02/05/2012

LGV, un train de retard


Il n'y a pas que la lutte anti-TAV dans la vie ! Il y a aussi la lutte anti LGV (Ligne à grande vitesse) Bordeaux-Espagne. L'émission "Terre à Terre", de France Culture, y a consacré son émission du 21 avril dernier. Avec notamment : Martine Boucher, représentante de l'association Mouguerre Cadre de Vie, et Victor Pachon, du Collectif des associations de défense de l'environnement Pays basque et Sud des Landes. A écouter ci-dessus.

> Le site "Non aux nouvelles lignes TGV".
> Lire aussi l'article de Courant alternatif, repris par le site du Claac-Pyrénées-Atlantiques (pour info, le Claac est dédié aux collectifs de lutte contre les carrières
de granulats, les autoroutes et les lignes à grandes vitesse (LGV)
dans les Pyrénées-Atlantiques).

Extraits de l'article : 
« (...) Le CADE et le Collectif des associations anti-LGV s'appuient sur de solides arguments techniques et économiques, maintes fois répétés depuis le début de la lutte, qui montrent que l'aménagement à peu de frais de la ligne existante, aujourd'hui sous-employée, serait amplement suffisant pour absorber la croissance éventuelle du trafic de voyageurs et de marchandises, et qu'une nouvelle ligne serait non seulement inutile mais encore néfaste à tous les niveaux : social, financier, environnemental, économique, culturel. Ce qui est nouveau néanmoins, c'est que ces arguments anti-LGV se trouvent paradoxalement renforcés par des analyses non seulement d'économistes peu suspects d'être des anticapitalistes ou des anti-développementistes, mais encore par les déclarations de la SNCF et de RFF (Réseau ferré de France) lui-même. 
(...) Le réseau existant a été sacrifié, le service public de transport ferroviaire voyageurs et marchandises ne cesse de se délabrer,  pour le plus grand profit de constructeurs (Alstom, fabriquant de TGV et... de centrales nucléaires) et de géants du bâtiment (Bouygues, Vinci, Eiffel). Et ce n'est pas la pompe à fric que représente le TGV qui va permettre de rénover un réseau ferroviaire à bout de souffle. Les dépenses de la LGV ne sont pas de nature à développer le rail mais à développer une forme de rail qui tue le rail lui-même. (...) »

• Le texte de la pétition, lancée par la Coordination Vigilance LGV 
de Gironde, qui résume les principaux arguments des anti-LGV :
« NON aux nouvelles Lignes à Grande Vitesse
OUI à l’aménagement et à l’amélioration des voies existantes
L’Etat, Réseau Ferré de France et certains grands élus veulent imposer la construction de deux nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse : Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, composantes avec les lignes Tours-Bordeaux et Poitiers-Limoges de l’ensemble baptisé LGV Sud Europe Atlantique.

Considérant que ...
- les LGV n’ont jamais enlevé les camions des routes.
- la très grande vitesse gaspille beaucoup trop d’énergie.
- les grands chantiers ne respectent ni les hommes ni la nature.
- le gain de temps entre grandes métropoles ne revêt pas un intérêt public majeur
(6 min entre Bordeaux et Dax et 14 min entre Bordeaux et la frontière, par rapport
aux voies existantes mises aux normes).
- les gares TGV loin des centres-ville, incitent à l’usage de la voiture.
- les LGV sont des barrières qui enclavent, séparent les hommes, perturbent les activités humaines, fragmentent l’espace et détruisent la biodiversité d’un territoire.
- les contribuables n’ont pas à payer les chantiers inutiles qui vont saccager
leur cadre de vie, tout en endettant les générations à venir.
- le prix à payer, financier, social et écologique, est disproportionné par rapport
aux services attendus.

Considérant que ...
- l’aménagement des voies existantes, beaucoup moins coûteux, est compatible
avec un service ferroviaire de proximité efficace. Cet aménagement permettra
le développement du fret ferroviaire et la circulation des TGV à 220 km/h. L’aménagement des voies existantes est ainsi l’unique choix pertinent et d’intérêt général.
Nous, signataires, exprimons notre refus des projets inutiles, ruineux et dévastateurs de lignes nouvelles à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Demandons l’amélioration rapide, la mise aux normes et l’entretien du réseau existant ainsi que le renforcement optimal de la protection des riverains. »

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