21/09/2013

Vient de paraître



EXTRAIT : « (...)  Nous ne tenons pas à spéculer sur l’imminence ou pas de l’insurrection. Elle est notre point de départ. Nous partons de ce qu’elle ouvre et non de ce qu’elle vient clore. La dernière onde révolutionnaire, celle des années 1960 et 1970, avait ses certitudes et ses illusions, son langage et ses programmes. En mai 1968, les franges les plus déterminées du mouvement avaient une idée bien définie de ce que signifiait pratiquement "l’émancipation du peuple" : l’autogestion des usines, les conseils ouvriers, la dictature du prolétariat, le progrès technique et tout ce qu’il devait permettre de libérer de temps et d’énergies. Une bonne part de ces thèmes a été métabolisée par la réaction néolibérale des années 1980 et 1990. Il nous faut trouver de nouveaux points d’appui. Nous ne proposons aucun programme, sauf peut-être celui de mettre les mains dans le cambouis.

Au moment d’apporter les dernières corrections... et de nous pencher sur cette drôle de mécanique qu’est la révolution. Quels moyens mettre en œuvre afin de devenir ingouvernables et, surtout, de le rester ? Comment faire en sorte qu’au lendemain de l’insurrection la situation ne se referme pas, que la liberté retrouvée s’étende au lieu de régresser fatalement – en d’autres termes, quels moyens sont adéquats à nos fins? Derrière cette ambition, certains verront de la nostalgie sénile ou l’exaltation stupide de la jeunesse, au choix. Qu’ils se rassurent comme ils le peuvent. Nous sommes sûrs d’être, à l’heure présente, et de loin, les plus réalistes. (...) »

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