
En salles le 18 novembre
"Les Suffragettes", de Sarah Gavron
Avec Carey Mulligan, Helena Bonham Carter, Meryl Streep...
Synopsis : Au début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer : leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…
« Le terme "suffragette" a été inventé par la presse britannique pour tourner en dérision les activistes du mouvement en faveur du suffrage des femmes, mais celles-ci se le sont approprié. Les Suffragettes perturbaient les communications en sabotant les lignes télégraphiques ou en faisant exploser les boîtes aux lettres publiques, mais également en s’attaquant aux biens. Elles ont été emprisonnées et ont entamé des grèves de la faim pour faire connaître leur combat pour l’égalité face à un État de plus en plus répressif. » (extrait du dossier de presse)
« (...) Ne nous leurrons pas. Derrière la lutte pour le droit de vote, ce n’était pas "le droit de vote" qui était en jeu : c’était la reconnaissance des femmes comme individu à part entière. C’étaient tous les droits civils et politiques qui allaient de pair avec le statut de "citoyen", que les Suffragettes revendiquaient. (...) » (Madmoizelle)
Où l'on notera que les vitrines n'ont pas attendu les Black Blocs pour se faire exploser...
Où l'on notera que les vitrines n'ont pas attendu les Black Blocs pour se faire exploser...
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15/11/2015
13/11/2015
14-15 novembre • Paris
Salon international des éditeurs indépendants
L’Association L’Autre Livre vous offre, du 13 au 15 novembre, la possibilité de découvrir plus de 2000 livres, qui font rarement les têtes de gondole, quelque 400 auteurs de 160 maisons d’édition indépendantes dont de nombreux éditeurs de province, mais aussi belges, suisses ou canadiens.
ESPACE des BLANCS MANTEAUX, 48, rue Vieille du Temple, Paris 4e.
Samedi 14/11: de 11 à 21h - Dimanche 15/11 : de 11 à 19h. Entrée libre.
> Voir les éditeurs présents.
SUITE AUX ATTENTATS DE VENDREDI SOIR, LE SALON EST ANNULÉ.
L’Association L’Autre Livre vous offre, du 13 au 15 novembre, la possibilité de découvrir plus de 2000 livres, qui font rarement les têtes de gondole, quelque 400 auteurs de 160 maisons d’édition indépendantes dont de nombreux éditeurs de province, mais aussi belges, suisses ou canadiens.
ESPACE des BLANCS MANTEAUX, 48, rue Vieille du Temple, Paris 4e.
Samedi 14/11: de 11 à 21h - Dimanche 15/11 : de 11 à 19h. Entrée libre.
> Voir les éditeurs présents.
SUITE AUX ATTENTATS DE VENDREDI SOIR, LE SALON EST ANNULÉ.
Le conte de l'escalier
Le conte de l'escalier, un poème sur le pouvoir qui évoque la métamorphose d'Alexis Tsípras https://t.co/bDxXdXLEgq pic.twitter.com/Mhr7hAMfbW
— Frédéric Lemaire 13 Novembre 2015
12/11/2015
Un conte utopique anarchiste pour Noël ?

"TERRE LIBRE,
Les Pionniers",
de Jean Grave
« S’il ne jouit pas de la réputation d’une Louise Michel, Jean Grave (1854-1939) n’en fut pas moins une des grandes figures de l’anarchisme français de la fin du xixe et du début du suivant, principalement par sa participation active à la vie de l’hebdomadaire Les Temps nouveaux et la rédaction de plusieurs essais théoriques, dont La société mourante et l’anarchie ou L’Anarchie. Son but. Ses moyens.
Écrit en 1904, Terre libre parut aux éditions des Temps nouveaux en 1908. C’est le second ouvrage écrit par Jean Grave pour la jeunesse, après Les Aventures de Nono, publié en 1901. Le type de récit choisi relève de ce que Marx baptisa du nom de "robinsonnade", en référence au livre fondateur de Daniel Defoe.
Le vaisseau qui fait ici naufrage, L’Aréthuse, faisait route vers la Nouvelle-Calédonie, avec à son bord des hommes, des femmes et des enfants en grande partie condamnés pour désobéissance à l’autorité patronale et policière. L’arrivée des naufragés sur une terre "libre" de toutes traditions et coutumes va offrir à Jean Grave la possibilité de créer une société nouvelle avec de nouvelles règles.
La force et l’actualité du récit viennent essentiellement du refus du manichéisme et de la simplicité des choix qui s’imposent aux habitants de la "terre libre", les Terrelibériens. En effet, pour vivre, ils devront répondre à toute une série de choix : comment survivre en cultivant des terres, comment instaurer une société sans règles coercitives et sans lois arbitraires, comment respecter la nature et son environnement, comment permettre à chacun de vivre selon ses convictions ?
Jean Grave ne propose ni une utopie ni un modèle. Le plus important pour lui est de montrer que cette société ne sera que ce que voudront en faire les Terrelibériens. La force du roman est dans ce possible, cette force de la volonté de l’individu pour s’extraire de ces présupposés afin de créer, s’il le veut, une nouvelle société. »
Editions Noir et Rouge, 140 p., 10 €. Sorti en août dernier.
Disponible, entre autres, à la librairie Quilombo.
> Lire aussi l'article de Caroline Granier "L'utopie revisitée par les anarchistes".
ACTU • Samedi 5 décembre, l'émission "Chroniques rebelles" de Radio libertaire
(sur 89.4 Mhz et sur Internet), entre 13h30 et 15h30, sera consacrée à différents livres jeunesse, dont Terre libre.
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Réchauffement climatique : flocon s'en occupe !

"KUWA NA KICHWA",
spectacle musical tout public
de Laetitia Gonzalbes.
Par la compagnie Kabuki.
Au Vingtième Théâtre, à Paris.
« Dans le village de nuages, alors qu’on célèbre sa naissance, Ethan le petit flocon apprend qu’il est le dernier de sa lignée ! En cause : le réchauffement climatique. Avec Zoé et Martin, ses drôles de copains, il part à la rencontre des hommes les plus puissants de ce monde pour tenter de changer le cours des choses...
Kuwa na kichwa est un conte choral qui aborde avec humour une réflexion sur le monde que nous construisons. Il nous offre de suivre des personnages drôles et touchants dans leurs aventures mais aussi leurs interrogations et leur quotidien. »
« La compagnie KABUKI, c'est une envie commune de mettre différentes formes d’expression artistique au service d’un art engagé. »
Vingtième Théâtre, 7, rue des Plâtrières, Paris XXe.
Samedi 21 novembre, à 11 h et 15 h. Tarif : 10 euros.
11/11/2015
Au sommaire de "L'âge de faire" de novembre

REPORTAGE EN BIRMANIE. Après des décennies de junte militaire, la société civile birmane sort de l’ombre.
1 AN APRÈS LE DRAME DE SIVENS.
Noël Mamère, président d’une commission sur le maintien de l’ordre, nous explique comment elle a accouché de recommandations sécuritaires.
Dossier : VIEILLIR HEUREUX. Habitat partagé, projets autour de la langue maternelle, de l’élevage ou des souvenirs de jeunesse… Comment vieillir en gardant son pouvoir d’agir ?
QUAND L’EAU VITALE EST GRATUITE. A Roquevaire, dans les Bouches-du-Rhône, le conseil municipal a adopté une tarification solidaire de l’eau avec trois seuils : vitale, utile et de confort.
REPORTAGE : « Le meilleur médicament, c’est les gens ».
La Beaume, village des Hautes-Alpes. L’association L’Aureille mise sur la relation humaine pour permettre à des adultes autistes de se ressourcer, le temps d’un séjour. Les accompagnants viennent de tous horizons.
ET AUSSI : Des inondations béton • COP21 : le bal des hypocrites • Le capital naturel, une notion dangereuse • Eleveurs nomades en Mongolie • La décroissance au parlement danois • Nucléaire : Iter atomise les règles environnementales • La Villeneuve, l’utopie malgré tout • A Saint-Etienne, mille habitants décorent les arbres •Transport fluvial : le vin cajolé à fond de cale • Une cordonnière bien chaussée • Pomarez, village des Landes sans Tafta • Fiche pratique : un panier en vannerie sauvage • En Bretagne, une ferme expérimente le collectif.
> Le site de "L'âge de faire".
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"Ravachol",
un film de Bernard Cerf (Les Productions Aléatoires)
Diffusion lundi 16 novembre sur France 2, à 1h10 du matin.
« Il s’agit du premier film consacré à François Claudius Koënigstein dit Ravachol, guillotiné le 11 juillet 1892, figure emblématique et oubliée de l'anarchie, qui justifiait l’utilisation des bombes contre la société génératrice d’inégalités, d’injustices et de violence. En comparant la société de la fin du XIXe siècle avec celle d’aujourd’hui, les conditions ne sont-elles pas réunies actuellement pour faire naître de nouveaux Ravachol ? La violence en politique ne peut-elle pas être justifiée ?
Le film mélange fiction et documentaire, avec Pierre Merejkowsky, Dominique Coquard, Ghislain de Fonclare, Eric Feldman, Johan Leysen pour la partie fiction et les interviews de Jean-Marc Rouillan, membre fondateur d’Action directe, d’Yves Peirat, qui organisa avec le groupe Franc-Tireur Partisan (FTP) des actions offensives contre les locaux du Front national à Marseille, et d’Ali Kaya, secrétaire de la CGT de l’usine Renault de Flins. »
10/11/2015
Concert à Ivry contre le contrôle au faciès
« Après six mois de campagne contre le contrôle au faciès, une dizaine d'initiatives,
et 2000 pétitions signées, nous vous invitons le 14 novembre à participer à un grand concert exceptionnel et gratuit de lutte contre le contrôle au faciès. »
Au programme :
♪ Première Ligne (Skalpel, E.One & Akye) ♪
♪ C 10 ( Rap) ♪
♪ Ruff Lions Konnection ♪♪
Rendez-vous au Hangar Ivry,
3/5, rue Raspail, Ivry-sur-Seine.
09/11/2015
Au sommaire de "CQFD" de novembre

DOSSIER "Au-delà de Podemos :
le pari municipaliste"
ESPAGNE. Après avoir touché le plafond de verre d’institutions sourdes à toute expression politique venant de la rue, les espoirs d’une population excédée se sont portés sur Podemos. (... )
Le 24 mai 2015, des listes de convergence issues des mouvements sociaux, composées de militants de base et de figures d’une société civile désireuse de s’émanciper des politiciens professionnels, ont pris Barcelone, Madrid, Saragosse, Cadix, La Corogne… Sans compter Valencia et Pamplona, aux mains de gauches nationalistes, et des dizaines de localités plus petites. Ce dossier est né de la curiosité, et d’une intuition. Ce qui, contre toute attente, a fait basculer les grandes villes d’Espagne à gauche de la gauche, révèle des enjeux qui dépassent sans doute la ligne des Pyrénées.
Partout où nous sommes passés frémissait comme une remontée de sève du vieil esprit libertaire des années 1930 qui irrigue encore, souterrainement, la conscience collective – la guerre civile en moins. Sans dogmatisme, avec l’envie de trouver des solutions à l’urgence sociale et d’expérimenter de nouvelles formes de fonctionnement collectif, en prise avec des pratiques de transformation sociale. De la parole directe, des images et des reportages... De quoi partager avec les lectrices et lecteurs de CQFD la révolte, l’émotion et les doutes cueillis en chemin.
Madrid la rouge ? Entre gestion et subversion > Pour Esperanza Aguirre, candidate malheureuse du Partido popular (PP) aux élections municipales de mai 2015, Madrid est tombé aux mains des « rouges », qui vont implanter des soviets dans tous les districts. « Elle n’est pas con, Esperanza, c’est exactement ce que nous voulons faire ! », goguenardise Pablo Carmona, activiste aujourd’hui en poste à la mairie. Des « rouges » qui, comme en 1936, vont « incendier les églises et violer les bonnes sœurs », selon le tweet d’une députée de Valencia le soir des élections municipales de mai dernier. Où en est-on cent jours plus tard ?
« Prolonger la colère de la rue » : entretien avec Carlos Macías, porte-parole de la PAH de Barcelone > Sous ses lunettes et barbe fine, le visage souriant de Carlos a longtemps voyagé en Amérique latine, rapportant dans les valises de ses yeux une expérience de révolutionnaire avisé. Il retrace l’histoire des Plataformas de afectados por la hipoteca (PAH), luttant contre le système inique des hypothèques et expulsions.
Apoyo Mutuo : Les assemblées ouvertes de la PAH de Vallecas > Après plus d’un demi-million d’expulsions locatives et hypothécaires en cinq ans, la question du logement en Espagne est brûlante. La Plataforma de afectados por la hipoteca (PAH), avec ses 240 regroupements, est devenue un puissant mouvement populaire, riche en expériences. Exemple de l'assemblée de la PAH de Vallecas.
« Tout espace de lutte est aussi un espace de débat » : entretien avec Mayte Sánchez, première adjointe au maire de Puerto Real. > À 31 ans, Mayte est déléguée au logement social et à la participation citoyenne à la mairie de Puerto Real, ville ouvrière de 40 000 âmes dans la baie de Cadix. Elle raconte comment un ancien fief du Parti communiste voué à la construction navale et aéronautique a basculé vers l’hypothèse Podemos.
La mairie des sans-terre > Si les yeux sont le miroir de l’âme, le paysage reflète l’histoire d’un pays. Celui qu’on traverse entre Séville et El Coronil en dit long sur la structure sociale de la région. Depuis la Reconquista, la monoculture latifundiaire règne ici en maître. Et ce ne sont pas les quarante ans de pouvoir sans partage du PSOE en Andalousie qui y auront changé grand-chose. De loin en loin, un bourg apparaît, comme un mirage surgi de nulle part. C’est là où se concentre le peuple sans terre, là où le latifundio vient puiser la main-d’œuvre dont il a – de moins en moins – besoin.
L’agora des 100 jours > Cadix. En juin, après vingt ans de gouvernement municipal conservateur, une liste apparentée Podemos, Por Cádiz sí se puede, a raflé la mairie de cette ville.
Corrala la bahía > « Nous étions quatre familles de Cadix qui venions d’être expulsées. On a ouvert la Corrala La Bahía le 10 janvier 2015. J’ai été la première, l’instigatrice de tout ça ! », lance Stefania avec fierté. Jeune fille au look très quartier, elle a le parler clair, comme qui monte au combat par la force des choses.
La Maison du Peuple > Filiale de General Motors (GM) dans la baie de Cadix, Delphi fabriquait des composants d’automotion – amortisseurs, systèmes de direction et roulements à billes. Puis GM l’a bradé et l’usine a périclité. Huit ans après la fermeture de leur usine, 500 ex-Delphi sont encore sur le carreau, spoliés de leur indemnité de licenciement et abreuvés de promesses.
« La politique se fabrique en dehors de l’institution » > Entretien avec Pablo Carmona, conseiller municipal de Madrid > Pablo est correcteur dans l’édition, il a longtemps participé à l’équipe de distribution de livres de Traficantes de Sueños – librairie, centre de formation et maison d’édition – qui plonge ses racines dans l’autonomie radicale des années 1980 et a aujourd’hui pignon sur rue. Il a participé à Ganemos Madrid, l’une des composantes d’Ahora Madrid, la liste qui a pris la mairie de Madrid autour de Manuela Carmena. Il est à présent en charge de deux arrondissements huppés, Salamanca et Moratalaz.
L’invasion des terrasses volantes : Airbnb contre Barcelone > Les 7,5 millions de touristes visitant chaque année Barcelone semblent un cadeau tombé du ciel par avions low-cost pour l’économie locale. Comment la nouvelle mairie combat-elle la touristification », qui pousse les habitants à abandonner leur vie de quartier aux promoteurs et à la frénésie locative des usagers d’Airbnb ?
« Prendre d’assaut la terre » : Entretien avec Jacobo Rivero, journaliste indépendant à Madrid > La nouvelle mairie de Madrid vient de l’embaucher pour relancer une radio locale.
ET AUSSI :
• Réfugiés : Au Vigan, on attend… > Le 25 juin, la municipalité du Vigan décide d’accueillir des familles syriennes. Fin octobre, malgré les belles paroles du gouvernement, elles ne sont toujours pas installées. Attendrait-on que soient passées les élections régionales ?
• Démocratie participative à la sauce nantaise > Échaudée par la contestation autour du projet d’aéroport de Notre-Dames-des-Landes, Johanna Rolland, la nouvelle maire de Nantes, a promis d’organiser une série de grands débats citoyens tout au long de son mandat. Le premier d’entre eux, intitulé « Nantes, la Loire et nous », avait comme but implicite de faire passer le projet d’un nouveau pont enjambant la Loire.
• Et l’atome sauva le climat > Contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2%, tel est le défi. Face aux appétits des industriels de l’éolien et du solaire, les promoteurs du nucléaire entendent bien jouer fortissimo leur partition bas-carbonée.
• Turquie : Fièvre ottomane, fictions nationales > Depuis sa formation, l’État turc ne cesse d’étoffer ses principes nationalistes : à l’indivisibilité de la nation s’adjoignent désormais le ciment idéologique du sunnisme et la réactivation d’un passé ottoman mythifié. Alors qu’un conflit ouvert est en cours entre le gouvernement turc et le mouvement kurde, fantasme d’unité nationale et résistance à l’hégémonie culturelle s’expriment à travers les enjeux linguistiques, au cœur des luttes politiques.
• Un nouveau plan de casse > Jeudi 8 octobre, journée nationale d’action interprofessionnelle et intersyndicale. Au Havre, ce matin, le port et la ville sont complètement bloqués par les manifestants.
• L’école Montessori espionnait les anars ! > Dans une indifférence quasi générale, une bibliothèque anarchiste est mise sous surveillance depuis les locaux d’une école. La NSA ? Les services nord coréens ? Le FSB russe ? Non pas, plutôt de mystérieux barbouzes made in France aidés par des pédagogues bobos.
• Etude de CAF : avis de gros temps sur les mères isolées > Le charcutage des aides personnalisées au logement (APL) va permettre à l’état d’économiser 225 millions d’euros en 2016. Ce n’est pas cher payer le plaisir de mettre les pauvres un peu plus sur la paille.
LECTURES et CULTURES
• Philo : Lordon’s calling > Dans son essai sur l’état, Imperium. Structures et affects des corps politiques, Frédéric Lordon affirme que « la seule force est celle du vertical » et que « le bout de l’émancipation vraie est loin » et « même inatteignable », avant de convenir, en citant Beckett, qu’il faut pourtant garder le cap : « essayer encore, rater encore, rater mieux ». Le philosophe Renaud Garcia nous propose une recension critique de l’ouvrage d’un point de vue anarchiste.
• Entretien : La fabrique du théâtre > Spécialiste de la Révolution française, Guillaume Mazeau est l’auteur de l’époustouflant Bain de l’histoire. Charlotte Corday et l’attentat contre Marat (Champ Vallon, 2009). Il vient de consacrer dix-huit mois à l’élaboration de la pièce Ça ira. Fin de Louis, avec Joël Pommerat, l’un des poids lourds du théâtre français.
> Le site de "CQFD".
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08/11/2015
Concert No pasarán du trio Utgé-Royo
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La Basse-Autriche, 100% renouvelable !
Austria's largest state now gets 100% of its electricity from renewables https://t.co/P27LVVqk4S— Quartz (@qz) 6 Novembre 2015La Basse-Autriche (1,6 million d'habitants), le plus étendu des états fédérés d'Autriche, qui entoure celui de Vienne, tire désormais près des deux tiers (63%) de son électricité de l'énergie hydraulique. Complété par l'éolien (26%), le solaire (2%) et la biomasse (9%). Aucun combustible fossile n'a été nécessaire pour rendre l'état autosuffisant du point de vue énergétique. L'intégralité de ses besoins est donc couvert par le renouvelable. Ceci est rendu possible notamment par le relief montagneux du pays, favorable aux installations hydroélectriques, et par les investissements de longue date dans ces nouvelles énergies.
A l'échelle nationale, l'Autriche, un pays de près de 8,5 millions d'habitants, veut subvenir d'ici à quinze ans à la moitié de ses besoins énergétiques totaux – chauffage, transports et industrie compris – grâce aux énergies renouvelables, lesquelles couvrent déjà un peu plus du tiers (34%) de sa consommation. Précisons que, depuis 1999, la non-utilisation de l'énergie nucléaire est intégrée dans la Constitution. La centrale nucléaire de Zwentendorf, qui était en construction dans les années 70, abandonnée depuis, a été rachetée pour être transformée en centrale solaire.
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07/11/2015
Agriculture urbaine :
l'exemple du Prinzesinnengarten
« Le Prinzesinnengarten, à Berlin, est un écosystème de 6000 m². En plein centre-ville, les Berlinois peuvent apprendre à jardiner sans pesticides... » (FutureMag-Arte)
06/11/2015
En salles le 11 novembre
"Les Anarchistes"
d'Elie Wajeman
« Paris 1899. Le brigadier Jean Albertini, pauvre et orphelin, est choisi pour infiltrer un groupe d’anarchistes. Pour lui, c’est l’occasion de monter en grade. Mais, obligé de composer sans relâche, Jean est de plus en plus divisé. D’un côté, il livre les rapports de police à Gaspard, son supérieur, de l’autre, il développe pour le groupe des sentiments de plus en plus profonds. »
« Le réalisateur s'intéresse particulièrement aux anarchistes individualistes, qu'il présente ici comme un mouvement aux idées modernes qui peut encore résonner dans la société d'aujourd'hui : "Ce sont eux, qui, vers 1900, créent les premières communautés. Ils sont naturistes, végétariens et féministes. Les premiers hippies en somme ! Ils créent des écoles dans lesquelles les enfants peuvent prendre des décisions. La question du je est essentielle pour eux : ils estiment être d’abord des sujets avant d’être des éléments de la société. Les anarchistes individualistes privilégient la personne, l’intime. Ils pensent que pour faire la révolution il faut commencer par révolutionner l’homme. Je me suis senti immédiatement touché par ces êtres, complexes et sentimentaux, mais souvent empêchés par cette sentimentalité." » (AlloCiné)
Avec Tahar Rahim, Adèle Exarchopoulos, Swann Arlaud... Durée : 1 h 41.
d'Elie Wajeman
« Paris 1899. Le brigadier Jean Albertini, pauvre et orphelin, est choisi pour infiltrer un groupe d’anarchistes. Pour lui, c’est l’occasion de monter en grade. Mais, obligé de composer sans relâche, Jean est de plus en plus divisé. D’un côté, il livre les rapports de police à Gaspard, son supérieur, de l’autre, il développe pour le groupe des sentiments de plus en plus profonds. »
« Le réalisateur s'intéresse particulièrement aux anarchistes individualistes, qu'il présente ici comme un mouvement aux idées modernes qui peut encore résonner dans la société d'aujourd'hui : "Ce sont eux, qui, vers 1900, créent les premières communautés. Ils sont naturistes, végétariens et féministes. Les premiers hippies en somme ! Ils créent des écoles dans lesquelles les enfants peuvent prendre des décisions. La question du je est essentielle pour eux : ils estiment être d’abord des sujets avant d’être des éléments de la société. Les anarchistes individualistes privilégient la personne, l’intime. Ils pensent que pour faire la révolution il faut commencer par révolutionner l’homme. Je me suis senti immédiatement touché par ces êtres, complexes et sentimentaux, mais souvent empêchés par cette sentimentalité." » (AlloCiné)
Avec Tahar Rahim, Adèle Exarchopoulos, Swann Arlaud... Durée : 1 h 41.
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