17/12/2020

“Pour vivre heureux, vivons égaux”

“Comment l'égalité réduit le stress,
préserve la santé mentale
et améliore le bien-être de tous”,

de Kate Pickett et Richard Wilkinson


Présentation : Pourquoi nos sociétés développées engendrent-elles autant de mal-être ? Mal-être personnel, mais aussi collectif. Et si l’augmentation des richesses n’était pas le gage d’une prospérité sociale et individuelle ? Kate Pickett et Richard Wilkinson présentent ici des preuves accablantes que les inégalités matérielles ont des effets psychologiques puissants : quand l’écart entre les riches et les pauvres s’accroît, nous avons bien plus tendance à nous définir et nous évaluer en termes de supériorité et d’infériorité. Et c’est en analysant à la fois l’épidémie d’anxiété actuelle, les comportements de classes, les stéréotypes sociaux, les rapports de domination ou les logiques consuméristes, qu’ils érigent une thèse d’une rare pertinence. Ainsi, ils démontrent qu’un statut social bas entraîne des niveaux plus élevés de stress. Ou bien que les taux d’anxiété et de dépression sont étroitement liés aux inégalités. Ils contestent surtout ardemment la croyance selon laquelle les humains sont naturellement compétitifs et égoïstes telle celle qui voit dans les inégalités le résultat de différences « naturelles » de capacités individuelles. Ils proposent enfin des pistes pour construire ensemble les fondations d’un monde plus égalitaire… donc plus heureux.

Kate Pickett est professeure d’épidémiologie à l’université d’York. Elle a étudié l’anthropologie biologique à Cambridge, la science de la nutrition à Cornell et l’épidémiologie à Berkeley. Richard Wilkinson est professeur émérite d’épidémiologie sociale à l’université de Notthingham, professeur honoraire à l’University College de Londres et professeur invité à l’université d’York.
Editions Les liens qui libèrent, 416 pages, 8,90 euros.
Paru en poche en juin 2020 (1re édition en 2019).


Aucun commentaire: