04/11/2012

Au sommaire de "Silence" de novembre

• Un dossier "Gaz des schistes. Non à la fuite en avant !" 
[Ce qu’on a appris des Etats-Unis ; En France, l'heure est à
la mobilisation ; Les complaisances de l'Union européenne ;
Des collectifs citoyens face à un déni démocratique ;
Exploration et concession, deux phases d'un même processus ;
L'ère des énergies extrêmes a commencé].
• Des articles : Agriculture biologique : comment sortir de la logique du supermarché ? (entretien avec Philippe Baqué, coordinateur du livre La bio entre business et projet de société) ; Les Compostiers, pour rendre la ville fertile ! (expérience à Lyon) ; Commerce équitable : d'autres approches sont possibles (entretien avec
la fédération Minga) ; Crise du livre : trois éditeurs indépendants témoignent (Chronique sociale,  Ecosociété, Le Passager clandestin) ;
"Jouets-vous ?" L’exposition qui se joue des clichés !
• Des brèves (alternatives, climat, ogm, environnement, énergie, éducation,
société, femmes, Nord/Sud, transition, paix, agenda, livres...).

EDITO de Silence (novembre) :
Sortir de la boulimie énergétique ? 
« Dans l'histoire du "progrès", l'une des constantes est de profiter des techniques disponibles avant même de savoir quels en sont les inconvénients, estimant que les "générations futures" sauront poursuivre les recherches nécessaires pour résoudre demain les problèmes d'aujourd'hui. 

Il semble que ce modèle ait atteint ses limites : aujourd'hui les problèmes s'accumulent plus vite qu'ils ne se résolvent et les théoriciens de l'entropie vous expliquent clairement que tout n'étant pas réversible, quand on produit un déchet ou un désordre, on ne peut pas toujours revenir à la situation originale.

Quand une espèce animale ou végétale disparaît — et elles disparaissent de plus en plus vite — c'est irréversible. Quand on produit de la radioactivité, c'est irréversible. Quand on dissémine dans la nature de nouveaux gènes par la manipulation du vivant (OGM et nanotechnologies), c'est irréversible.

Avec la problématique des gaz de schiste, nous nous heurtons à de nouveaux défis : on sait déjà que leur exploitation en Amérique du Nord est une catastrophe écologique et sociale (et peut-être demain financière). Peut-on sagement et logiquement refuser leur exploitation dans une société aujourd'hui — principalement à travers ses modes de déplacement — totalement dépendante du pétrole ?

Sommes-nous encore dans un régime politique supposé "démocratique" où la voix du plus grand nombre permet de stopper les projets de quelques-uns ? Comme l'explique Jean-Baptiste Fressoz dans un entretien à Silence(1), il existe, dans l'histoire, des exemples de renoncement à certaines techniques. Concernant les gaz de schistes, il ne s'agit pourtant pas seulement de critiquer une technique — la fracturation hydraulique — il s'agit d'amorcer, enfin, un débat collectif sur la transition énergétique : sauver la planète plutôt que notre consommation boulimique d'énergie. » Michel Bernard

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