26/02/2009

L'Argentine se réapproprie sa vie

2001, crise financière en Argentine, fermetures d’usines, fuite des patrons véreux... et reprise de certaines entreprises par les travailleurs en coopératives. Le documentaire Nadie se fue (« Personne n’est parti »), réalisé en 2003, plonge dans les quartiers populaires et interroge, d’une façon objective, les héros de cette aventure.
Quelques moments qui montrent le présent et le lendemain d'une lutte pour la réappropriation de sa vie et de son travail. Durée du film : 1h37.



L’actualité (en français) des entreprises récupérées argentines, plantez votre banderole ICI.

Articles et analyses de l'époque : aquì ! >>>>> Un bref historique : ICI.
Les archives d'UtopLib sur l'Argentine, topez !

20/02/2009

Agrocarburants? Ça nourrit pas son monde

agrocarburants
Il faut 232 kilos de maïs pour produire 50 litres d’éthanol : de quoi faire un plein de voiture, ou apporter les calories nécessaires à l’alimentation
d’un enfant pendant un an…

Les agrocarburants, une solution miracle ? Bien au contraire… Nos partenaires du Sud s’alarment des impacts catastrophiques d’un développement à grande échelle des agrocarburants, et ce à tous les niveaux : environnemental, social et alimentaire. Les agrocarburants, développés industriellement à très grande échelle, menacent aujourd’hui les cultures vivrières et les populations locales, en accaparant la terre et les ressources naturelles. Pourtant, produits à petite échelle et bien utilisés, ils pourraient renforcer une agriculture de proximité et un accès à l'énergie pour des populations qui en sont dépourvue. Mais ce n’est pas ce type de culture qui est mis en avant par l’Europe.

QUELQUES CHIFFRES
10 % : c’est l’objectif d’incorporation d’agrocarburants dans la consommation énergétique pour les transports européens proposé par la Commission européenne au nom de la sécurité énergétique et de la lutte contre le changement climatique.

64 % : c’est la part de la production française d’huile de colza transformée en carburant en 2007. Ce transfert d’utilisation conduit à une augmentation des importations d’huile de palme pour les produits alimentaires, encourageant par voie de conséquence les monocultures d’exportation en Indonésie et en Malaisie, à l’origine de la déforestation et de l’acculturation des populations autochtones.

2,4 millions : c’est le nombre d’hectares qui seraient nécessaires en France
afin d’atteindre une production suffisante pour incorporer 10 % d’agrocarburants
dans les transports.

14 milliards : c’est, en dollars, le montant de l’argent public que les pays de l’OCDE ont consacré au soutien des filières des agrocarburants en 2007.

60 millions : c’est le nombre de personnes menacées d’expropriation du fait
de l’expansion des cultures destinées aux agrocarburants. Cinq millions de ces personnes
se trouvent en Indonésie.

Une campagne a été lancée sur ce sujet en octobre 2008. Elle continue et
doit croître pour que chaque citoyen soit informé des tenants et des aboutissants
de ce développement, pionnier d'un nouveau colonialisme économique.

Pour en savoir plus, allez grignoter des graines de savoir et de solidarité sur agrocarb.fr
Une belle brochure (format pdf) pour tout comprendre ? Pompez-la ICI.

16/02/2009

Idées en campagnes

L’association Alter'énergies a pour objectif de participer à changer les modes de vie, de consommation et de production dans une logique de diminution de notre empreinte écologique, une recherche d’équité sociale et économique.
Elle développe des expérimentations locales privilégiant les circuits courts, les économies d’énergies, les niveaux d’investissement modestes et une analyse globale des impacts, dans une logique participative.

Champs d'action : énergies renouvelables (huile végétale pure, éolien), éco-habitat (phyto-épuration, toilettes sèches, agromatériaux, chantiers participatifs et auto-constructeurs locaux), agriculture durable.

La première activité de l'association a été la mise au point et l'accompagnement d'un projet collectif de production d'huile végétale pure (HVP) autour d'une coopérative d'utilisation de matériel agricole (CUMA) en sud Touraine. Un regroupement d'une dizaine d'agriculteurs a investi ainsi, en 2005, dans une presse et un système de filtration itinérants. Chacun des membres presse les graines (colza ou tournesol) qu'il a produit sur sa ferme et utilise l'huile, mélangée à du carburant ordinaire, en tant que carburant agricole (tracteur, moissonneuse-batteuse) et les tourteaux en tant qu'aliment du bétail.

Economique, écologique, autonome et à échelle humaine ! Une expérimentation qui fonctionne et mérite attention. Alter'énergies accompagne (formation, conseil, appui scientifique...) désormais les agriculteurs qui souhaitent se lancer dans ce type de projets.

A ne pas confondre avec son quasi homonyme "Alterenergies Scop",
installateur en énergies renouvelables.

11/02/2009

La Dionyversité en février

dionyversité
Au programme de l'université populaire
de Saint-Denis (à la Bourse du Travail)



Mardi 17 février, 19 h
Par Philippe & Michael Paraire

Avant Marx – et après lui Proudhon – Bakounine et Kropotkine ont élaboré une critique radicale du capitalisme visant à son abolition. En quoi consiste la solution mutualiste définie par Proudhon ? Comment Bakounine pose-t-il les bases d’un collectivisme autogestionnaire ? En quoi l’économie anarcho-communiste de Kropotkine vient-elle détruire toute possibilité d’exploitation de l’homme par l’homme ?

Mardi 24 février, 19 h
"Le programme anarchiste et la synthèse espagnole"

La Révolution espagnole (1936–1939) représente la synthèse vivante de l’économie politique anarchiste. Y avait-il un programme anarchiste ? Comment les révolutionnaires espagnols sont-ils parvenus à fusionner dans la pratique le mutualisme de Proudhon, le collectivisme de Bakounine et le communisme anarchiste de Kropotkine ?

09/02/2009

Des éditions à croquer...

A la découverte des nombreuses petites maisons d'édition française... et de leur catalogue

"L’essor du nouvel ordre économique mondial, les politiques qui l’orientent et ses conséquences pour les populations, commandent de nouvelles analyses pour comprendre et agir. S’inscrivant dans une démarche critique des mécanismes de domination, les Éditions du Croquant publient des ouvrages de chercheurs en sciences humaines en étroite collaboration avec l’association Raisons d’Agir, des témoignages d’expériences sociales innovantes et des travaux de collectifs du mouvement social. "

Au fil de leur catalogue, on y trouve notamment les livres Développement insoutenable, pour une conscience écologique et sociale de Stéphane Bonnevault ; Trajectoires indicibles, Oxalis, la pluriactivité solidaire de Béatrice Poncin*, Salarié sans patron ? du même auteur.

Béatrice Poncin témoigne dans Trajectoires indicibles de l’aventure d’un collectif de personnes. Tout a commencé au milieu des années 80 par une discussion où il était question de refaire le monde… l’envie de travailler autrement pour imaginer une société où la personne n’est pas l’objet et l’argent le sujet. Ce livre raconte une aventure humaine et économique. Au commencement, des idées, des valeurs à partager, des désirs d’où naissent des activités. Puis se construit par expérimentations et ajustements successifs une vie d’entreprise peu ordinaire.

Dans Salarié sans patron ?, l'auteur fait le point sur les "coopératives d'emploi et d'activité", qui, pour elle, sont des structures viables pour oser un changement de vie et d'activités.

Ces deux livres peuvent être commandés en ligne chez la Pétroleuse.

04/02/2009

Projection de La Cecilia

Dimanche 8 février 2009 à 18h
Au Studio de l’Ermitage,
8, rue de l’Ermitage - 75020 Paris - M° Jourdain

"Et pourtant, ils existent"
[Expériences anarchistes]

De l’idée à sa concrétisation, certains franchissent le pas : milieux libres, individualistes, illégalistes, autant d’expériences et de passages à l’acte. Discussion avec Anne Steiner (sociologue), Marc Tomsin (éditeur, eds. Rue des cascades), Jean Louis Comolli (cinéaste) (sous réserve).

Et projection de : LA CECILIA de Jean-Louis Comolli (1975, 1h45)

Résumé : A la fin du XIXe siècle, des anarchistes italiens, dix hommes, une femme, libertaires, collectivistes, émigrent au Brésil pour y fonder une communauté sans chef, sans hiérarchie, sans patron, sans police, mais pas sans conflit, ni passion. Cette utopie d’hier convoque quelques-unes des questions brûlantes d’aujourd’hui : celle d’une organisation non répressive, celle de la circulation du savoir et du pouvoir, celle de la libération des femmes et de la lutte contre l’appareil familial.
« Les seuls rêves intéressants sont ceux qui mettent en crise le vieux monde et, en celui-là même qui rêve, le vieil homme. L’utilité des utopies se mesure aux résistances qu’elles rencontrent. » (Jean-Louis Comolli)

Tarif : libre participation

Curieux d'en savoir plus sur l'histoire de la Cecilia ? Embarquez ICI.
Pour commander le DVD du film, prenez la route par ICI.

Isabelle Felici, spécialiste de l'émigration italienne, a publié en 2001 un bouquin sur cette communauté, La Cecilia, histoire d'une communauté anarchiste et de son fondateur Giovanni Rossi, aux éditions de l'Atelier de création libertaire.

Choisir sa banque

Les Amis de la Terre ont publié la version 2008-2009 de leur guide écocitoyen Environnement : comment choisir ma banque ?, en partenariat avec la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie). L’association a analysé les impacts environnementaux et sociaux des différentes activités de chaque grande banque française afin d’informer les citoyens de l’utilisation qui est faite de l’argent qu’ils confient, et les pousser à modifier leurs pratiques.
Le guide présente également un descriptif très pédagogique du fonctionnement des banques et du circuit de l'argent.

Le guide (format pdf) se trouve ICI.