03/05/2012

Au sommaire de "S!lence" de mai


• Un dossier sur la "Se former à la non-violence" 
[Se former à une culture de non-violence ; Le théâtre-forum,
un outil pour apprendre à réguler les conflits ; Apprendre à vivre ensemble (l'Arche de Saint-Antoine) ; Non, c'est non (autodéfense des femmes contre les violences sexistes !]
• Des articles : Didier Genetier (boulanger bio), l’amour du travail bien fait ; La fonction agora des lieux alternatifs ; Les antinucléaires sont déchaînés (chaîne humaine dans la vallée du Rhône) ; Calculez votre nombre d'esclaves ; Alexis Robert, animateur de lieu de vie en Bretagne ; "Sans arme ni armure" (Jacques Ellul).
• Des brèves (alternatives, agri-bio, environnement, santé, énergie, société, femmes, Nord/Sud, transition, habitat, agenda, livres...).

EDITO de Silence (mai)
On ne naît pas "non-violent", on le devient…
« Le groupe antinucléaire auquel je participe veut apprendre des stratégies et des techniques d'action directe non-violente. Ma voisine est conductrice de bus et elle se trouve confrontée au quotidien à des comportements agressifs ou violents de certains usagers, mais aussi à des rythmes de travail de plus en plus difficiles à supporter. Une amie veut construire un projet de vie collective mais souhaite apprendre à réguler les conflits de la vie quotidienne et à animer des réunions de manière constructive. Mon cousin aimerait travailler sur son rapport à l'autorité et à la sanction dans l'éducation de ses enfants.
Qui peut prétendre ne pas se sentir concerné, dans au moins un aspect de sa vie, par la question de la violence vécue (institutionnelle, directe ou psychologique, dans l'espace public ou privé…), du conflit difficile à affronter ou à assumer, des difficultés relationnelles, ou encore de la recherche des meilleurs moyens d'agir pour transformer la société ?
La non-violence, au-delà d'une technique d'action et d'une éthique de la relation, c'est aussi une activité de formation, qui a pris forme ces dernières décennies, portée par des personnes qui étaient souvent au départ engagées dans des luttes sociales ou politiques. Des acteurs variés se sont depuis joints à eux.
Entre la formation à l'action directe et l'apprentissage de modes de communication plus empathiques, l'éventail est large. Mais apprendre à "communiquer" autrement est-ce suffisant, si cela ne prend pas en compte les rapports de domination structurels dans lesquels s'inscrit parfois la relation, si cela n'intègre pas la nécessité de remettre en cause les cadres injustes et de lutter pour leur abolition ?
La formation à la non-violence serait incomplète si elle aidait "seulement" à améliorer la qualité relationnelle sans servir à outiller les rapports de force pour transformer ses bases parfois inégalitaires. Mieux s’adapter à la société, oui, mais sans oublier d’adapter la société à nos rêves et à nos aspirations ! » Guillaume Gamblin

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• La revue S!lence (48 pages, 4,60 euros) est diffusée uniquement
par abonnement et dans un certain nombre de lieux en dépôt.
• Les numéros épuisés sont téléchargeables sur le SITE DE LA REVUE.
Par exemple, le numéro de décembre 2010 consacré à la Transition est épuisé.
Mais il est téléchargeable en entier (pdf) gratuitement sur le site de "Silence".
L'abonnement est désormais possible directement sur le site de S!lence.

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