29/12/2009

Janvier en S!lence

Au sommaire de S!lence du mois de janvier 2010
Un dossier sur les alternatives en Gard & Lozère (des néoruraux qui s'en sortent pas si mal, ferme bio de la Baraque ; Carapa, écohameau de maisons rondes ; Kokopelli, pour la défense de la biodiversité des graines; vin biodynamique ; Bois 2 Mains, une SCIC de la filière bois; l'épopée de Nature & Progrès ; des colonies de vacances écologiques ; vivre en cabane et en yourte ; Esperanto-infos; La Garance voyageuse, une revue botanique ; l'association Fruits oubliés, sauve qui pomme)...
Des articles sur les refus de vaccination ; les marches non-violentes contre la pauvreté en Inde ; un hommage à Claude Lévi-Strauss ; une ferme ambulante entre Normandie et Bretagne ; comment se convaincre de se passer de la voiture... Et plein de brèves (alternatives, agri-bio, santé, éducation, paix, nucléaire, femmes, nord/sud, décroissance, habitat, agenda, livres...).
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> Si vous n'avez jamais été abonné, vous pouvez bénéficier d'un abonnement découverte de 20 euros pour les 6 premiers numéros. Vous pouvez également recevoir un numéro découverte gratuit sur simple demande.
Pour les petits budgets, un tarif réduit (7 euros/trimestre) en prélèvement automatique est aussi possible.

La revue S!lence (48 pages, 4,60 euros) est diffusée uniquement par abonnement et dans un certain nombre de lieux en dépôt.

28/12/2009

L'autogestion à l'étude

« Créé par une assemblée constituante en février-mars 2008, l'Institut de sciences économiques et de l'autogestion (ICEA) est une entité culturelle qui rayonne en Espagne, et développe des activités d'enseignement et de recherche en économie politique et en autogestion ouvrière et sociale. L'ICEA se base sur les principes de l'assembléisme, du fédéralisme, de la solidarité et de l'entraide. (...)

L'ICEA est ouvert à ceux qui font l'effort de trouver une explication aux événements économiques et sociaux. De la même manière qu'il souhaite travailler pour transformer la société capitaliste en une autre société où n'existerait pas l'exploitation, en approfondissant l'étude des alternatives basées sur l'autogestion ouvrière et sociale, tant à un niveau théorique et historique que pratique et actuel.

Au moyen de groupes d'étude, il s'agit d'aborder et d'étudier un ou divers thèmes, pour transférer ensuite les conclusions et les connaissances vers le reste de la société. Avec les cabinets techniques, il s'agit de donner un appui technique en tant qu'économistes et chercheurs sociaux aux organisations et mouvements sociaux qui le souhaitent. Les groupes d'étude travaillent à travers un système d'éducation à distance pour que cela soit possible d'y participer de n'importe quel endroit.

>L’ICEA souhaite créer des groupes d'étude dans trois domaines :
1. Analyse du fonctionnement du système économique capitaliste, ses caractéristiques et ses limites.
2. Consolidation comme laboratoire d'idées en politique économique et sociale, du travail à partir d'une perspective libertaire et qui tende à implanter l'autogestion ouvrière et sociale.
3. Recherche des formes économiques et sociales qui pourraient se substituer au capitalisme par un système socio-économique basé sur l'autogestion. Dans cette démarche, il est nécessaire de s'ouvrir vers d'autres champs d'étude indispensables et en relation avec l'économie, comme la sociologie, l'histoire, la politique, etc. [...] »

> L'article complet de présentation de l'ICEA sur A-infos, ICI

25/12/2009

Merci Patron !

En 1972, un groupe de musiciens jouaient les comiques et faisaient, l'air de rien, l'éloge en chanson de l'autogestion sur l'un des très officiels plateaux de l'ORTF (office de radiodiffusion-télévision française). Ils s'appelaient les Charlots. Séquence souvenirs.

23/12/2009

Le travail c'est la santé, ah bon

Eh oui, souvenez-vous... En 1965, Henri Salvador faisait l'apologie
de la "paresse" et du temps libéré, loin des patrons et de l'exploitation.
Sous ses dehors burlesques, dans lesquels le chanteur
était passé maître et avait construit sa réputation, une chanson
pas si anodine que ça... A réécouter !

20/12/2009

Retour sur le passé

Si vous avez envie de faire un petit tour par la presse anarchiste des temps passés, allez donc visiter le site « lapresseanarchiste.net ».

Vous y trouverez les textes complets d’articles de collections de journaux français publiés de la fin du XIXe siècle aux années 1990, avec davantage de matière sur les années 1920 et 1970, où l’effervescence libertaire était à son comble.

Si les amateurs de vieux papiers n’aurons pas la chance d’y trouver des fac-similés, nous pouvons cependant suivre facilement les humeurs, analyses de l’actualité et grands débats des époques précédentes.

Vu au hasard : des Bulletins de la Fédération Jurassienne de 1872 à la revue Iztok, publiée dans les années 1980 par des exilés des pays de l’Est, en passant par des Libertaire de 1892, des Noir & Rouge des années 1950, un Réfractaire de 1928, un En-Dehors de 1930, etc.

Les auteurs de ce site mettent régulièrement en ligne de nouveaux numéros. Mais le travail et la tâche sont immenses (rendons-leur un bel hommage !) et lapresseanarchiste.net ne peut, bien sûr, être exhaustif, pour le moment.

Si vous avez des collections à leur prêter, du temps pour taper et mettre en ligne, etc., n’hésitez pas à les contacter.

>Le fac-similé du Libertaire ci-dessus ne vient pas de Lapresseanarchiste.net, mais du blog italien Nutopia de Sergio Falcone.

15/12/2009

Utopvideo, des vidéos pour changer le monde

Construire autrement (écologique, bioclimatique...) • Habiter autrement (cohabitat, éco-villages, communautés...) • Travailler autrement (autogestion, scop...) • Cultiver et se nourrir autrement (AMAP, permaculture, jardins de cocagne, jardins partagés...) • Echanger autrement (SEL, monnaies locales, commerce équitable...) • Voir le monde autrement (décroissance, réchauffement climatique, vieillesse...)...

Sur notre nouveau site exclusivement vidéo,
Utopvideo, vous trouverez la compilation de toutes les vidéos intéressantes issues de plusieurs sites de partage, concernant la construction d'un autre monde, plus juste, plus écologique, plus solidaire, plus égalitaire...

Actuellement, déjà près de 700 vidéos sont à votre disposition et nous sommes à l'affût pour en ajouter d'autres dès qu'elles apparaîtront sur le Web.

Nous avons privilégié celles en langue française ou sous-titrées (à peu près 97 % de la sélection), les autres sont en anglais ou en espagnol (nous aimerions que les vidéos étrangères puissent être, à terme, toutes sous-titrées en français pour davantage de confort, mais il nous manque encore les ressources techniques et humaines pour cela).

Nous espérons que ce nouvel outil vous facilitera la consultation des thèmes qui vous intéressent et la découverte d'autres sujets, complémentaires, en vous évitant la galère de recherches longues et aléatoires (on a testé les recherches par mots-clés sur les sites de partage, on y a passé des nuits entières ! Pour des résultats pas toujours à la hauteur de nos espérances).

Des pistes pour une utopie à construire ici et maintenant,
tous ensemble, chacun à son niveau : Utopvideo.
Nouvelle Web TV de l'alternative ? On peut rêver.

Mais, pas de panique, le blog d'UtopLib continue également, en parallèle.

14/12/2009

André Gorz pour les Nuls

Pour faire le tour de l'œuvre de l'économiste-philosophe, pionnier de l'écologie politique, André Gorz, en 54 minutes chrono, baissez les yeux et ouvrez les oreilles.

Ci-dessous, la rencontre-débat, organisée il y a quelques mois dans le cadre du programme Réseau social-Sens public, avec Carlo Vercellone, économiste. Un exposé très universitaire (on suit scupuleusement le plan chronologique et thématique) mais très clair et assez exhaustif, pour connaître l'évolution de la réflexion de Gorz sur la dynamique du capitalisme. Au prochain repas de quartier, vous allez faire sensation !

> Je vous recommande également l'excellent long compte-rendu de Charlotte Nordmann à propos du recueil d'articles Ecologica d'A.Gorz (2008, Galilée), dans La Revue internationale des livres et des idées (RiLi) (sept-oct 2009). L'article n'est malheureusement pas disponible en entier sur le Web (voir son introduction, c'est ICI).

13/12/2009

D'autres jouets pour un autre monde ?

A quelques jours de Noël, il ne serait pas superflu de se repencher sur le livre paru aux éditions L'Echappée en 2007 (toujours dispo) Contre les jouets sexistes (auteurs : collectif. 160 p., 12 euros).


En voici la présentation par l'éditeur :

« Aux petites filles les dînettes, les poupons, les Barbies, les robes de princesses et les machines à laver miniatures... Comme maman ! Aux petits garçons les ateliers de bricolage, les personnages musclés et guerriers, les jeux de conquête... Comme papa ? Non, plus viril que papa ! Pourquoi trouve-t-on des pages bleues et des pages roses dans les catalogues de jouets ?

Pourquoi les petits garçons s'imaginent-ils journalistes, pilotes de course, cosmonautes ou aviateurs tandis que les petites filles disent simplement rêver... d'une maison ?

Des associations antisexistes (Mix-cité, le Collectif contre le publisexisme) prennent la parole dans cet ouvrage ambitieux et percutant, qui révèle l'ampleur de la discrimination sexiste que subissent les enfants et la manière dont se construisent le masculin et le féminin au travers des jouets et de leurs usages.

Fruit de réflexions et d'expériences de lutte et de travail aussi bien individuelles (parents, instituteurs-trices, éductateurs-trices, etc.) que collectives (animation d'une campagne contre les jouets sexistes durant la période de Noël), ce livre propose des pistes pour combattre et faire reculer le sexisme au quotidien dès le plus jeune âge. »


> En 2003, le Collectif contre le publisexisme, Du côté des filles, Mix-Cité,

les Panthères roses publiaient la brochure Pas de cadeau pour le sexisme.

Toujours d'actualité, bien fichue, rigolote, elle se termine par quelques exemples d'albums pour enfants non sexistes et de jeux coopératifs.

Le pdf de cette brochure est disponible ICI.


> Pour en savoir un peu plus sur les jeux coopératifs de groupe,

passez voir la page Ekopedia ou chez le Pas de côté. Egalement des jeux de société sur le site de Non-violence Actualités.


> Jeux de Traverse développe des jeux de société coopératifs et les vend en ligne. Des jeux où la coopération, l'entraide et la solidarité entre les joueurs prime sur la compétition et la loi du plus fort. De son côté, la boutique du Petit chaperon vert s'est spécialisée dans les jeux de société écologiques (des matériaux utilisés aux thèmes).


> Et pour les bébés BoBo, allez jeter un œil sur la sélection de Néo-Planète. Maison de poupée à énergie propre, station-garage pour voitures électriques, mini-éolienne à construire, train en bois à dynamo, voiture à hydrogène radio-commandée... Quand la grande distribution s'empare d'un marché porteur... Encourageant ou affligeant, j'ai du mal à me faire une opinion (spontanément, je pencherais plutôt pour le 2e sentiment...).

11/12/2009

Des ours blancs gonflés à bloc


Cette œuvre éphémère est signée Joshua Allen Harris, artiste new-yorkais de street art
dont l'une des spécialités est la réalisation de sculptures
gonflables dans les rues. Il a ainsi déjà donné vie à un serpent de mer,
à un singe et une araignée gigantesques, une girafe, un centaure, etc.
Vous trouverez une partie de ses œuvres en vidéo sur le Web... Un reportage
vidéo sur cet artiste ICI.
> Pour en savoir plus sur les menaces qui pèsent sur les ours blancs,
pagayez avec votre kayak jusqu' ICI ou alors ICI.

09/12/2009

Sao Paulo sans pub

Je l'ignorais. Ce petit reportage (6 min) me l'a appris. Le maire de Sao Paulo (Brésil), ville de 11 millions d'habitants, a décidé de supprimer toute publicité sur la voie publique. Et il l'a fait. Avec l'approbation de la plus grande partie de la population. Il a promis de continuer en s'attaquant aux autres pollutions (eau, air, bruit). Pas de pub et la cité n'est pas encore en proie au désespoir, au chômage, à l'alcoolisme ? Dingue !

07/12/2009

Une alliance pour l'humanité ?

Allez zou ! Encore un texte (très raccourci) de Patrick Viveret,
intitulé "Pour une alliance civique pour l'humanité".
Juste pour vous donner envie d'aller plus loin...

« (...) Nous avons besoin d'un double réalisme écologique et anthropologique qui nous permette d'assumer pleinement notre condition d'êtres tout à la fois fragiles, conscients et reliés et de tracer un chemin d'humanité qui fasse sens. Sur ce chemin, l'une des questions les plus difficiles est celle de la construction d'une maturité émotionnelle à la hauteur de la formidable capacité de notre intelligence. Et ce qui est vrai à l'échelle individuelle l'est plus encore à l'échelle collective. (...) Nous vous proposons (...) de faire converger nos projets en vue de construire une « alliance civique pour l'humanité » susceptible de mettre en œuvre sept principes fondamentaux (...) :

1. Articuler principe d'espérance et de responsabilité : la lucidité sur les risques suppose aussi une imagination créatrice pour les surmonter (...).

2. Placer la construction de la joie de vivre au cœur des projets alternatifs non seulement pour résister au mal être et à la maltraitance du capitalisme et du productivisme mais aussi pour échapper aux dérives sectaires et non démocratiques de ce que l'on pourrait appeler le «militantisme sacrificiel». 


3. Changer notre rapport à la richesse (et à l'argent), au pouvoir, au savoir mais aussi à la vie elle-même : l'art de vivre «à la bonne heure»; opposer la puissance créatrice et la capacité d'émerveillement (et d'indignation !) à la puissance dominatrice et au cynisme désabusé. (...)

4. Promouvoir « la haute qualité démocratique » (à l'instar de la «haute qualité environnementale») : construire le conflit comme alternative à la violence, le désaccord fécond comme outil de progression de la discussion dans un débat (...). 


5. Repérer les potentialités créatrices : il ne suffit pas d'affirmer qu'un autre monde est possible; en fait une autre manière d'être au monde est déjà là et il nous faut apprendre à voir pour donner à voir et à mettre en réseau toutes les initiatives de ce que l'on appelle souvent l'émergence des « créatifs culturels » (...).

6. Principe d'apprentissage mutuel et de cohérence : toute expérience humaine, fut elle un échec, est un élément susceptible d'apprentissage mutuel (...).

7. Articuler transformation personnelle, sociale et structurelle : il existe une tension dynamique du personnel et du mondial et pas seulement du local et du global. Le plus difficile n'est pas la production économique mais l'organisation d'un vivre-ensemble qui fasse sens et réponde à la demande fondamentale de tout être humain: le désir de trouver sa place dans une histoire qui fasse sens.

Là où les économistes croyaient que la question préalable à résoudre était celle de la production abondante face à la pénurie nous voyons bien aujourd'hui que l'abondance est porteuse de dépression et d'organisation artificielle de la rareté par le refus de partage des richesses si les communautés humaines sont sans repères sur leurs projets de vie (...). »

> Pour lire le texte dans sa totalité, parce que vous en avez marre des "(...)" et que vous avez envie de comprendre ce qu'il a bien voulu vouloir dire, vous cliquerez ICI.

05/12/2009

Wake up !

Une animation anglaise sur les changements climatiques, le cycle du méthane, et les réactions en chaîne provoquées par les activités humaines surdimensionnées. Si vous n'avez pas trop le moral en ce moment, ce film ne va pas vraiment vous aider à le recouvrer. Brrrr... Mais si vous aimez les explications logiques mais simples
(peut-être un peu extrêmes), il est fait pour vous (quoiqu'un peu bavard).


envoyé par leadthump

> Le site officiel (en anglais) de ce film, Wake up, freak out, c'est par ICI.

03/12/2009

Petit traité utopiste, etc.

Quelques livres des éditions québécoises Ecosociété (1)

Petit traité utopiste,
le monde sera ce que nous en ferons,
de Jean-Pierre Gallou.
"Et si nous nous mettions à nouveau à imaginer une société idéale ? Et si nous redonnions au mot
« utopie » sa dimension originelle, c’est-à-dire un projet politique ? Basée sur l’homme et sur le don, sur la distribution des richesses et le libre-arbitre, cette organisation politique devra avoir un fonctionnement collégial (une démocratie directe et participative) qui permettra la gestion des biens communs. Pas d’État, pas de propriétaire pour réclamer un profit, pas de propriété privée non plus (créatrice de rapports de domination) mais une propriété du droit d’usage et des biens communs à gérer collectivement, pas d’argent mais une société du don et de la coopération, voilà les bases pour imaginer une société idéale."

Vivre autrement. Ecovillages, communautés et cohabitats,
de Diana Leafe Christian.
"Démarrer un projet de vie en commun n’est pas simple et la majorité des tentatives échouent. Le livre se base sur l’expérience de dizaines de pionniers-fondateurs pour proposer des outils concrets qui vous aideront à concevoir, organiser et poursuivre votre projet. L'auteure est rédac' chef de Communities, la plus importante ressource pour les communautés intentionnelles (des coopératives urbaines aux communes rurales) en Amérique du Nord."

Entre nous. Rebâtir
nos communautés,
de Marcia Nozick.
"Ce livre intègre les cinq thèmes majeurs qui caractérisent une communauté viable : l'autosuffisance économique, l'équilibre écologique, la mainmise de la communauté sur ses ressources, la satisfaction des besoins de chacun et l'édification d'une culture communautaire. L'originalité du livre lui vient des multiples mentions de projets, d'actions de citoyens ordinaires, de manifestations de solidarité communautaire qui en forme le cœur... "

Trente ans de politique municipale.
Plaidoyer pour une citoyenneté active, de Marcel Sévigny.
"L'auteur, conseiller municipal écologiste à Montréal, retrace la démarche collective d'un mouvement de quartier vers l'autogestion et analyse les enjeux actuels du développement urbain. S'appuyant sur le concept du «municipalisme libertaire », développé par le philosophe écologiste Murray Bookchin, il pense qu'il faut agir localement pour élaborer un projet collectif de développement. En découle la nécessité de rompre avec la démocratie représentative traditionnelle et avec la dépendance aux institutions étatiques, pour faire éclater notre imaginaire et réinventer nos institutions politiques afin qu'émerge une société libre et émancipée. "

Le municipalisme libertaire,
de Janet Biehl.
"Le but du livre est de rendre accessible à tous la solution polique radicale de Murray Bookchin.
Le municipalisme libertaire offre la possibilité de rebâtir la citoyenneté et d'en finir avec le capitalisme sauvage en développant un important réseau de solidarité, d'interdépendance et de convivialité. "

Une société à refaire. Vers une écologie de la liberté,
de Murray Bookchin.
"L'auteur, fondateur de l'Institut d'écologie sociale du Vermont, démontre que l'origine des actuels déséquilibres environnementaux menaçant la survie de la planète et de l'espèce humaine elle-même se retrouve directement dans l'ordre social qui prévaut.
 Il faut refaire une société écologique fondée sur une véritable démocratie, contrôlée à la base par les citoyens plutôt que par les prétendues élites."


Éduquer. Pour la vie,
de Charles E. Caouette.
"Se centrer sur les jeunes plutôt que sur les programmes, avoir confiance en eux et respecter leur rythme d'apprentissage. L'éducation, dans la famille aussi bien qu'à l'école, leur fournira des instruments qui, les éveillant à la vie, leur permettront de vivre heureux. Ils apprendront l'autonomie, la responsabilité et l'engagement social et seront alors capables de bâtir une société dynamique, audacieuse et solidaire d'où l'exclusion et l'aliénation disparaîtraient."

> Après recherche sur le Net, les sites français qui ont l'air de proposer le plus de livres des éditions Ecosociété en ligne, sont la Mauvaise Graine (ainsi que Decitre et Mollat-Bordeaux).

Une maison d'édition à contre-courant

« Ecosociété est une maison d’édition québécoise qui publie des essais critiques porteurs de débats publics et de changement social.
 Résolument engagée, elle se préoccupe, entre autres, d’écologie, d’altermondialisme, de démocratie participative, d’engagement citoyen, de rapports Nord/Sud, d’agriculture, de santé, de consommation et d’économie.

Revendiquant une pensée critique, la maison d’édition réaffirme la primauté du politique sur la sphère économique. Elle met en valeur la communauté et encourage l’individu à s’y investir activement afin de redonner sens à l’action politique. Les livres d’Écosociété sont des outils pour penser la société,
la questionner et la changer. En cohérence avec ces idéaux, les employé(e)s des éditions Écosociété travaillent en autogestion, dans une dynamique de prise de décisions collective. La maison d’édition appartient à un groupe de citoyen(ne)s - l’Institut pour une Écosociété (IPE) – organisme à but non lucratif.»

La plupart des titres d'Ecosociété sont disponibles
(ou commandables par votre libraire) en France.

02/12/2009

Les albatros meurent de nos déchets

En septembre 2009, le photographe Chris Jordan est allé faire un tour dans le Pacifique Nord et s'est arrêté sur une île semi-solide (à plus de 2000 miles des côtes les plus proches, d'Hawaï) constituée, par le jeu des courants marins, des déchets issus des côtes et des bateaux de pêche.

Il y a photographié les cadavres innombrables d'oiseaux marins desséchés, notamment d'albatros. A l'intérieur de leurs carcasses, on y trouve un résumé de la civilisation humaine qui a fini par avoir leur peau : bouchons en plastique, bouts de peignes, de jouets, morceaux de récipients et autres matières non biodégradables. Ces objets s'étant notamment intégrés à la nourriture apportée par les parents à leurs poussins.

D'après les Nations Unies, les débris de plastique tueraient plus d'un million d'oiseaux marins et plus de 100 000 mammifères marins. En Mer du Nord, une enquête a montré que 95% des oiseaux marins avaient du plastique dans l'estomac.

L'auteur de ces images assure n'avoir rien arrangé, modifié, déplacé, avant,
pendant ou après ses photos, qui reflètent donc bien l'exacte réalité.
Attention, âmes sensibles s'abstenir.

> Le site officiel du photographe Chris Jordan, ICI.
> Chris Jordan s'intéresse depuis plusieurs années aux excès de la société consumériste et utilise le procédé d'accumulation pour les dénoncer dans ses images. Pour en savoir plus sur ses travaux, je vous recommande le blog français Archéologie du futur/archéologie du quotidien.
> Une interview (8 min) de Chris Jordan (vostf) sur la webTV "Terre TV", ICI.
> Le rapport (2009) accablant du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) sur la croissance des déchets marins et ses dangers, c'est ICI (résumé en français).