25/07/2009

Du 3 au 9 août 2009

Camp Action Climat

à Notre-Dame-des-Landes

(à une vingtaine de km au N-O de Nantes)


« Des tritons, pas des avions ! »

Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible. L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet, le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très préservé et détruiraient une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le contexte mondial où la poursuite du

« toujours plus » - pour les mêmes - engendre inégalités, destructions et pollutions, ce lieu est un symbole fort de la nécessité de nouvelles logiques : écologiques, anticapitalistes et autogestionnaires !


Le Camp Action Climat a les objectifs suivants :

- sauver les terres agricoles menacées par le projet, en touchant plus largement le public local, mais aussi en élargissant et en médiatisant la lutte, l’aidant à se pérenniser pour modifier le rapport de forces.

- agir pour sortir des logiques économiques et sociales dominantes, qui sont à l’origine des dérèglements climatiques en cours, en menant des actions locales et en participant à un réseau de lutte national et international « Camp Climat ».

- faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action non-violente et les pratiques écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.


Le camp est préparé par un collectif ouvert auquel chacunE peut participer et où tout le monde peut s’exprimer, afin d’inclure autant de personnes que possible dans les décisions, prises au consensus. Le camp fonctionnera de manière autogérée, avec pour principes de base : une empreinte écologique minimale, des actions à fort impact auprès de la population locale et/ou des médias, des échanges de savoirs sur les pratiques alternatives et écologiques, la mise en commun des bénéfices, la pratique du prix libre ou coûtant et le développement de réseaux.


> Pour y venir : bus lila ligne 71 (Nantes> Guéméné-Penfao) au départ de la gare de Nantes. Arrêt : Notre-Dame-des-Landes. Compter une petite heure. Les horaires des bus, ICI. >>>>>> L'appel complet en pdf, c'est ICI.


Contact général : contact_campclimat@riseup.net

22/07/2009

L'agenda d'août

• Eychenat (Ariège), jusqu'au 5 août : rencontres libertaires.

• Lorient (Morbihan), jusqu'au 9 août : village solidaire au festival interceltique.

• Notre-Dame-des-Landes (près de Nantes), 1er-8 août : camp action climat.

• Saint-Julien-le-Petit (Haute-Vienne), 2-16 août : chantier solidaire (réhabilitation grange en salle de spectacle, échanges de savoirs et pratiques alternatives). Association Contrechamps, Trasrieux, 87460 Saint-Julien-le-Petit.

• Près d'Anvers (frontière Belgique-Pays-Bas), 3-9 août : camp action climat.

• Saint-André-des-Eaux (Côtes-d'Armor), 7-9 août : Terre d'harmonies (écofestival avec concerts, ateliers, conférences, films...).

• Rennes (Ille-et-Vilaine) (13-16 août) : AlterVillage, organisé par Attac France (débats et ateliers sur les pratiques militantes et les formes d'action. A l'Elaboratoire (à 15 min à pied de la gare sncf. Camping gratuit).

• Suisse (NO de Berne), 5-16 août : Anarchist Summer Camp.

• Bruailles (domaine de Chardenoux, Saône-et-Loire), 16-22 août : rencontres Europe des consciences "Bâtir l'avenir" (conférences et partage d'expériences innovantes organisées par l'institut Gandhi : entrer en résistance, l'argent, santé naturelle, psychiatrie citoyenne, coopératives, réseaux éducatifs REPAS... Rencontres payantes. Hébergement et pension (payants aussi) possible. Engagement écologique/solidaire teinté de spiritualité).

• Saint-Gobain (Aisne), 22 août : Festival Les Vers solidaires (concerts, village associatif...).

• Minerve (Le Maquis, hameau de Bois Bas, Hérault), juillet-août : concerts à la coopérative Cravirola.

• Sambourg (Yonne), 21-23 août : festival de permaculture (rencontres, ateliers, concerts, films...). Association Permaculture des plateaux de Bourgogne, 6, Le Faubourg, 89160 Sambourg.

• Soulvache (Loire-Atlantique), juillet-août : les Amis de Plein Grée organisent soirées cabaret, stages d'initiation aux plantes comestibles, construction d'un capteur de chauffe-eau solaire, chantiers festifs de rénovation et de construction bioclimatique...).

19/07/2009

Anarchist Summer Camp

anarchist summer camp














5-16 août 2009
(Suisse, pas très loin de la frontière française. N-O de Berne)
Anarchist Summer Camp

"Vivre sans rapports de domination
Les expériences faites dans le cadre d’autres camps et rencontres libertaires ont montré toute l’importance d’un lieu où des personnes puissent se retrouver régulièrement pour allier théories et pratiques anarchistes et passer ensemble un moment de convivialité. Il est clair pour nous qu’un camp limité dans le temps ressemble à une île où l’on se retire. Mais c’est justement aussi ce qui nous permet de créer un espace de liberté par-delà des contraintes de la normalité sociale quotidienne et qui nous permet de mettre en pratique nos idées d’une vie sociale sans domination et de les développer.
Le „A-Camp“ offre la possibilité de réfléchir sur et d’expérimenter la vie que nous voulons vivre. Au-delà des luttes quotidiennes contre les autorités de toutes sortes, contre le harcèlement sexiste ou identitaire et autres désagréments malheureusement courants dans cette société. Mais il s’agit également de reconnaître et de dépasser ces rapports de domination dans notre propre pratique quotidienne. (...)"

> Le A-Camp en détail, ici.

17/07/2009

Des maisons en paille

La maison en bottes de paille, c'est tendance si on en croit les chaînes de télé qui se prennent soudain de passion pour l'écologie et certaines formes pittoresques d'éco-construction (merci aux 3 Petits Cochons !).
> D'autres vidéos ? ICI.

En dehors de l'effet de mode, il y a de plus en plus d'expérimentations sérieuses dans ce domaine, chacun partageant son expérience et, de plus en plus, son savoir-faire. Vous trouverez notamment sur le Net plusieurs blogs de personnes qui sont en train de construire ou ont construit leur maison en paille. Conseils et erreurs à ne pas commettre y sont consignés. Il y a, par exemple, le blog de Véro et François, celui d'Epouvanpaille, construireenpaille, ou, plus technique, lamaisondepaille, ou autoconstruction-ecologique.

Il existe même un Réseau français de la construction en paille, "Les Compaillons". Sur leur page web, vous y trouverez notamment des forums (bien actualisés) pour échanger projets et expériences.
Plusieurs associations proposent également des stages et des visites de chantier.

15/07/2009

UtopLib, en congés, fonctionnera au ralenti jusqu'à début août 2009. Cependant, chaque semaine, sera publié 1 (ou 2) message(s) programmé(s) (pas bête, hein ?). A savoir : en dehors des agendas et des annonces de festivals, les messages de ce blog sont intemporels : vous pouvez aller à tout moment grignoter dans nos archives. N'hésitez pas non plus à visiter les sites indiqués dans les liens ci-contre. Vous y trouverez des pépites.

Et pour bien commencer l'été, UtopLib vous offre, pour changer, un petit
intermède musical : le groupe hip hop La Canaille.



12/07/2009

Tout simplement...

Tiré des actus "Décroissance" du magazine S!lence de juillet 2009 :

Traduction (E. Pingault/S!lence) de "conseils" pour se mettre dans l'état d'esprit "simplicité volontaire", présents sur le site américain simpleliving.net :


"Eteignons la télé, rencontrons nos voisins, marchons la tête haute, disons bonjour, asseyons-nous au balcon, plantons des fleurs, fouillons notre bibliothèque, faisons des jeux de société, achetons local, partageons nos biens, adoptons les chiens errants, emmenons nos enfants au parc, jardinons ensemble, soutenons l'école du quartier, réparons ce qui est cassé, dînons entre amis, honorons les vieux, ramassons les détritus, racontons des histoires à la veillée, dansons dans la rue, bavardons avec le facteur, écoutons les oiseaux, installons une balançoire, aidons quelqu'un à porter un objet lourd...


... pratiquons le troc, cuisons en quantité pour partager, demandons de l'aide quand nous en avons besoin, inventons de nouvelles traditions, posons des questions, organisons une fête de quartier, ouvrons les volets, chantons en groupe, prodiguons nos compétences, apprivoisons la nuit, montons le son, baissons le son, écoutons la colère avant d'y répondre, arbitrons les conflits, cherchons à comprendre, changeons de point de vue, songeons que ceux qui ne sont pas entendus ne sont pas muets, ajoutons chacun une ligne à cette liste."


> A savoir : le site simpleliving.net propose aussi une librairie en ligne (livres, CD, t-shirts...).


> Pour en savoir plus sur la "simplicité volontaire", vous pouvez visiter :

• le site belge Se changer soi pour changer le monde. Vous y trouverez aussi les pages du livre Se changer soi pour changer le monde de l'auteur de ce site, Claire de Brabander.


• le site du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (définition, historique... et, dans la rubrique "Documentation", des informations thématiques (argent, environnement, habitation, relations, mieux-être, bibliographie, liens Web, et même des recettes pratiques...).


• vous trouverez de nombreux blogs et articles sur le Web à ce sujet. Promenez-vous sur votre moteur de recherches favoris... et cueillez les fruits qui vous nourriront.

10/07/2009

Des sites pour s'informer sur les coopératives d'habitants

"Le mouvement coopératif propose des formules innovantes de promotion immobilière et de gestion collective qui permettent d’absorber les surcoûts environnementaux. Il existe dors et déjà des exemples alternatifs «citoyens», qui montrent comment réduire les coûts d’acquisition, d’énergie, de consommations ou de transport tout en améliorant considérablement la qualité du cadre de vie, de la participation sociale et de l’épanouissement personnel. Il reste qu'aujourd'hui il n'est pas facile de trouver rapidement des personnes pour réaliser un projet d'autopromotion ou d'habitat groupé ou encore de coopérative d'habitation.

• Le site www.toitplustoit.com a vocation de palier à cette difficulté en proposant des outils réseaux qui permettront de faciliter la création de groupes de projet."

• Le site habicoop.fr est issue d'une association lyonnaise créée en 2005 pour la promotion des coopératives d'habitants. Il présente la philosophie de ces projets, les étapes de leur concrétisation, ainsi que des exemples de coopératives d'habitants à Lausanne et à Genève (Suisse), au Canada, dans les pays scandinaves, en Hollande, Espagne, Argentine, Allemagne.

> Télécharger la plaquette Habicoop de présentation (pdf) des buts et moyens de l'alternative coopérative en matière de logement, c'est ICI.

> Pour découvrir et suivre le projet Village Vertical, future coopérative d'habitants à Villeurbanne (construction prévue en 2010, si tout va bien), immeuble écologique conçu par ses habitants, dont ils sont collectivement les propriétaires et qu'ils gèrent démocratiquement sans spéculation ni but lucratif, c'est ICI. Vous pourrez aussi y prendre connaissance de l'intéressant projet complémentaire Altern'Accueil, une alternative à l'hôtellerie classique (gîte urbain, chambres d'hôtes, gîte de naissance, équi-table d'hôtes...).

08/07/2009

Paris 12e

Jeudi 16 juillet (20h)

- Gabriel Peynichou présente son film Clairvivre : Enquête sur une utopie (52’-2001).

L’aventure d’un groupe d’hommes engagé dans le combat pour le pacifisme entre les deux guerres à travers la construction du seul exemple connu de cité idéale au XXe siècle en Europe. Repas prévu dans la soirée.

Jeudi 24 juillet (20h30)

- Projection suivie d’un débat Sous les pavés la Terre de Thierry Kruger et Pablo Girault.

Des réalisations écologiques concrètes dans trois domaines humains fondamentaux : se loger, se nourrir, se mouvoir. C’est un appel à plus de lien social, à la simplicité volontaire, à des solutions alternatives et valides au catastrophique modèle socio-économique actuel. Un documentaire qui nous invite à muer en un être décidé à réenchanter le monde. Une soirée de l’association Isthar-Baraka. Repas solidaire dès 19h.

Lieu : café associatif "La Commune", 3, rue d'Aligre, Paris 12e (métro Faidherbe-Chaligny, Ledru-Rollin, Gare de Lyon)

> Le site de la Commune libre d'Aligre, ICI.

> Pour en savoir plus sur l'association Baraka ("Retissons des "liens" là où le monde "moderne" vide nos vies de leurs "sens": entre justice sociale, justice écologique et justesse intérieure") ICI.

> Le film Sous les pavés, la Terre sera projeté également au festival Résistances cet été (Foix), à Montier-en-Der (52), au salon Marjolaine (Paris - novembre)... Calendrier ICI.

07/07/2009

Sortir de l'économie ?

Nos amis de L'En-dehors nous signalent la sortie du numéro de juin du "Bulletin critique de la machine-travail planétaire", Sortir de l'économie (pdf téléchargeable). Le thème de ce numéro est "Vivre ensemble à côté de l'économie ?"

Quelques articles parmi d'autres :
"Etre autonome matériellement pour être libre politiquement".
"Sur quelques communautés à perspective émancipatoire et la question de l’argent".
"Les communautés entre elles ou quelques préalables à l'usage d'un concept ambigu : la communauté (avec un long encadré sur le mouvement communautaire français des 70ies)".
Longues fiches de lecture sur L'Esprit Castor, sociologie d'un groupe d'auto-constructeurs (2007), sur Autoconsommation et marchés, trois modèles (1983), sur Le travail à-côté, précisions sur l'autoproduction et les dons au sein de groupes ouvriers (2001).
Le numéro se termine par un tableau pratique résumant les spécifités des communautés traitées.

Extrait de l'édito :

"(...) Suffit-il (...) de détruire l’Etat, d’invoquer les catégories heideggeriennes et nihilistes de la théorie du «Bloom», ou d’attendre la marée basse d’une « crise de la valeur » pour poursuivre le projet de l’auto-institution d’une individualité et socialité libres ? « Un édifice social, fondé sur des siècles d’histoire, ne se détruit pas avec quelques kilos de dynamite » (Kropotkine, journal La révolte, 1891), quelle que soit l’impatience que nous avons à voir s’écrouler un monde tous les jours plus absurde. On ne peut lui échapper nous semble- t-il en rejouant la musique d’un romantisme révolutionnaire de la barricade quoique nous puissions nous y retrouver à l’occasion, mais en construisant de nouveaux rapports auto-organisés à l’endroit même où nous dispensant d’un effort commun sur nous-mêmes et sur les autres, l’Etat, la technique et le capitalisme y prospèrent inlassablement.


Sous l’emprise ordinaire de ces souffrances qui ne peuvent s’écrire qu’en langage économique, les loyers impayés équivalent à des immeubles soufflés par les bombes, et le chômage à la perte irrémédiable du goût de vivre. C’est que beaucoup regrettent encore le bon temps où l’impuissance politique s’échangeait mieux, contre de l’argent, un diplôme ou un titre de propriété. Mais, aujourd’hui, c’est marée noire sur les plages jadis insouciantes de la modernisation rieuse des trente dites « glorieuses ». Quand le repli ordinaire sur son activité rémunérée valait comme participation à une augmentation abstraite des « richesses » de la population, il n’y avait en effet pas nécessité de vivre réellement ensemble au-delà de l’îlot familial, amoureux ou solitaire, compensant pour le reste un océan de relations fonctionnelles et de délégations.


Nous pensons au contraire que ce que l’on peut réaliser par goût et par affinité croise ce qui peut être utile matériellement et à tous pour survivre. Et qu’il devient donc nécessaire de briser l’éclatement de nos vies pour reconstruire une unité de lieu collective sur le temps long de leur reproduction. Il n’y a guère d’autre stratégie possible que de se regrouper pour commencer, pourvu que les limites du groupe soient suffisamment lâches pour garantir la liberté de chacun d’y entrer ou d’en sortir, et suffisamment consistantes pour que de tels collectifs puissent étendre le domaine de leur subsistance au delà des limites familiales actuelles. (...)"


> Les anciens bulletins de Sortir de l'économie sont téléchargeables ICI. (thèmes précédement traités : "Existe-t-il une économie à visage humain ?" (AMAP, SEL, distributisme...) ; la religion de l'économie, Jacques Ellul... ; brochure "Du supermarché à la tombe, en passant par les navires porte-conteneurs").

06/07/2009

Les Zones de gratuité

En parcourant le Web, je suis tombé sur l'histoire actuelle (en 2009) d'une "zone de gratuité", à Grenoble, au quotidien (ou presque) (d'après indy-grenoble, une partie de ce lieu a été incendié en juin dernier. Pas cool! Dernière minute : la zone a été "nettoyée" par les services municipaux le 17 juillet). Une occasion pour rappeler ce concept, qui interroge l'idée d'argent et de la valeur des choses (vastes sujets !).

Une zone de gratuité, c'est quoi ? Selon le site ekopedia, c'est un lieu où "toute personne peut déposer ou non quelque chose, prendre ou non quelque chose (ni troc, ni charité, ni devoir de réciprocité...). Une zone de gratuité peut être temporaire (bout de trottoir, cage d'escalier, caddie-gratuits, really really free market...) ou permanente et autogerée (coin d'appartement, magasins gratuits, supermarchés gratuits...). [...]" On en a trouvé dans les années 1966-68 à San Francisco, puis dans certains squats ou festivals alternatifs (Lille, Rennes, Nantes, Montreuil..., il s'en crée des -très/trop- éphémères régulièrement, vous en trouverez sans peine la trace sur le Web).

"La gratuité ? Trop naze !" Depuis environ deux ans, les médias et les bien-penseurs officiels font la chasse à la gratuité, et ça fait les gros titres. Evidemment, leur cible, ce sont, a priori, les journaux gratuits, le web, le peer-to-peer, les faux-vrais cadeaux commerciaux, les remises "plus-qu'excessives", etc., le Marché s'habillant de pseudo-générosité pour mieux appâter le consommateur (ou l'annonceur), donc le client potentiel. Soit. Mais la véritable gratuité, le don, l'échange non-marchand, disparaît - comme par enchantement - avec l'eau du bain. Ces contempteurs de la "gratuité commerciale" ne visent pas à l'assainir, ne prônent pas une autre économie, plus juste, ou une nouvelle définition de la valeur, plus équilibrée, mais un retour aux bonnes vieilles recettes du Marché, si belles si saines ("Tu paies -cher- ou tu te barres", ou, plus familier, "Raque ou crève"). Et ça, ça m'énerve. Voilà, c'est dit.
Alors, que mille zones de gratuité fleurissent !

> Voir aussi le petit article (et les liens qui lui sont associés) d'anarchopedia sur la "gratuité" et l'"économie du don" et le site de l'Université tangente et son centre de recherches sur la gratuité (des travaux qui datent de presque une dizaine d'années, qui ont le mérite d'aborder des thèmes mixant sociologie, économie et, pourquoi pas, philosophie, mais qui m'ont laissé un peu sur ma faim).

UtopLib reviendra certainement sur le sujet de la gratuité/l'argent, qui l'intéresse bien, et qui est plein d'avenir, nous en sommes persuadés.

03/07/2009

Une maison vivante ?

















Vu/Lu sur le site Vidéoblog/Symbiotopia, un projet très étonnant (et utopique ?)
de maison-arbre vivante.

«Dans le futur, les propriétaires d’une maison pourront peut-être la faire pousser au lieu de la construire. C’est en tout cas la vision de l’architecte Mitchell Joachim. Avec ses collègues,l’ingénieur environnemental Lara Greden et l’architecte Javier Arbona-Homar, tous anciens du MIT, il a entrepris la conception d’une maison non seulement écologique mais qui est elle-même un écosystème vivant. Ils l’ont appelé Fab Tree Hab. La structure fondamentale de la maison serait réalisée en utilisant la technique du pleaching, par laquelle de jeunes arbres sont reliés entre eux de même que leurs branches sous la forme d’une arche, d’un treillage, ou d’une claie, puis forcés à conserver cette forme au cours des années.

Une fois la forme de base acquise, ce qui pourrait prendre quelques années sous des climats tropicaux et plusieurs décennies pour des sites plus tempérés, le "cultivateur de maison" tisserait une couche épaisse de vignes protectrices sur les murs extérieurs. Tous les trous pourraient être bouchés de terre et de plantes grimpantes pour produire des jardins miniatures. Sur les murs intérieurs, un mélange d’argile et de paille sous une couche finale d’argile lisse fournirait l’isolation et bloquerait l’humidité.

Sur les murs exposés au sud, les fenêtres faites de plastiques à base de soja absorberaient la chaleur en hiver ; les fenêtres du rez-de-chaussée du côté ombragé laisseraient passer des brises fraiches pendant les mois chauds. L’eau recueillie sur le toit s’écoulerait dans la maison à l’usage des occupants et des plantes ; les eaux usées seraient épurées dans un étang extérieur rempli de bactéries, de poissons et de plantes absorbant les déchets organiques.

Pour le moment, Joachim travaille en Californie sur le projet MATscape, une maison comportant environ pour moitié des matériaux recyclés et pour moitié des matériaux vivants, tels que de l’herbe, des plantes et de la terre. Mais Joachim et son équipe espèrent créer un jour une communauté Fab Tree Hab, pour créer des maisons qui non seulement ne dégraderaient pas l’écosystème environnant, mais s’y intègreraient totalement. »

01/07/2009

Une autre vision de la paix

Fin 2008, est sorti Nobel alternatif,
13 portraits de lauréats, de Geseko von Lüpke et Peter Erlenwein, éditions La Plage.

« Généralement appelé "prix Nobel alternatif", le Right Livelihood Award est décerné chaque année depuis 1980 dans l'enceinte du Parlement Suédois. Ses lauréats travaillent pour la justice sociale et les droits de l'Homme, pour la paix et le désarmement, pour les droits des minorités, l'agriculture, la nourriture, les enfants, la protection de l'environnement... Les portraits de 13 lauréats sont présentés par le biais d’interviews, de textes et d’articles : parmi ceux-ci, on y trouve Wangari Maathai, qui a fait planter des millions d’arbres en Afrique ; Vandana Shiva, qui lutte en Inde contre le brevetage du vivant et la biopiraterie, Amy Goodman, qui a développé aux Etats Unis un modèle de journalisme indépendant, qui donne la parole aux altermondialistes et aux minorités. »

Parmi ces Nobels alternatifs, il y aussi le Norvégien Johan Galtung, connu pour être le fondateur de l'irénologie, la science de la paix, et le directeur de Transcend, un réseau pour la transformation des conflits par des moyens pacifiques. Pour lui, le concept de paix ne renvoie plus seulement à un état de non-guerre, mais est analysé sous la perspective d’absence d’exploitation, d’injustice sociale… Une définition positive de la paix qui inclut la recherche de la justice sociale et la lutte contre toute « violence structurelle » qui résulte de la pratique du pouvoir étatique. Le Web n'est cependant pas très prolixe sur ce Monsieur. C'est dommage. A creuser...