21/11/2008

Les principes coopératifs

Sur le site de Scop-Entreprises, vous trouverez les principes coopératifs (en détail), les valeurs de fondement des sociétés coopératives de production. Cela fait réfléchir à la société telle qu'elle est aujourd'hui et ce qu'elle pourrait être demain (ou dans quelques heures...).

"Les valeurs fondamentales des coopératives sont la prise en charge et la responsabilité personnelles et mutuelles, la démocratie, l'égalité, l'équité et la solidarité. Les membres des coopératives adhèrent à une éthique fondée sur l'honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et l'altruisme.

Principe 1. Adhésion volontaire et ouverte à tous
Principe 2. Pouvoir démocratique exercé par les membres
Principe 3. Participation économique des membres
Principe 4. Autonomie et indépendance
Principe 5. Education, formation et information
Principe 6. Coopération entre les coopératives
Principe 7. Engagement envers la communauté

SCOP, toujours !

En 2007, elles étaient, en France, au nombre de 1 826 (bin oui, quand même !).
38 156 salariés étaient concernés. Chiffre d'affaires : 3,5 milliards d'euros dont 9,5% à l'export... Et ça se développe encore, malgré le silence médiatique qui les entoure.
Leur originalité ? Les salariés sont associés majoritaires de l'entreprise dont ils détiennent au moins 51% du capital. Associés, les salariés décident ensemble des grandes orientations de l'entreprise et désignent leurs dirigeants (gérant, conseil d'administration...). Ils décident notamment du partage des bénéfices. Et ça marche !
Depuis 2001, il existe aussi les sociétés coopératives d'intérêt collectif (SCIC), qui permettent d'associer celles et ceux, salariés, bénévoles, collectivités territoriales ou autres partenaires qui veulent agir ensemble dans un même projet de développement local.
Il y a aussi les coopératives d'activités et d'emploi (CAE), qui peuvent accompagner les demandeurs d'emploi et les entrepreneurs individuels qui souhaitent tester leur projet d'activité.

SCOP-Entreprises s'est doté également d'outils financiers adaptés (prêts participatifs et personnels, capital social, caution mutuelle...) et d'appui juridique. Leur site Web est hyper-complet et très concret : on y trouve tout ce dont on a besoin pour comprendre et, pourquoi, pas se lancer. Une page traite d'un sujet qui pourrait faire de petits si on s'y penche un peu: "Quand les salariés reprennent leur entreprise" ou comment pérenniser son entreprise sous forme SCOP en la transmettant à ses salariés. Pas bête !

Et il existe même des mutuelles pour les salariés des coopératives :
L'Union sociale et la MUCS. Trop forts !

Les SCOP, c'est pas du cinéma !

18/11/2008

Hommage aux LIP

On ne peut pas survoler les modes d'autogestion sans saluer les ouvriers, ouvrières et cadres de l'usine horlogère LIP qui, en 1973 à Besançon, ont récupéré la gestion de leur entreprise avec comme mot d'ordre "On fabrique, on vend, on se paie". On en reparlera dans un prochain message. Sur le site de l'INA, il y a un reportage de la TV de l'époque qui donne, quand même, la parole à ceux qui ont fait cette histoire. Allez-y voir, c'est ICI.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à aller voir le film "Les LIP, l'imagination au pouvoir" de Christian Rouaud (ou d'acheter le DVD. Dispo aussi en VOD), sorti en 2007. Tourné de nos jours, avec les documents d'époque et les témoignages d'aujourd'hui, il fait chaud au cœur et montre que même s'il n'est pas facile de gérer ce type d'actions, cela vaut le coup. Tant du point de vue humain que du point de vue politique, social et économique.

La bande annonce de ce documentaire passionnant plein d'émotion et de nostalgie heureuse pour vous mettre en bouche : ICI

17/11/2008

Argentine : les Bruckman prennent l'usine

Un documentaire canadien a été consacré à la reprise en autogestion de la manufacture de vêtements pour hommes de Buenos Aires "Brukman" par ses ouvrières durant la crise de 2001. Une approche intime de la vie de ces femmes qui reprennent leur vie en main. Il est signé par Isaac Isitan (productions ISCA) et voici la bande annonce des "Femmes de la Bruckman" (sortie en 2006) :


et quelques extraits en espagnol : ICI
+ Extrait du film d'Art Lewis et Naomi Klein sur la crise argentine (en anglais)

L'Argentine nous montre le chemin

Sur le site El Correo, la diaspora argentine consacre une page à la gestion des "entreprises récupérées" par la population et les travailleurs durant la grave crise économique et sociale de 2001 et les différentes tentatives d'autogestion qui en ont découlé. La revue de presse des articles parus sur le sujet : cliquez ICI.
(Articles en langue française)
(Le mot d'UtopLib : Nous reviendrons bientôt sur cette expérience argentine, particulièrement riche d'enseignements)

Des livres pour changer la vie

AlterreNat-presse est une coopérative. Ils sont éditeurs mais aussi (et surtout) diffuseurs de petits éditeurs (livres ou magazines) autour du thème des alternatives. Beaucoup d'écologie et de bio, de sciences de l'éducation différente, de santé au naturel, mais aussi des réflexions sur la démocratie participative, l'argent, etc.

Au fil du catalogue (vous pouvez commander via le Web), j'ai vu des titres de bouquins qui pourraient faire avancer le débat (soyons clair : je ne les ai pas lus, mais ça semble intéressant) :

de Philippe Derudder ;
de Michel Lulek ; et l'indispensable "Guide des Alternatives" des éditions du Fraysse
(12000 références dans tous les domaines).

Diffuse aussi les revues Non-Violence actualités, Politis, Ekwo, Réel, Science Frontières...

(Ça ressemble à de la pub, mais c'est totalement gratuit.
On aime, on en parle. On est comme ça chez UtopLibLibLibLib...)

14/11/2008

Kibboutz et anarchisme

Une conférence audio (en anglais) des copains du Workers Solidarity Movement irlandais sur la création des kibboutzim en Israël et l'existence de liens idéologiques avec les principes libertaires. Un résumé/intro de la conférence (en français), ICI

Quand les Kibboutz se réforment

En 1909, le premier kibboutz ("assemblée" en hébreu) voyait le jour en Palestine.
Inspiré par les idées du socialisme associatif et du sionisme, les kibboutzim ont prospéré jusqu'à aujourd'hui. Association libre, égalité absolue, démocratie directe, collectivisme en étaient la colonne vertébrale. Après un essor incroyable et des réussites économiques incontestables, certains ont commencé, dans les années 80, à se déliter et à voir fondre le nombre de leurs membres attirés par les attraits d'une société de consommation et un certain individualisme, sur lesquels nous reviendrons.

Le grand intérêt de ces expériences concrètes ne doit cependant pas voiler l'une de ses contradictions d'origine : comment, depuis la création de l'Etat israélien, construire une société juste sur des terres confisquées ? Notons, tout de même, que les premiers kibboutzim ne faisaient pas de discrimination entre membres juifs et membres arabes... et que les communautés étaient ouvertes et laïques.

Un petit reportage de France 24 sur les communautés israéliennes en train de se privatiser. Intéressant pour connaître une partie des "dangers" qui peuvent guêter les sociétés égalitaires futures...



Et un autre reportage (InfoLive.tv) sur l'évolution des kibboutzim, moins mélancolique que le premier. Cliquez ICI

12/11/2008

Les AMAP, maline idée !

(Extraits du Web des AMAP)

Produire et consommer localement, le système des AMAP
Les AMAP, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, sont des partenariats de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme, souvent située en zone péri-urbaine, se développant à partir de la vente directe par souscription des produits de cette dernière. Elles sont adaptées à tout type de production, et particulièrement à celle des fruits et légumes.

Comment cela fonctionne-t-il ?
Dans une AMAP, les consommateurs choisissent avec l'agriculteur les légumes à cultiver, le prix de la souscription, et les modalités de distribution des produits (fréquence, lieu, horaires...). Ensuite, chaque consommateur achète à l'avance sa part de récolte qu'il viendra récupérer pendant la saison de production selon les modalités définies.

Les engagements des AMAP
Côté consommateur
l’engagement financier à travers l’achat à l’avance d’une partie de la récolte sur une période donnée ;
• l’engagement économique et moral à travers la solidarité avec l’agriculteur dans les aléas de la production (partage des risques et des bénéfices naturels) ;
• l’engagement associatif par leur participation à la vie de la structure (gestion des souscriptions, organisation des distributions de paniers, communication, animation...).

Côté producteur
l’engagement technique et économique de fournir des produits de haute qualité (nutritionnelle, organoleptique, environnementale et sociale) selon les modalités définies avec le groupe de consommateurs ;
• l’engagement associatif de s’investir dans la vie du groupe (rôle pédagogique, animation, information…) ;
• l’engagement d’assurer une transparence sur la vie de leur exploitation (situation économique, origine des produits fournis, méthodes de production utilisées).

De nombreux avantages :
• Une alimentation saine et un environnement préservé : les produits sont frais, de saison, diversifiés (notamment avec remise au goût du jour des variétés anciennes et de terroir), cultivés sans produits chimiques de synthèse, et disponibles à mesure qu’ils mûrissent. La proximité de la ferme (au maximum 100 km) minimise les transports et l’usage d’emballage.

• Une économie locale performante, sociale et solidaire : les consommateurs partagent avec le producteur les risques et les bénéfices naturels liés à l'activité agricole. La totalité de la production est valorisée. Le prix de la souscription est fixée en fonction des coûts réels de production et non pas des cours du marché. L'achat à l'avance garantit un revenu à l'agriculteur.

• Du lien social, de l'éducation au goût et à l'environnement : l'agriculteur est présent à chaque partage de récolte pour nous faire découvrir ses produits et son métier.

• Du commerce équitable local : le prix de la souscription est défini conjointement et en toute transparence par le producteur et les consommateurs. L'achat à l'avance garantit un revenu à l'agriculteur et lui permet d'obtenir ses fournitures (semences...) sans s'endetter.
En terme d’impacts, les AMAP ont donc des activités écologiquement saines, économiquement viables, et socialement équitables.

Pour en savoir plus : cliquez ICI

(L'avis d'UtopLib : l'un des problèmes qui semblent commencer à se poser est le manque de producteurs. Pour les régions très urbanisées (Ile-de-France, par exemple), les listes d'attente de consommateurs prêts à s'engager s'allongent, mais on manque de terres proches et ouvertes à ce type de production pour répondre à la nouvelle demande. Mais je suis sûr que l'ingéniosité de chacun va venir à bout de ce problème. Des idées ?)

07/11/2008

Un autre futur (Espagne 1936-39)

Un documentaire de Richard Prost, qui mêle habilement de nombreux films d'époque (l'Espagne libertaire de 1936) et les témoignages des anarcho-syndicalistes espagnols actifs sur le terrain à ce moment-là et qui ont gardé, malgré leur grand âge, toute l'énergie d'hommes et de femmes porté(e)s par une grande idée.

"Un autre futur" (partie 2)
"Un autre futur" (partie 3)
"Un autre futur" (partie 4)
"Un autre futur" (partie 5)
"Un autre futur" (partie 6)
"Un autre futur" (partie 7)

Pour en savoir plus sur ce documentaire (et l'acheter), allez sur le site de son réalisateur, Richard Prost. Vous y trouverez également en vente les fictions de la Confederacion nacional del trabajo (CNT) de l'époque.

UtopLib : certains liens vidéo viennent de sauter. Patience, on s'occupe d'en retrouver d'autres. En attendant, le film est en .avi ICI.

Vivre l'utopie (Espagne 1936-1939)






Un documentaire de J. Gamero, F. Rios, M. Roca, M. Kotnik qui montre, documents et témoignages à l'appui, l'application concrète des principes anarchistes en Espagne.

03/11/2008

C'est koi ce blog ?

anarchie écologie autogestion