30/11/2009

L'alteragenda de décembre

• Angers (49), 2-26 déc : "Bazar divers", marché d'artisanat de récup, spectacles...
• Chambéry (73), 3 déc : "Habitat groupé,
comment concevoir à plusieurs son logement".
• Caen (14), 4 déc : projection de Diggers de San Francisco, d'A. Gaillard.
• Achères (78), 4 déc : projection-débat de Capitalism :
a love story, de M.Moore. Attac78 Nord.
• Toulouse (31), 4-5 déc : forum régional de l'économie sociale et solidaire.
• Louviers (27), 5 déc : rencontre-débat
"Détruire l'ennui en Normandie". Jardin des 400 goûts.
• Marseille (13), 5 déc. : conférence-débat "Le mouvement libertaire au Mexique".
• Paris 1er, 5 déc: rassemblement "Pour le climat et la justice sociale".
• Partout, 5 déc : manifestations Chômage, précarités, licenciements.
• Bruxelles, 5 déc : manifestation Climat.
• Paris 19e, 5-6 déc : rencontres-débats-concerts "Terre et Territoires"
organisées par le CSPCL (Chiapas).
• Toulouse (31), 7 déc : soirée vidéophage (films écolo, solidaires, sociaux...).
• Montpellier (34), 7-11 déc : Montpenhague, semaine des alternatives locales.
• Lyon (69), 7-18 déc : sommet horizontal et décroissant.
• Partout, 8 déc : journée mondiale du climat.
• Montpellier (34), 9-12 déc : Energaïa (salon énergies renouvelables).
• Paris 12e, 10 déc : cycles économie : les monnaies locales (19h45). AttacParis.
• Razengues (32), 26-30 déc : chantier d'écoconstruction participatif
(maison en paille).
• Pau (40), 10-12 déc : Asphodèle,salon bio et alternatives écologiques.
• L'Isle-d'Abeau (38), 17 déc : rencontre avec R.Creagh
autour d'Utopies américaines, expériences libertaires.

• Saint-Jean-du-Gard (30), 12 déc : rencontre avec R.Creagh.

• Copenhague (Danemark), 12 déc : manif Climat.

• Lyon (69), 12 déc : le grand don (pl. Voltaire 3e, 12-17h).

Apporter, donner, prendre...

• Lyon (69), 19 déc : parcours Vélorution (thème : les alternatives citoyennes).

28/11/2009

L'histoire des choses

The Story of Stuff (ou L'histoire des choses),
démontage en vingt minutes de la société de consommation et de gâchis actuelle, le cycle (très court) de vie des objets que nous achetons, de l'extraction de leur matière première à l'élimination... Pour voir le monde sous un autre angle et, peut-être, commencer à en imaginer un autre...

(VOSTF. Ecrit et présenté par Annie Leonard, produit par Free Range Studios, financé par The Sustainability Funders et la Tides Foundation)


> Le site officiel de Story of Stuff, ICI (avec, notamment, la vidéo en meilleure définition). Le livre est en préparation et devrait être disponible au printemps 2010 aux Etats-Unis. D'autres projets sont également à l'étude.

26/11/2009

Le local, terreau de décroissance ?

Au printemps 2008, Serge Latouche faisait paraître dans Entropia (n°4 spécial « Décroissance et utopie »), revue d’étude théorique et politique de la décroissance (éditions Parangon/Vs), un article sur la décroissance mise en pratique sur le plan local, lieu privilégié, selon lui, de son développement.Ci-dessous, de gros extraits de ce texte (sur le Net, vous ne le trouverez nulle part ailleurs qu’ici, veinards !). Pour une lecture plus facile/rapide sur écran, j’ai supprimé les notes et certains passages […/xxx]. A la place des passages supprimés les plus longs, j’ai résumé très succinctement par des mots-clés les idées qui y étaient traitées. Pour le texte complet, une solution : procurez-vous la revue !

« Pour une relocalisation de l’utopie.

[…] Pour contrer la périphérisation urbaine et politique engendrée par la société de croissance, la solution pourrait consister à reprendre «l’utopie» de « l’écomunicipalisme » de Murray Bookchin. « Il n’est pas totalement absurde de penser qu’une société écologique puisse être constituée d’une municipalité de petites municipalités, chacune formée par une « commune des communes » plus petites (…) en parfaite harmonie avec leur écosystème. » La reconquête ou la réinvention des commons (communaux, biens communs, espace communautaire) et l’auto-organisation de « biorégions » constituent une illustration possible de cette démarche. […/définition de la biorégion]

Certes, dans l’état actuel des choses, on est confronté à un « dilemme démocratique » qui peut s’énoncer ainsi : plus une entité/unité politique est petite, donc directement contrôlable par ses citoyens, plus sont restreints ses domaines de souveraineté. Sa capacité de décision et d’action ne s’exerce pas sur les questions qui chevauchent ses limites territoriales mais elle subit l’influence des dynamiques externes, particulièrement dans le domaine écologique. En revanche, plus la circonscription politique territoriale s’étend, plus s’affaiblissent les opportunités de participation des citoyens. […] Ce qui compte c’est l’existence d’un projet collectif enraciné dans un territoire comme lieu du vivre en commun, donc à préserver et soigner le bien de tous. […]

Considérer une aire métropolitaine comme une articulation de quartiers autonomes fonctionnant comme des communes juxtaposées, selon l’idée de Bookchin, est intéressant, mais ne peut fonctionner que si les instances de quartier disposent d’un véritable pouvoir et ne sont pas de simples relais ce qui suppose le déverrouillage de l’échelon supérieur. […./exemples des résistances locales anti « grands projets » – tunnels, centrales électriques, thermogénérateurs, aéroports régionaux… / évocation du mvt des slowcities / local= nœud dans un réseau de relations transversales vertueuses et solidaires.]

Le programme de la relocalisation implique la recherche de l’autosuffisance alimentaire d’abord, puis économique et financière. Il conviendrait de maintenir et développer l’activité de base dans chaque région : agriculture et horticulture de préférence organique, dans le respect des saisons. […/ Exemple de la Hollande/agriculture extensive, bio. Autosuffisance mais échanges avec régions de même type]

On recherchera aussi l’autonomie énergétique locale : les énergies renouvelables « sont adaptées aux sociétés décentralisées, sans grande concentration humaines. Mais cette dispersion est aussi un avantage : chaque région du monde possède un potentiel naturel pour développer une ou plusieurs filières d’énergie renouvelables. » Etant donné qu’un emploi précaire créé dans la grande distribution détruit cinq emplois durables dans les commerces de proximité, on encouragera le commerce local. […]

Enfin, il faut songer à inventer une véritable politique monétaire locale. Pour maintenir le pouvoir d’achat des habitants, les flux monétaires devraient rester le plus possible dans la région, de même que les décisions économiques […] seraient prises au niveau régional. […] Le rôle des monnaies locales, sociales ou complémentaires est de mettre en relation des besoins insatisfaits avec des ressources qui autrement resteraient en jachère. Les micro-expériences sont légion : chèques des systèmes d’échanges locaux, les monnaies fondantes, creditos argentins, bons d’achat spécifiques (chèques repas, chèques transport, fureai kippu au Japon, « coupon de relation fraternelle » pour les soins aux personnes âgées, etc.).Toutefois, la réappropriation systématique de la création et de l’usage local de la monnaie n’a encore jamais été tentée. L’échelon idéal pour une telle expérience étant sans doute la biorégion, il faut songer à inventer des ”monnaies biorégionales”. [… /exemples des expériences locales encourageantes : réduction consommation d’énergie, commandes publiques = levier de changement, fournisseurs locaux, bio dans les cantines, Rennes sans pesticides, promotion des transports en commun, mises en régie des « biens publics communs »…]span class="Apple-style-span" style="font-family:georgia;">La régionalisation signifie : moins de transport, des chaînes de production transparentes, des incitations pour une production et une consommation soutenables, une dépendance réduite des flux de capitaux et des multinationales et une plus grande sécurité dans tous les sens du terme.

Régionaliser et réenchasser l’économie dans la société locale préserve l’environnement qui, en dernier ressort, est la base de toute économie, ouvre à chacun une approche plus démocratique de l’économie, réduit le chômage, renforce la participation (donc l’intégration) et affermit la solidarité, offre de nouvelles perspectives pour les pays en développement, et, enfin, fortifie la santé des citoyens des pays riches grâce à l’accroissement de la sobriété et à la diminution du stress. »

[…/ SL de conclure sur l’importance du pragmatisme et du réformisme en politique par lesquels passeront, selon lui, forcément ses idées de transformation.]

> Pour prendre connaissance des sommaires des autres numéros de la revue ou/et vous y abonner (26 euros/2 numéros), cliquer ICI.

Certains anciens numéros sont trouvables à moitié prix
chez certains soldeurs de grandes villes.

24/11/2009

La double face de la monnaie (ext.)

Un extrait (8 min) du film La double face de la monnaie,
de Jérôme Polidor et Vincent Gaillard (2006).


Présentation : « L’argent est devenu la valeur centrale de nos sociétés. Comme une drogue, les individus, toujours à sa recherche, craignent d’en manquer. Beaucoup sont prêts à faire n’importe quoi pour s’en procurer. Depuis la fin des années 1990, des systèmes d’échanges complémentaires sont mis en place par des citoyens un peu partout dans le monde. La monnaie redevient un outil social, au service de l’homme. Le Chiemgauer allemand, la Banque du temps anglaise et les Systèmes d’échange locaux (SEL) français, sont des preuves concrètes que la monnaie peut redevenir un sujet de débat dans la société occidentale.

La double face de la monnaie part d’une volonté simple : démystifier l’argent et reconsidérer notre perception de la richesse. L’argent est au cœur des préoccupations de notre société : tout le monde l’utilise, chacun s’emploie à s’en procurer, mais qui s’interroge sur sa nature ? Poser la question du bien-fondé de la prédominance de l’argent sur toute autre richesse, conduit à une remise en question de beaucoup de nos valeurs, souvent profondément ancrées.

Aujourd’hui, toutes les décisions politiques sont justifiées par des “contraintes” économiques, présentées comme inéluctables, voire "naturelles”. Toute activité humaine doit dorénavant être rentable. Dérégulation, exploitation de l’homme, de la nature, sont ainsi acceptées fatalement avec un sentiment d’impuissance, sous prétexte de réalisme économique. La monnaie n’est pourtant pas naturelle, c’est une création humaine sensée favoriser l’échange et la création de richesse. Son émission, sa circulation, sa distribution en font un outil de domination et d’asservissement d’une partie de plus en plus grande de l’humanité, au profit d’un nombre de plus en plus réduit d’individus. »




> En savoir plus sur ce film (et éventuellement le diffuser en public),
c'est aller sur le site de l'association et réseau de diffusion alternatif "Voir&Agir", par ICI.
> Pour commander le DVD (54 minutes, 15 euros), c'est ICI.

22/11/2009

Brochures en liberté

Le collectif des Renseignements généreux met en ligne textes et brochures. Il présente son travail :

« Nos textes abordent des sujets ''politiques'', au sens large du terme : questionner ou présenter des politiques menées en France ou dans le monde, des choix de société, des façons de « vivre-ensemble ». Bien sûr, nos brochures ne sont pas exhaustives. Il existe tellement de livres sur chaque sujet que nous abordons ! Mais elles constituent des pistes de réflexion, d'approfondissement et d'action, des bases pour échanger sur les sujets abordés, l'occasion de tisser des liens, de construire des actions concrètes. (...)

Nous avons le désir d'être compris. C'est pourquoi nous voulons réaliser des textes pédagogiques sans être condescendants, accessibles sans pour autant réduire les raisonnements. Nous essayons de clarifier des sujets, d'en dégager les principaux traits. (...) Nous cherchons à créer des textes faciles à diffuser : d'un coût modique, aisément photocopiables, gratuits sur internet. Nous voulons être le plus loin possible des rapports marchands.

Nous sommes conscients qu'une critique sans propositions contribue à alimenter le désenchantement et le désespoir politique qui sont caractéristiques de notre société. C'est pourquoi nous réfléchissons aux constructions politiques susceptibles d'inverser les tendances que nous décrivons dans nos brochures. En ce sens, notre collectif se veut autant un outil de diffusion que de réflexion. Expliquer, c'est apprendre...

Nous sommes également conscients que, dans notre société, il existe une forte déconnexion entre les pensées et les actes de chaque individu. Peu de personnes arrivent à mettre en application les conclusions qu'elles tirent. Nous espérons que nos travaux permettront, pour nous comme pour vous, de progresser vers une plus grande cohérence. »

Les brochures téléchargeables (pdf) en ligne : Les illusions du progrès technique ;

Comment soutenir les Renseignements généreux ?

  • Diffuser les brochures. "Nous aimerions notamment diffuser ces brochures en Afrique francophone, si vous avez des contacts là-bas, des idées de diffusion, nous sommes preneurs !"
  • Critiquer le contenu des brochures et/ou proposer des modifications.
  • "Nous inviter à faire un exposé « en public ». Sur chaque thème de brochure, nous sommes en mesure de réaliser une conférence-débat pédagogique. N'hésitez-pas à nous solliciter lors d'événements, de festivals, etc".
  • Traduire les brochures, en anglais, en allemand, en espagnol, en chinois, etc.
  • Les soutenir financièrement ("ah, si l'argent n'existait pas...").
  • Participer à la diffusion des films du site sur un réseau d'échange pair à pair.

21/11/2009

Un SEL tout simplement

En 14 minutes, le fonctionnement au quotidien d'un SEL (système d'échanges locaux) lillois. Un petit film vaut mieux qu'un long discours...


> Le site national des SEL (présentation, actus, annuaire de
tous les SEL de France, conseils pour créer son SEL, etc.), ICI.
Souvent les SEL ont leur propre minisite Web.
Pour trouver celui de votre commune, votre
moteur de recherche favori vous en dira plus...

19/11/2009

La vie meilleure, mode d'emploi

Tout le monde s'y met ! Effet de mode ou vague de fond, allez savoir... D'ailleurs, on s'en fiche. Le principal, c'est que les expériences se multiplient et qu'elles fassent des petits. On a tous à y gagner.

En octobre, c'était au tour de Courrier international, un magazine peu connu pour ses accointances gauchistes ou écologistes, de nous parler d'une "autre vie" et des alternatives à la société actuelle, dans un hors-série spécial.


EDITO de Courrier International Hors-série
"La vie meilleure"

Changement en profondeur ?

« Préserver la planète pour les générations suivantes, partager les ressources, choisir au quotidien de n’être “ni maître ni esclave”, comme le suggérait le poète Khalil Gibran, c’est possible. C’est ce dont témoignent une multitude d’initiatives individuelles et ­collectives menées aux quatre coins du monde, dont la presse internationale se fait l’écho. Partout des femmes et des hommes réinventent leur vie, transforment leur quartier, renoncent à la voiture ou en restreignent l’usage, consomment autrement, travaillent moins et différemment. Et pas seulement parce qu’ils y sont contraints par la récession. Cette “crise de plus” s’accompagne d’une prise de conscience. La parole, les idées, semblent libérées, comme le montrent des intellectuels tels que l’Américain Amitai Etzioni ou le Philippin Walden Bello. Et la solidarité, la gentillesse et la lenteur retrouvent toute leur place après avoir été reléguées au rang de niaiseries par des décennies d’individualisme forcené. Cet élan est-il voué à rester marginal ou annonce-t-il un changement en profondeur ? Espérons que les politiques sauront le prendre en compte et s’attaquer aux énormes défis économiques, alimentaires et ­climatiques. Pour prolonger ce hors-série, Courrier international continuera, chaque semaine, à publier d’autres expériences, dans une page intitulée “La vie meilleure”. »
HS n°2009-3. Disponible depuis le 8 octobre 2009. 7,50 euros.

Quelques titres piqués au hasard dans le sommaire : La reprise ? Mon œil!; Libérons-nous de l'hyper-consommation ; Un capitalisme coopératif ? ; Les vertus de la démondialisation ; Pour en finir avec le PIB ; "Il faut changer la vie" ; Place aux guérilleros "verts" ; La simplicité volontaire, mode d'emploi ; La résistance par l'artisanat ; Le bonheur, un concept à méditer ; Un écoquartier d'exception ; Sept moyens idiots pour nous sauver ; La revanche des indigènes ; La maison consciente gagne du terrain ; Le pari des énergies propres ; Halte au gachis alimentaire ! ; Place au microcrédit ; Du slow food au slow money, etc.

UtopLib : je n'ai pas encore lu ce magazine. Cela semble très consensuel et parfois sujet à débat (article sur la "voiture écolo", par exemple), mais intéressant à découvrir pour une première approche globale mais pratique des problèmes.

18/11/2009

Les "Trueques" de retour

Selidaire nous donne des nouvelles des clubs de troc ("trueque") argentins. Selon l'auteur de l'article, E. Carbone, ces clubs seraient en train d'être réactivés, face à la crise économique qui refait surface.

Extraits :
« (...) Le premier Trueque (système d’échange avec des billets, une monnaie locale, les creditos) est apparu en mai 1995. Mais c’est lors de la catastrophe économique, au début de 2002, que les clubs de troc ont connu un essor considérable ; ils se sont développés très rapidement et ont ainsi été une véritable planche de salut pour les classes moyennes, les plus atteintes par la crise. Cependant, nous avons encore en mémoire la débâcle des clubs de Trueques d’Argentine, quand ils ont été inondés de contrefaçons de creditos... Et on croyait le système complètement effondré...

(...) Tout s’échange dans les Trueques : ailes de poulet, pâtes, sucre, farine de maïs, courge, laitue, betteraves, thé, riz... mais aussi coupe de cheveux, vêtements, sac à dos... Et cette forme d’échange de biens et de services, sans utiliser d’argent, n’a jamais entièrement disparu, et même si, après 2002, elle a été réduite, il est toujours resté un petit noyau stable de participants. Au cours de ces derniers mois, l’accélération de l’inflation, le retour à la pauvreté d’une partie de la population et l’incertitude quant à la fourniture de divers produits, a commencé à raviver l’intérêt pour les clubs de Trueques.

Depuis mars 2008, chaque week-end voit le nombre de participants des clubs existants augmenter et de nouveaux clubs se créer. Chaque dimanche, des groupes de voisins se rassemblent pour partager, échanger de la nourriture, des vêtements et des livres. De plus, forts de l’expérience passée, de nouvelles idées, d’autres fonctionnements émergent : projet de cartes à puce non falsifiables ; garder taille humaine aux groupes, afin d’éviter les arnaques de ceux qui comptent sur l’anonymat (fini les grands clubs qui pouvaient rassembler de 10 000 à 20 000 personnes !) ; possibilité d’échanger en creditos, mais également en pesos ou en troc direct, ceci en totalité ou en partie ; établissement de prix de base, pour éviter les abus, dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs (exemple : un paquet de sucre coûte 40 creditos) ; échange de biens contre services (travail). »

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> Voir aussi la contribution de Bruno Maillard, du GRESAL (groupe de recherches en sciences sociales sur l'Amérique latine) de Grenoble, intitulé « Essor et faillite des réseaux de “troc” en Argentine : l’échec d’une refondation sociale » (colloque Université de Toulouse, juillet 2004). Il y pointe les forces et les faiblesses structurelles de cette nouvelle organisation des échanges qui, après avoir rassemblé quelque 6 millions de bénéficiaires et 2,5 millions de participants actifs au début des années 2000, avait perdu, en une année (2003), près de 90% de ses adhérents, un club sur cinq disparaissant.

> Pour les hispanophones, voir le site du Réseau global du troc argentin (Red Global de Trueque), avec notamment les 12 grands principes du réseau. Des contributions qui datent plutôt de 2007 (ou antérieures), mais des commentaires qui commencent à refleurir + Possibilité de télécharger les dernières émissions radio du réseau.

> Article de Stéphane Senécal (2004) " Une autre façon d'échanger : exemple du trueque argentin et du trueque de Venado Tuerto".

> Les articles d'Héloise Primavera : ICI ("Que reste-il des monnaies sociales ?" 2007) et ICI ("La monnaie sociale du réseau de troc : une nouvelle donne ?" 1999) .

16/11/2009

Fumel, une fonderie récupérée

Fumel, de feu, de fer, de rock,
un documentaire de J. Mitsch et J.-C. Tassy (2006-52 min-K Production)

« Fumel (Lot-et-Garonne), c'est l'histoire de la mort et de la résurrection d'une usine, d'un attentat économique et d'un petit miracle social. Une catastrophe habillée d'espoir. 480 patrons en bleu de travail : une expérience unique et revigorante de l'autogestion comme planche de salut et tremplin de lendemains qui changent. Mais Fumel est aussi un fief musical doté d'un rock engagé pur et dur, cœur et partenaire des combats sociaux. C'est lui qui va drainer toute l'énergie rebelle de Fumel, lui qui fera résonner la voix de la colère bien au-delà de ses frontières locales. Par la grâce de son cri inspiré, le combat ouvrier trouve un écho national. »


> Le DVD de ce film peut être commandé auprès de K Production, via un bon de commande à imprimer.

Suite et fin de l'histoire. Les ouvriers avaient racheté, à l'été 2003, pour 3 euros symboliques, leur usine de fonderie qui était sur le point de fermer. Malgré de multiples embûches générées par les pouvoirs publics, les banques (qui ne voulaient pas prêter), des fournisseurs (qui ne voulaient pas faire d'avance), etc., Fumel Technologies autogéré a réussi à tenir le coup et à fonctionner durant 38 mois et cinq jours, en embauchant et en conservant ses clients.

Malgré un carnet de commandes satisfaisant, un exercice bénéficiaire et des perspectives commerciales, l'entreprise a manqué de liquidités pour rebondir. Celle qui faisait tâche dans un paysage capitaliste bien ordonné a dû déposer le bilan en 2006. En 2007, elle était rachetée par un groupe ukrainien, largement soutenu par des aides publiques arrachées par un chantage à l'emploi. En août 2008, rebelote. L'entreprise repart en redressement judiciaire. Ping-pong entre repreneurs potentiels. Un groupe italien finit par ramasser le morceau, pour annoncer 145 licenciements sur 356 salariés... Les négociations sur les indemnisations seraient encore en cours.

Force est de constater que les groupes capitalistes repreneurs qui se sont succédés, avec patrons traditionnels, ressources propres et aides de l'Etat, n'ont pas mieux réussi à s'en sortir que l'entreprise autogérée de 2003. Et je ne suis pas persuadé que la dernière "réduction de la masse salariale" en date changera la donne. Quand il se sera bien goinfré des aides publiques, le groupe italien ira faire fortune ailleurs.
> Voir un article de l'Huma sur la "fin de l'histoire", ICI.

« On a montré au moins une chose, c'est la capacité des salariés à gérer une boîte », a déclaré en 2006 le représentant de l'intersyndicale de Fumel Technologies.


• Toutes ces infos sont le résultat d'une (difficile) enquête à partir d'éléments disséminés sur le Web (notamment les articles de la Dépêche). Il y a donc certainement des manques ou des inexactitudes. Libre à ceux qui en savent davantage de laisser un commentaire •

15/11/2009

UtopLib en musique

UtopLib n'a pas pu résister à l'appel tentateur des gadgets d'Internet (adieu décroissance et simplicité volontaire, j'ai craqué ! Je suis damné, chic !).

La nouveauté, c'est une playlist Deezer de chansons "engagées" spécialement concoctée pour vous par nous. Vous y trouverez du vieux et du neuf. De Jean-Roger Caussimon et Mouloudji (les vieux) à Keny Arkana, M.A.P, Assassin (les jeunes), en passant par Lavilliers (le mi-vieux), Boris Vian (le très vieux), Utge Royo (sans âge), Anne Sylvestre (toujours jeune), Ferré (mythologique), Ska-p, et beaucoup de surpraïïïzzzes... L'ordre de diffusion est aléatoire. Plus de onze heures de musique (munissez-vous d'un bon sandwich avant de vous connecter).

Evidemment, toute bonne nouvelle s'accompagne d'un bémol : Deezer, pour gagner sa vie, a décidé cette année de placer cinq secondes de pub sonore (qui se limite pour l'instant à de la pub pour des CD) toutes les 10 à 15 minutes (après test, aucune pub ne s'est présentée. Serait-ce un coup de chance ? Youpi !).
Ce qui peut énerver. Mais qui reste dix minutes connecté à un blog, hein ? Si la pub devait prendre davantage d'importance, je supprimerais (avec regret) cette option musicale. Faut pas (trop) pousser quand même.

Contrairement à certains sites, je vous fais grâce d'un lancement automatique de la musique dès l'arrivée sur la page d'accueil. Vous avez donc la liberté d'écouter ou de ne pas écouter, de cliquer ou non sur le bloc tout en bas (on reste discret) dans la colonne de gauche.

Bonne écoute !

Précision : il semblerait qu'une partie seulement de la playlist soit écoutable ici (tsss... On pouvait rêver...). Pour avoir accès à tous les morceaux (plus de 230 à ce jour !), cliquez sur le nom de la liste ("utopian"). Vous arriverez alors sur la page Deezer. Si vous n'avez pas encore créé de compte Deezer auparavant, créez-le en cliquant sur "sign up" (c'est gratuit et ne demande qu'un pseudo et une adresse e-mail à laquelle ils vous enverront le lien pour le mettre en fonction. Les infos perso, libre à vous de les inventer). Et vous devriez avoir accès à la liste complète. Après avoir fait un versement de 2000 euros sur mon compte aux îles Caïman, bien sûr (je-plai-san-te !).

L'argent rend fou

Le 14 novembre, un nouveau site web avait promis de distribuer de l'argent liquide en plein Paris, pour faire sa promo. Près de 5000 personnes s'étaient rassemblées pour profiter de l'aubaine. Evidemment, vu les risques de débordements, l'opération a été annulée. Et les gens n'étaient pas contents-contents de s'être fait rouler.
L'argent rend fou, supprimons-le. Vite !

14/11/2009

Livre et presse d'écologie

Paris 19e
21-22 novembre
Festival du livre et
de la presse d'écologie
Editeurs, auteurs, illustrateurs, associations, présenteront leurs publications. Des ateliers, animations et débats rythmeront ces journées.
+ un festival Jeune public (atelier dessin, lectures, jeux "écolos", rencontre avec des auteurs jeunesse...) et un espace des formations et des métiers de l'environnement.

Thème de l'année : l'économie sociale et solidaire. Pays invité : la Turquie.

Au Cent quatre, 5, rue Curial/104, rue d'Aubervilliers, 75019 Paris (métro Crimée). Entrée libre et gratuite. Sam 13-19h,
dim 11-19h. > Le programme en détail (pdf), ICI.

12/11/2009

Débats OGM

Versailles
18, 19, 20 novembre
Trois jours de débats et d'animations, en marge du procès des 58 Faucheurs volontaires de Poinville, organisés par Yvelines sans OGM.

18 novembre : l'actualité des OGM.
19 novembre : "Relocaliser l'agriculture
et l'alimentation". 10 h : ateliers sur l’agriculture périurbaine en Ile-de-France :
1. L’accès au foncier, avec V. Rosenvald (Terre de Liens).
2. Créer une AMAP, avec G. Kergourlay (administratrice du réseau AMAP d’Idf).
3. Jardins familiaux et partagés, avec A. Perrin (Jardins familiaux de Saint-Ouen-l’Aumône), F. Géral (Le Sens de l’Humus), Jardins partagés de Montreuil. 14 h 30 : restitution des ateliers. 16 h : se nourrir avec une production saine et locale : changer la politique agricole,
avec Serge Latouche (objecteur de croissance), A. Bouchut (Confédération paysanne). 20 h 30 : le pillage des paysanneries du monde (à l’Ecole d’Architecture),
avec A. Trouvé (ATTAC), R. Louail (Via Campesina Europe). 20 novembre : "Désobéissance civile et résistances".

Lieu : centre Huit, 
8, rue Porte de Buc, à
Versailles
(SNCF Versailles-Chantiers).

> Pour le programme (pdf) détaillé de ces journées, moissonnez ICI.