29/06/2009

Festival du film militant (5-11 octobre 2009)
(Pays d'Aubagne)

Appel à participation : militantEs vidéastes ou cinéastes militantEs, participez au quatrième Festival du film militant, en envoyant vos films (animations, fictions, documentaires, reportages, parodies...) à :

Festival international du film militant, Le Voltaire - Avenue Roger Salengro, 13400 Aubagne.

Thématiques privilégiées en 2009 : les scientifiques dans le mouvement social, les alternatives de dépassement du capitalisme, théorie du complot (mythes et réalités), le militantisme joyeux, la Palestine, les licences libres (films en copy left, licence creative commons, bandes son utilisant des musiques libres), les mouvements de libération sexuelle d'hier et d'aujourd'hui, ...

Tous les autres sujets sont susceptibles d'être programmés, surtout les plus étonnants ou décalés.

Clôture de réception des films :

  • 31 juillet 2009 pour les courts et longs métrages
  • 31 août 2009 pour les reportages d'actualité
  • Critères de programmation : l'engagement social, politique, artistique, écologiste, humaniste, ..., et la production indépendante, alternative des films. Aucun calibrage de durée n'est exigé : très courts, courts, moyens et longs métrages. Nous recherchons cependant plus particulièrement des films courts. Le fil conducteur retenu cette année pour le festival est Changer le rêve !

    Vous pouvez télécharger ici la fiche d'inscription ainsi que le règlement : Fiche d'inscription (pdf) - Règlement (pdf)

    >Du 12 au 17 octobre, aura également lieu, à Brest, le Festival intergalactique de l'image alternative, avec un coup de projecteur sur le cinéma belge et son cinéma militant. Pour proposer un film, vous avez jusqu'au 15 juillet (+ de 60 min), jusqu'au 15 août (moins de 60 min).

    L'agenda de juillet

    • La Ville-Dieu-du-Temple (Tarn-et-Garonne), 3-5 juillet : Copyfest, festival pour une humanité équitable (concerts, stands...).

    • Saint-Jeannet (Alpes-Maritimes), 3-5 juillet : Ecofestival.

    • Millau (Aveyron), 3-5 juillet : festival Les pieds sur terre (conférences, cinéma, échanges, bio, expos, spectacles...).

    • Champéon (Mayenne), 4-5 juillet : Planète en fête (100 exposants : énergies, textiles, médecines...).

    • Sanguinet (Landes), 4-5 juillet : festival alternatif et militant.

    • Bourbon-L'Archambault (Allier), 11-13 juillet : Terre en fête (écofestival : stands, débats...).

    • Foix (Ariège), 3-11 juillet : festival Résistances (100 films engagés).

    • Dunkerque (Nord), 3-6 juillet : université d'été des Alternatifs (thème : l'autogestion).

    • Bourg-lès-Valence (Drome), 9-14 juillet : université d'été du réseau des écoles de citoyens (RECit).

    • Arles (Bouches-du-Rhône), 14 juillet : 14 juillet altermondialiste (projection et rencontre autour des luttes antillaises, pique-nique. Attac-Pays d'Arles.

    • Daumazan-sur-Arize (Ariège), 17-19 juillet : Terre de couleurs (écofestival).

    • Bias (Lot-et-Garonne), 24-26 juillet : festival Rafistol (concerts, stands, trocs, zones de gratuité...).

    • Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme), 24-26 juillet : La Belle Rouge (théâtre et cinéma engagé) autour de la Cie Jolie Môme.

    • Lescar-Pau (Pyrénées-Atlantiques), 29-30 juillet : festival Emmaüs "Osons des alternatives" (conférences, concerts...).

    • Eychenat (Ariège), 25 juillet-5 août : rencontres libertaires.

    • Lorient (Morbihan), 31 juillet-9 août : village solidaire au festival interceltique.

    Silence - juillet 2009

    Au sommaire de S!lence du mois de juillet :

    un dossier sur les alternatives en Nièvre et Saône-et-Loire (ferme biodynamique de Saint-Laurent, l'éco-lieu de Passerelle éco, écologie et spiritualité chez Terre du Ciel, la Maison d'enfants de ChampRieux, les sorbets bio de Sorbiop, les Autognomes, la Maison citoyenne de Clamecy, la maison flottante d'Aqualogis, TéATr'éPROUVète), chronique de l'Alter-Tour, la non-violence en Allemagne et plein de brèves (alternatives, agri-bio, santé, éducation, paix, nucléaire, femmes, nord/sud, décroissance, habitat, agenda...)

    Si vous n'avez jamais été abonné, vous pouvez bénéficier d'un abonnement découverte de 20 euros pour les 6 premiers numéros. Vous pouvez également recevoir un numéro découverte gratuit sur simple demande.

    La revue S!lence (48 pages, 4,60 euros) est diffusée uniquement par abonnement et dans un certain nombre de lieux en dépôt.
    Wépion

    (51000 Namur-Belgique)

    3-5 juillet


    Université d'été du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM)

    Thème : "Face à l’interconnexion des crises à l’échelle mondiale, quelles alternatives ?"


    "Au cours de ce week-end, la crise capitaliste sera analysée dans ses multiples dimensions : financière, sociale, crise de la dette au Sud et au Nord, crise alimentaire, climatique etc. Au-delà du diagnostic, il sera question d’envisager les résistances et les alternatives, de montrer qu’un autre système est aussi nécessaire que possible. 20 ateliers et 3 plénières des grandes questions concernant les politiques européennes, la colonisation, la dette au Nord et au Sud, les migrations, le genre, l’altermondialisme, l’écologie, les médias, les crises, les alternatives... Des parcours thématiques seront proposés aux participants qui souhaitent découvrir ou approfondir un sujet en particulier." Ouvert à toute personne intéressée, en s’inscrivant (nombre de places limité) par e-mail : virginie@cadtm.org ou à myriam@cadtm.org Prix pour les 3 jours avec logement compris : 60 euros. Revenus inférieurs à 1200 euros : 30 euros. Prix pour les trois jours sans logement : 45 euros et 20 euros.


    Lieu : centre culturel « La Marlagne », 5100 Wépion (Namur) Belgique.

    27/06/2009

    Colloque Economie sociale et solidaire

    Les IXes Rencontres internationale du Réseau inter-universitaire de l'économie sociale et solidaire (RIUESS) ont eu lieu le 18 et 19 juin 2009 à l'IUT de Roanne.

    > Les actes (une trentaine) du colloque sont disponibles (et téléchargeables) ICI.

    Les grands thèmes traités : communication et marketing des organisations de l'économie sociale et solidaire (ESS) ; les finances solidaires ; les politiques de l'ESS ; maîtriser les changements d'échelle ; les nouvelles formes d'entreprises ; décroissance : réflexion et expérimentations.

    Intéressante, entre autres, la contribution de D. Goujon et J. Poisat sur "Le biologique et la solidarité comme facteur de succès : le cas d'une société coopérative de production dans le textile roannais". Après une analyse de la filière textile dans la région, les auteurs s'intéressent à la SCOP Côté Nature Bio, la filière du coton bio, son intégration dans la filière équitable, l'organisation de la coopération en interne (capital détenu par les salariés majoritairement, contrôle démocratique, formation, échelle des salaires...) et en externe (réseau inter-entreprises et développement local), les réseaux de distribution solidaires...

    >Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Côté Nature Bio, il y a une vidéo de présentation et leur site Web.

    26/06/2009

    Dunkerque
    3-6 juillet

    Thème : « Face aux urgences économiques, démocratiques, sociales et écologiques, construire des ruptures vers l'autogestion ».

    "Les Alternatifs sont plus que jamais convaincus que la transformation radicale de la société est possible et nécessaire, et qu'elle implique ruptures et projet. L'Université d'été des Alternatifs combinera :


    des séances plénières (la stratégie autogestionnaire, économie : quelles ruptures vers l'autogestion, écologie : quelles ruptures vers l'autogestion, démocratie : quelles ruptures vers l'autogestion, mobilisations sociales ; que nous disent-elles et quelles ruptures vers l'autogestion).

    des ateliers (féminisme et autogestion, désobéissances, quel parti-mouvement autogestionnaire, transports, énergie, quelles stratégies pour les mobilisations sociales, science citoyenne, changer production et consommation : décroissance-alterdéveloppement, l'héritage post-colonial, atelier matériel agit-prop, vers le Forum social européen...).

    des soirées thématiques (altermondialisme, Amérique latine, Sans-papiers...)."


    Le programme en détail (pdf), c'est ICI.

    24/06/2009

    Foix (Ariège)
    3-11 juillet

    Dans une société génératrice d’inégalités et créatrice de frontières, le Festival Résistances s’affirme comme un espace d’expression et de rencontres autour du 7e art. Neuf jours de projections, de rencontres avec les réalisateurs et de débats autour de quatre thèmes : Murs et frontières ; art, pouvoir et contestation ; science sans conscience ; « Bonheur intérieur brut » contre PIB. A travers une sélection de 100 films de tous horizons, documentaires et fictions, récents ou inédits, mais aussi quelques perles cinématographiques d’hier, nous poserons les bases d’un débat autour des conditions de vie en prison, la politique migratoire, la simplicité décroissante, l’art au centre de la contestation ou encore les nanotechnologies.


    Lieu : L’Estive - 20 avenue du Général de Gaulle - Foix.

    23/06/2009

    Sanguinet (à 25 km au SE d'Arcachon)
    4-5 juillet

    "L'association « Les jardins de Sillac » organise cette manifestation festive dans l'objectif de montrer qu'un autre monde est possible. L'ambition de ce festival est de clamer et de montrer que les habitants de cette planète ne sont pas tous coulés dans le même moule, que certains citoyens rejettent l'appétit éhonté des puissants pour vivre et s'organiser autrement. Le site, le temps d'un week-end, se veut un lieu de débats, d'échanges, de partages et de fête collective."

    Le programme détaillé, ICI.

    22/06/2009


    Vient de paraître
    Les coopératives d'habitants, méthodes, pratiques et formes d'un autre habitat populaire de Yann Maury (éditions Bruylant, Belgique)

    "Les coopératives d’habitants sont elles les outils de l’abondance qui, en ce début de XXIe siècle, sauront répondre à l’échelle de notre continent européen, aux défis et aux incertitudes qui pèsent lourdement sur l’habitat populaire ? Constituent-elles la solution équitable, l’avantage rationnel (J.Rawls), en mesure de répondre au désajustement qui perdure et s’aggrave entre une offre de logements issue du secteur privé ou social et des demandeurs considérés comme « non banquables », au regard des critères établis par le marché immobilier ? S’agit-il ici pour les précaires, les chômeurs, les travailleurs pauvres, les populations migrantes et les classes moyennes désolvabilisées par la « main invisible du marché », d’une formule du troisième type ou plus précisément, d’une autre voie possible pour le logement populaire ?

    Pionnière en Europe la région italienne du Lazio (Rome) vote en 1998, à l'unanimité droite-gauche, une loi régionale qui légalise toute occupation d'un bâtiment public laissé vacant par son propriétaire (commune, organisme de logement...). Les habitants coopérateurs assurent la remise en état des logements, tandis que le propriétaire (souvent la commune), dans une démarche de « développement durable » (installation de chauffage solaire, dispositifs de récupération des eaux de pluie, utilisation de peintures bio-dégradables..), prend à sa charge la rénovation des parties communes.

    Des ménages et personnes seules disposant de très faibles revenus, souvent victimes d'expulsions, retrouvent par ce biais un logement décent, le plus souvent localisé dans les centres urbains. Ce faisant, les coopératives d’auto-récupération résidentielle permettent, sur la base d'investissements financiers modiques (de –30% à – 50% au regard des prix du marché libre), mais également autour d’une forte mobilisation du « capital humain », de passer de l'habitat insalubre à l’éco-habitat.

    Aux côtés des coopératives « d’auto-récupération résidentielle », se développe depuis le début des années 2000 une filière orientée vers l’auto-construction. Dans plusieurs villes italiennes comme à Pérouse, Milan, Naples, Rome ou Turin, il est proposé en égales proportions à des classes moyennes mal ou peu solvalbilisées, mais aussi à des populations issues de l’immigration, un projet coopératif d’accession sociale à la propriété. En appui, coopératives d’habitants et collectivités territoriales mobilisent des institutions financières et bancaires originales, telles que la GEPAFIN (SEM de la région Ombrie) ou la « banca etica » (banque éthique), dont le rôle ne se borne pas à l’octroi de simples prêts bancaires, mais bien à un accompagnement sur la durée de projets immobiliers et humains.

    Si les sociétés locales italiennes apparaissent ici comme les précurseurs d’un renouveau du coopératisme (Latium, Lombardie, Piémont, Emilie Romagne), des coopératives du même type surgissent désormais un peu partout dans de nombreuses métropoles européennes (Bruxelles, Rotterdam, Londres, Madrid, Berlin, Copenhague...) et américaines (Québec, Buenos Aires...). (...)"

    > Voir le sommaire de l'ouvrage, ICI.
    > Le commander sur le site de l'éditeur, ICI.

    432 pages. Prix : entre 33 (sur certains sites) et 35 euros (prix officiel).

    CLIP, un projet logements





    "Le CLIP est une initiative unique en France qui se propose de mettre en place un autre rapport à l'habitat et à la propriété. Créé sur la base d'une initiative similaire en Allemagne - le Miethäuser Syndikat - le Clip présente une structure juridique particulière garante des objectifs qu'il s'est fixé. Sans prétendre être LA solution nécessaire pour tout le monde, ce projet répond à des besoins spécifiques en matière de logement en offrant une plus grande autonomisation des individus ainsi que l'ouverture d'un champ des possibles en matière d'organisation architecturale et sociale. Il s'agit donc d'une réponse intelligente, qualitative et responsabilisante à la crise du logement."

    > Le CLIP met à votre disposition une brochure complète (pdf) pour en savoir plus (appropriation collective des maisons, question du capital pour monter le projet, réseau solidaire et autonome, structure juridique SARL, problèmes éventuels...), c'est ICI.

    > Zelda, le projet parisien du CLIP, cliquez ICI.

    Rappel : spectacle de soutien à Zelda le 25 juin - 19h, au CICP (grande salle), 21ter, rue Voltaire (M° Nation ou Rue des Boulets).

    17/06/2009

    Paris • Jeudi 18 juin (19h)

    Apéro-présentation du projet ZELDA
    (Zone Extra-Longue Durée d'Autonomie)

    En route pour un projet alternatif et autogestionnaire en milieu urbain

    • Si tu veux avoir ton mot à dire sur ton lieu de vie, d’activité ou d’habitat, briser l’isolement des individus et réinvestir l’espace urbain plutôt que de le laisser aux promoteurs et aux institutions ;
    • Si tu penses qu’il faut entraver la spéculation immobilière, combattre la privatisation de nos vies et recréer du lien social dans nos quartiers ;
    • Si tu es prêt(e) à t’impliquer dans la construction d’un projet concret d’alternative et de lutte subversive inscrit dans la durée ;
    • Si tu penses que l’autogestion est une utopie vivante et réaliste qu’il appartient à chacun(e) d’entre nous de faire vivre au quotidien ;

    Alors tu es fait(e) pour ZELDA et ZELDA est fait pour toi !

    Envie d’en savoir plus, de rencontrer les membres du projet, ou tout simplement de discuter des alternatives et des luttes urbaines ? Rejoins-nous le jeudi 18 juin à partir de 19 h.

    Lieu : CICP, 21ter rue Voltaire, Paris 11e. Métro Nation ou Rue des Boulets.

    > En savoir plus sur ZELDA, c'est ICI.

    Jeudi 25 juin, 19 h, aura lieu un spectacle de soutien au projet Zelda. Avec l'auteur-acteur Manuel Pratt. Même lieu. Prix libre.

    La Belle Verte, le retour

    En 1996, sortait la comédie écologique La Belle Verte de Coline Serreau. Avec Coline Serreau, Vincent Lindon, Marion Cotillard... On y voyait une extra-terrestre, issue d'une planète vivant dans l'harmonie humaine et écologique, débarquer en plein Paris. Elle y découvre le système de la monnaie, le stress, la pollution, les dérives de la société de consommation, l'individualisme et les rapports violents entre les gens... Un très chouette film, poétique, jubilatoire et tout et tout, et qui fait réfléchir.

    Vous trouverez sans trop de problème des extraits de ce film sur le Net (et même le film en entier, sans passer par le P2P, sur video google, mais on ne va pas vous mâcher tout le travail). Ci-dessous, un extrait pour vous oxygéner 7 minutes :


    Pour info, le DVD est très difficilement trouvable.

    15/06/2009

    zapatiste
    Paris
    Dimanche 21 juin (de midi à 20 h)
    Journée de solidarité avec les coopératives zapatistes

    Comme chaque année depuis 2002, l’association Échanges solidaires a importé du café des coopératives zapatistes. Il s’agit d’une action de solidarité, l’intégralité des bénéfices étant reversée aux communautés zapatistes. À l’occasion de l’arrivée du café en France des coopératives Ssit Lequil Lum et Yachil, nous organisons une journée d’information et de vente solidaire. Plusieurs associations tiendront des stands où elles proposeront information, livres, artisanat, vidéos...
    14 h - 20 h : projection des films de l’association chiapanèque Promedios. Cette association fournit des caméras à des membres des communautés indiennes zapatistes pour qu’ils réalisent eux-mêmes des documentaires.
    14 h : projection de La Terre sacrée, de Travaux collectifs en résistance
    et de Un alphabet pour nos paroles
    15 h : projection de ¿ Racismo ambiental en Chile ?, sur la lutte des Mapuche au Chili, réalisé par A. Parra Muñoz, C. Sandoval Badilla et A. Lassagne. En présence de ce dernier.
    16 h : Un film sur Leonard Peltier, Amérindien emprisonné
    aux Etats-Unis depuis les années 1970 (18 min.).
    17 h : La terre est à ceux qui la travaillent et Vers une nouvelle santé.
    19 h : Romper el cerco ou Un poquito de tanta verdad sur les luttes d’Atenco et d’Oaxaca au Mexique.

    En fonction de l’envie des participants, les membres des
    associations concernées organiseront des débats sur les sujets traités dans les différents films. Bar et petite restauration pour partager un moment convivial ! (avec notamment la bière des Faucheurs d’OGM)

    Avec :
    Échanges solidaires ; Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte ; Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques ; Entre ici et là-bas (huile d’olive et artisanat de Palestine) ; la Milpa (artisanat des coopératives zapatistes) ; Les Faucheurs d’OGM ; Terre et Liberté pour Arauco ; Tlaxnawailhac (artisanat huichole, Mexique).

    Lieu : Centre international de culture populaire (CICP), 21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris (métro Rue-des-Boulets ou Nation). Entrée gratuite.

    photo : © F.Blaise (2008)/Contre-faits

    Vieillesse solidaire

    Bien vivre, c'est aussi bien vieillir. Solitude ou maisons gérées par de petits caporaux intéressés surtout par le bilan financier de fin d'année ? Bin non, il peut exister d'autres initiatives...

    >
    Interview de Thérèse Clerc, une des pionnières féministes du "lieu de vie" autogéré pour femmes âgées, à Montreuil (93), La Maison des Babayagas. Elle y explique le concept et ses quatre piliers fondamentaux : autogestion, solidarité, citoyenneté, écologie.

    Extrait : "Il s'agit des principes élémentaires de notre maison. C'est d'ailleurs ce qui en fait son originalité et la différencie des établissements classiques. Tout d'abord notre maison sera AUTOGEREE c'est-à-dire que nous ne voulons pas de directrice. Nous gèrerons donc tout toutes seules, qu'il s'agisse des finances comme du planning ou autre.

    Ensuite nous serons SOLIDAIRES les unes les autres. En effet, beaucoup vivent selon le minimum vieillesse. Après avoir éduquer leurs enfants pendant des années sans un travail salarié, il ne leur reste plus aujourd'hui qu'une faible pension. C'est pourquoi nous nous aiderons financièrement.

    Nous serons également solidaires par le corps. Si l'une d'entre nous a du mal a effectuer seule les gestes du quotidien, nous serons là pour l'accompagner. Néanmoins ce principe exclut d'emblée toutes maladies neurologiques qui nécessitent une véritable prise en charge médicale et qui serait trop compliquées pour nous à gérer.

    Le principe de CITOYENNETE est également primordial. Les femmes et féministes que nous sommes doivent pouvoir s'exprimer et créer un rapport de force face à la politique. L'Histoire n'est pas finie et nous pouvons encore sauver le monde. En innovant nous espérons ainsi nous faire entendre.

    Pour finir, le quatrième pilier est l'ECOLOGIE. Dans un monde où chacun consomme sans fin, il est important de prendre conscience de la fragilité de notre planète. Aussi, nous vivrons comme des consommatrices éclairées, en économisant l'énergie au maximum, grâce à l'utilisation de capteurs solaires, de biobriques, en récupérant les eaux usées, en faisant attention à nos déchets, etc. (...)"

    Pour en savoir plus, de nombreux articles sur la Maison des Babayagas sont disponibles sur le Web. D'autres maisons de ce type sont à l'étude, notamment à Brest.


    >La page "Monter sa maison de retraite autogérée" : "Habitat collectif ? habitat communautaire ? habitat autogéré ? habitat groupé ? habitat partagé ? La convivialité, l'engagement associatif et la volonté de créer un habitat riche de rencontres et respectueux de l'environnement sont au coeur de ces projets. Nous voulons ré-inventer des lieux d'habitation dans l'esprit de collaboration des villages traditionnels. Créer des liens, dans l'ouverture et la mixité, favoriser l'entraide, les rencontres et les échanges au quotidien, tout en préservant la vie privée, l'espace et l'identité de chacun. Ce type d'habitat et de vie vous intéresse ? Ce site liste demandes et offres de toute la France (pour l'instant, surtout des offres/demandes de colocation ou de partage de maison)."

    La page "Monter sa maison de retraite autogérée" est liée au projet Mandarines :
    "Le projet Mandarines, c'est inventer de nouvelles formes d'habitat plus ou moins collectives. Cela peut aller de la mise en réseau un peu formalisée de plusieurs personnes qui habitent dans le même quartier au partage d'un logement ou d'un appartement suffisant grand pour y faire une colocation classique ou encore la construction (ou l'aménagement) d'un ensemble de studios, 2 pièces ou 3 pièces dans un immeuble en construction (habitat groupé) comme il en existe déjà dans plusieurs villes de France, sorte de "maison autogérée"...

    Les Mandarines (nom déposé) sont des femmes "sages" comme les Mandarins en Chine mais aussi "pulpeuses" et leur logo est bien sûr le fruit "Mandarine". De plus, elles sont ouvertes sur le monde et ne s'occupent pas QUE de leurs petits problèmes. Les hommes ne sont pas exclus..."

    >N'oublions pas de faire un petit clin d'œil aux Panthères grises, association pour la défense de la femme âgée dans tous les domaines.

    >La vidéo sur le projet de la Maison des Babayagas.


    Dernière minute : la Maison des Babayagas va peut-être enfin voir le jour (en 2010 ?) à Montreuil, après dix ans de tergiversations notamment sur le financement du projet.

    12/06/2009

    Gérer l'autorité ? Pas d'la tarte !

    En 2005, le Groupement d'action et de réflexion anarcho-syndicaliste (GARAS), groupe sarthois, publiait la brochure L'autogestion, c'est pas de la tarte (scan de mauvaise qualité mais quand même lisible, téléchargeable ici).

    En annexe de cette brochure, un tableau pratique Comment se débarasser des chefs ? (téléchargeable ici), qui donne quelques pistes de réflexion sur la gestion de l'autorité dans une communauté libre et autogérée (squats, etc.). Le doc, fait-mains, est bien sûr très succinct mais appelle à réfléchir sur les pratiques quotidiennes, les risques d'excès de pouvoir dans un collectif et comment y remédier (soyons fou !). Différents types de "pouvoirs/autorité" sont listés (initiative, information, compétence, présence, parole, coordination).

    Extrait :
    Pouvoir "Initiative" :
    >risque d'excès de pouvoir : 1 personne a cette capacité dans le collectif. Elle tire le groupe, l'entraîne, lui donne de l'énergie. Elle paraît infaillible. Quand elle n'est pas là, le collectif est un peu inerte/paumé.

    > lutte contre cet excès (par celui qui risque de l'exercer, inconsciemment) : se mettre en retrait, ne pas se jeter systématiquement sur le premier truc à faire, quitter momentanément le groupe, montrer ses failles, être moins exigeant(e)/plus tolérant(e)/plus confiant(e) envers les autres membres du collectif, cesser de craindre que, sans lui, les choses seront forcément mal faites.

    > lutte contre cet excès (par les "dominé(e)s" potentiel(le)s) : prendre confiance en soi, se jeter à l'eau, ne pas se reposer sur l'énergie/les idées/la toute puissance d'un(e) seul(e).

    > Solution collective : créer un climat de confiance où l'on accepte les tentatives, les échecs, les faiblesses. Ça peut, aussi, être identifier collectivement les différentes choses à faire ou à prendre en main, et formuler clairement, pour chacune, qui s'en charge, histoire de montrer puis d'éviter que toutes les tâches soient accaparées pour un(e) seul(e) ou quelques-un(e)s.

    En marge de ce tableau (réalisé par la Caravelle, squat de Marseille, je crois), quelques remarques critiques et compléments sur les idées qui y sont exprimées.

    11/06/2009

    Du vendredi 26 au dimanche 28 juin
    3 Jours pour la Terre
    au parc de Bercy (Paris 12e)

    Grand Festival en plein air, avec village associatif, conférences, expositions, ateliers interactifs (chant, yoga, danse, peinture de mandalas, massage, communication non-violente...) et une vingtaine de concerts de musiques du monde. L'opération Terre d'Ecriture rassemblera auteurs et ouvrages sur l'écologie et le développement durable.

    PARIS - PARC DE BERCY - Métro Bercy.
    Au pied du Palais Omnisports. Entrée : libre participation.
    Le programme complet (pdf), c'est ICI.

    UtopLib : ce Festival ne semble pas être un événement particulièrement révolutionnaire ou qui s'intéresse à d'autres rapports sociaux (loin de là!), mais peut-être y trouverez-vous quelques bons livres et quelques amis... et pourrez y répandre d'autres graines, plus rebelles...

    10/06/2009

    Autorité et autogestion

    Philippe Coutant s'est intéressé, notamment, aux problèmes de l'autorité en milieu militant.

    En 2003, il publiait un texte sur l'
    autogestion et la gestion des relations et de l'autorité, inspiré des écrits de la féministe Jo Freeman, qu'il concluait ainsi : « La cohérence entre nos idées et nos actes est un objectif toujours devant nous. L’étude et le bilan de nos activités peut permettre de prendre un peu de distance de temps en temps et de ne pas reproduire toujours les mêmes erreurs.» Une conclusion-préambule à un travail de réflexion, d'échanges et de débats.

    > Lire son texte au complet,
    Quelques extraits :
    • Distribuer l’autorité au plus grand nombre permet de ne pas encourager la monopolisation de l’autorité dans la durée. La rotation des tâches et des postes est une méthode toujours valable, malgré les difficultés que nous rencontrons pour la mettre en œuvre.

    • Il est possible d’acquérir des responsabilités, même quand on n’en a jamais pris. Nous pouvons développer différentes facettes de nos compétences. Il est possible de se former pour acquérir de nouvelles capacités. L’apprentissage est normal et nécessaire. Pour apprendre, il faut du temps et parfois faire des erreurs.

    • Il est possible d’éviter l’institutionnalisation et y veiller contribue à maintenir la démocratie en bon état. La question des permanents est en débat. Les anarcho-syndicalistes refusent les permanent/es, symptôme de la bureaucratisation des syndicats. La notion de permanent/e politique renvoie à celle de révolutionnaire professionnel/le et d’avant-garde, c’était la théorie léniniste du parti. La question des permanents techniques reste en discussion, nous savons qu’il n’est pas si simple de différencier les deux. Pourtant, il arrive que dans nos collectifs nous en ayons besoin et les solutions ne sont pas évidentes. En n’en discutant pas, on nie le problème, et quand nous en parlons, nous avons beaucoup de mal à trouver des solutions viables dans la durée.

    • Quand on ne trouve pas de volontaire, certains groupes proposent le tirage au sort pour la distribution des responsabilités.

    • Les Zapatistes ont proposé une méthode d’expression avec les mains, pour que les discussions collectives se déroulent plus démocratiquement et pas seulement avec la parole et en fonction de la distribution habituelle du pouvoir machiste. L’emploi de cette méthode permet de se sentir plus en confiance et d’être, à moyen terme, plus efficaces en donnant la parole à tout le monde, même si cela prend du temps.

    • Nous ne militons pas que par altruisme, nous le faisons aussi par désir et parce que nous en avons besoin. Nous faisons de la politique aussi pour nous-mêmes, et pour de multiples raisons, raisons que, parfois, nous ignorons au niveau conscient.

    • L’identification et la projection sont des phénomènes psychiques liés à notre vie sociale. Ils peuvent conduire à annihiler toute distance entre soi et le groupe. Ceci peut provoquer des drames existentiels en cas de conflit. C’est aussi ce qui explique pourquoi nous nous sentons attaqué/es personnellement, quand il y a des tensions entre les groupes ou entre les personnes militantes.

    • Nos affects, nos émotions font partie de notre vie militante. Eduardo Colombo, psychanalyste et théoricien libertaire, parle des groupes politiques comme des “ chaudrons affectifs ”, où les tensions d’amour ou de désamour se portent sur la politique et l’idée libertaire, parce que c’est la définition de nos regroupements. [...] Les querelles ont, pour partie, un contenu humain et affectif.

    • Autogérer les activités collectives nous confrontent à la question des figures d’autorité. Gérard Mendel, autre psychanalyste engagé dans les années 70 au côté des autogestionnaires, remarque que ceci peut provoquer une culpabilité que l’on ne comprend pas et qui s’exprime par des conflits irrationnels, en nous-mêmes et dans les groupes. C’est notre façon de nous construire face à l’autorité des parents lorsque nous sommes enfants, qui se rejoue sans que nous en ayons conscience. De plus, comme nous sommes partisan/nes de l’autogestion, c’est-à-dire de l’autonomie politique, nous ne pouvons pas accuser une instance extérieure à nous-mêmes pour rejeter la responsabilité et l’origine de nos problèmes hors de nous. C’est en interne, individuellement et collectivement que nous avons à résoudre ces difficultés.

    • Il n’y a pas de garanties, jamais et nulle part. En conséquence, développer l’esprit critique est fondamental. La diffusion des résultats des sciences humaines dans l’étude du pouvoir et du comportement humain au niveau individuel et collectif est une nécessité. Ceci fait partie de la recherche/action que nous mettons en œuvre. [...] Comme le dit Sloterdijk, nous pouvons essayer de penser froid et de vivre chaud, même si ce n’est pas toujours facile. En faisant l’inverse, la vie froide nous rend déprimé/es et pas toujours très fier/ères de notre existence. »

    Le très riche site de Philippe Coutant
    (beaucoup de textes venant de lui ou d'autres) : ICI.