31/05/2010

Les petits bourgeois-gentilhommes

accardo
Alain Accardo publiait, en 2003 (édition actualisée et augmentée en 2009 chez Agone), Le petit-bourgeois gentilhomme.
La moyennisation de la société, aux Éditions Labor (dispersées aujourd'hui).
En décembre 2002, dans un article du Monde diplomatique, intitulé Le double jeu des classes moyennes, il dressait déjà un constat sévère sur la difficulté des classes moyennes à se mobiliser pour changer un monde dans lequel elles trouvaient d'énormes avantages tant matériels que symboliques.


Extraits de l'article :
« (...) il semble difficile d’imaginer que les classes moyennes, en dehors de minorités par moments plus radicales, puissent se mobiliser contre le système au point de mettre son existence en péril. La contestation, qui peut s’exprimer parfois sous une forme violente, est en général une contestation dans le système et non une contestation du système. D’où le succès que rencontrent dans ces populations les différentes variantes (de droite et de gauche) de la pensée néoréformiste, qui ont en commun de considérer que tous les aspects du fonctionnement du système peuvent être légitimement discutés, mais que le principe même de son existence doit rester en dehors des limites de la discussion légitime. (...)

Il faut insister sur cet aspect des choses, et particulièrement sur le fait que, en accomplissant ce travail de maintien de l’ordre symbolique indispensable au règne des puissants, les cadres et autres auxiliaires de la domination parviennent à se convaincre qu’ils défendent vraiment des valeurs universelles de liberté, de justice et d’humanité. Ils n’ont pas, sauf cas particulier de cynisme, le sentiment, ni a fortiori la volonté, de servir un système d’exploitation, d’oppression et de corruption puisque à leurs yeux ce système, pour autant qu’il fasse l’objet d’une réflexion explicite, est globalement bénéfique, conformément au credo du catéchisme néolibéral dont ils sont imprégnés. (...)

Précisément, ce qui fait la force de l’ordre établi, c’est qu’il n’est pas seulement établi à l’extérieur des individus, mais qu’il est installé en même temps dans leur tête, dans leurs tripes, inviscéré, incorporé, devenu chair et sang, conscience et surtout inconscient. De sorte que, pour le servir, il n’est pas nécessaire d’y réfléchir expressément, il suffit au contraire de se laisser porter par la spontanéité de ses habitudes et la logique de ses investissements.

Ce qui demande un effort pénible, ce n’est pas de penser dans et avec la logique du système, mais de penser contre, c’est-à-dire contre ses propres conditionnements. Un tel travail de socioanalyse est assez difficile à effectuer. Peu de gens l’entreprennent et parmi ceux qui l’entreprennent, peu ont la constance de le poursuivre. Sans doute parce qu’il change peu ou prou la vie de l’intéressé, en dérangeant les petits accommodements passés avec le monde. (...)

La culture des classes moyennes, dont la presse, quotidienne et magazine, se repaît tout en la thématisant, fournit une espèce de prêt-à-penser témoignant en fait de la démission d’une pensée qui prend acte de ce que le monde est devenu, comme si l’histoire avait atteint son stade terminal et qu’il n’y avait plus rien d’autre à faire qu’à aménager et gérer l’existant, ici et maintenant, le plus esthétiquement possible. La vacuité théorique et l’indigence philosophique de la vision médiatique de l’histoire n’ont d’égales que celles de la vision de l’établissement politique en général. (...)»

> Frustrés ? accardo livreL'article complet est ICI.
> Trois textes d'AA réunis en brochure (pdf),
offerte par les Renseignements généreux.
> Son blog sur le site des éditions Agone, ICI.
> Sa bibliographie, ICI.
> Un entretien (2002) du Passant Ordinaire avec AA à propos de son livre De notre servitude involontaire, lettre à mes camarades de gauche, paru en 2001, ICI.

29/05/2010

Silence de juin

Au sommaire de S!lencesilence écologie
du mois de juin 2010

• Un dossier sur « les frontières de la
non-violence » (les zones grises de la non-violence ; récit d'une action de fauchage d’OGM ; nuire aux intérêts, pas aux personnes ; quelques repères pour agir).
• Des articles sur la distillation en alambic, les jardins d’Illas, le biocapitalisme, les passeurs d’espoir, les rapports de genres, recette pour un bouquet à lancer…
• Des brèves (alternatives, agri-bio, santé, éducation, nucléaire, femmes, nord/sud, décroissance, habitat, agenda, livres...).

Terrain vague
Extrait de l’éditorial de G. Gamblin

« La non-violence est l'orientation que choisissent de nombreux militant-e-s pour agir en faveur des causes qu'ils et elles défendent. Ce choix permet d'ancrer des luttes – ainsi que des médias comme Silence – dans une culture politique ainsi que dans un état d'esprit partagé. Dans une dynamique d'actions en création perpétuelle prenant appui sur un riche terreau historique de références communes.

Pour autant, dès que l'on s'approche un peu, les choses ne sont pas toujours aussi claires. Est-on encore dans la non-violence lorsque l'on détruit un bien matériel ? Suffit-il de se revendiquer de la non-violence pour que notre action soit perçue et vécue comme telle ? La non-violence n'est-elle pas une logique de sacrifice… et le sacrifice, une violence ? Quelles distinctions faire entre les violences structurelles souvent invisibles, et les actions parfois violentes organisées par des groupes victimes d'un système d'oppression ? Un fauchage d'OGM, une action de blocage de bâtiment public, un patron retenu dans son bureau par des ouvriers… Est-ce encore non-violent ? […]

Longtemps terra incognita, la non-violence a émergé depuis un siècle pour se faire une place dans les pratiques sociales et politiques à travers le monde. Son aventure ne fait sans doute que commencer. Bon voyage exploratoire dans le "terrain vague" de la non-violence. »
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La revue S!lence (48 pages, 4,60 euros) est diffusée uniquement par abonnement et dans un certain nombre de lieux en dépôt.

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27/05/2010

Festival Bobines rebelles

bobines rebelles_cinéma

11-12 juin
"Bobines rebelles"
Troisième festival du documentaire politique
et social en Creuse

Une programmation en continu, pendant une journée et une soirée, d'une série de films documentaires pour permettre de créer une véritable dynamique de réflexion. Un moment qui facilite le contact et la discussion entre le public, les réalisateurs et les organisateurs.

Extraits du programme :
11/6 : La grippe du laissez-faire (les résistances locales face à l'élévage industriel des porcs au mexique), Train de vie (la croissance en question), etc. 12/6 : La maternité d'Elne (1939-1944), L'art de vieillir, Le massacre de Sétif, Teshumara-les guitares de la rébellion touareg, Argentinazo-vivre avec la crise, De jour comme de nuit (la prison des Baumettes), Darwin et Kropotkine (vidéogramme), Choron dernière, 10 min. (prostitution), Rien à perdre (portrait d'une figure de l'ombre), L'asile du droit, Barça ou Barzakh (clandestins), Bilin my love (lutte contre le "mur" israélien), Bombarde et lacrymo (sauver l'hôpital de Carhaix), Il ne s'agit pas de se rendre (anti-CPE à Toulouse), La grippe du laissez-faire, et des courts métrages. + Interventions-débats + librairie, table de presse.

Dans le cadre du festival, une soirée est organisée en avant-première au Magasin général de Tarnac le jeudi 10 juin à 21h, autour des productions du Groupe Medvedkine de Besançon.

Lieu : 11 juin : à l'Atelier (Royère de Vassivière), à partir de 21h30.
12 juin : au Villard, de 10h à 24h. (A l'est de Limoges).

> Le Festival en détail (programme, hébergement...), c'est ICI.

25/05/2010

Les Décroissants se mettent à table

Si vous voulez voir à quoi ressemble un ou une décroissant/e, en vrai, en chair et en os (oui mais pas trop d'os parce qu'il ne faut pas gaspiller), vous en trouverez peut-être à l’"International Pique-Nique Décroissance" le DIMANCHE 6 JUIN.

L'idée du pique-nique décroissant international a été adoptée lors de la seconde conférence sur la décroissance et la justice sociale à Barcelone, en mars dernier. Dans différents pays du monde (mais essentiellement en Europe), des groupes profiteront de l'occasion pour se réunir convivialement dans un lieu public et ouvert (parc, jardin...) pour un moment de partage et d'échanges auquel vous êtes tous conviés.

Chacun amène un plat, une assiette, une fourchette, une recette à partager avec ses voisins, etc. et savoure le moment. Connaître nos voisins est le premier pas vers la décroissance à l'échelle locale. Un site internet international a été créé pour l'événement : différents rendez-vous y sont, normalement, indiqués (à vous aussi d'y signaler le vôtre !).
Pour y jeter un œil, c'est par ICI.

Quelques rendez-vous en France (non exhaustif).
A vous de fureter pour connaître les autres...
A partir de midi (et jusqu'à... 16 h, pour certains).
Paris : parc de la Villette. Nantes : parc de Beaulieu, pointe de l'île, hôtel de région. Saverne : place du Château. Valence : kiosque de Peynet. Avignon : île de la Barthelasse (face au fameux pont d'A.). Lyon : parc de la Tête d'or (19h!). Limoges : port du Naveix. Lons-le-Saunier : parc des Bains. Ainsi qu'à Namur, Bruxelles, Genève, Zurich, Londres...

« La Décroissance est avant tout une remise en question de notre société de consommation, sans hypothéquer nos acquis démocratiques, sociaux et culturels. La Décroissance n’est pas la décroissance de tout pour tous, ni un retour en arrière vers un pseudo bonheur perdu, mais bien un virage, une bifurcation, que nous devons prendre afin de sortir de l’engrenage destructeur de la société de croissance. A l’aide de ses meilleurs outils que sont le capitalisme, le libéralisme, l’ultra-libéralisme et autres néo… la société de croissance accumule dramatiquement les crises environnementales, sociales, économiques, culturelles et politiques.

Devant ce constat, il est urgent de dire à tous les citoyens qu’il ne s’agit pas de choisir entre "croissance et décroissance" mais bien entre une Décroissance volontaire et une récession subie.
Les problèmes sociaux et environnementaux de notre système ne pourront être résolus ni en ajustant quelques paramètres, ni par les seules initiatives personnelles. Pour une Décroissance sereine, soutenable, conviviale et tout simplement humaine. Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité ! »
Voilà qui est dit. Et par qui ? Par le site du Collectif parisien pour la décroissance que vous trouverez en cliquant ICI (promis, bientôt une "Semaine internationale sans clic-ici").

23/05/2010

Grèce ? Ils se foutent de vous !

sauver grèce
Même si ce sujet ne s'intègre pas exactement aux thèmes habituellement traités dans ce blog, il est parfois important de remettre les choses en place et de semer son grain de sable pour gripper, à notre tout petit niveau, la désinformation de masse. Pour faire dans le grandiloquent, on pourrait dire qu'en Grèce, aujourd'hui, se joue l'avenir de l'Europe et du monde. Mais pas dans le sens où l'entendent gouvernements, commissions bruxelloises, grands patrons et pseudojournalistes à genoux et aux ordres.

Beaucoup de choses ont été écrites sur la crise grecque. Parmi toutes celles-là, je trouve que le communiqué de presse du CADTM (comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde) expose clairement et de façon concise la situation.

Communiqué de CADTM (3 mai 2010) :

Soutien à la résistance du peuple grec
contre la dictature des créanciers !

Le nouveau plan d’austérité annoncé dimanche 2 mai est une véritable catastrophe pour la population grecque, les salariés du privé comme du public, les retraités et les privés d’emplois. Gel des salaires et des retraites de la fonction publique pendant cinq ans ; suppression de l’équivalent de deux mois de salaires pour les fonctionnaires ; diminution de 8 % de leurs indemnités déjà amputées de 12 % par le précédent plan d’austérité du gouvernement dirigé par le PASOK ; le taux principal de la TVA qui, après être passé de 19 à 21 %, est porté à 23 %, (les autres taux augmentent aussi –de 5 à 5.5% et de 10 à 11%). Les taxes sur le carburant, l’alcool et le tabac augmentent pour la deuxième fois en
un mois de 10 %.

Les départs anticipés (liés à la pénibilité du travail) sont interdits avant l’âge de 60 ans ; 
l’âge légal de départ à la retraite des femmes est porté de 60 à 65 ans d’ici 2013. 
Pour les hommes, l’âge légal dépendra de l’espérance de vie ; il faudra 40 ans de travail (et non plus 37, hors études et chômage) pour avoir une retraite à taux plein ; cette retraite sera calculée, non plus en fonction du dernier salaire mais selon le salaire moyen de la totalité des années travaillées (soit l’équivalent d’une baisse du montant net de la retraite de 45 à 60 %). L’Etat réduira ses dépenses de fonctionnement (santé, éducation) d’1,5 milliard d’euros. Les investissements publics seront réduits aussi d’1,5 milliard d’euros. Un nouveau salaire minimum pour les jeunes et les chômeurs longue durée est créé (soit l’équivalent du CPE rejeté en France par la jeunesse et les syndicats).

Une aubaine pour les marchés financiers et le capital
Les transports, l’énergie et certaines professions réservées à l’Etat seront libéralisés et ouverts au privé (privatisations). Le secteur financier (banques principalement) bénéficiera d’un fonds d’aide mis en place avec l’aide du FMI et l’UE. La flexibilité du travail sera renforcée. Les licenciements seront facilités. L’économie grecque est placée sous contrôle du FMI. La Grèce, restant dans la zone euro, ne pourra pas dévaluer sa monnaie, ni jouer sur les taux d’intérêt. La dette ne sera pas restructurée non plus, les institutions financières européennes en détiennent les 2/3. Ces mêmes banques continueront à emprunter auprès de la Banque centrale européenne à un taux de 1 % pour prêter aux Etats (moyennant rémunération).

En contrepartie de ces mesures, les pays de la zone euro vont prêter un par un une aide de 100 à 135 milliards d’euros sur trois ans à la Grèce à un taux de 5 % (45 milliards cette année). Les Etats riches et les banques vont donc faire de l’argent sur le dos du peuple grec. Christine Lagarde, ministre français des Finances, prévoit un bénéfice de 150 millions d’euros par an. Pratiquant ainsi, ils vont accroître la dette publique pour permettre à l’Etat grec de payer ses créanciers spéculateurs !

La crise grecque est la démonstration grandeur nature de la triple dangerosité du FMI, de l’Union Européenne et des marchés financiers. Le FMI, décrié à juste titre pour ses catastrophiques “plans d’ajustement structurels” refait surface dans la zone euro, après avoir sévi ces 2 dernières années dans plusieurs ex-pays de l’Est. Il utilise aujourd’hui les mêmes procédés qu’hier adaptés aux mêmes commanditaires : les marchés financiers et les transnationales. Aujourd’hui comme hier, c’est sa véritable nature de pompier pyromane qui est révélée en plein jour.

L’UE et sa commission ont également réaffirmé leurs paradigmes au service de la “concurrence libre et non faussée”. La Banque centrale européenne n’est pas au service des populations de l’Europe mais uniquement à celui des banques et des organismes financiers. Les marchés financers, après avoir provoqué et précipité la crise greque, via les agences de notation rémunérées par les grandes banques américaines, veulent tirer encore plus de profits de leurs stratégies spéculatives. Le gouvernement PASOK, l’Union européenne et le FMI lui en servent l’occasion sur un plateau.

Derrière l’industrie financière, il y a les multinationales
de l’industrie, du commerce et des services.
Si nous stigmatisons à juste titre les fonds spéculatifs, les agences de notation et l’industrie financière, nous ne perdons pas de vue que ce n’est que l’arbre qui cache la forêt ! Cette spéculation débridée qui étrangle les populations pauvres n’a été rendue possible que pour deux raisons principales : les dérèglementations successives des marchés financiers depuis les années 1980 ; les choix volontaires et conscients du grand patronat de destiner leurs nouveaux profits vers la spéculation plutôt que vers la production et l’emploi. Cette accumulation de nouveaux profits trouve, elle, son origine dans une nouvelle répartition des richesses au bénéfice des profits et au détriment de la part revenant aux salariés. Cette part à baissé d’environ 10 % de PIB en 25 ans en moyenne dans l’ensemble des pays développés. 
Cette orientation économique, portée par l’idéologie néolibérale, est la cause principale de la crise économique et financière que nous connaissons aujourd’hui.

Les différents gouvernements qui se sont succédés depuis trente ans, en Grèce comme dans les autres pays du Nord, portent aussi une lourde part de responsabilité dans l’augmentation des dettes publiques. Les politiques fiscales, menées en faveur des ménages les plus aisés et des grandes entreprises (impôt sur le revenu, le patrimoine et impôt sur les sociétés), ont considérablement diminué les recettes budgétaires et aggravé les déficits publics, obligeant les Etats à accroître leur endettement.

Les responsables de la crise sont épargnés
et c’est le peuple à qui on présente l’addition.
Dans le plan d’austérité PASOK-UE-FMI imposé au peuple grec, il n’y a en effet que des mesurettes sans effet pour établir le début d’une justice fiscale et absolument rien pour lutter contre l’évasion fiscale des profits des grandes entreprises. 
Les "solutions” du PASOK, de l’UE et du FMI précipitent la Grèce vers l’approfondissement de la crise. Une récession minimale de 4 points du PIB est déjà programmée pour 2010. Les petits artisans et commerçants, les petites entreprises vont connaître une longue suite de faillites et de fermetures d’activités. Le chômage va exploser et les couches populaires et les classes moyennes vont voir leur pouvoir d’achat tomber en chute libre. Les inégalités vont s’accroître et les droits humains fondamentaux (accès à l’énergie, à l’eau, à la santé, à l’éducation…) sont menacés pour la partie la plus pauvre de la population. [...]

Des solutions alternatives existent
Le remboursement de la dette publique de la Grèce doit être immédiatement suspendue et un audit public de celle-ci doit être mené pour décider de sa légitimité ou de son illégitimité.
Des mesures d’annulation doivent être prises et les revenus financiers de la dette doivent être taxés à la source au taux maximal de l’impôt sur le revenu.

Des mesures fiscales peuvent immédiatement être prises pour rétablir la justice fiscale et lutter contre la fraude. Aujourd’hui, selon les comptes du Trésor grec, les fonctionnaires (désignés comme boucs émissaires) et les ouvriers déclarent plus de revenus que les professions libérales (médecins, pharmaciens, avocats) ou encore que les dirigeants des banques ! La quasi-totalité des grandes entreprises (armateurs…) déclarent leurs profits dans des pays à fiscalité plus avantageuse (Chypre notamment) ou les cachent dans les paradis fiscaux.
L’église orthodoxe continue à bénéficier d’exhorbitantes exonérations fiscales sur le patrimoine et l’immobilier 
De l’argent, en Grèce, il y en a, mais pas là où le plan d’austérité veut le prendre ! [...] »

> Tous les articles du CADTM sur la Grèce, ICI.
> Les analyses d'ATTAC sur le sujet, ICI.

21/05/2010

Thoreau et Zinn à Montpellier

Montpellier • Vendredi 28 mai

"Henry David Thoreau, poète et rebelle"
Conférence de Frédéric-Jacques Temple.

thoreau
Henry David Thoreau (1817-1862) était un essayiste, enseignant, philosophe, naturaliste amateur et poète américain. Les différents mouvements écologistes ou les tenants de la décroissance le considèrent comme l'un des pionniers de l'écologie car il n'a cessé de replacer l'homme dans son milieu naturel et appellé à un respect de l'environnement.

Frédéric Jacques Temple est un écrivain français né à Montpellier. On lui doit des traductions de l'anglais (Thomas Hardy, David Herbert Lawrence, Henry Miller, Lawrence Durrell...). Il a notamment publié Le chant des limules,
La route de San Romano et plus récemment,
Beaucoup de jours : faux journal (éd. Actes Sud).

Lieu : Maison des relations internationales, 14, rue Descente-en-Barrat,
Montpellier (au bout de l'esplanade Charles-de-Gaulle). 17 heures.

Et toujours dans le cadre de la Comédie du livre de Montpellier,
spécial Littérature Nord-Américaine...

Dimanche 30 mai
Hommage à Howard Zinn (1922-2010),
zinn
auteur notamment d'Une Histoire populaire des États-Unis,
de En suivant Emma, de Désobéissance civile et démocratie...
Avec : Katharine Coit, Ambre Ivol, Larry Portis, Giusti Zuccato et
Bérengère Orieux. Proposé par les Américains pour la paix et la justice.

Lieu : Maison des relations internationales, 14 heures.

19/05/2010

« Occuper, résister, produire »

Paris • Mardi 25 mai
« Occuper, résister, produire »,
éclairs autogestionnaires latino-américains
Conférences-débats.

« Tout au long du XXe siècle, l’Amérique latine a été parsemée, au fil de luttes sociales souvent explosives, par de multiples « éclairs autogestionnaires », mais avec des identités collectives, des cultures militantes, des répertoires d’action et une "géographie sociale" spécifiques à ce continent et à ses formations sociales. Les tentatives d’auto-organisations révolutionnaires ont été particulièrement présentes durant les années 60-70, époque où le “fond de l’air était rouge”, à la suite de la révolution cubaine. [...] Récupérations d’usines, occupations de terre, conseils communaux ou encore médias communautaires : est-il possible d’établir certains points communs entre toutes ces mobilisations collectives?»
Par Franck Gaudichaud (maître de conférences en civilisation hispano-américaines et membre du Bureau national de France-Amérique latine).

Révoltes du travail en Argentine :
retour sur les usines récupérées
« Depuis la fin des années 1990, poussés par la crise et l’effondrement de l’économie nationale (décembre 2001), des milliers de travailleurs argentins se sont mis à occuper puis à récupérer leur entreprise. Après une lutte souvent ardue, l’extrême majorité de ces récupérations s’est constituée en coopératives de travail. Loin d’être une nouveauté, ces coopératives ont toutefois une forte particularité : la population qui les compose se caractérise souvent par des salariés zélés et autrefois proches du patron. Quelles sont alors les raisons qui poussent ces ouvriers modèles à se révolter contre leur employeur ? Comment mènent-ils leur lutte ? A partir d’un travail de terrain de dix-huit mois dans deux usines de Buenos Aires, il sera question ici de comprendre les dynamiques d’une lutte ouvrière inédite.»
Par Maxime Quijoux (post-doctorant au GISCOP 93-Paris 13).

Révoltes des sans-terre en Bolivie : l’expérience du Mouvement des travailleurs paysans indigènes sans terre (MST)
« “Récupérer” ce qui est sien, ce qui est dû, la terre et le produit de son travail, est le projet des militants du MST bolivien. En amont, l’expérience sociale du déracinement et de la marginalisation. En aval, la constitution de “communautés agroécologiques” sur les terres récupérées. Mais deux phénomènes traversent cette tentative de “refondation” : le pouvoir et la propriété. S’ils les questionnent et les problématisent dans leur pratique collective, les paysans sans terre ont aussi maille à partir avec le pouvoir, qui tend à se reconcentrer “en haut”, et la propriété, désirée par les “bases” et qui tend à les éparpiller. Pris entre ces deux dynamiques, les asentamientos risquent de perdre de leur substance au lieu de devenir de véritables collectivités de travailleurs émancipés.»
Par Thomas Siron (doctorant en anthropologie à l’EHESS de Marseille).

Lieu : Maison de l’Amérique latine, 217, bd Saint-Germain,
Paris 7e. M° Rue du Bac ou Solferino. 20 h 45. Entrée libre.

17/05/2010

La TV, pourquoi pas ?

Pas grand chose à se mettre dans le cerveau cette semaine..., mais quand même :
Lun 17 mai : Du poison dans l'eau du robinet (docu, Fr3, 20h35).
No Impact Man - impact carbone : zéro (docu, Planète, 20h40. Redif 19/5, 13h30).
Mar 18 mai : Le Mystère de la disparition des abeilles (docu, Arte, 20h35. Redif 20/5, 14h45). Les Infiltrés - hôpital psychiatrique : les abandonnés (docu, Fr2, 22h15).
Mer 19 mai : Dominium Mundi, l'empire du management
(docu, Arte, 1h45. Redif 21/5, 11h10).
Ven 21 mai : Spécial Investigation - Hold-up sur l'écologie (docu, C+, 22h30). Humanitaires à leur manière (docu, Fr4, 20h35). Du sang dans nos portables ? Enquête sur les conditions d'exploitation du minerai utilisé dans les téléphones (docu, Fr4, 23h05). Quand Obama se met au vert (docu, LCP, 21h).
Du lundi au jeudi : Globalmag (mag, Arte, 19h30).

16/05/2010

Repas autour de l'autogestion


















Paris • Mardi 25 mai
Les Alternatifs vous invitent à un repas-débat autour de la sortie du livre Autogestion hier, aujourd’hui, demain, en présence de contributeurs de cet ouvrage collectif.
Lieu : La Rôtisserie, 4, rue Sainte-Marthe, M°Colonel-Fabien, Goncourt ou Belleville.
A partir de 19 h 30. > En savoir plus sur le livre ou l'acheter en ligne, c'est ICI.

15/05/2010

Retour à Casto

En 1992, Cornelius Castoriadis (1922-1997), économiste et philosophe, s'entretenait avec Dominique Bollinger (prod. CNDP). Il évoquait notamment l'inanité de la "logique" capitaliste, la maîtrise du monde et la marche vers une société autonome (partie 4/6), l'éducation à l'autonomie (partie 5/6), la liberté individuelle et la démocratie (partie 6/6).

> Visionner le début de l'interview : partie 1 (échec des explications de la société),
partie 2 (psyché), partie 3 (création).

> Ecouter en mp3 l'entretien avec Castoriadis réalisé par Daniel Mermet en 1996 à l'occasion de la sortie de La montée de l'insignifiance. Une partie de cette interview a été publiée par le Monde diplomatique ICI.

> Un autre entretien de CC par Robert Redeker publié par le Monde diplo en 1998, ICI.
Il y revient sur la notion de société autonome, la liberté, la représentation politique
et les élections, etc.

14/05/2010

Solidarité entre voisins

Continuité de la Fête des voisins (prochaine fête le 28 mai), voici les Voisins solidaires.

Même si le démarrage de cette opération, soutenu en fanfare fin 2009 par le gouvernement, Christine Boutin, et les élus umpistes, a pu en troubler (et même agacer) plus d'un, même si certains maires l'instrumentalise pour se donner une image sociale à peu de frais, il n'empêche que l'initiative est à suivre. Solidarité, entraide, échange et réciprocité, un bon départ pour, qui sait ?, une nouvelle société plus juste...




> Le site de l'association Voisins solidaires propose notamment un guide et plusieurs kits pratiques et thématiques (rentrée scolaire, été, grand froid...) téléchargeables pour faciliter l'organisation de l'entraide dans l'immeuble ou dans le quartier. Il rend public également les actions les plus originales et astucieuses du réseau. L'association développe aussi l'aspect éco-voisins pour la promotion du tri sélectif et du recyclage.

12/05/2010

Stage "Ville en transition"

Ciney (Belgique)
5 et 6 juin
Les Amis de la Terre de Belgique vous invitent à participer à leur stage « Villes en transition ».

Thèmes abordés : villes en transition, jardins communautaires, permaculture, décroissance, alimentation solidaire, pic du pétrole, monnaies alternatives, simplicité volontaire, habitat et éco-construction, approche des technologies appropriées,
gestion de groupe…

Avec la participation de : Daniel Cauchy (formateur en systèmique), Jean-Luc Roux (sociologue), Ezio Gandin (Amis de la Terre), Veronika Paenhuyzen (A de la T), Eli Michel (Grappe), Laurent Lievens (sciences et gestion de l’environnement), Nicolas Ponsart, Corinne Mommen, Kari Stevenne et bien d’autres.
Nombre de places limité (30 personnes).

> Le programme complet et les modalités d’inscription (pdf), ICI.

Lieu : Mont de la Salle, avenue d'Huart, 156.B-5590 Ciney, Belgique (au sud de Namur). Pour y aller : Ciney est facilement accessible en train. Trains au départ de Bruxelles-midi (direction Luxembourg-Chur), exemple : 7 h 33 ; arrivée à Ciney : 8 h 59 (passe par Ottignies, Gembloux et Namur). Plus de détails sur les horaires des trains belges : www.sncb.be.
De Paris Nord, durée du voyage en train : presque 3 heures, avec changement à Bruxelles.

10/05/2010

Viens wwoofer chez moi...

wwoofer
Les congés approchent. Il est peut-être encore temps de contacter des hôtes du wwoof pour qu'ils vous accueillent (au minimum deux semaines, généralement)...

Les WWOOF (World-Wide Opportunities on Organic Farms), c'est un réseau de fermes bio ("organic" en anglais) dans le monde qui accueillent des bénévoles.

Les hôtes vous accueillent comme un(e) ami(e), vous êtes nourri et logé à la même enseigne. De votre côté, vous participez aux différentes tâches sur la propriété (jardin, potager, verger, fleurs, animaux, et parfois aussi éco-construction…). Dans un sens comme dans l'autre, il ne sera pas question d'argent (ni pour l'accueil ni pour le travail fourni).

Ce type de « séjour » permet de découvrir les techniques de l'agriculture biologique et de participer à son développement, de partager ses expériences, de vivre et manger sain, d'aller à la rencontre d'autres cultures, etc.

Vous pouvez proposer vos services à une ferme de l'Hexagone ou d'un autre pays du monde (y en a plein : du Brésil au Japon, en passant par la Nouvelle-Zélande, le Ghana, l'Inde ou les Philippines...). Il suffit de choisir le pays sur le site web international (voir
ci-dessous), puis d'aller sur le site du pays désiré, de devenir membre du réseau en commandant (en ligne ou par courrier) le livret (entre 20 et 40 euros maxi) qui vous donnera les coordonnées et les spécificités de tous vos hôtes.
Ensuite, à vous de les contacter personnellement, par téléphone, par e-mail ou par la poste,
afin de savoir s'il existe une opportunité d'accueil dans la période souhaité. Et de sentir
si un bon feeling se crée entre vous.

Vous avez généralement sur chaque site web un "aperçu des fermes", où les hôtes présentent leur exploitation et leur philosophie. Pour la France, vous y trouverez même quelques accueils en yourte ou cabane en terre, avec eau à aller cherche au puits, etc.
Pour les plus aventuriers d'entre vous.

Le mieux, bien sûr, est de connaître des bases de la langue du pays et d'être, quand même, motivé. Si le travail demandé ne sera pas forcément harassant, n'espérez pas rester dans votre hamac toute la journée... D'après les retours que nous avons, rares sont les hôtes qui en profitent pour vous exploiter comme une simple main d'œuvre gratos.
Si c'était le cas, rien ne vous empêche d'aller voir ailleurs et de leur faire une bonne
grosse sale publicité (bouh !).

Et maintenant, bon voyage et belles découvertes !


> Le site WWOOF pour l'accueil dans des fermes françaises : ICI.
> La liste des autres pays d'accueil et leur contact : ICI.
> Sur votre moteur de recherche, vous pourrez trouver
également d'autres reportages vidéo et des sites de personnes
qui parlent de leurs voyages via les WWOOF.

08/05/2010

Déconsommation : la chanson

06/05/2010

7-18 mai, FRAP 2010

Festival des résistances et alternatives de Paris

« Irrécupérablement vôtres. Pour sa dixième édition, le festival des résistances et alternatives de Paris (FRAP) a décidé de mettre en avant à la fois la capacité du système à tout récupérer, mais également notre faculté à ne pas nous laisser enfermer dans des chapelles faciles à mettre en fiche . Comment ne pas être là où on nous attend ? Pratiquons la "fuite" pour mieux rebondir ailleurs plus nombreux et plus forts. Soyons malins comme des singes, moqueuses et moqueurs.

Le 14 mai, le Festival s'intéressera au capitalisme vert, à sa façon de détourner de son sens l'écologie... Sur trois jours (7, 9, 11 mai), on verra comment les villes s'embourgeoisent sans complexe, n'hésitant pas à se servir de nos expériences alternatives pour créer de la plus-value culturelle mais aussi comment nous y faisons face. Quelles sont nos capacités à tenir sur la durée ? Le 14 mai, nous discuterons collectivement de l'anarchisme, un courant qui a su faire face au temps. Quels outils de réflexion collective sommes-nous capable d'inventer ?

Nous essayerons le 8 mai de dresser nous-mêmes le bilan politique de nos luttes depuis 1995 et de notre capacité à unifier nos initiatives...Au ministère de la régularisation des sans-papiers à Baudelique le 15 , ces derniers parleront agriculture et migrations. Après avoir refusé, le 12 mai l'enfermement, le 10 mai, le travail vitrifié, et le 16 le contrôle social, nous fêterons le Frap en célébrant l'orgasme le jour de l'ascension le 13 ! »
Projections, débats, buffets, apéros, concerts, théâtre.

> Le programme complet (pdf) du FRAP, ICI. > Le site du FRAP, ICI.

Lieux : Jardin d'Alice (7 mai), CIP (8), Ecobox (9), 107 Chemin Vert (10), 2 Milunes (11),
10 Odéon (12), La Marquise (13), Sens de l'Humus-Montreuil (14), MRTSP (15), CNT (16),
Moulin à café (17), Maison des Métallos (18).

05/05/2010

Salon du livre libertaire

salon livre libertaireParis • 8-9 mai
Salon du livre libertaire

• 93 éditeurs
À plus d’un titre, Association pour l’Art et l’Expression Libre AAEL, Ab Irato, Editions Acratie, Éditions Aden, Éditions Agone, Éditions Alternative libertaire, Revue Anartiste, Éditions Après la lune, Éditions Atelier de Création Libertaire - ACL, Bazaar & Co, Les Bons caractères, Éditions Célia, Revue Cheribibi, Le Chien rouge, Centre International de Recherches sur l’Anarchisme CIRA, revue Le Combat syndicaliste CNT- AIT, Éditions CNT- RP, Éditions Coda, Éditions du Coquelicot, Revue Courant alternatif, Court-Circuit Diffusion, CP Productions, CQFD, Centre de Recherche sur l’Alternative Sociale CRAS, Éditions La Digitale, L’Université populaire de Saint- Denis La Dionyversité, Doriane Films, Revue Échanges et mouvement, Éditions l’Échappée, Les Éditeurs libres, Éditions Antisociales, Les Éditions de la Nuit, Éditions Des Accords, les Éditions Libertaires, Édito Musiques, Éditions Entremonde, Éditions ERE, L’Esprit frappeur, Les Films ABC - Jean Rollin, Fire and Flames, Librairie Front libertaire, Collectif FTP- Planète Verte, Revue d’histoire populaire Gavroche, Éditions Homnisphères, Hors- Circuits, L’Insomniaque, Compagnie Jolie Môme, Éditions K’A, Éditions la Lenteur, Éditions Libertalia, Éditions Lux, Éditions du Monde libertaire, hebdomadaire Le Monde libertaire, Editions du Monde Libertaire, Éditions la Musardine, Les Mutins de Pangée, Revue de la CNT- Education N’autre école, Éditions Nautilus, Éditions La Nef des Fous, Revue New Wave, Ni patrie ni frontières, Revue No pasaran, Les Nuits rouges, Société Octave Mirbeau, revue Offensive, L’Or des Fous, Éditions de Paris, Éditions Le Passager Clandestin, Éditions Place d’armes, Éditions Les Prairies ordinaires, Librairie Publico, Librairie Quilombo, Radio Libertaire 89.4Mhz, Éditions Reflex, revue Réfractions, Les Renseignements Généreux, Éditions Ressouvenances, Éditions Rue des Cascades, Éditions Sao Mai, SAT- Amikaro, Éditions Senovero, Éditions du Sextant, Éditions Sichuan, revue Silence, Les Éditions Spartacus, Éditions Tirésias, Éditions TOPS, Trace label, Éditions Trouble Fête, Ultimatum, Union pacifiste, Éditions Yunnan.

salon livre libertaire
• 105 auteurs présents
• Des livres politiques, syndicalistes, historiques, sociologiques, économiques, pédagogiques, philosophiques..., mais aussi témoignages, romans, mémoires, polars, bandes dessinées, science-fiction, poésie, livres pour enfants, livres d’art...

Ils y sont tous !!! Venez partager un menu
très très très alléchant !
Même UtopLib y passera, totalement incognito
(mais sans burqa !).

> Le site du Salon du livre libertaire, ICI.

Lieu : Espace des Blancs-Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e.
Samedi 10h-20h, dimanche 10h-16h. Entrée à prix libre.
Enregistrement d'émissions de Radio Libertaire en direct.

03/05/2010

L'altergenda de mai

France (à partir du 3 mai) : grève des chômeurs et précaires.
Toulouse (>16 mai) : expo "Habitants atypiques".
Paris (>25 mai) : expo photo "Les soldaderas"
(femmes combattantes de la révolution mexicaine).
La Ciotat (5 mai) : conférence-débat Attac "Ma banque je la change ou j'en change".
Paris (5 mai) : projo de La Bombe, de Peter Watkins (Sortir du nucléaire).
Nîmes (5 mai) : rencontre autour du livre Peut-on être radical et pragmatique ?
Paris (6 mai) : rencontre "L'édition politique, entre la presse,
le militantisme et l'université" (avec E.Hazan de La Fabrique).
Toulouse (7 mai) : conférence-débat "Camus et les libertaires".
Grenoble (7-9 mai) : festival de la CNT38.
Paris (7 mai) : projos cinéma d'avant-garde/contre-culture générale.
Montluel (7-8 mai) : festival "Un autre monde".
Paris (7-17 mai) : festival des résistances et des alternatives à Paris.
Evry (7-8 mai) : rencontre à l'occasion des 30 ans des
réseaux d'échanges réciproques de savoirs.
Paris (7-8 mai) : we de soutien au mensuel CQFD (débats, concerts...).
France (8 mai) : manifs, rassemblements No Sarkozy Day.
Paris (8 mai) : projo-débat "piqueteros et autogestion" (luttes argentines).
Paris (8-9 mai) : salon du livre libertaire.
Bazouges-sous-Hédé (8-9 mai) : stage éco-construction
"Réaliser des murs en bottes de paille".
Saint-Denis (10 mai) : Dionyversité, cycle Luttes alternatives : le CLIP (l'habitat autrement).
Les Lilas (11 mai) : conférence-débat "Ecologie urbaine, repenser la nature en ville".
Paris (11-25 mai) : expo + conférences "La Commune dans le XIVe arr.".
Lyon (12 mai) : projo-débat sur les révoltes en Grèce.
Marseille (13 mai) : projo de La mise à mort du travail.
Paris (13 mai) : conférence-débat "Mexique révolutionnaire".
La-Plaine-St-Denis (13-16 mai) : Wanted, procès-spectacle
(procès du militantisme), Cie Jolie Môme.
Toulouges (15 mai) : rencontres de l'économie solidaire.
Paris (15 mai) : "plan de relance contre la précarité"
de l'Appel et la pioche (projos, débats, concerts...).
Biel-Bienne (Suisse) (14-16 mai) : foire du livre anarchiste.
Les Lilas (18 mai) : conférence-débat "Ecologie politique et
relocalisation de l'économie" (F.Neyrat et J.Zin).
Paris (29 mai) : rencontre Maison des Babayagas.
Reims (20 mai) : projo-débat The End of suburbia (la fin du pétrole).
Paris (21-23 mai) : we de soutien à Toile-libre (hébergeur internet libre).
Vinezac (21-23 mai) : forum de la convivialité.
Soudorgues (22-23 mai) : forum rural éco-habitat.
Cayeux-sur-Mer (22 mai) : Eco & Co, rencontres éthiques et solidaires.
Clamecy (22-23 mai) : rencontres éco-habitat.
Paris (22-23 mai) : rencontres du livre et de la presse des droits de l'homme.
Lou-du-Lac (24-28 mai) : stage construction d'une petite éolienne type Piggott.
Paris (25 mai) : conf-débat "Eclairs autogestionnaires latino-américains".
Paris (25 mai) : repas-débat autour du livre Autogestion, hier, aujourd'hui, demain.
Paris (26 mai-1er juin) : festival du film Attac. Thème : "la démesure, jusqu'à quand ?"
Montpellier (28 mai) : conf. "H.-D. Thoreau, poète et rebelle".
Paris (29 mai) : conférence de Noam Chomsky.
Montpellier (30 mai) : hommage à Howard Zinn.
France : projections-débats de Solutions locales pour un désordre global.

> A SAVOIR : cette page agenda sera actualisée
au fur et à mesure des arrivées d'infos.

02/05/2010

Une anthologie de l'autogestion

autogestion aujourd'hui
Sortie le 1er mai
AUTOGESTION, hier, aujourd’hui, demain
aux éditions Syllepse.

Note de l'éditeur :
« L’autogestion est-elle une porte sur l’avenir ? S’inscrivant dans la longue tradition historique des coopératives, l’autogestion surgit comme une réponse immédiate et pratique à la faillite de directions d’entreprise, voire plus largement à celle de l’État lorsque celui-ci abandonne les citoyens. Car l’autogestion ne touche pas seulement le secteur de la production ; elle déborde dans de nombreux domaines de l’éducation et de l’habitat par exemple. Elle est autant sociétale qu’économique.

Phénomène mondial, elle se développe en Europe notamment en France, en Espagne et en Italie. Mais également en Amérique du Sud (Argentine, Chili, Brésil) et dans bien d’autres pays à travers le monde du Nord au Sud. Elle marque les grands événements révolutionnaires, de la Commune de Paris à Mai 68, en passant par la Pologne de Solidarnosc, le Chili d’Allende ou le Brésil de Lula avec le budget participatif. Elle est la dernière utopie de notre monde d’aujourd’hui. Mais c’est une utopie concrète ! Ce livre, qui vient après La France des années 68 (Syllepse, 2008) se veut une anthologie sur l’autogestion. Expériences d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs, et projets pour l’avenir sont examinés. »

Au sommaire : Printemps de Prague ; Lip ; Solidarnosc ; altermondialisme ; Argentine ; communautés indiennes en Bolivie ; mouvements pédagogiques ; pouvoir étudiant et
lycéen ; conseils communaux au Venezuela ; Yougoslavie ; Hongrie ; pratiques culturelles ; Algérie ; le Chili de l’Unité populaire ; le mouvement coopératif ; budget participatif à Porto Alegre (Brésil) ; réponses autogestionnaires au défi de l’écologie, la Commune de Paris ; les communes populaires de 1792 ; réquisitions et autogestion à Marseille en 1944-1945, etc.

Parmi les auteurs : Bruno Della Sudda, enseignant à Nice et ancien conseiller municipal de la ville; Guy Giani, enseignant à Cannes; Richard Neuville, spécialiste de l’Amérique latine (Ardèche); Frank Gaudichaud, enseignant à Grenoble, auteur du Volcan latino-américain; Sophie Wanish, auteure de La liberté ou la mort (La Fabrique); Jean-Marie Harribey, président d’Attac, enseignant à l’université de Bordeaux; Robert Mencherini, auteur de Midi rouge, ombres et lumières (Syllepse), professeur à l’université d’Aix-Marseille; Michael Löwy; Mohammed Harbi, spécialiste du mouvement de libération algérien; Catherine Samary, collaboratrice du Monde diplomatique.

500 pages, 30 euros.
> Pour l'acheter en ligne, directement chez l'éditeur, cliquez ICI.

UtopLib : l'autogestion commence, peu à peu, à redevenir à la mode. On ne peut que s'en réjouir (méfions-nous tout de même des modes... Elles changent vite). Encore faut-il rester vigilant aux sauces auxquelles l'autogestion peut être aujourd'hui resservie. Il m'a même semblé entendre, lors d'une récente émission TV, Ségolène Royal se vanter d'une certaine autogestion qui régnerait dans certaines entreprises "récupérées" de sa région... La récupération (sic) est effectivement courante de nos jours et ne se limite pas aux centristes ségoléniens.

L'autogestion n'est pas un mot-baguette magique qui ouvrirait automatiquement les portes de l'émancipation humaine. Elle est multiforme. Quoi de commun en effet entre l'"autogestion" yougoslave, soumise à la planification centralisatrice de l'Etat dit socialiste, l'autogestion algérienne reprise en main par les cadres FLN, l'autogestion libertaire espagnole (étrangement disparue du sommaire de ce livre, qui semblerait monopolisé par les incontournés historiens marxistes-léninistes. Mais peut-être que je me trompe...), l'Argentine et le Venezuela, etc. ?

La nationalisation peut-elle aller de pair avec l'autogestion ? L'une peut-elle (sur)vivre sans l'autre ? Ou sont-elles incompatibles et réciproquement destructrices, l'une ne pouvant accepter, pour sa propre survie, la liberté et la survie de l'autre ? Ces questions ne sont pas nouvelles et font encore débat, par exemple, dans le mouvement ouvrier argentin, réveillé par la grande crise de 2001. La "récupération" des entreprises par l'Etat est-elle forcément synonyme de l'amélioration du sort des travailleurs qui leur fournissent leur force de travail ? Est-ce le début du socialisme du XXIe siècle, comme le proclame Chavez, ou un retour vers l'aveuglement des plus sombres heures du communisme autoritaire ?

Seule la confrontation des idées et surtout l'analyse des expériences passées et actuelles, sans œillères ou grilles de lecture prédessinées, permettra de faire évoluer une belle notion, qui contient en elle, j'en suis sûr, un potentiel explosif dont on a pas encore exploré toutes les richesses. Ce livre, qui n'est pas encore arrivé entre mes mains, sera, espérons-le, une étape utile pour pousser plus loin.